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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>Pascal Ulrich - G&#233;rard Lemaire : Plut&#244;t la conscience de la damnation (Le Contentieux)</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Pascal-Ulrich-Gerard-Lemaire-Plutot-la-conscience-de-la-damnation-Le.html</link>
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		<dc:date>2025-03-23T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacmo</dc:creator>


		<dc:subject>Lemaire</dc:subject>
		<dc:subject>Ulrich</dc:subject>
		<dc:subject>Trumeau</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il faut tenir compte du sous-titre qui &#224; la fois &#233;claircit et d&#233;finit le sujet : &#171; Correspondance, po&#233;sie et art postal &#187;, et surtout des dates qui le limitent : 1996-2000, pour l'&#233;troite dur&#233;e dans un contexte bien d&#233;fini. &lt;br class='autobr' /&gt; Ce pr&#233;alable mis en place ne serait de rien sans la connaissance ant&#233;rieure aux m&#234;mes &#233;ditions du Contentieux de deux livres tr&#232;s importants consacr&#233;s pour l'un &#224; Pascal Ulrich, d&#233;c&#233;d&#233; en 2009 : &#171; Le r&#234;veur lucide &#187; (360 pages, grand format - 2014) et pour l'autre &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Trumeau-+.html" rel="tag"&gt;Trumeau&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il faut tenir compte du sous-titre qui &#224; la fois &#233;claircit et d&#233;finit le sujet : &#171; Correspondance, po&#233;sie et art postal &#187;, et surtout des dates qui le limitent : 1996-2000, pour l'&#233;troite dur&#233;e dans un contexte bien d&#233;fini.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce pr&#233;alable mis en place ne serait de rien sans la connaissance ant&#233;rieure aux m&#234;mes &#233;ditions du Contentieux de deux livres tr&#232;s importants consacr&#233;s pour l'un &#224; &lt;strong&gt;Pascal Ulrich&lt;/strong&gt;, d&#233;c&#233;d&#233; en 2009 : &#171; Le r&#234;veur lucide &#187; (360 pages, grand format - 2014) et pour l'autre &#224; &lt;strong&gt;G&#233;rard Lemaire&lt;/strong&gt;, d&#233;c&#233;d&#233; en 2016 : &#171; Un po&#232;te &#224; hauteur d'homme &#187;, biographie anthologique (402 pages - 2019). Ce nouveau volume serait comme le troisi&#232;me tome indispensable d'une trilogie originale et sp&#233;cifique, qui lierait si ce n'est un moment, les deux cr&#233;ateurs dans leur &#233;change &#233;pistolaire, &#224; l'aube du vingt et uni&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fond, les points de vue sont assez proches. On a affaire &#224; deux artistes, avec une sensibilit&#233; &#224; fleur de peau qui remettent en cause globalement la soci&#233;t&#233; telle qu'ils la vivent. &lt;br class='autobr' /&gt;
G&#233;rard Lemaire, le po&#232;te, va &#233;crire &#233;norm&#233;ment et multiplier recueils et participations aux revues de l'&#233;poque. Pascal Ulrich, le dessinateur libertaire, entre autres activit&#233;s militantes, va mettre au point un projet de subversion contre la soci&#233;t&#233; en d&#233;corant les enveloppes du courrier qu'il envoyait &#224; ses correspondants. De nombreuses reproductions en attestent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette activit&#233;, appel&#233;e &lt;i&gt;art postal&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;mail art&lt;/i&gt; est tout &#224; son honneur, m&#234;me si elle demeure utopique. &lt;i&gt;On peut faire &#171; autrement &#187;&lt;/i&gt; [&#8230;] &#233;crit-il, &lt;i&gt;alors les enveloppes sont un rien subversives.&lt;/i&gt; Cette id&#233;e gratuite, d&#233;sint&#233;ress&#233;e reste admirable, m&#234;me si cela &#233;tait vou&#233; &#224; un &#233;chec in&#233;luctable. G&#233;rard Lemaire, qui a longtemps &#233;t&#233; ouvrier sp&#233;cialis&#233;, a davantage milit&#233; pour une r&#233;volution prol&#233;tarienne, avec occupation des usines, gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale et prise du pouvoir par le peuple. Il a trouv&#233; dans une &#233;criture inlassable et continue une fa&#231;on d'y participer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut dire &#224; le lire avec le recul que G&#233;rard Lemaire n'a jamais &#233;t&#233; satisfait ni par la publication de ses recueils ni par la participation aux revues (plus de 200 !). Il consid&#233;rait souvent que les revuistes travaillaient avant tout pour eux-m&#234;mes et non pour les auteurs, qu'ils &#233;taient plut&#244;t des profiteurs. &lt;i&gt;&#8230; ces enfl&#233;s de revuistes qui sont en instance de se sacraliser eux-m&#234;mes (!)&#8230;&lt;/i&gt;. De m&#234;me aurait-il voulu tr&#232;s certainement b&#233;n&#233;ficier d'&#233;ditions plus prestigieuses.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il avait lui-m&#234;me commenc&#233; par cr&#233;er une revue &#171; Nomades &#187; qui fit long feu, en 1974. De m&#234;me Pascal Ulrich avait cr&#233;&#233; et dirig&#233; pour sa part &#034;Dada 64&#034; puis &#034;Absurde cr&#233;puscule&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui me concerne, G&#233;rard Lemaire a publi&#233; un recueil au Crayon noir : &#171; Quelques veilleurs, quelques flamboyants &#187; en 1976, et &#171; L'&#201;kranr&#233;e &#187; en 1982 en &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt; (n &#176; 11), ainsi qu'une douzaine de fois dans la revue &#034;D&#233;charge&#034; p&#233;riode kraft ; de son c&#244;t&#233;, Pascal Ulrich a publi&#233; en &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; (n&#176; 66) : &#171; Implosion manifeste &#187; pr&#233;fac&#233; par Gaston Criel, en 1992, et dans la revue &#034;D&#233;charge&#034; : un po&#232;me dans le n &#176; 41 et l'illustration de couverture kraft du n&#176; 98, (en 1998). (Le premier se retrouve d'ailleurs dans l'anthologie &#171; G&#233;n&#233;ration Polder &#187; (premi&#232;re du nom en 1990) et le second dans &#171; Polder, deuxi&#232;me G&#233;n&#233;ration &#187; (2003).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Didier Trumeau&lt;/strong&gt; en avant-propos a tout &#224; fait raison de rappeler le contexte et surtout le fait que les lettres poss&#233;daient une importance qu'elles ont totalement perdue depuis peu relativement avec le courrier &#233;lectronique et les mails. L'immense travail de Pascal Ulrich aurait &#233;t&#233; inimaginable aujourd'hui. &lt;br class='autobr' /&gt;
De m&#234;me voit-on entre les &#233;crits de l'un et de l'autre des divergences de points de vue, dues aussi &#224; la diff&#233;rence d'&#226;ge, (ils avaient 22 ans d'&#233;cart) qui ont pu aller jusqu'&#224; la brouille, provisoire cependant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, au hasard d'une lettre, G&#233;rard Lemaire d&#233;finit tr&#232;s bien le style graphique de Pascal Ulrich : &lt;i&gt;&#8230;Quelque chose tout &#224; coup me fait penser aux muralistes mexicains (Rivera) ; la fa&#231;on enveloppante d'occuper des espaces vierges ; le chatoiement presque toujours vif des couleurs ; et une nouvelle mythologie populaire, un langage neuf, rappelant le totem, le masque, l'imbroglio, le labyrinthe, comme une &#171; parole &#187; &#224; l'&#233;tat d'accouchement, pas encore vraiment compl&#232;tement sortie des limbes, de ses prisons&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour clore, un extrait de ses nombreux po&#232;mes qui accompagnaient ses lettres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle est cette lame dans le bloc&lt;br class='autobr' /&gt;
Nos l&#232;vres ne peuvent boire qu'&#224; la corme des fous&lt;br class='autobr' /&gt;
Les oies du ciel s'exilent en s'exhibant&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur des mamelons br&#251;lants de l'h&#233;misph&#232;re sud&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit b&#233;mol tout de m&#234;me, le titre me semble discutable, voire maladroit. Malgr&#233; cela, le livre est vraiment un t&#233;moignage capital artistique, politique et humain, pour cette p&#233;riode &#224; travers la correspondance entre ces deux cr&#233;ateurs si prolixes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;20 &#8364;. 7, rue des gard&#233;nias - 31100 Toulouse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>A la m&#233;moire de Daniel Brochard (II)</title>
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		<dc:date>2023-02-03T13:30:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Dubost</dc:subject>
		<dc:subject>Lemaire</dc:subject>
		<dc:subject>Bouchard</dc:subject>
		<dc:subject>Andrieu</dc:subject>
		<dc:subject>Oucif</dc:subject>
