<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://dechargelarevue.com/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>D&#233;charge</title>
	<link>https://www.dechargelarevue.com/</link>
	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://dechargelarevue.com/spip.php?id_mot=129&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>D&#233;charge</title>
		<url>https://dechargelarevue.com/local/cache-vignettes/L144xH106/siteon0-e530e.png?1776673350</url>
		<link>https://www.dechargelarevue.com/</link>
		<height>106</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Premi&#232;res appr&#233;ciations</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Premieres-appreciations.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/Premieres-appreciations.html</guid>
		<dc:date>2021-05-10T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Ehret </dc:subject>
		<dc:subject>Radi&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>VanderPas</dc:subject>
		<dc:subject>Valougeorgis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Toujours on attend, ai-je not&#233; il y peu : c'est le lot commun de l'&#233;diteur (de l'auteur, cons&#233;quemment, il va de soi) : on attend que sorte le livre de l'imprimerie, qu'il soit distribu&#233; chez les lecteurs et les abonn&#233;s, qu'il ne s'&#233;gare pas en route dans les m&#233;andres de la poste (comme &#224; l'arm&#233;e, on aura &#224; d&#233;plorer par on ne sait quelle fatalit&#233; un certain pourcentage de pertes !), que les premi&#232;res appr&#233;ciations nous parviennent, des lecteurs d'abord, puis - apr&#232;s un temps plus long, des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Ehret-+.html" rel="tag"&gt;Ehret &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Radiere-+.html" rel="tag"&gt;Radi&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-VanderPas-+.html" rel="tag"&gt;VanderPas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Valougeorgis-909-+.html" rel="tag"&gt;Valougeorgis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Toujours on attend, ai-je not&#233; il y peu : c'est le lot commun de l'&#233;diteur (de l'auteur, cons&#233;quemment, il va de soi) : on attend que sorte le livre de l'imprimerie, qu'il soit distribu&#233; chez les lecteurs et les abonn&#233;s, qu'il ne s'&#233;gare pas en route dans les m&#233;andres de la poste (comme &#224; l'arm&#233;e, on aura &#224; d&#233;plorer par on ne sait quelle fatalit&#233; un certain pourcentage de pertes !), que les premi&#232;res appr&#233;ciations nous parviennent, des lecteurs d'abord, puis - apr&#232;s un temps plus long, des critiques et revuistes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Miracle ! Ce printemps, tout s'est pr&#233;cipit&#233;, d&#232;s le lancement des Polders (15 jours d'avance !) depuis la Cave si myst&#233;rieuse de Fontfourane (&#224; Ch&#226;teauroux-les Alpes) o&#249; &#339;uvre l'orf&#232;vre &lt;strong&gt;Artufel &lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;Yves&lt;/strong&gt;), jusqu'au premier retour critique : on lit depuis plusieurs jours d&#233;j&#224;, en &lt;i&gt;Petites Coupures&lt;/i&gt; dans la colonne &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt;, la note de lecture de &lt;strong&gt;Patrice Maltaverne&lt;/strong&gt; &#224; propos de matin midi soir de &lt;strong&gt;Gorguine Valougeorgis&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Comme son titre l'indique, cet ensemble de po&#232;mes en vers libres renvoie r&#233;solument &#224; la vie quotidienne en sa r&#233;p&#233;tition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et qui dit vie quotidienne dit ici journ&#233;e de travail &#224; la ville, pr&#233;cis&#233;ment rythm&#233;e par le temps (heures du r&#233;veil, etc.), et plus particuli&#232;rement, quotidien d'un dentiste salari&#233; qui soigne souvent des personnes socialement d&#233;favoris&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; ce regard attentif &#224; ce qui ne va pas toujours trop bien et qui ne pousse pas toujours trop droit dans ce monde. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble offre une vision &#233;quilibr&#233;e du monde ext&#233;rieur, nullement d&#233;sesp&#233;r&#233;e, mais dont la pr&#233;cision est source d'action et donc d'espoir.