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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>I.D n&#176; 1036 : Pourquoi la porte de ma chambre devrait &#234;tre toujours ouverte</title>
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		<dc:date>2023-04-09T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Billon </dc:subject>
		<dc:subject>Rondin</dc:subject>

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&lt;p&gt;David Rondin : pas tout &#224; fait inconnue, cette signature. Encore faut-il revenir dix ans en arri&#232;re, jusqu'au n&#176; 121 de D&#233;charge (de mars 2004), pour la retrouver, sous ce qui constituait les pages choisies d'un jeune auteur, que nous accueillions alors pour la troisi&#232;me fois. Bien loin cependant de la ma&#238;trise de ce qui constitue son premier livre : Je garderai les yeux ouverts, aux &#233;ditions Cheyne, de l'emprise duquel j'ai eu du mal, oui j'avoue, &#224; me d&#233;gager, de l'esp&#232;ce d'envo&#251;tement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Billon-+.html" rel="tag"&gt;Billon &lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;David Rondin&lt;/strong&gt; : pas tout &#224; fait inconnue, cette signature. Encore faut-il revenir dix ans en arri&#232;re, jusqu'au &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-121.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;n&#176; 121 de &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (de mars 2004), pour la retrouver, sous ce qui constituait les pages choisies d'un jeune auteur, que nous accueillions alors pour la troisi&#232;me fois. Bien loin cependant de la ma&#238;trise de ce qui constitue son premier livre : &lt;i&gt;Je garderai les yeux ouverts&lt;/i&gt;, aux &lt;a href=&#034;https://www.cheyne-editeur.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions &lt;i&gt;Cheyne&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, de l'emprise duquel j'ai eu du mal, oui j'avoue, &#224; me d&#233;gager, de l'esp&#232;ce d'envo&#251;tement produit par l'&#233;criture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De fait, la situation de simple lecteur me convenait tout &#224; fait, et j'en serais volontiers rest&#233; l&#224;. Il a fallu que je me secoue pour me tirer de cet &#233;tat, prendre la distance n&#233;cessaire pour analyser ce qui me charmait et essayer de transmettre ce qui fait, &#224; mes yeux, la singularit&#233; d'une po&#233;sie sans cesse inventive, mouvante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car c'est bien cela qui frappe, ce mouvement qui l'anime, qui la rend si difficile &#224; cerner, &#224; d&#233;finir. Me revient, incongru, le souvenir d'une lecture r&#233;cente, celle des &lt;i&gt;Comptines de l'inexistence&lt;/i&gt; du po&#232;te, mais aussi philosophe, &lt;strong&gt;Alexandre Billon&lt;/strong&gt; (&lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-1031-D-un-Orphee-qui-aurait-fait-tomber-ses-lunettes.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; 1031&lt;/a&gt;), qui nous exposait en l'occasion la diff&#233;rence des conceptions du monde, selon Parm&#233;nide et selon H&#233;raclite. Les proses de David Rondin, toute proportion gard&#233;e, donne une illustration du &lt;i&gt;perp&#233;tuel changement&lt;/i&gt; cher au second de ces penseurs : jamais en effet, on ne se concentre longtemps sur un objet ou un &#233;v&#233;nement ; &#224; peine est-il &#233;voqu&#233; que l'attention glisse, &#224; la faveur d'un mot le plus souvent, d&#232;s la phrase suivante vers un objet ou un &#233;v&#233;nement autre, selon un encha&#238;nement assez proche du &lt;i&gt;bout de ficelle - selle de cheval&lt;/i&gt; de la comptine enfantine. &lt;strong&gt;Mariette Navaro&lt;/strong&gt;, directrice de la collection &lt;i&gt;Grands Fonds&lt;/i&gt; o&#249; para&#238;t l'ouvrage, parle plus noblement &lt;i&gt;d'une voix travaill&#233;e par la d&#233;rive et l'impermanence des choses&lt;/i&gt;, ce qui est fort bien dit. Il est temps, je crois, de justifier ces commentaires en reproduisant dans son int&#233;gralit&#233; un po&#232;me de David Rondin :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Carr&#233; de lumi&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ombres qu'une &#224; une je traverse. Ombres au parfum de pommes. Pommes du pommier qui s'all&#232;ge. Ombres &#224; peau cannel&#233;e. Ombres o&#249; e feu m'entretient de sujets br&#251;lants. Feu de couleur polychrome, qui tangue chaque fois que j'ouvre la bouche pour parler. Dans un carr&#233; d'herbe inond&#233; de lumi&#232;re je coupe trois quatre boutons d'or pour une chevelure inconnue. Non loin de l&#224;, c&#244;te &#224; c&#244;te, femme et homme discutant d'un bleu qui n'est peut-&#234;tre pas bleu mais vert. On les entend patauger dans de vagues divergences de points de vue. Jusqu'&#224; se disputer l'ossature de la mer. On a cach&#233; aux &#233;toiles le soir de leur naissance. Ce ne sont pas tant les mots, prononc&#233;s avec effroi et chaleur, qui manqu&#232;rent, qu'un sentiment de fraternit&#233;. Paysages aux aguets. Ces paysages ne connaissent rien &#224; la mati&#232;re lourde des lois humaines. Par tous les petits grains de sable port&#233;s les uns par les autres, doucement ils vibrent de leurs conciliabules. Lorsque s'ouvre en eux l'intervalle entre la femme et l'homme qui se rhabillent.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette libre improvisation, tout &#224; fait caract&#233;ristique de la mani&#232;re de David Rondin, est pr&#233;lev&#233;e dans la premi&#232;re partie de l'ouvrage : &lt;i&gt;Paysages aux aguets&lt;/i&gt;. Mais c'est dans la seconde : &lt;i&gt;Quelqu'un&lt;/i&gt;, qu'on trouve ce qui pourrait &#234;tre une des phrases-cl&#233;s de l'ensemble, en ouverture &#224; l'un des fragments qui la constituent :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;QUELQU' UN A SANS DOUTE &#233;t&#233; t&#233;moin de quelque chose de presque impossible &#224; raconter. Peut-&#234;tre que c'est l'une des raisons qui m'am&#232;ne &#224; parler pour ne rien dire. La porte de ma chambre devrait &#234;tre toujours ouverte au cas o&#249;. Ouverte &#224; quelqu'un. (...)&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#192; vous, lecteur, d'oser entrer. On y est fort bien accueilli, les citations propos&#233;es au cours de cette chronique, vous auront, je l'esp&#232;re, persuad&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;David Rondin&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;https://www.cheyne-editeur.com/livre/productidn/2256075/je-garderai-les-yeux-ouvertsdavid-rondin&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt; : &lt;i&gt; Je garderai les yeux ouverts &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, aux &#233;ditions Cheyne (Au bois de Chaumette &#8211; 07320 Devesset) 60 p. 17&#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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