		<dc:subject>Lucchesi</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En premi&#232;re partie de cette chronique, en Rep&#233;rage du 30 janvier, les hommages de Marie Desmaretz et de G&#233;rard Lemaire, par l'entremise de Marie Jos&#232;phe, au po&#232;te, au peintre, au revuiste Daniel Brochard. Aujourd'hui la parole &#224; Georges Oucif, qui salue celui qui fut le pr&#233;facier de son livre Les Usines, polder n&#176; 191, mais aussi et d'abord, comme &#224; beaucoup de nos correspondants, un ami lointain. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans l'intervalle, entre ces deux parties de l'hommage, l'&#233;motion s'est de nouveau (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Lucchesi-+.html" rel="tag"&gt;Lucchesi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En premi&#232;re partie de cette chronique, en &lt;i&gt;Rep&#233;rage &lt;/i&gt; du &lt;a href='https://dechargelarevue.com/A-la-memoire-de-Daniel-Brochard-I.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;30 janvier&lt;/a&gt;, les hommages de &lt;strong&gt;Marie Desmaretz&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;G&#233;rard Lemaire&lt;/strong&gt;, par l'entremise de&lt;strong&gt; Marie Jos&#232;phe&lt;/strong&gt;, au po&#232;te, au peintre, au revuiste &lt;strong&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Daniel-Brochard-1974-2023.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Daniel Brochard&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Aujourd'hui la parole &#224; &lt;strong&gt;Georges Oucif&lt;/strong&gt;, qui salue celui qui fut le pr&#233;facier de son livre &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-191.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les Usines&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;polder&lt;/i&gt; n&#176; 191, mais aussi et d'abord, comme &#224; beaucoup de nos correspondants, un ami lointain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'intervalle, entre ces deux parties de l'hommage, l'&#233;motion s'est de nouveau exprim&#233;e d'abord par le commentaire apport&#233; par&lt;strong&gt; Jacques Lucchesi&lt;/strong&gt; &#224; la suite de l'article &lt;i&gt;Daniel Brochard (1974 - 2013&lt;/i&gt;), du &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Daniel-Brochard-1974-2023.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;25 janvier dernier&lt;/a&gt;, puis par la chronique radiophonique r&#233;cemment propos&#233;e par &lt;strong&gt;Louis Dubost&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Urgence, r&#233;surgence &lt;/i&gt;, sur &lt;i&gt; &lt;a href=&#034;https://radiograndciel.fr/shows/la-route-inconnue/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la Route inconnue&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Radio Grand Ciel&lt;/i&gt;,en seconde partie de l'interview de &lt;strong&gt;Marie Desmaretz&lt;/strong&gt; par &lt;strong&gt;Christophe Jubien&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;semaine 4&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Georges Oucif : &lt;/h2&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce mois-ci, dans son manifeste&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#8211; Manifeste pour une po&#233;sie sociale, auto&#233;dition&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;., son chant du cygne, Daniel affirmait une fois de plus, une derni&#232;re fois : &#171; Et quand la po&#233;sie parvient &#224; &#233;clairer, donner du sens... elle devient un combat noble et courageux. &#187; Daniel aura &#233;t&#233; une &#233;toile filante qui a travers&#233; notre ciel de po&#232;tes. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au moment de la renaissance de &lt;i&gt;Mot &#224; Maux&lt;/i&gt;, en 2018, que j'ai rencontr&#233; &#233;pistolairement Daniel. Je lui avais envoy&#233; des po&#232;mes d'un de mes recueils, &lt;i&gt;Foules sentimentales&lt;/i&gt; . Il avait tout de suite aim&#233; mes textes et leur pr&#233;sentation trac&#233;e &#224; l'acide. Daniel me l'avait dit imm&#233;diatement avec cet enthousiasme et cette sinc&#233;rit&#233; qu'on lui connaissait tous. Nous nous sommes ensuite &#233;crit r&#233;guli&#232;rement pendant qu'il portait &#224; bout de bras sa revue et l'utopie d'une po&#233;sie qui sauverait le monde. J'ai alors n&#233;glig&#233; de lui envoyer les textes qu'il me demandait. Ce qu'il appelle dans son testament &#171; le silence des amis. &#187; C'est seulement il y a deux ans que s'est concr&#233;tis&#233; un projet commun, lorsque &lt;strong&gt;Claude Vercey &lt;/strong&gt; m'a demand&#233; un pr&#233;facier pour &lt;i&gt;Les Usines&lt;/i&gt;, mon recueil qui allait para&#238;tre dans la collection &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt;. C'est vers Daniel que je me suis tourn&#233; et il a tout de suite accept&#233; g&#233;n&#233;reusement. Apr&#232;s, se sont encha&#238;n&#233;es les publications dans &lt;i&gt;Mot &#224; Maux&lt;/i&gt; et, entre autres, une pr&#233;sentation en miroir des &lt;i&gt;Usines&lt;/i&gt;, par moi cette fois-ci, dans sa revue &#224; lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le dernier num&#233;ro de &lt;i&gt;Mot &#224; Maux&lt;/i&gt; qui a clos, sans qu'on s'en doute alors, l'aventure de cette revue qui a h&#233;berg&#233; tant de po&#232;tes, il a encore publi&#233; de mes textes, des po&#232;mes de forme japonaise, si diff&#233;rents de ceux des &lt;i&gt;Usines &lt;/i&gt; et qu'il a su appr&#233;cier avec ce sens de l'&#233;clectisme qui le caract&#233;riserait tant. Pour preuve, il a aussi accueilli, dans ce m&#234;me num&#233;ro, un de mes amis, un po&#232;te iranien en exil en France, &lt;strong&gt;Reza Espili&lt;/strong&gt;, qui, gr&#226;ce &#224; Daniel, est d&#233;sormais publi&#233; dans son pays d'accueil. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s, il n'y a pas eu le vide tout de suite. Daniel a encore lutt&#233; pour la po&#233;sie et pour soi - un projet de rubriques sur son site et un manifeste aux accents hugoliens - peut-&#234;tre un appel au secours dans le d&#233;sert o&#249; il s'&#233;tait retir&#233;. Je ne sais pas quel en a &#233;t&#233; l'&#233;cho. De mon c&#244;t&#233;, le quotidien a &#233;t&#233; plus fort que l'urgence de ses appels que je n'ai pas su deviner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le drame peut-&#234;tre grandit l'homme, dans la mythologie, dans la litt&#233;rature. Mais dans la vie, qui peut dire ? Restent pourtant, au bout, quand l'homme dispara&#238;t et avec lui la lumi&#232;re qu'il irradiait, la force et l'espoir qu'il a su insuffler &#224; la po&#233;sie elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;On lira &#233;galement sur le site de &lt;strong&gt;Catherine Andrieu&lt;/strong&gt; son &lt;i&gt;Adieu &#224; Daniel Brochard&lt;/i&gt; : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.catherineandrieu.fr/l-adieu-%C3%A0-daniel-brochard/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8204;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#8211; &lt;i&gt;Manifeste pour une po&#233;sie sociale&lt;/i&gt;, auto&#233;dition&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Georges Oucif&lt;/strong&gt; :&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-191.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Usines&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Pr&#233;face : &lt;strong&gt;Daniel Brochard&lt;/strong&gt;. Couverture :&lt;strong&gt; Ameneh Moyaedi.&lt;/strong&gt; On se le procure contre 8&#8364; (port compris) &#224; l'adresse de la revue &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; ( 11 rue G&#233;n&#233;ral Sarrail &#8211; 89000 Auxerre) ou &#224; la boutique ouverte sur le site : &lt;strong&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/-La-boutique-.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; la m&#233;moire de Daniel Brochard (I)</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/A-la-memoire-de-Daniel-Brochard-I.html</link>
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		<dc:date>2023-01-30T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Lemaire</dc:subject>
		<dc:subject>Desmaretz</dc:subject>
