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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title> Michel Cosem, un langage bouleversant </title>
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		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


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&lt;p&gt;Pass&#233; le moment de l'&#233;motion, de sid&#233;ration, cons&#233;cutif &#224; sa mort, les amis de Michel Cosem ont &#233;t&#233; fid&#232;les au rendez-vous. Apr&#232;s les t&#233;moignages livr&#233;s par Jacqueline Saint-Jean (mis en ligne le 16 juillet) et par Jean-Louis Clarac (le 17 juillet), Chantal Danjou prend &#224; son tour la parole : &lt;br class='autobr' /&gt; Pour parler aujourd'hui de Michel Cosem, je reprendrais volontiers le titre d'un num&#233;ro d'Encres Vives qui devait &#8211; m'avait-il dit malicieusement &#8211; faire &#233;tat de mon parcours : des &#238;les et des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Cosem-+.html" rel="tag"&gt;Cosem&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Lades-+.html" rel="tag"&gt;Lades&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-LeSidaner-+.html" rel="tag"&gt;LeSidaner&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Briet-+.html" rel="tag"&gt;Briet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pass&#233; le moment de l'&#233;motion, de sid&#233;ration, cons&#233;cutif &#224; sa mort, les amis de &lt;strong&gt;Michel Cosem&lt;/strong&gt; ont &#233;t&#233; fid&#232;les au rendez-vous. Apr&#232;s les t&#233;moignages livr&#233;s par &lt;strong&gt;Jacqueline Saint-Jean&lt;/strong&gt; (mis en ligne le &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Jacqueline-Saint-Jean-Michel-Cosem-une-oeuvre-vivifiante.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;16 juillet&lt;/a&gt;) et par&lt;strong&gt; Jean-Louis Clarac&lt;/strong&gt; (le &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Entre-source-imaginaire-et-deploiement-du-reel.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;17 juillet&lt;/a&gt;), &lt;strong&gt;Chantal Danjou&lt;/strong&gt; prend &#224; son tour la parole :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Pour parler aujourd'hui de Michel Cosem, je reprendrais volontiers le titre d'un num&#233;ro d'&lt;i&gt;Encres Vives&lt;/i&gt; qui devait &#8211; m'avait-il dit malicieusement &#8211; faire &#233;tat de mon parcours : &lt;i&gt;des &#238;les et des montagnes &lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;chemins de po&#233;sie et de prose&lt;/i&gt;. Un tel bilan n'&#233;tait pas sans m'effrayer. Arr&#234;t sur image ? Je pr&#233;f&#233;rais parler de ses eaux vives, de ses encres imp&#233;tueuses, r&#233;alisant combien remonter le cours aventureux de ma propre navigation s'est fait en partage amical et sensible avec les &#233;ditions. J'en veux pour preuve ma premi&#232;re rencontre avec Michel Cosem ainsi qu'avec &lt;strong&gt;Annie Briet&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Gilles Lades&lt;/strong&gt;. Des sources &#8211; celles d'&lt;i&gt;Encres Vives&lt;/i&gt; n'&#233;chappent pas &#224; la r&#232;gle commune &#8211; sont toujours situ&#233;es en montagne, le Quercy en l'occurrence o&#249; certaine maison d'&#233;crivain se trouvait nich&#233;e, abritant les trois po&#232;tes. Je ne doutais pas y parvenir ais&#233;ment, partant du rivage m&#233;diterran&#233;en et roulant, grimpant, les heures passant, les kilom&#232;tres d&#233;roulant macadam et foss&#233;s herbeux. Autant avouer ce que vous avez d&#233;j&#224; compris, je me suis perdue en chemin, honteuse de retarder le d&#233;jeuner pour lequel j'&#233;tais attendue. Je me suis perdue comme on se perd n&#233;cessairement pour &#233;crire. J'avais besoin de l'apprendre, de me le faire r&#233;p&#233;ter par la succession des cols qui, malgr&#233; l'espoir que chacun d'eux suscitait en moi, ne r&#233;v&#233;laient toujours pas le lieu o&#249; l'on &#233;crivait ni la table dress&#233;e dans le jardin. Or trouver la maison du Fenoul et la fen&#234;tre ouverte sur le monde qui vient au po&#232;te par ses bruissements confondus de papier et de feuillage, par ses chemins et ses sources, topographiques et int&#233;rieurs, par son &#171; arche bleue &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les mots de la lune ronde.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, faisait emprunter une route d'exigence, de curiosit&#233;, de g&#233;n&#233;rosit&#233; et de diversit&#233; comme les jalons d'&lt;i&gt;Encres Vives&lt;/i&gt; le laissaient deviner au fur et &#224; mesure que l'on s'engageait dans son sillage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'arr&#234;t sur image, il n'y en a &#8211; n'y en aura &#8211; pas pour le po&#232;te, le romancier, l'&#233;diteur Michel Cosem. Impossible car chez lui, c'est toujours un &#171; Espace habit&#233; par le souffle &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'&#226;me de la Grande-Ourse.