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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>I.D n&#176; 1043 : Ce qu'elles crient dans leur t&#234;te, t'entends pas ?</title>
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		<dc:date>2023-05-27T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


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&lt;p&gt;A la faveur des lectures &#224; haute voix, toutes plus ou moins performances d&#233;sormais, s'est install&#233;e &#8211; le fait n'est certes pas nouveau -, une forme d'&#233;criture qui tend, peut-&#234;tre pas &#224; &#234;tre dominante, mais &#224; donner &#224; coup s&#251;r des gages d'une certaine modernit&#233;. Je la d&#233;crivais il y a peu chez Florentine Rey, par exemple (I.D n&#176;1038) comme un flux de paroles non ponctu&#233;, parmi lequel l'auteure s'appliquait &#224; pratiquer des pr&#233;l&#232;vements qui devenaient po&#232;mes. &#201;criture &#224; laquelle recourent, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Perigon-+.html" rel="tag"&gt;Perigon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A la faveur des lectures &#224; haute voix, toutes plus ou moins performances d&#233;sormais, s'est install&#233;e &#8211; le fait n'est certes pas nouveau -, une forme d'&#233;criture qui tend, peut-&#234;tre pas &#224; &#234;tre dominante, mais &#224; donner &#224; coup s&#251;r des gages d'une certaine modernit&#233;. Je la d&#233;crivais il y a peu chez &lt;strong&gt;Florentine Rey&lt;/strong&gt;, par exemple (&lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-1037-Quand-je-serai-grande-je-serai-feu-follet.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176;1038)&lt;/a&gt; comme un flux de paroles non ponctu&#233;, parmi lequel l'auteure s'appliquait &#224; pratiquer des pr&#233;l&#232;vements qui devenaient po&#232;mes. &#201;criture &#224; laquelle recourent, comme naturellement, de nombreuses voix &#233;mergentes. Pas toujours avec autant de s&#233;duction imm&#233;diate que chez &lt;strong&gt;Cl&#233;mence P&#233;rigon&lt;/strong&gt;, dans ce qui semble &#234;tre un premier livre : &lt;i&gt;Tu passes du il au elle au lit&lt;/i&gt; (titre, en revanche, un peu laborieux, non ?) :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;r&#234;ves de dessous modernes port&#233;s par un bonjour tristesse au visage &#233;maci&#233; aux sourcils trop &#233;pil&#233;s aux cheveux &#233;m&#233;ch&#233;s au cardigan &#224; la robe qui se soul&#232;ve facilement aux jambes les plus charmantes r&#234;ves de dessous lubriques et noirs sous une &#226;me riante les plus belles blondes jonglent avec leurs jambes&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Texte intrigant, d'une belle sensualit&#233;. Il m'est impossible de reproduire ici, ne disposant que d'une police et de possibilit&#233; de mise en page des plus ordinaires, l'abord d&#233;sorientant de ce livre, auto&#233;dit&#233; selon toute apparence, mais b&#233;n&#233;ficiant du savoir-faire des&lt;i&gt; &lt;a href=&#034;https://www.jardintypographique.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jardins typographiques&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. : imaginez des pages blanches au pied desquelles sourdent les textes comme autant de notes de bas de page auxquelles ils empruntent la taille, imprim&#233;s dans un corps maigre, exigeant de la part du lecteur ou de la lectrice une impeccable acuit&#233; visuelle. Tous sont brefs, r&#233;duits parfois &#224; une phrase unique :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Ces deux voix discordantes s'entrem&#234;lent aux branches tombent dos &#224; dos ou nues sur l'autre dans la p&#233;nombre on ne sait pas&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le rapprochement est tentant entre le parti-pris d'&#233;criture de Cl&#233;mence Perigon et celui de &lt;strong&gt;Christine Zhiri&lt;/strong&gt;, en son deuxi&#232;me opus : &lt;i&gt;J'elle et noix&lt;/i&gt;, aux &#233;ditions &lt;a href=&#034;http://www.plainepage.com/contact.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Plaine Page&lt;/a&gt;, et qui succ&#232;de &#224; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-183.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Vracquentaire&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, accueilli en 2019 dans la collection &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt;, sous une pr&#233;face de &lt;strong&gt;James Sacr&#233;&lt;/strong&gt;. L'une comme l'autre de nos auteures du jour &lt;i&gt;errent dans les banlieues de la pens&#233;e&lt;/i&gt;, Christine Zhiri se livrant, sans retenue quant &#224; elle, &#224; un flux de paroles chaotiques, en leur d&#233;bit ininterrompu - &lt;i&gt;fracas d'une course en d&#233;traque&lt;/i&gt;, pour reprendre le sous-titre de &lt;i&gt;Vracquentaire &lt;/i&gt; - et que la po&#232;te d&#233;finit cette fois comme expression d'une &lt;i&gt;dinguerie qui occupe toute ma bouche&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