		<dc:subject>Brochard</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Consternation et douleur ont suivi l'annonce de la mort soudaine de Daniel Brochard, objet de la chronique mise en ligne ici m&#234;me le 25 janvier (ici). Des t&#233;moignages ont suivi, pour &#233;voquer le souvenir d'un po&#232;te solitaire et g&#233;n&#233;reux, que peu au bout du compte auront rencontr&#233;, avec lequel les &#233;changes par lettres et courriels ont cependant, avec certains, &#233;t&#233; nombreux. J'en retiendrai quelques-uns ; deux livraisons, pour le moins, seront n&#233;cessaires. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans ce qui constitue ici la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Desmaretz-+.html" rel="tag"&gt;Desmaretz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Brochard-+.html" rel="tag"&gt;Brochard&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Consternation et douleur ont suivi l'annonce de la mort soudaine de &lt;strong&gt;Daniel Brochard&lt;/strong&gt;, objet de la chronique mise en ligne ici m&#234;me le 25 janvier (&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Daniel-Brochard-1974-2023.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;). Des t&#233;moignages ont suivi, pour &#233;voquer le souvenir d'un po&#232;te solitaire et g&#233;n&#233;reux, que peu au bout du compte auront rencontr&#233;, avec lequel les &#233;changes par lettres et courriels ont cependant, avec certains, &#233;t&#233; nombreux. J'en retiendrai quelques-uns ; deux livraisons, pour le moins, seront n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans ce qui constitue ici la premi&#232;re partie des hommages adress&#233;s au disparu, on lira le t&#233;moignage de &lt;strong&gt;Marie Desmaretz&lt;/strong&gt; et un po&#232;me que Daniel Brochard adressa &#224;&lt;strong&gt; G&#233;rard Lemaire&lt;/strong&gt;, &#224; la suite de rencontres qui eurent lieu &#224; Poitiers, selon &lt;strong&gt;Marie-Jos&#232;phe Lemaire&lt;/strong&gt;, qui maintient le feu du souvenir de son mari sur le site qui lui est d&#233;di&#233; : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/lemaire-marie-josephe/blog&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une deuxi&#232;me partie de cette chronique est dors et d&#233;j&#224; pr&#233;vue, pour permettre &#224; l'auteur des &lt;i&gt;Usines &lt;/i&gt; (&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-191.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;polder &lt;/i&gt; n&#176; 191&lt;/a&gt;) &lt;strong&gt;Georges Oucif&lt;/strong&gt; de rendre hommage &#224; celui qui fut, en la circonstance, son pr&#233;facier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Marie Desmaretz : &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#8204;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Oui, j'ai appris lundi la triste nouvelle. Cela me peine beaucoup.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans chacun des courriels qu'il m'envoyait, je ressentais sa souffrance. Le sort de la po&#233;sie et des po&#232;tes &#233;tait au c&#339;ur de ses r&#233;flexions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Daniel &#233;tait un &#233;corch&#233; vif.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous ne nous sommes jamais vus mais il me faisait confiance et m'a demand&#233; &#224; plusieurs reprises de lui envoyer des po&#232;mes ainsi que des photos pour les couvertures de sa revue. Et j'ai toujours &#233;t&#233; contente de lui faire plaisir, de r&#233;pondre &#224; chacun de ses sms ou courriels&#8230; c'&#233;tait vital pour lui les liens avec les autres. Il &#233;tait si seul &#224; Talmont&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Talmont Saint-Hilaire, en Vend&#233;e&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; !&lt;br class='autobr' /&gt;
Il me parlait parfois des paysages de mer, des bateaux, des rochers. Depuis sa toute jeunesse, il avait aussi le r&#234;ve de partir &#224; New-York. (l'apparition du Covid l'en a emp&#234;ch&#233;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il me disait aussi ses angoisses &#224; conduire. Il ne bougeait pas beaucoup. Aller jusqu'aux Sables d'Olonne &#233;tait pour lui une &#233;preuve.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il avait ouvert (dans le garage de sa maison) un lieu d'exposition de ses tableaux, mais la rue n'&#233;tait pas passante. D&#233;ception l&#224; encore pour lui.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui je mesure plus encore le sens de ses paroles angoiss&#233;es. (m&#234;me si j'ai secr&#232;tement toujours craint et senti l'issue tragique qui fut la sienne).&lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant il nous reste de le lire pour le continuer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, Claude, je suis bien triste.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Marie Jos&#232;phe Lemaire :&lt;/h2&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8204; Daniel a beaucoup correspondu avec G&#233;rard ; nous l'avons rencontr&#233; deux fois &#224; Poitiers dans un caf&#233; ; il a &#233;crit ce po&#232;me et nous sommes rest&#233;s en relation ; j'ai re&#231;u aussi cette plaquette&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Manifeste pour une po&#233;sie sociale.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et sa &#034;lettre &#224; un jeune po&#232;te&#034; (mars 2010). &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &#224; G&#233;rard Lemaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Po&#232;te, je t'&#233;cris &#224; nouveau&lt;br class='autobr' /&gt;
Au seuil de ta mort&lt;br class='autobr' /&gt;
La tristesse infinie dans les yeux&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu m'as surpris &#224; partir&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jour d'octobre&lt;br class='autobr' /&gt;
Une porte s'est ouverte dans le ciel&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour laisser passer tes rayons&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu marches sur la plage&lt;br class='autobr' /&gt;
Mes larmes sont les r&#233;verb&#232;res oscillants&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme un feu de signalisation&lt;br class='autobr' /&gt;
Dire le chemin qui t'emm&#232;nera&lt;br class='autobr' /&gt;
Vers l'autre continent&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce monde que l'on ne visite qu'une fois&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand les lumi&#232;res de la vie se sont &#233;teintes&lt;br class='autobr' /&gt;
Marche, libre po&#232;te&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ton nouveau ciel&lt;br class='autobr' /&gt;
Loin des asiles de l'homme&lt;br class='autobr' /&gt;
Je reprends apr&#232;s toi le flambeau&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour &#233;clairer la nuit&lt;br class='autobr' /&gt;
Une pluie d'&#233;toiles filantes&lt;br class='autobr' /&gt;
A cr&#233;pit&#233; &#224; la lisi&#232;re de ce monde&lt;br class='autobr' /&gt;
O&#249; tu me rejoins&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme des mots qui claquent&lt;br class='autobr' /&gt;
Je t'&#233;cris de l&#224;-bas&lt;br class='autobr' /&gt;
Toi, le po&#232;te&lt;br class='autobr' /&gt;
Tes lettres sont comme des papillons&lt;br class='autobr' /&gt;
Aux ailes d'azur&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu brilles comme une constellation&lt;br class='autobr' /&gt;
Ton chemin dans les brumes o&#249; tu t'es endormi&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour marquer du sceau de ta vie&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre correspondance&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- Talmont Saint-Hilaire, en Vend&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- &lt;i&gt;Manifeste pour une po&#233;sie sociale&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 874 : Artistes &#224; la colle</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-874-Artistes-a-la-colle.html</link>
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		<dc:date>2020-05-17T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Lemaire</dc:subject>
		<dc:subject>Serbourdin</dc:subject>
		<dc:subject>P&#233;lieu</dc:subject>
		<dc:subject>Abeille</dc:subject>
		<dc:subject>Ribault</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Revue lunaire, qu'est la Nouvelle Revue moderne (NRM, qu'on ira pas confondre avec la NRF, dont je commentais dans l'I.D n&#176; 871 le num&#233;ro de mars : Condition po&#233;sie), avance d&#233;sormais &#224; petite vitesse, pour reprendre le mot de son animateur Philippe Lemaire, qui a renonc&#233; &#224; proposer un abonnement, s'effor&#231;ant d'&#233;couler sa production au num&#233;ro. Le plus r&#233;cent, le n&#176; 40&#232;me : Coller / Ecrire / R&#234;ver et qui date de fin 2019, reste donc d'actualit&#233;, d'autant qu'il est d'une part tout &#224; fait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Lemaire-108-108-108-108-+.html" rel="tag"&gt;Lemaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Serbourdin-+.html" rel="tag"&gt;Serbourdin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Pelieu-332-+.html" rel="tag"&gt;P&#233;lieu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Abeille-+.html" rel="tag"&gt;Abeille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Ribault-+.html" rel="tag"&gt;Ribault&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La &lt;i&gt;Revue lunaire&lt;/i&gt;, qu'est la &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://nouvellerevuemoderne.free.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nouvelle Revue moderne&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;NRM&lt;/i&gt;, qu'on ira pas confondre avec la &lt;i&gt;NRF&lt;/i&gt;, dont je commentais dans l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-871-Il-y-avait-bien-un-peu-de-poete-chez-notre-brave-Johnny-La-Nrf.