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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>Romain Frezzato : comme un david aux testicules tomb&#233;s (La Crypte)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacmo</dc:creator>


		<dc:subject>Frezzato</dc:subject>

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&lt;p&gt;Ce recueil ne cesse d'interroger. D'o&#249; cette note pour tenter d'apurer ces questionnements. &lt;br class='autobr' /&gt; D'abord il y a un parti pris, pour les vers, de justification &#224; droite, &#224; l'inverse de l'habitude, presque d&#233;stabilisante. Mais ce n'est qu'une question de forme, et il n'y a pas vraiment d'incidence sur le fond. (- Mais cette mise en page ne peut &#234;tre reproduite dans le texte final). &lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite Romain Frezzato, et il le dit &#224; plusieurs reprises, &#233;crit, en quelque sorte, &#171; en direct &#187; sur son (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Frezzato-+.html" rel="tag"&gt;Frezzato&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce recueil ne cesse d'interroger. D'o&#249; cette note pour tenter d'apurer ces questionnements.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'abord il y a un parti pris, pour les vers, de justification &#224; droite, &#224; l'inverse de l'habitude, presque d&#233;stabilisante. Mais ce n'est qu'une question de forme, et il n'y a pas vraiment d'incidence sur le fond. (- Mais cette mise en page ne peut &#234;tre reproduite dans le texte final).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite Romain Frezzato, et il le dit &#224; plusieurs reprises, &#233;crit, en quelque sorte, &#171; en direct &#187; sur son carnet. Il note ce qu'il advient autour de lui, dans des situations souvent assez ordinaires : dans les transports, lieux de restauration, les rues&#8230; &lt;i&gt;Sur le parking du Super-U&lt;/i&gt;, ou &lt;i&gt;Dans le vol Easy Jet de 17h50&lt;/i&gt;&#8230;C'est donc avant tout un relev&#233; descriptif qui court rarement au-del&#224; de la page. &lt;br class='autobr' /&gt;
La plupart du temps un groupe concentre son regard et par la m&#234;me son &#233;criture puisqu'il n'y a pas de distinction apparente entre l'un et l'autre. Le titre du po&#232;me, qui en est souvent en m&#234;me temps le d&#233;but, r&#233;sume la chose : &#034;Les 23 nymphettes en basket dans le train de 7 h&#034;, ou bien &#034;Dans le Starbucks de la Gare de l'Est des hipsters font la queue&#034;&#8230; &#192; noter cependant que le titre peut &#234;tre aussi une reprise d'un autre vers comme une comparaison &lt;i&gt;Comme une trop veille po&#234;le&lt;/i&gt; ou encore le titre g&#233;n&#233;ral du recueil qui provient d'un texte titr&#233; autrement. &#192; noter aussi que c'est moi qui ajoute des majuscules aux noms propres puisqu'aucune n'appara&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Second cas aussi fr&#233;quent, surtout dans les premi&#232;res pages, le po&#232;me est adress&#233; par un tutoiement constant &#224; celle avec laquelle il partage une certaine intimit&#233;. De fait, on ne sait pas trop de qui il s'agit ; cela reste confus, myst&#233;rieux voire dramatique. Cette ambigu&#239;t&#233; ajoute &#224; la port&#233;e de l'&#233;criture. Comme on le devine rapidement, il y a une tendance &#224; nommer cr&#251;ment les choses qu'on &#233;vitera d'habitude en po&#233;sie. Ici l'auteur fait fi de toute biens&#233;ance et s'attarde sur des d&#233;tails ou des attitudes qu'il souligne plut&#244;t que de les ignorer. On est souvent &#224; la limite d'un amour infini, presque brutal et d'un constat de d&#233;go&#251;t, ce qui est peu dire sur l'audace moderne de cette &#233;criture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par deux fois, au milieu et &#224; la fin du recueil, le po&#232;me singe la liste, et accumule les pages, ce qui dilue sur la longueur ce qui fait la force de ces po&#232;mes, &#224; savoir leur extr&#234;me pr&#233;cision qui va avec une densit&#233; &#233;poustouflante. Et en cela rate la cible. Pour le reste, on demeure dans le banal, le quotidien, le moderne, l'ennuyeux et parfois le piquant et l'ironique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;la vie m'est un gris ad&#233;quat&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; 6h du soir je ferai ton sur ton&lt;br class='autobr' /&gt;
en flottant de la gare &#224; chez moi&lt;br class='autobr' /&gt;
j'accosterai l'inaper&#231;u&lt;br class='autobr' /&gt;
le scrutin europ&#233;en&lt;br class='autobr' /&gt;
les enqu&#234;tes d'opinion&lt;br class='autobr' /&gt;
tout le territoire de la t&#233;l&#233;phonie mobile&lt;br class='autobr' /&gt;
les passants comme des panneaux&lt;br class='autobr' /&gt;
publicitaires&lt;br class='autobr' /&gt;
avec leur sac et leur casquette&lt;br class='autobr' /&gt;
les appels &#224; t&#233;moins&lt;br class='autobr' /&gt;
et moi qui m'empresse au silence&lt;br class='autobr' /&gt;
le monde me passe&lt;br class='autobr' /&gt;
par le c&#244;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
ou&lt;br class='autobr' /&gt;
tout comme&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;14 &#8364;. 473 Chemin de Peyroulet &#8211; 40700 Hagetmau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>O&#249; H&#233;l&#232;ne Miguet et Patrice Maltaverne m&#234;lent leur voix</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Ou-Helene-Miguet-et-Patrice-Maltaverne-melent-leur-voix.html</link>
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		<dc:date>2022-12-21T07:44:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Maltaverne</dc:subject>
		<dc:subject>Leroux</dc:subject>
		<dc:subject>Miguet</dc:subject>
		<dc:subject>Poch</dc:subject>
		<dc:subject>Frezzato</dc:subject>
		<dc:subject>Siotis</dc:subject>
		<dc:subject>Saedian</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Seraient-ils devenus ins&#233;parables, ces deux-l&#224; : Patrice Maltaverne et H&#233;l&#232;ne Miguet ? Il la publie : Des fourmis au bout des cils, aux &#233;ditions du Citron-Gare ; il la pr&#233;face, pour Comme un courant d'air, et c'est le n&#176; 195 de la collection Polder. Quand ils s'expriment chacun de leur c&#244;t&#233;, le premier sur son site C'estvousparcequec'est bien, o&#249; apr&#232;s la recension de D&#233;charge 196, il termine &#224; l'ordinaire par le po&#232;me de son choix, la seconde par une longue note de lecture qu'elle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Miguet-+.html" rel="tag"&gt;Miguet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Poch-+.html" rel="tag"&gt;Poch&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Frezzato-+.html" rel="tag"&gt;Frezzato&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Siotis-+.html" rel="tag"&gt;Siotis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Saedian-+.html" rel="tag"&gt;Saedian&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Seraient-ils devenus ins&#233;parables, ces deux-l&#224; :&lt;strong&gt; Patrice Maltaverne&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;H&#233;l&#232;ne Miguet &lt;/strong&gt; ? Il la publie : &lt;i&gt;Des fourmis au bout des cils&lt;/i&gt;, aux &#233;ditions du &lt;i&gt;Citron-Gare&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#8211; Jacmo chronique le recueil dans D&#233;charge 196, p 103.