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le timonier des &lt;i&gt;Encres Vives&lt;/i&gt; ne cesse pas de nous inviter &#224; marcher &#224; l'&#233;toile, &#224; poursuivre la route, &#171; Les feuilles mortes fr&#233;tillaient au vent sur le chemin. Elles se rassemblaient comme prises du d&#233;sir fou de reprendre vie et parfois remontaient en un souffle dans les branchages d&#233;nud&#233;s &#187;-. Les yeux de l'oursonne. &#233;voquant la qu&#234;te de son h&#233;ros qui arpente la ligne fronti&#232;re de la vie et de la mort, de la travers&#233;e vivifiante et de l'immobilit&#233; contemplative. Dans un entretien que j'ai eu le plaisir de mener avec l'auteur, j'ai fait r&#233;f&#233;rence &#224; l'ouvrage que lui a consacr&#233;&lt;strong&gt; Jean-Marie Le Sidaner&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michel Cosem par Jean-Marie Le Sidaner, &#233;d. Du Rouergue, coll. Visages de ce (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, citant ses propos liminaires, soulignant l'ambigu&#239;t&#233; qui demeure dans les &#171; rapports qu'un &#233;crivain entretient avec ses contemporains. [&#8230;] Comment vivant ainsi peut-il &#233;crire cela ? Je ne cherche pas ce qui dans sa vie va passer dans le texte, mais comment le texte va transformer celui qui l'&#233;crit, celui qui le lit. &#187; Interrogeant alors M. C. sur son langage prot&#233;iforme et sur son engagement de po&#232;te, la spontan&#233;it&#233; de sa r&#233;ponse m'a &#233;tonn&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &#171; Pour un &#233;crivain, l'&#233;criture est l'&#233;pine dorsale de sa vie, le vrai sang dans les veines. Apr&#232;s les hasards de la vie, ceux de l'&#233;dition peuvent orienter une &#339;uvre. Encore que j'ai toujours essay&#233; de maintenir un &#233;quilibre entre romans, romans pour la jeunesse, po&#233;sie, contes. Tout cela est l'&#233;criture : le lieu vivant o&#249; se puise le plaisir d'&#233;crire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui m'a frapp&#233;e dans son dernier roman&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les yeux de l'oursonne, opus cit&#233;.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et me semble r&#233;current dans son &#339;uvre ? L'invitation au double voyage, pyr&#233;n&#233;en et int&#233;rieur. Si le personnage, et en filigrane le romancier, &#233;coute l'appel de l'amour, il c&#232;de aussi au repli solitaire n&#233;cessaire &#224; l'&#233;criture. La maison au c&#339;ur de la montagne t&#233;moigne de cette ambivalence, accueille et inqui&#232;te tour &#224; tour. De tels balancements sont justes. Ils d&#233;crivent l'itin&#233;rance &#224; laquelle consent l'&#233;crivain, suivant comme son h&#233;ros des traces de pattes d'ours. &#192; moins que les ours les pr&#233;c&#232;dent dans les ravines et dans l'imaginaire, les fascinent, les incitent &#224; m&#234;ler les mots de craquements, de hululements, de grondements de torrents, de tout un langage premier nourrissant la voix du texte. Celle du po&#232;te r&#233;sonne, telle qu'il me le confiait lors de notre entretien : &#171; La po&#233;sie pour moi peut &#234;tre au tout d&#233;but et en toute fin. C'est elle qui ira chercher le langage (je r&#233;p&#232;te profond&#233;ment unificateur) &#187;, qui rendra compr&#233;hensibles les sources du langage, le lieu et ses variations saisonni&#232;res, tout autant les l&#233;gendes qui l'habitent, &#171; toutes ces donn&#233;es que la cr&#233;ation m&#233;lange &#187;. &#192; l'heure de cet hommage &#224; Michel Cosem, des remerciements que je lui adresse, sentons combien son langage sans cesse renaissant s'apparente &#224; &#171; Un oiseau bouleversant / [qui] essaie encore, sur le cerisier / d'&#233;veiller le printemps. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Plumes ti&#232;des du matin, opus cit&#233;, p. 19.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Chantal Danjou&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- &lt;i&gt;Les mots de la lune ronde&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- &lt;i&gt;L'&#226;me de la Grande-Ourse&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- &lt;i&gt;Michel Cosem&lt;/i&gt; par Jean-Marie Le Sidaner, &#233;d. &lt;i&gt;Du Rouergue&lt;/i&gt;, coll. &lt;i&gt;Visages de ce temps&lt;/i&gt;, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- &lt;i&gt;Les yeux de l'oursonne&lt;/i&gt;, opus cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- &lt;i&gt;Plumes ti&#232;des du matin&lt;/i&gt;, opus cit&#233;, p. 19.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : Consulter le site d'&lt;i&gt;Encres Vives&lt;/i&gt;,&#034;une revue et des &#233;ditions pour la po&#233;sie&#034; : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://encresvives.wixsite.com/michelcosem&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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