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;871&lt;/a&gt; le num&#233;ro de mars : &lt;i&gt;Condition po&#233;sie&lt;/i&gt;), avance d&#233;sormais &lt;i&gt;&#224; petite vitesse&lt;/i&gt;, pour reprendre le mot de son animateur Philippe Lemaire, qui a renonc&#233; &#224; proposer un abonnement, s'effor&#231;ant d'&#233;couler sa production au num&#233;ro. Le plus r&#233;cent, le n&#176; 40&#232;me : &lt;i&gt;Coller / Ecrire / R&#234;ver&lt;/i&gt; et qui date de fin 2019, reste donc d'actualit&#233;, d'autant qu'il est d'une part tout &#224; fait repr&#233;sentatif de la sp&#233;cificit&#233; de cette publication singuli&#232;re qu'est la &lt;i&gt;NRM&lt;/i&gt;, que de l'autre il marque un temps inhabituel de r&#233;flexion sur la pratique artistique si particuli&#232;re que promeut inlassablement la revue : le collage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ainsi Philippe Lemaire a-t-il propos&#233; &#224; quelques collagistes parmi ceux dont il admire le travail, d'apporter leur t&#233;moignage, de s'exprimer sur leur art tout en pr&#233;sentant quelques pi&#232;ces exemplaires, car l'une des constantes de la publication est la forte densit&#233; d'illustrations dans ses pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;flexion propos&#233;e est de fait orient&#233;e par les partis-pris de Philippe Lemaire lui-m&#234;me pour lequel le collage est une provocation &#224; l'&#233;criture et dans le m&#234;me temps un substitut. Il s'en explique dans un texte tr&#232;s personnel : &lt;i&gt;Coller, c'est r&#234;ver&lt;/i&gt; : &#034;J'ai toujours &#233;t&#233; attir&#233; par l'&#233;criture, mais c'est le collage qui l'a emport&#233;. Il est devenu mon &#233;criture&#034;. Dans la pratique, et depuis toujours dans la &lt;i&gt;NRM&lt;/i&gt;, textes et po&#232;mes prolongent les images, et dans le pr&#233;sent num&#233;ro, ils constituent la seconde partie : &lt;i&gt;Paroles en l'air&lt;/i&gt; d'&lt;strong&gt;Ariane Mayer&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Fictions de poche&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Claude L&#233;on&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Petites lettres &lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;G&#233;raldine Serbourdin&lt;/strong&gt;, - et l'on a plaisir de retrouver l'auteur &lt;i&gt;D'autant de m&#233;lancolie&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;polder &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-170.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;n&#176; 170&lt;/a&gt; &#8211; Pr&#233;face et couverture de Philippe Lemaire : allez donc !) -, &lt;i&gt;La grande soif &lt;/i&gt; de l'impeccable &lt;strong&gt;Jacques Abeille&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Les jeunes filles revenaient comme aux plus beaux jours &#8230; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais mettre ainsi par syst&#232;me des mots sur les images n'est-ce pas l&#224; une pratique restrictive ? N'est-ce volont&#233; de rationaliser ce qui est par ailleurs pr&#233;senter comme une &#233;chapp&#233;e majeure, &lt;i&gt;une porte ouverte vers le r&#234;ve&lt;/i&gt; ? Les points de vue des diff&#233;rents collagistes invit&#233;s, mais aussi de &lt;strong&gt;Claude Pelieu&lt;/strong&gt; qui demeure une r&#233;f&#233;rence majeure, et pour lequel&lt;i&gt; le collage, c'est &#233;crire avec des images&lt;/i&gt;, divergent : c'est &#233;videmment l'int&#233;r&#234;t de la juxtaposition des diff&#233;rentes contributions. Tandis que &lt;strong&gt;Yoko Yamashita&lt;/strong&gt;, dont les collages ont accompagn&#233; la toute premi&#232;re publication au Japon d'un fort ensemble de po&#232;mes de &lt;strong&gt;Joyce Mansour&lt;/strong&gt;, semble conforter le point de vue de Philippe Lemaire : &lt;i&gt;Pour moi&lt;/i&gt;, d&#233;clare-t-elle, &lt;i&gt;le collage, c'est le surgissement d'une image dans l'attente du mot &#224; venir&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;serial colleur&lt;/i&gt; &lt;strong&gt;Francis Deschodt&lt;/strong&gt; r&#233;plique : &lt;i&gt;Si aujourd'hui je dessine et je colle, c'est justement pour ne pas avoir &#224; &#233;crire&lt;/i&gt;. Le lecteur ira se faire son opinion par lui-m&#234;me, ou se contentera de se laisser charmer par les images propos&#233;es, insolites, inspir&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; chacun des artistes se retrouve, et ce qui donne la tonalit&#233; g&#233;n&#233;rale de la &lt;i&gt;NRM&lt;/i&gt;, c'est un onirisme pr&#233;sent aussi bien dans la pratique m&#234;me du collage que dans les images qui en r&#233;sultent, dans les textes qui les accompagnent et les prolongent. La description que donne &lt;strong&gt;Damisch &lt;/strong&gt; de sa m&#233;thode rappelle la d&#233;finition de l'image par les surr&#233;alistes : &lt;i&gt;Il y a d'abord une premi&#232;re image, puis souvent sans savoir pourquoi, une deuxi&#232;me&lt;/i&gt;. Ajoutant :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Je n'ai pas de recul par rapport &#224; ce que je suis en train de faire. Je me laisse guider. Mes pens&#233;es me passent au dessus de la t&#234;te et une sorte d'inconscient agit sur mes yeux qui choisissent, sur mes mains qui d&#233;coupent et d&#233;chirent.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Toute cette activit&#233;, qui &lt;i&gt;suscite la vibration, le vertige, la vision et &#233;chos du subconscient et rapproche d'une zone noire&lt;/i&gt;, permettant selon &lt;strong&gt;Nadine Ribault&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;de corriger le monde&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://nouvellerevuemoderne.free.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La nouvelle Revue moderne&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; n&#176; 40 : &lt;i&gt;Coller/ &#233;crire/ r&#234;ver.&lt;/i&gt; ( 68 rue du Moulin d'Asq &#8211; 59493 Villeneuse d'Asq) 36 p. 8&#8364; (port compris, &#224; l'ordre de &lt;i&gt;Venus d'ailleurs&lt;/i&gt; )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut se procurer&lt;i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-170.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;D'autant de m&#233;lancolie&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de &lt;strong&gt;G&#233;raldine Serbourdin&lt;/strong&gt; (sous une couverture de &lt;strong&gt;Philippe Lemaire&lt;/strong&gt;) contre 6&#8364; &#224; l'adresse de la revue &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; (11 rue G&#233;n&#233;ral Sarrail - 89000 Auxerre) ou &#224; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/-La-boutique-.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;la Boutique&lt;/a&gt; ouverte sur notre site. &lt;br class='autobr' /&gt;
On s'abonne &#224; la collection &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; sur l'onglet &lt;i&gt;S'abonner&lt;/i&gt; : &lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la rubrique &lt;i&gt;La vie des revues&lt;/i&gt;, l'&lt;i&gt;I.D &lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-871-Il-y-avait-bien-un-peu-de-poete-chez-notre-brave-Johnny-La-Nrf.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;871&lt;/a&gt; a rendu compte de &lt;i&gt;La Nouvelle Revue fran&#231;aise&lt;/i&gt; n&#176; 641 : &lt;i&gt;Condition po&#233;sie&lt;/i&gt;. Pr&#233;c&#233;demment, ont &#233;t&#233; mise &#224; la &lt;i&gt;Une &lt;/i&gt; de cette m&#234;me rubrique les revues : &lt;i&gt;Chronique du &#231;a et l&#224;&lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Du-ca-la-Poemes-au-feminin.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;n&#176; 16&lt;/a&gt; en mars dernier, &lt;i&gt;Prise de Teste&lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Prise-de-Teste-no-33.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;n&#176; 33&lt;/a&gt; en janvier,&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Robert Roman : G&#233;rard LEMAIRE, un po&#232;te &#224; hauteur d'homme (Le Contentieux)</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Robert-Roman-Gerard-LEMAIRE-un-poete-a-hauteur-d-homme-Le-Contentieux.html</link>
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		<dc:date>2019-06-09T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacmo</dc:creator>


		<dc:subject>Lemaire</dc:subject>