et tu baragouines un charabia de mots qui emm&#234;lent les pieds et brouillent les yeux que je me rentre tout &#224; l'int&#233;rieur de moi et que tu peux pas me voir tu sais pas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et que tu sais pas la guerre dans mon corps et que tu sais pas la guerre dans ma t&#234;te que j'ai un champ de mines des bombes &#224; retardement qui crevassent mes r&#234;ves et que je cours toute la nuit avec les pieds qui me font tomber&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un premier monologue : &lt;i&gt;Tu sais pas&lt;/i&gt;, s'adresse apparemment &#224; un interlocuteur obstin&#233;ment muet, tenu pour responsable de la situation ( &lt;i&gt;et je crie tr&#232;s fort dans ma t&#234;te que tu n'entends pas&lt;/i&gt;), &#224; moins que la narratrice, en un d&#233;doublement de personnalit&#233;, ne s'en prenne qu'&#224; une part d'elle-m&#234;me, dans l'espoir de dompter les forces tumultueuses qui l'agitent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;je&lt;/i&gt; devient &lt;i&gt;elle &lt;/i&gt; dans la seconde partie : &lt;i&gt;Elle et noix&lt;/i&gt;, anim&#233;e par ailleurs d'une m&#234;me &lt;i&gt;dinguerie &lt;/i&gt; et t&#233;moignant d'une m&#234;me souffrance :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;mais le pire c'est le vide dans la t&#234;te qu'elle est pas oblig&#233;e de faire quoi elle ne sait pas alors le rire rentre dans la t&#234;te et quand m&#234;me &#231;a fait peur le vide qui force &#224; faire rien et qu'elle voudrait bien brasser en moulinets t&#234;te baiss&#233;e et qu'elle astique fort les planches d'un billot o&#249; les t&#234;tes roulent d&#233;capit&#233;es tellement vides qu'elles sont des cr&#226;nes&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Serions-nous revenus en ces lieux hospitaliers ( et tout autant inhospitaliers) o&#249; il y a peu nous entrainait &lt;strong&gt;Pierre Anselmet&lt;/strong&gt; en son livre &lt;i&gt;Na&#238;tre de col&#232;re&lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-1039-Un-tour-de-valse-chez-les-neuneus.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;(&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; 1040)&lt;/a&gt;, o&#249; chacun monologue enferm&#233; dans sa bulle, poursuivant son obsession, occup&#233; &#224; ses t&#226;ches obscures obstin&#233;ment ? Parall&#232;lement au discours d'Elle, affleure de loin en loin, en bas de page, signal&#233; par une &#233;criture en italique, un discours autre, de Lui, le casseur de noix. Effet d'&#233;tranget&#233; assur&#233; (et justification du titre, par la m&#234;me occasion) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;et &#224; ses coups de dents r&#233;p&#233;t&#233;s une noix r&#233;siste qu'il dit ah &#231;a c'est un peu fort de caf&#233; une noix qui fait la forte t&#234;te je m'en vais lui dire quoi je pense &#224; cette noix-l&#224; qu'il tripote entre ses doigts le regard en fouille dans les replis de la cervelle coqu&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Restent &#224; Christine Zhiri comme &#224; Cl&#233;mence Perigon &#224; &#233;prouver leur texte sur la sc&#232;ne, pour laquelle ils semblent avoir &#233;t&#233; &#233;crits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; :&lt;strong&gt; Cl&#233;mence P&#233;rigon&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Tu passes du il au elle au lit&lt;/i&gt;. A commander chez l'auteure ( 19&#8364;) 7 place Michel de l'Hospital &#8211; 63000 Clermont-Ferrand. clemenceperigon@gmail.com.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christine Zhiri &lt;/strong&gt; :&lt;i&gt; J'elle et noix&lt;/i&gt; . &#201;ditions &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.plainepage.com/contact.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Plaine page&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; ( Zone d'Int&#233;r&#234;t Po&#233;tique - 185 Rue des Tanneurs - 83670 Barjols) 70 p. 10&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me auteure : &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-183.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Vracquentaire&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt; Fracas d'une course en d&#233;traque&lt;/i&gt;. Pr&#233;face :&lt;strong&gt; James Sacr&#233;&lt;/strong&gt;. Couverture : &lt;strong&gt;Janna Zhiri&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt; n&#176; 183 : 8&#8364; (dont 2&#8364; de port) &#224; l'adresse de la revue &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; 11 rue G&#233;n&#233;ral Sarrail - 89000 Auxerre).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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