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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>Emmanuelle Favier : Le soleil vient d'en face (Rhubarbe)</title>
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		<dc:date>2021-11-23T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jacmo</dc:creator>


		<dc:subject>Favier</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le po&#232;me ordinaire, habituel, commun, pourrait se comparer &#224; un instant fig&#233;, un instantan&#233;, le moment est sond&#233;, selon nombre de sensations et les mots jouent entre eux pour capturer ce confluent de vie, celui d'Emmanuelle Favier, quant &#224; lui, voisinerait plut&#244;t avec la s&#233;quence narrative, &#224; la fois court-m&#233;trage, en travelling souvent, avec tout ce qu'il implique de mouvement &lt;br class='autobr' /&gt; et de personnages, et c&#244;t&#233; litt&#233;raire histoire d&#233;coup&#233;e en phrases comme des versets &#8230; Les angles peuvent &#234;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Favier-+.html" rel="tag"&gt;Favier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le po&#232;me ordinaire, habituel, commun, pourrait se comparer &#224; un instant fig&#233;, un instantan&#233;, le moment est sond&#233;, selon nombre de sensations et les mots jouent entre eux pour capturer ce confluent de vie, celui d'Emmanuelle Favier, quant &#224; lui, voisinerait plut&#244;t avec la s&#233;quence narrative, &#224; la fois court-m&#233;trage, en travelling souvent, avec tout ce qu'il implique de mouvement&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;et de personnages, et c&#244;t&#233; litt&#233;raire histoire d&#233;coup&#233;e en phrases comme des versets &#8230; Les angles peuvent &#234;tre multiples avec des pronoms personnels tr&#232;s vari&#233;s, aussi bien en proximit&#233; le je seul, que le je avec le tu, &lt;i&gt;Tes doigts crisp&#233;s sur la page / La main &#233;mouvante de mon amour&#8230;&lt;/i&gt; et aussi le nous (y compris les passagers du m&#233;tro par exemple, en collectif indiff&#233;rent), ou encore un il ou elle davantage mis &#224; distance. Les titres peuvent indiquer une dur&#233;e : &lt;i&gt;Trois minutes&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Une semaine&lt;/i&gt; ou encore &lt;i&gt;Notre jardin&lt;/i&gt; o&#249; c'est l'ann&#233;e enti&#232;re qui est d&#233;clin&#233;e. Tant et si bien que les temps adopt&#233;s ne sont pas que le pr&#233;sent classique, mais &#233;galement l'imparfait, le pass&#233; compos&#233;, le pass&#233; simple&#8230; ce qui n'est pas habituel &#224; nouveau. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mini-nouvelle, chaque po&#232;me raconte : &lt;i&gt;L'attente&lt;/i&gt;, avec les reports pour ne pas rentrer dans une chambre d&#233;sagr&#233;able, &lt;i&gt;Dimanche&lt;/i&gt; : une sc&#232;ne de genre, le jardin, avec la tante, le cousin, la cousine, et un amour naissant&#8230; l'&#233;chelle pour la taille du rosier, le d&#238;ner du soir avant l'orage&#8230; Un vrai petit film &#224; la campagne. &lt;i&gt;Une tache sur la glace&lt;/i&gt;, le titre est parlant, l'annonce du cancer d'une amie lorsque la narratrice part en voyage, on imagine en Islande, et comme dans les s&#233;quences parall&#232;les cin&#233;matographiques, les images se m&#233;langent : &lt;i&gt;Les n&#233;croses d&#233;vorent l'espace / Lacs tum&#233;fi&#233;s, terres gangr&#233;n&#233;es&#8230;&lt;/i&gt; Parfois c'est un voyage, parfois un inventaire&#8230; Le po&#232;me n'est pas limit&#233; dans ses sujets, il peut acqu&#233;rir une extension inattendue. &lt;br class='autobr' /&gt;
In&#233;vitablement lorsque l'histoire demande des &#233;l&#233;ments circonstanciels par exemple, on tombe dans des vers on ne peut plus prosa&#239;ques &#8230; &lt;i&gt;J'entre dans une brasserie / Satur&#233;e de touristes / D'hommes d'affaires et d'hommes qui trempent dans la politique / Je commande un caf&#233; allong&#233;&#8230;&lt;/i&gt; Inversement dans &lt;i&gt;La vall&#233;e&lt;/i&gt;, o&#249; le po&#232;me tourne davantage sur la description un peu lyrique : &lt;i&gt;Les bouches de calcaire creus&#233;es &#224; flanc se font habiter / D&#233;corer incruster / Par l'humaine terreur du ciel&#8230;&lt;/i&gt; Emmanuel Favier n'h&#233;site pas &#224; puiser dans le registre fantastique, &#233;l&#233;giaque ou onirique, en effet des r&#234;ves jalonnent le recueil, ainsi que des listes &#224; l'infinitif, mode neutre par excellence, o&#249; l'on retrouve des &#233;l&#233;ments r&#233;currents d'autres textes : comme &lt;i&gt;Laver le dos de sa grand-m&#232;re dans une baignoire-sabot&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle ne s'interdit rien, tout est possible. &lt;i&gt;Rien de tel que le pas tranquille du chien d'aveugle / pour d&#233;contenancer la nuit&lt;/i&gt; Les nouvelles/po&#232;mes les plus r&#233;ussis tendent &#224; rassembler r&#233;f&#233;rences litt&#233;raires, v&#233;cu instantan&#233; et morale imm&#233;diate (&lt;i&gt;Pour quelques stations&lt;/i&gt;). On parle de chaque texte comme d'une pi&#232;ce autonome d'un ensemble compact. Comme le dit Jean-Marie Blas de Robl&#232;s dans sa pr&#233;face &#224; propos d'Emmanuelle Favier : &#171; Sa prose exalte sa po&#233;sie &#187;. Et en d&#233;finitive, le recueil entier fait preuve d'une tr&#232;s grande libert&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;14 &#8364;. Editions Rhubarbe - 10, rue des Cassoirs - 89000 Auxerre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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