		<dc:subject>Roman</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;G&#233;rard Lemaire, je connais assez bien toute la premi&#232;re partie de son &#339;uvre. Il a &#233;dit&#233; un recueil au Crayon noir*, en 1976 , et un Polder** en 1982. Par ailleurs, il a publi&#233; plusieurs fois dans la revue Le Crayon noir et une dizaine de fois dans D&#233;charge jusqu'au n&#176; 69. Ensuite je l'ai clairement perdu de vue, suite &#224; une brouille apparemment dont j'ai oubli&#233; la raison. &lt;br class='autobr' /&gt; Lorsqu'on examine sa bibliographie, ce qu'il appelait ses &#171; volumes &#187;, on remarque deux trous, le premier entre 1977 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;G&#233;rard Lemaire, je connais assez bien toute la premi&#232;re partie de son &#339;uvre. Il a &#233;dit&#233; un recueil au &lt;i&gt;Crayon noir&lt;/i&gt;*, en 1976 , et un &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt;** en 1982. Par ailleurs, il a publi&#233; plusieurs fois dans la revue &lt;strong&gt;Le Crayon noir&lt;/strong&gt; et une dizaine de fois dans &lt;strong&gt;D&#233;charge&lt;/strong&gt; jusqu'au n&#176; 69. Ensuite je l'ai clairement perdu de vue, suite &#224; une brouille apparemment dont j'ai oubli&#233; la raison.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsqu'on examine sa bibliographie, ce qu'il appelait ses &#171; volumes &#187;, on remarque deux trous, le premier entre 1977 et 1982 et le second, trois fois plus long, entre 1983 et 1997, o&#249; il ne publie pas de recueils, alors que depuis ses d&#233;buts litt&#233;raires, en 1970, jusqu'&#224; sa mort, en 2016, voire d'une fa&#231;on posthume, gr&#226;ce au d&#233;vouement de sa veuve, Marie-Jos&#232;phe Lemaire, sa production est abondante et r&#233;guli&#232;re. On recense une trentaine de recueils (volumes), et des apparitions innombrables en de multiples revues. &lt;i&gt;Pour moi la lutte pour publier des textes n'est pas un &#171; truc &#187; du dimanche mais un travail de tous les jours, et des nuits&#8230;&lt;/i&gt; &#233;crit-il dans une lettre &#224; Robert Roman (en 1997), l'&#233;diteur du &lt;a href=&#034;http://pascalulrich.blogspot.com/p/editions-du-contentieux.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Contentieux&lt;/a&gt;, qui lui publiera trois ans plus tard un recueil, et qui signe ce remarquable livre consacr&#233; &#224; G&#233;rard Lemaire, fort de ses 400 pages. Autre citation, en pendant &#224; la pr&#233;c&#233;dente : &lt;i&gt;&#201;crire pour moi est souvent un temps vol&#233; sur cette existence maniaque, une vell&#233;it&#233;, une tentative de reconstitution&#8230;&lt;/i&gt; (&#171; Journal patagon &#187;, 1980-1981, in&#233;dit). L'auteur &#233;crit sans cesse et cherche de m&#234;me la publication. Ceci conjugu&#233; &#224; une rage existentielle constitue une premi&#232;re cl&#233; du personnage. &lt;br class='autobr' /&gt;
G&#233;rard Lemaire, n&#233; en 1942, poss&#233;dait pour nous autres, au sein du &lt;strong&gt;Crayon noir&lt;/strong&gt;, dans la g&#233;n&#233;ration qui suivait la sienne, une v&#233;ritable aura. Il avait adh&#233;r&#233; au Parti communiste en 1966 et s'&#233;tait fait exclure trois ans plus tard, apr&#232;s mai 68. Il &#233;tait parti 4 mois vivre dans un kibboutz en Isra&#235;l (1966), il avait sillonn&#233; dans tous les sens pendant presque deux ans l'Am&#233;rique latine (1969-71). Jean-Marc Carit&#233;, quelque part, notre mentor sur le compte d'auteur et l'&#233;dition, lui vouait une grande admiration. Il sera son premier r&#233;el &#233;diteur (au &lt;i&gt;Bouif's club&lt;/i&gt;, puis chez &lt;i&gt;Utovie&lt;/i&gt;), en 1972, et 1973, apr&#232;s un premier compte d'auteur &#224; Saint-Germain-des-Pr&#233;s. En outre, G&#233;rard Lemaire publiera sur une presse &#224; bras la revue &lt;strong&gt;Nomades&lt;/strong&gt; (4 n&#176; entre 1974 et 1979). Et il organise aussi en juin 1974, pr&#232;s de chez lui (Saint-Quentin dans l'Aisne) une rencontre &#224; Merlieux-et-Fouquerolles, &#224; laquelle l'&#233;quipe du &lt;strong&gt;Crayon noir&lt;/strong&gt; au complet participe. Enfin il publie chez &lt;i&gt;F&#233;d&#233;rop&lt;/i&gt; en 1976 : &#171; Journal d'un ch&#244;meur &#187; (2000 exemplaires). Toutes choses qui lui conf&#233;raient un halo certain. Il se voulait &#171; po&#232;te prol&#233;tarien &#187;, il se sentait faire partie de &#171; tous ceux-l&#224; qui croupissent dans toutes les villes cr&#233;pusculaires du monde, sans aucune chance de s'en sortir&#8230; &#187; Ainsi &#233;crivait-il comme un porte-parole des ouvriers, des ch&#244;meurs, des vagabonds, des mis&#233;reux, une sorte de gilet jaune en avance sur son temps. &lt;i&gt;J'ai relev&#233; le drap sur mon univers de damn&#233; / G&#233;om&#233;trie d'usines Horizons des toits sans piti&#233;&#8230;&lt;/i&gt; Avec une forte capacit&#233; d'indignation et de r&#233;volte. Le fond de sa po&#233;sie est avant tout situ&#233; l&#224;. Ce qui serait un second n&#339;ud de son &#339;uvre. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Mes pas sont d&#233;risoires mouvants / Dans l'insupportable bourrasque des autres / qui sont moi&#8230;&lt;/i&gt; Ce qui est remarquable dans sa po&#233;sie, c'est qu'il n'a jamais adopt&#233; la moindre forme. Ses vers couraient sans aucun cadre, ce qui laissait une libert&#233; absolue &#224; son &#233;criture. Ceci pouvant expliquer cela : il ne manquait pas d'inventivit&#233; dans la formulation, avec le sens de la reprise et du tempo. Il ne faut pas perdre de vue que si la po&#233;sie a pris petit &#224; petit toute la place, G&#233;rard Lemaire &#233;tait aussi dans un premier temps un &#233;crivain en prose tout &#224; fait singulier, ses divers journaux, journal patagon, ou journal d'un ch&#244;meur en sont la preuve. Il sait manier l'&#233;criture de rude fa&#231;on, vitup&#233;rant et houspillant &#224; grands renforts de points d'exclamation. &lt;i&gt;Dans la violence / Dans l'injure // Se cache un / Tr&#233;sor&#8230;&lt;/i&gt; Parmi de nombreux t&#233;moignages, ceux de Bruno Sourdin et Daniel Martinez retiennent l'attention. &lt;i&gt;Acharnement d'&#233;criture et besoin de publier co&#251;te que co&#251;te&lt;/i&gt; indique le premier, &lt;i&gt;redonner aux mots le pouvoir de coller aux maux qui affectent l'humanit&#233;, dans ses errements&lt;/i&gt; remarque le second. &lt;br class='autobr' /&gt;
G&#233;rard Lemaire prit fait et cause pour les po&#232;tes r&#233;volt&#233;s et insoumis de par le monde, comme Mumia Abu-Jamal, emprisonn&#233; &#224; perp&#233;tuit&#233; en Pennsylvanie depuis 38 ans. &lt;i&gt;&#8230;Je ne sais pourquoi la po&#233;sie, celle qu'on &#233;crit, appartient aux esclaves, &#224; ceux pour qui la vie est bloqu&#233;e, ils n'ont pas d'autres ressource&#8230; &lt;/i&gt; G&#233;rard Lemaire a toujours &#233;crit avec une rage au ventre, contre les &#233;crivains nantis, les po&#232;tes en place. &lt;i&gt;Ouvrier ch&#244;meur / Po&#232;te sans trace des bas quartiers / Homme de nulle part&#8230;&lt;/i&gt; Sa po&#233;sie a enfin de tout temps gard&#233; un c&#244;t&#233; &#233;nigmatique, ou herm&#233;tique, ce qui lui conf&#233;rerait une unit&#233; certaine. Comme si les op&#233;rations qu'il avait subies aux yeux apportaient du troubl&#233; &#224; ses images. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ses tout premiers vers : &lt;i&gt;J'ai voulu &#233;crire des po&#232;mes / mais je n'ai pas trouv&#233; les premiers mots&lt;/i&gt; et en miroir ce tercet final d'un autre po&#232;me : &lt;i&gt;J'&#233;cris pour ne plus &#233;crire des po&#232;mes / mais pour faire m&#251;rir des paroles inconnues / oubli&#233;es et proches&lt;/i&gt; Le livre r&#233;ussit &#224; mieux d&#233;finir la personnalit&#233; complexe du po&#232;te, ce qui n'&#233;tait pas une mince gageure.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;20 &#8364;. (400 pages). 7, rue des gard&#233;nias &#8211; 31100 Toulouse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*&lt;i&gt;Quelques veilleurs , quelques flamboyants&lt;/i&gt; (Le Crayon noir, 1976)&lt;br class='autobr' /&gt;
**&lt;i&gt;L'&#201;kranr&#233;e&lt;/i&gt;, (Polder n&#176; 11, 1982)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez le m&#234;me &#233;diteur, &lt;i&gt;le Contentieux&lt;/i&gt;, vient de para&#238;tre : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://poesiechroniquetamalle.blogspot.com/2019/03/buees-dans-lhiver-de-marie-anne-bruch.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bu&#233;es dans l'hiver&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de &lt;strong&gt;Marie-Anne Bruch&lt;/strong&gt;. 40 p. 5&#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Nouvelle Revue Moderne a 15 ans</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/La-Nouvelle-Revue-Moderne-a-15-ans.html</link>
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		<dc:date>2017-09-13T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Lemaire</dc:subject>
		<dc:subject>Serbourdin</dc:subject>