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ; il la pr&#233;face, pour &lt;i&gt;Comme un courant d'air,&lt;/i&gt; et c'est le n&#176; 195 de la collection &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt;. Quand ils s'expriment chacun de leur c&#244;t&#233;, le premier sur son site &lt;a href=&#034;https://cestvousparcequecestbien.blogspot.com/2022/12/revue-decharge-n196.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt; C'estvousparcequec'est bien&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, o&#249; apr&#232;s la recension de &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; 196, il termine &#224; l'ordinaire par le po&#232;me de son choix, la seconde par une longue note de lecture qu'elle m'adresse, &#224; propos du m&#234;me num&#233;ro de notre revue, l'un et l'autre s'accordent sur l'excellence d'un m&#234;me auteur : &lt;strong&gt;Romain Frezzato&lt;/strong&gt;, dont Maltaverne reproduit l'un des trois po&#232;mes accueillis :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;dehors : l'audit,&lt;br class='autobr' /&gt;
les reliquats.&lt;br class='autobr' /&gt;
coup de langue sur&lt;br class='autobr' /&gt;
l'espace urbain.&lt;br class='autobr' /&gt;
quais, blocs, coursives.&lt;br class='autobr' /&gt;
doudounes d&#233;clin&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
singularit&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
en circulation.&lt;br class='autobr' /&gt;
lambeaux d'&#234;tres&lt;br class='autobr' /&gt;
partout, peau, cerne :&lt;br class='autobr' /&gt;
reproduction.&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;calque des corps&lt;br class='autobr' /&gt;
sous l'abribus.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Certes, dans son commentaire, s'attachant &#224; &lt;i&gt;la nouvelle livraison de &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; qui arrive avec les premi&#232;res gel&#233;es&lt;/i&gt; (pour d&#233;j&#224; la citer), H&#233;l&#232;ne Miguet ne s'arr&#234;te pas &#224; ce seul po&#232;te, d&#233;veloppe plus amplement son point de vue et son ressenti, comme on peut s'en rendre compte :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;On y entre doucement, avec ces po&#232;mes-sculptures [&lt;i&gt;de l'artiste kurde &lt;strong&gt;Seywan Saedian&lt;/strong&gt;, je me permets de le nommer &lt;/i&gt; ] qui dessinent comme des pas sur le papier glac&#233; du jardin. C'est froid, comme ces corps de m&#233;tal &lt;i&gt;cribl&#233;s de tous les trous faits &#224; leurs r&#234;ves&lt;/i&gt;. &#199;a craque l&#233;g&#232;rement, pas comme un gla&#231;age au sucre, mais comme le souvenir &#233;touff&#233; d'un cr&#233;pitement de kalach'. Et le vide r&#233;sonne dans cet allongement des corps effil&#233;s et dans leurs bouches b&#233;antes qui ouvrent des puits au fil de la revue. C'est brut ; on sent la solitude dans ces &#233;tirements de rouille. &lt;i&gt;Il faut laver sa t&#234;te de ses derniers encombrements&lt;/i&gt;... Mais c'est vivant ; je ne pensais pas voir tant de regard dans un boulon ! Il y a aussi quelque chose de l'&#233;lan dans ces sculptures, une sorte de supplication tourn&#233;e vers la vie. &lt;i&gt;Jin Jihan Azad&#238;, Femme Vie Libert&#233;&lt;/i&gt;, celle-ci danse carr&#233;ment et son miroir prend des allures de tambourin ! Et les po&#232;mes de &lt;strong&gt;Marylise Leroux&lt;/strong&gt; sont l&#224; pour donner voix au mouvement, pour que &lt;i&gt;toute pens&#233;e laisse une trace dans l'air/ signe pour apr&#232;s/silence pour maintenant.