		<dc:subject>Abeille</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;J'aime l'id&#233;e d'&#233;crire encore demain, confie G&#233;raldine Serbourdin, en conclusion du num&#233;ro 38 de la Nouvelle Revue Moderne, paru au printemps dernier. Pens&#233;e judicieuse, en accord avec les vues d'un num&#233;ro anniversaire, lequel fut marqu&#233; en mars-avril, &#224; Lille et &#224; Hellemmes, par une double exposition dont le num&#233;ro 39 de la revue constitue le catalogue. Peintres, graveurs, photographes, collagistes s'y c&#244;toient, parmi lesquels Philippe Lemaire, qui initia en 2002 ce terrain d'aventures (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;J'aime l'id&#233;e d'&#233;crire encore demain&lt;/i&gt;, confie &lt;strong&gt;G&#233;raldine Serbourdin&lt;/strong&gt;, en conclusion du num&#233;ro &lt;a href=&#034;http://nouvellerevuemoderne.free.fr/bulletinNRM38.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;38&lt;/a&gt; de la &lt;i&gt;Nouvelle Revue Moderne&lt;/i&gt;, paru au printemps dernier. Pens&#233;e judicieuse, en accord avec les vues d'un num&#233;ro anniversaire, lequel fut marqu&#233; en mars-avril, &#224; Lille et &#224; Hellemmes, par une double exposition dont le num&#233;ro &lt;a href=&#034;http://nouvellerevuemoderne.free.fr/bulletinNRM39.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;39&lt;/a&gt; de la revue constitue le catalogue. Peintres, graveurs, photographes, collagistes s'y c&#244;toient, parmi lesquels &lt;strong&gt;Philippe Lemaire&lt;/strong&gt;, qui initia en 2002 ce terrain d'aventures oniriques, po&#233;tiques et imagi&#232;res qu'est la &lt;i&gt;NRM&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nouveaut&#233; : - qui ne change pas meurt - la revue sera d&#233;sormais publi&#233;e en coop&#233;ration avec la maison d'&#233;dition &lt;i&gt;Venus d'ailleurs&lt;/i&gt; &#233;tablie dans le Gard, et qui &#233;volue &lt;i&gt;au c&#339;ur d'une constellation d'artistes, qui partagent affinit&#233;s et r&#233;f&#233;rence au surr&#233;alisme&lt;/i&gt; (Philippe Lemaire). Le titre de l'exposition, premi&#232;re r&#233;alisation commune de cette nouvelle association : &lt;i&gt;Arcane 17, l'&#226;me du r&#234;ve&lt;/i&gt; ne laisse en effet aucun doute quant &#224; une orientation que &lt;i&gt;La Nouvelle Revue Moderne&lt;/i&gt; illustre de son c&#244;t&#233; depuis 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux des auteurs-phares de la revue sont pr&#233;sents dans chacun de ces deux num&#233;ros de printemps : la premi&#232;re y fut r&#233;v&#233;l&#233;e, G&#233;raldine Serbourdin (que la collection &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; accueillit pour son n&#176; 170, avec &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/Polder-170.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'autant de m&#233;lancolie il faudrait s'excuser&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;) ; l'autre, &#233;toile de premi&#232;re grandeur et rest&#233; fid&#232;le aux &lt;i&gt;&#233;diteurs excentriques&lt;/i&gt; qui ont continu&#233; de lui faire confiance apr&#232;s que &lt;i&gt;les &#233;diteurs dominants&lt;/i&gt; l'ont l&#226;ch&#233;, &lt;strong&gt;Jacques Abeille&lt;/strong&gt;, l'auteur des &lt;i&gt;Jardins Statuaires&lt;/i&gt;, dont la naissance, l'inattendu surgissement et le d&#233;veloppement disproportionn&#233; par rapport aux intentions m&#234;me de l'auteur, sont racont&#233;s dans un texte passionnant : &lt;i&gt;Pays imaginaires &#8211; lieux d'origine&lt;/i&gt;. Le n&#176; 38 lui est quasi consacr&#233; (rehauss&#233; de nombres d'images de divers artistes, je n'oublie pas) : on y trouve &#233;galement un extrait de roman encore inachev&#233;, sous le titre &lt;i&gt;Le jeu de l'ombre&lt;/i&gt; ; et un autre texte r&#233;flexif, et pol&#233;mique, sur &lt;i&gt;L'Art et la magie&lt;/i&gt;, de laquelle est c&#233;l&#233;br&#233;e l'efficacit&#233; symbolique, &lt;i&gt;dont les modes op&#233;ratoires sont sp&#233;cifi&#233;s par chaque culture, - sauf la n&#244;tre&lt;/i&gt;, enti&#232;rement soumise&lt;i&gt; &#224; l'efficacit&#233; technicienne&lt;/i&gt;. Et Jacques Abeille de conclure :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Que l'art soit d&#233;sormais un job comportant un syst&#232;me d'astuces lourdement pr&#233;m&#233;dit&#233;es dont tout l'enjeu rel&#232;ve du caprice de la mode, qu'est-ce que &#231;a peut bien me faire ? Je ne me suis jamais souci&#233; d'&#234;tre un artiste. Mon seul souci est l'&#233;panchement du r&#234;ve dans la vie r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ces &lt;i&gt;&#233;panchements &lt;/i&gt; se manifestent dans les collages de Philippe Lemaire, que Jacques Abeille, comme G&#233;raldine Serbourdin, commentent et d&#233;marquent, selon une formule bien connue et un peu syst&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui parie sur les rencontres avec l'insolite, le merveilleux, la fantaisie et le fantastique, sur les r&#233;sonances qui se croisent entre images et &#233;crits, lit et continuera de lire &lt;i&gt;la Nouvelle revue moderne&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;La Nouvelle Revue moderne&lt;/i&gt; : 68 rue du moulin d'Ascq &#8211; 59493 Villeneuve d'Ascq. &lt;a href=&#034;http://nouvellerevuemoderne.free.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://nouvellerevuemoderne.free.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques Abeille&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Les Jardins statuaires&lt;/i&gt; . Ed. &lt;a href=&#034;https://le-tripode.net/livre/jacques-abeille/les-jardins-statuaires .&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Tripode&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;raldine Serbourdin&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;D'autant de m&#233;lancolie il faudrait s'excuser&lt;/i&gt;. Pr&#233;face Philippe Lemaire. &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/Polder-170.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Polder n&#176; 170&lt;/a&gt;. 6&#8364;, &#224; l'adresse de la revue D&#233;charge, 4 rue de la Boucherie &#8211; 89240 &#8211; Egleny. Cliquer sur l'onglet : &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;S'abonner&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Verso 167</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Verso-167.html</link>
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		<dc:date>2017-01-14T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Wexler</dc:subject>
		<dc:subject>Lemaire</dc:subject>
		<dc:subject>Guillard</dc:subject>
		<dc:subject>Casenobe</dc:subject>
		<dc:subject>Steiner</dc:subject>
		<dc:subject>Farre</dc:subject>
		<dc:subject>Ross&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chaque trimestre, avec une louable r&#233;gularit&#233;, &#224; cinq longueurs de D&#233;charge toutefois, tombe Verso, sous sa couverture rouge-brique caract&#233;ristique d&#233;sormais, et dans une formule qui para&#238;t immuable, d'anthologie po&#233;tique permanente qu'interrompent, regroup&#233;es en derni&#232;res pages, les comptes-rendus critiques, dont les fameuses salades de Christian Degoutte, et les chroniques de po&#233;sie sign&#233;es de Jean-Christophe Ribeyre, Val&#233;rie Canat de Chizy, et de son animateur-imprimeur Alain Wexler, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Rosse-+.html" rel="tag"&gt;Ross&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chaque trimestre, avec une louable r&#233;gularit&#233;, &#224; cinq longueurs de &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; toutefois, tombe &lt;i&gt;Verso&lt;/i&gt;, sous sa couverture rouge-brique caract&#233;ristique d&#233;sormais, et dans une formule qui para&#238;t immuable, d'anthologie po&#233;tique permanente qu'interrompent, regroup&#233;es en derni&#232;res pages, les comptes-rendus critiques, dont les fameuses &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Christian-Degoutte-Des-fois-je.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;salades&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; de Christian Degoutte, et les chroniques de po&#233;sie sign&#233;es de Jean-Christophe Ribeyre, Val&#233;rie Canat de Chizy, et de son animateur-imprimeur&lt;strong&gt; Alain Wexler&lt;/strong&gt;, lequel en ce num&#233;ro 167, de d&#233;cembre 2016, introduit une variation, &#244; minime, dans l'organisation du mouvement perp&#233;tuel de sa revue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il annonce renoncer en effet &#224; l'apparente th&#233;matique, qu'il avait de plus en plus de mal, il faut le reconna&#238;tre, &#224; rendre cr&#233;dible : il s'en tiendra, &#233;crit-il, &#224; un texte introductif &lt;i&gt;inspir&#233; d'extraits, de bribes, des po&#232;mes publi&#233;s &#224; chaque livraison&lt;/i&gt;, fournissant ainsi malgr&#233; tout &lt;i&gt;un fil conducteur ou liant &lt;/i&gt; - on ne peut plus l&#226;che en v&#233;rit&#233;, comme l'indique le sous-titre de la pr&#233;sente livraison : &lt;i&gt;Flot des yeux, pierres et chevaux&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'&#233;nonc&#233; complet du sommaire, se reporter au site de Patrice Maltaverne, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://cestvousparcequecestbien.blogspot.fr/2016/12/revue-verso-n167.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;c'est vous parce que c'est bien&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, plut&#244;t qu'&#224; celui de la revue m&#234;me, dont les mises &#224; jour tardent. De ce n&#176; 167, on retiendra les dix dizains de&lt;strong&gt; Fabrice Farre&lt;/strong&gt;, contribution des plus convaincantes, &#224; c&#244;t&#233; des po&#232;mes d'&lt;strong&gt;Elisabeth Ross&#233;&lt;/strong&gt;, de deux sonnets &#224; majuscules de&lt;strong&gt; Stephane Casenobe&lt;/strong&gt;, dont les titres sont &#224; eux-seuls des po&#232;mes : ainsi, LES NEUROLEPTIQUES A L'HEURE VERTE/ DU METRONOME DE LA MINUTERIE, qui se termine par ce vers : JE SUIS LA PART FEMININE DE MON POEME, auquel para&#238;t r&#233;pondre le r&#233;cit-confidence d'&lt;strong&gt;Alain Guillard&lt;/strong&gt; : o&#249; une m&#232;re se plaint de son fils en ces termes : &#171; D&#233;couvrir que son enfant est une p&#233;dale, qu'il se d&#233;guise en fille. Vous vous rendez compte du choc ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel plaisir &#231;'aurait &#233;t&#233; de d&#233;couvrir des in&#233;dits de&lt;strong&gt; Sama&#235;l Steiner&lt;/strong&gt;, valeur montante de la po&#233;sie actuelle. H&#233;las, les po&#232;mes qui nous propos&#233;s datent, extraits de&lt;i&gt; Vie imaginaire de Maria Molina de Fuent&#233; Vaquero&lt;/i&gt;, publi&#233; d&#233;but 2016 aux &#233;ditions de l'Aigrette, et d&#251;ment r&#233;f&#233;renc&#233; depuis, dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; 172 aussi bien par l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-657-Sombres-de-vie-et-de.