&lt;/i&gt; Merci pour cette belle d&#233;couverte visuelle et sonore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce num&#233;ro 196, on retrouve aussi beaucoup de po&#232;tes qui regardent le monde en face, droit dans les yeux. Des po&#232;tes abouch&#233;s au r&#233;el. &lt;strong&gt;Patrice Maltaverne&lt;/strong&gt; observe ces &lt;i&gt;choses qui ne tournent jamais rond chez les hommes&lt;/i&gt;, parce qu'il y a un monde qui va mal, un monde de bo&#238;tes en tous genres dans lequel la derni&#232;re nous attend &lt;i&gt;marqu&#233;e fragile&lt;/i&gt;, un monde de pseudo r&#233;volutions coperniciennes et de coqs trop fiers, un monde de fous o&#249; on s'est mis en t&#234;te de &lt;i&gt;forer la terre enti&#232;re/ en un dimanche apr&#232;s-midi &lt;/i&gt;, un monde sur lequel il faut mettre des mots malgr&#233; tout, m&#234;me quand ils deviennent caricatures noires de nos vies vou&#233;es &#224; cliqueter sur les touches d'un clavier portable, des vies qui se r&#233;duisent &lt;i&gt;&#224; un &#233;change de signaux en m&#233;tal / contre des particules de poussi&#232;re...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde de &lt;strong&gt;Romain Frezzato&lt;/strong&gt; aussi n&#233;cessite d'&#234;tre dit, m&#234;me dans sa grisaille banale, dans son d&#233;senchantement &#226;pre ; un monde de quais et de boulevards, de pauvres cravates et de &lt;i&gt;doudounes d&#233;clin&#233;es&lt;/i&gt;. M&#234;me si on marche machinalement sur &lt;i&gt;la toile cent fois cir&#233;e de l'existence&lt;/i&gt;, la question de l'&#234;tre demeure intacte, elle. Il reste toujours de la &lt;i&gt;pulpe d'&#234;tre au fond&lt;/i&gt; et des &lt;i&gt;lambeaux d'&#234;tres partout&lt;/i&gt;. Cette po&#233;sie incisive nous place en face des contours gris du monde. Il le faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai &#233;t&#233; ravie de d&#233;couvrir &#233;galement le po&#232;te grec &lt;strong&gt;Dinos Siotis&lt;/strong&gt;, une &lt;i&gt;voix venue d'ailleurs&lt;/i&gt;, qui emprunte une forme po&#233;tique &#224; la fois classique et coup&#233;e, et qui cr&#233;e des po&#232;mes-microcosmes, sortes d'instants de vie, d'instants d'Histoire. Il y a dans ces po&#232;mes-vignettes le pi&#233;tinement des chars et la mort des h&#233;ros de l'ombre. Il y a aussi les t&#233;moins de la petite histoire : un frigidaire aussi seul que son colocataire et Martha, une femme qui &lt;i&gt;passait de la poussi&#232;re &#224; la cendre&lt;/i&gt; et qu'on imagine malgr&#233; tout si belle au centre de son d&#233;nuement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, une d&#233;couverte lumineuse s'il en est ! Les extraits de &lt;i&gt;Merci de ne pas ab&#238;mer la lumi&#232;re&lt;/i&gt;, de &lt;strong&gt;Coralie Poch&lt;/strong&gt;. Une &#233;criture &#224; la fois g&#233;n&#233;reuse et attentive &#224; dire les instants simples, &#224; c&#233;l&#233;brer ces moments habit&#233;s par les branches de mimosa, les parfums de coriandre et les confettis de r&#234;ves, parce que parfois on voudrait crier ou &lt;i&gt;retourner le fleuve&lt;/i&gt; pour sentir encore la vie pulser derri&#232;re les c&#244;tes ! Cette po&#232;te sait jusque dans son &#233;criture, que son &lt;i&gt;corps n'existe pas dans les algorithmes&lt;/i&gt;. Alors, elle &lt;i&gt;prend tous les risques&lt;/i&gt;, et c'est beau de croire aux po&#232;mes plus qu'aux pierres !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#8211; &lt;i&gt;Jacmo &lt;/i&gt; chronique le recueil dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; 196, p 103.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; 196 : on commande l'exemplaire contre 14 &#8364; &#224; l'adresse de la revue : 11 rue G&#233;n&#233;ral Sarrail &#8211; 89000 Auxerre ou par paypal sur le site : &lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;. Il est d&#233;sormais bien meilleur march&#233; de s'abonner : tarifs sur le site, &#224; l'onglet &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;S'abonner&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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