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;657&lt;/a&gt;, pour s'en tenir &#224; nos seules publications. Trop souvent, la revue &lt;i&gt;Verso &lt;/i&gt; ne semble s'adresser qu'&#224; ceux qui vivent &#224; l'heure de &lt;i&gt;Verso &lt;/i&gt; ; les po&#232;mes, autant que les notices bibliographiques, paraissent avec un retard qui peut faire enrager auteurs et lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieusement ce m&#234;me fait, si souvent dommageable, se retourne pour une fois en faveur de la revue. D&#233;plorant la &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Gerard-Lemaire-errata.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;mort de&lt;strong&gt; G&#233;rard Lemaire&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, dont on lit de beaux po&#232;mes dans ce num&#233;ro, Alain Wexler annonce : &lt;i&gt;Je continuerai &#224; la publier jusqu'au dernier texte en ma possession, ce qui sera une mani&#232;re de le faire vivre encore&lt;/i&gt;. Fid&#233;lit&#233; qui n'a d'&#233;gale, me semble-t-il que celle manifest&#233;e par Jean-Pierre Lesieur dans sa revue &lt;i&gt;Comme en po&#233;sie&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Verso &lt;/i&gt; 167 : 6&#8364;, chez Alain Wexler, Le Genetay - 69480 Lucenay.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Apr&#232;s coup&lt;/strong&gt; : A la suite de notre article, Val&#233;rie Canat de Chizy a mis le site Verso &#224; jour. De ce fait, on peut y lire trois po&#232;mes, respectivement de Fabrice Farre, Fran&#231;ois Charvet, G&#233;rard Lemaire, tir&#233;s de ce n&#176; 167.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revue&lt;i&gt; Comme en po&#233;sie&lt;/i&gt;. Derni&#232;re livraison : n&#176; 68 : La po&#233;sie francophone actuelle, par Florent Toniello, et Christian Bulting, Christian Degoutte, Line Sz&#246;ll&#246;si, Val&#232;re Kaletka, etc... 3&#8364; (2149, av. du Tour du Lac, 40150 - Hossegor.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>G&#233;rard Lemaire (compl&#233;ment d'information)</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Gerard-Lemaire-errata.html</link>
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		<dc:date>2016-11-03T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacmo</dc:creator>


		<dc:subject>Lemaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Suite &#224; l'article consacr&#233; &#224; G&#233;rard Lemaire, sa femme, Marie-Jos&#232;phe Lemaire, m'&#233;crit pour rectifier quelques erreurs : &lt;br class='autobr' /&gt; Il est rest&#233; dans un kibboutz 4 mois et non deux ans quand il avait vingt-quatre ans (en 1966-67).
&lt;br class='autobr' /&gt;
La ville de Concr&#233;miers se situe dans l'Indre (et non la Vienne).
&lt;br class='autobr' /&gt;
La revue Nomades a compt&#233; 4 num&#233;ros.
&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Journal d'un ch&#244;meur &#187;, son livre le plus important, &#233;crit en 1975, a &#233;t&#233; publi&#233; en f&#233;vrier 1976.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin G&#233;rard Lemaire a &#233;t&#233; publi&#233; aussi &#224; Interventions &#224; Haute (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Suite &#224; l'&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Gerard-Lemaire-1942-2016.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;article&lt;/a&gt; consacr&#233; &#224; G&#233;rard Lemaire, sa femme, Marie-Jos&#232;phe Lemaire, m'&#233;crit pour rectifier quelques erreurs :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est rest&#233; dans un kibboutz 4 mois et non deux ans quand il avait vingt-quatre ans (en 1966-67).&lt;br class='autobr' /&gt;
La ville de Concr&#233;miers se situe dans l'Indre (et non la Vienne).&lt;br class='autobr' /&gt;
La revue &lt;strong&gt;Nomades&lt;/strong&gt; a compt&#233; 4 num&#233;ros.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Journal d'un ch&#244;meur &#187;, son livre le plus important, &#233;crit en 1975, a &#233;t&#233; publi&#233; en f&#233;vrier 1976.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin G&#233;rard Lemaire a &#233;t&#233; publi&#233; aussi &#224; &lt;strong&gt;Interventions &#224; Haute Voix&lt;/strong&gt; et aux &lt;i&gt;&#233;ditions Les Deux-Siciles.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette citation pour finir : &lt;i&gt;La po&#233;sie sauve l'esclave, il n'y a pas d'autre voie&#8230; J'ai &#233;t&#233; cet esclave et je n'ai pas trouv&#233; d'autre voie sur cette terre que la voix de la po&#233;sie&#8230; pour m'exprimer, parler, aller vers les autres.&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>G&#233;rard Lemaire (1942-2016)</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Gerard-Lemaire-1942-2016.html</link>
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		<dc:date>2016-10-12T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacmo</dc:creator>


		<dc:subject>Lemaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On apprend par Jean-Pierre Lesieur via Facebook la mort de G&#233;rard Lemaire survenue le 7 octobre &#224; Concremiers dans la Vienne. Pas facile de reconstituer son parcours, puisqu'il existe peu de traces de son existence sur internet, et que son nom pr&#234;te &#224; h&#233;t&#233;ronymie. Cependant, il a crois&#233; souvent la premi&#232;re partie de mon exp&#233;rience de revues. &lt;br class='autobr' /&gt; Il est n&#233; en 1942 &#224; Saint-Quentin. Et c'est dans l'Aisne qu'avec l'&#233;quipe du Crayon Noir, nous le rencontrons &#224; la f&#234;te de Merlieux et Fouquerolles. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On apprend par Jean-Pierre Lesieur via Facebook la mort de G&#233;rard Lemaire survenue le 7 octobre &#224; Concremiers dans la Vienne. Pas facile de reconstituer son parcours, puisqu'il existe peu de traces de son existence sur internet, et que son nom pr&#234;te &#224; h&#233;t&#233;ronymie. Cependant, il a crois&#233; souvent la premi&#232;re partie de mon exp&#233;rience de revues.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est n&#233; en 1942 &#224; Saint-Quentin. Et c'est dans l'Aisne qu'avec l'&#233;quipe du&lt;strong&gt; Crayon Noir&lt;/strong&gt;, nous le rencontrons &#224; la f&#234;te de Merlieux et Fouquerolles. Il venait d'imprimer, tir&#233;e &#224; la presse &#224; bras avec la &#171; communaut&#233; du Moulin &#187;, une revue, &lt;strong&gt;Nomades&lt;/strong&gt;, qui comptera, je crois, deux num&#233;ros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un compte d'auteur chez Bruno Durocher, il a publi&#233; chez Jean-Marc Carit&#233;/Utovie : entre autres recueils &#171; L'aveu et le rictus &#187;. Extrait de ce que j'&#233;crivais &#224; l'&#233;poque, pour pr&#233;senter un premier choix de textes (&lt;strong&gt;Le Crayon noir&lt;/strong&gt; n&#176; 8 - D&#233;cembre 1974) :&lt;i&gt; Lorsque l'on rencontre l'individu apr&#232;s lecture de ses po&#232;mes, c'est toujours avec &#233;tonnement que l'on constate avec quelle justesse ils co&#239;ncident. Nous ne saurons oublier G&#233;rard Lemaire r&#233;citant des po&#232;mes. Tant de chaleur, de violence, de sinc&#233;rit&#233; dans cette voix maladroite, &#233;manant de ce corps embarrass&#233;&lt;/i&gt;&#8230; Po&#233;sie paradoxale &#224; la fois lyrique, tendre et violente par endroits o&#249; se m&#234;lent prosodie assez classique et rythme syncop&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il publie en 75 le livre qui demeura essentiel dans sa bibliographie : &#171; Journal d'un ch&#244;meur &#187; chez F&#233;d&#233;rop. &lt;i&gt;Une ville de l'Est est en hiver. Une solitude. Superbe. Atroce. Les copains silencieux, les copains synonymes, qui se barrent, qui se terrent. Les boulots durs qui se suivent. Les parents g&#233;n&#233;reux, insupportables. Les amies sans secours. Un itin&#233;raire en rond et G&#233;rard nous embarque dans sa chaloupe qui prend l'eau pour &#233;coper ensemble.&lt;/i&gt; En 77, Le Crayon noir publie un nouveau recueil de po&#232;mes : &#171; Quelques veilleurs, quelques flamboyants &#187;. En 78, c'est &#171; Transits &#187; &#224; l'atelier du Gu&#233; o&#249; il donne quatre nouvelles &#233;crites en Am&#233;rique latine o&#249; il est rest&#233; deux ann&#233;es (1969-1971), apr&#232;s deux ann&#233;es en Isra&#235;l (1966-1967). D'autres recueils aussi chez Apostrophe et Edmond Thomas&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour au n&#176; 8 du &lt;strong&gt;Crayon noir&lt;/strong&gt;, c'est lui, G&#233;rard Lemaire, qui soup&#231;onne, sans en conna&#238;tre alors les dessous , &#171; l'affaire Cabral &#187;, &#224; propos du recueil &#171; Ouvrez le feu &#187; aux &#233;ditions Plasma. &lt;i&gt;Tristan Cabral a un profil de h&#233;ros&lt;/i&gt;, &#233;crit-il. &lt;i&gt;Retirez la &#171; savante &#187; pr&#233;face de Yann Houssin, il reste des po&#232;mes que personne n'aurait lus s'ils n'avaient &#233;t&#233; de ce suicid&#233;, de ce r&#233;volutionnaire-h&#233;ros&#8230;&lt;/i&gt; Quelques mois plus tard, preuve &#233;tait donn&#233;e dans la revue &lt;strong&gt;Le Reflux m&#233;lancolique&lt;/strong&gt; de Yann Houssin, que celui-ci et Tristan Cabral ne faisaient qu'un. Imposture et scandale !&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque je cr&#233;e &lt;strong&gt;D&#233;charge&lt;/strong&gt; en 1981, G&#233;rard Lemaire fait partie &#233;videmment des po&#232;tes qui ont table ouverte dans la nouvelle revue. Il sortira un &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt;, le n&#176; 11 : &#171; L'&#201;kranr&#233;e &#187;, dont le titre restera &#233;nigmatique et sera au sommaire d'une dizaine de num&#233;ros de la revue dont un &#034;&#233;dito&#034; (n&#176; 17). Parmi mes invit&#233;s &#224; l'&#233;mission &lt;i&gt;Micropo&#233;sies&lt;/i&gt; sur Radio Ark-en-ciel FM Paris, j'ai le souvenir que ce fut l'un des plus laconiques qui soit. Je l'ai perdu de vue par la suite, apr&#232;s une brouille qui sera d&#233;finitive, dont j'ai oubli&#233; les raisons. Il vivra &#224; Ermont puis pr&#232;s de Le Blanc. Il continuera &#224; publier beaucoup en revues, surtout &#224; &lt;strong&gt;Comme en po&#233;sie&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Verso&lt;/strong&gt;, comme dans le dernier n&#176; paru, le 166.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bat' d'Af'&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Francisco Caballero &lt;br class='autobr' /&gt;
Poste restante &#224; Tib&#233;riade &lt;br class='autobr' /&gt;
J'attends toujours son courrier &lt;br class='autobr' /&gt;
Il habite aujourd'hui une hacienda climatis&#233;e &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le quartier Nord de La Paz &lt;br class='autobr' /&gt;
Et il vend peut-&#234;tre des bijoux Cartier &#224; des gringos abasourdis &lt;br class='autobr' /&gt;
Par sa superbe indolence &lt;br class='autobr' /&gt;
Et son accent mandchou qui sait&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les horizons les traces &lt;br class='autobr' /&gt;
Les coupe-papiers les d&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Les laiss&#233;s-pour-compte &lt;br class='autobr' /&gt;
Et les nababs &lt;br class='autobr' /&gt;
Se m&#233;langent &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une boue aurif&#232;re malgr&#233; tout &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les chanteurs poussent leur la sans que personne ne leur demande &lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes les katiouchka sonnent le miracle de la balistique &lt;br class='autobr' /&gt;
La guerre des oignons n'aura pas lieu &lt;br class='autobr' /&gt;
Avant au moins vingt ans Francisco &lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;tudiait la source des miracles &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un institut Technotron parfait quelconque &lt;br class='autobr' /&gt;
Il partait tous les matins son baluchon &lt;br class='autobr' /&gt;
Sous le bras &lt;br class='autobr' /&gt;
Ou sur l'&#233;paule peu importe &lt;br class='autobr' /&gt;
A cheval sur un bourricot imaginaire &lt;br class='autobr' /&gt;
Le kibboutz m&#234;me &#233;tait pr&#234;t &#224; lui payer ses &#233;tudes jusqu'au bout &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment s'en sort-il &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec son grand-p&#232;re ou son arri&#232;re arri&#232;re grand oncle &lt;br class='autobr' /&gt;
Cuisinier chef du roi de Prusse &#224; Santa Cruz &lt;br class='autobr' /&gt;
Et milliardaire ci-devant &lt;br class='autobr' /&gt;
Premier citoyen &#224; acqu&#233;rir un batyscaphe &#224; pressoir &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur toute la p&#233;ninsule &lt;br class='autobr' /&gt;
Greenwich-Village &lt;br class='autobr' /&gt;
Premier partout vous passerez sur mes &#233;paules &lt;br class='autobr' /&gt;
Et les Su&#233;doises brillaient en &#233;clairs sous les cascades &lt;br class='autobr' /&gt;
et les couv&#233;es de sable chaud &lt;br class='autobr' /&gt;
O&#249; en est-il Que devient-il &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans quelle ballade &lt;br class='autobr' /&gt;
Press&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il brillait sur toute une plan&#232;te d'&#233;migr&#233;es pensives &lt;br class='autobr' /&gt;
A deux pas de la ligne bleue &lt;br class='autobr' /&gt;
On apercevait les tourelles &#224; manche court &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le bout du territoire adverse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les oranges pleuvaient d&#232;s six heures du matin&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt; In &lt;strong&gt;D&#233;charge&lt;/strong&gt; n&#176; 30 (novembre 1985)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;rard Lemaire &#233;crivit de la po&#233;sie d'un bout &#224; l'autre de sa vie, fut sp&#233;cialiste de l'&#233;crivain autodidacte roumain Pana&#239;t Istrati et se revendiquait fi&#232;rement comme &lt;i&gt;un po&#232;te prol&#233;tarien&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s coup&lt;/strong&gt; : Cet article, qui demeure tel qu'il fut mis en ligne au lendemain de la mort du po&#232;te, contient un certain nombre d'approximations. Elles furent corrig&#233;es, &#224; la suite d'une lettre de Marie-Jos&#232;phe Lemaire, &#233;pouse du po&#232;te, dans un &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Gerard-Lemaire-errata.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;billet de &lt;i&gt;Rep&#233;rage&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, paru le 3 novembre 2016 . Nous vous conseillons de vous y r&#233;f&#233;rer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Polder 170</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Polder-170.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/Polder-170.html</guid>
		<dc:date>2016-05-15T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Lemaire</dc:subject>
		<dc:subject>Serbourdin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;4&#232;me de couverture : &lt;br class='autobr' /&gt;
Comprenant enfin que mon enfance se joue avec la langue, se lie avec des mots, que ma parole a du sens, du go&#251;t et mon corps une jouissance.
&lt;br class='autobr' /&gt;
La po&#233;sie s'&#233;crit contre la connerie, contre la barbarie et le dogme, la po&#233;sie r&#233;clame les &#233;trangers, pr&#244;ne la cacophonie et le d&#233;sordre de la pens&#233;e, la po&#233;sie a du sens.
&lt;br class='autobr' /&gt;
La po&#233;sie m'&#233;meut plus encore aujourd'hui que les corps se noient, que se voient les armes, que se taisent les voix. &lt;br class='autobr' /&gt;
G&#233;raldine Serbourdin &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;face de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-La-collection-Polder-.html" rel="directory"&gt;La collection Polder&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Serbourdin-+.html" rel="tag"&gt;Serbourdin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;4&#232;me de couverture :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Comprenant enfin que mon enfance se joue avec la langue, se lie avec des mots, que ma parole a du sens, du go&#251;t et mon corps une jouissance.&lt;br class='autobr' /&gt;
La po&#233;sie s'&#233;crit contre la connerie, contre la barbarie et le dogme, la po&#233;sie r&#233;clame les &#233;trangers, pr&#244;ne la cacophonie et le d&#233;sordre de la pens&#233;e, la po&#233;sie a du sens.&lt;br class='autobr' /&gt;
La po&#233;sie m'&#233;meut plus encore aujourd'hui que les corps se noient, que se voient les armes, que se taisent les voix.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;raldine Serbourdin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;face de&lt;strong&gt; Philippe Lemaire &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Toutes les choses &#233;crites en elle&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En savoir plus&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;I.D &lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-554-Retour-a-Lampedusa.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;554&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;Retour &#224; Lampedusa &lt;/i&gt; et en &lt;i&gt;Rep&#233;rage &lt;/i&gt;, le billet : &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Ca-bouge-sur-les-Polders.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;&#199;a bouge sur les Polders&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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