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;On se reportera &#224; la dite &lt;i&gt;Petite Coupure &lt;/i&gt; (ici) pour une lecture int&#233;grale. Et un bref mais &#233;loquent courriel de &lt;strong&gt;Marie-Florence Ehret&lt;/strong&gt; nous conforte &#224; la suite, sur l'excellence de l'accueil qui se dessine pour ce polder 189 :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Un mot pour dire &#224; Gorguine Valougeorgis que j'ai vivement appr&#233;ci&#233; ses po&#232;mes, l&#233;gers et cruels, habit&#233;s, organiques et pleins d'esprit.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, et il m'importe, le second polder de ce printemps, &lt;i&gt;Ricochets&lt;/i&gt;, de &lt;strong&gt;Sophie Marie van der Pas&lt;/strong&gt;, a &#233;t&#233; &#224; son tour distingu&#233;, en un d&#233;veloppement circonstanci&#233;, par &lt;strong&gt;Thierry Radi&#232;re&lt;/strong&gt;, qui dans son courriel du 2 mai 2021 se d&#233;clare &lt;i&gt;impressionn&#233;&lt;/i&gt; par ce &lt;i&gt;tr&#232;s beau texte, d'une facture hypersensible qui augure de belles productions &#224; venir&lt;/i&gt;. Qu'on en juge :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;J'ai lu &lt;i&gt;Ricochets &lt;/i&gt; de Sophie Marie van der Pas comme glisse un galet avide &#224; la surface bien lisse de l'eau sur laquelle il a &#233;t&#233; lanc&#233;. De rebond en rebond, j'ai voyag&#233; dans son univers horizontal avec un immense plaisir et une grande &#233;motion. Tout cela pour dire qu'on ne pouvait trouver meilleur titre &#224; ce recueil. Les nombreuses virgules jonchant la longue phrase que constitue chaque po&#232;me correspondent aux rebonds que j'ai v&#233;cus en la lisant et au rythme de la respiration du po&#232;te, qu'on imagine tr&#232;s bien en train d'&#233;crire. Si les 50 po&#232;mes en prose qui composent ce livre sont tous en rapport avec cette recherche obsessionnelle d'une esp&#232;ce de v&#233;rit&#233; po&#233;tique, il n'en demeure pas moins qu'elle n'est pas du tout ennuyeuse, mais au contraire, vivante, vivifiante et inspirante. Jamais absconse ni abstraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sophie Marie van der Pas ne fait pas dans la dentelle - entendez par l&#224;, la m&#233;taphore : elle hait les postures -, si je puis dire : elle exprime de mani&#232;re sensuelle, prosa&#239;que et limpide - comme l'&#233;l&#233;ment liquide omnipr&#233;sent dans son texte - ce qui la d&#233;mange int&#233;rieurement. Entre le monde de l'enfance &#233;voqu&#233; au d&#233;but du recueil : &#034; un peu de moi, sur les cailloux d'enfance, pr&#232;s du grand -p&#232;re savant&#034; et celui de la mort sugg&#233;r&#233;e &#224; la fin du dernier po&#232;me : &#034;....bras en croix, oui tomber un jour, non, une seconde seulement, il suffit.&#034; il y a &#034;une maison de poup&#233;e&#034;, &#034;la m&#232;re qui attend&#034;, &#034;des poignards dans les jambes&#034;, &#034;un coin de rocher&#034;, &#034; la travers&#233;e de l'animal en nous&#034;, &#034;la douleur du regard, les escaliers du cabaret&#034;, une multitude d'images s'encha&#238;nent, s'embo&#238;tent les unes aux autres, s'entrechoquent parfois et finissent par composer cinquante tableaux d'une existence, d'un parcours bouillonnant d'&#233;motions, de visions, de pressentiments, de d&#233;sirs, de regrets, de souvenirs. &#034; quand c'est fini et ni et ni &#231;a recommence&#034; comme dans la chanson de L&#233;o Ferr&#233;, cit&#233; dans un po&#232;me, le travail du po&#232;te est incessant et c'est ce que l'on comprend avec bonheur et douleur, parfois. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les po&#232;mes de Sophie Marie van der Pas, il n'y a ni bavardage ni d&#233;monstration - cette po&#233;sie-l&#224; n'est pas la sienne - mais uniquement une accumulation originale, personnelle et boulimique d'images li&#233;es &#224; la vie, au corps, &#224; l'&#233;criture, au sens de l'existence. On est l&#224; en face d'un texte &#224; la fois moderne - dans le choix des &#233;vocations - et dada&#239;ste - dans sa mani&#232;re de les agencer les unes aux autres. L'ensemble forme une unit&#233; &#224; la fois d&#233;tonante et harmonieuse, agr&#233;able &#224; lire, o&#249; l'intime c&#244;toie le sacr&#233; - parfois - et les m&#233;andres de l'esprit rejoignent les plaies de la chair. &lt;i&gt;Ricochets &lt;/i&gt; est avant tout un sublime recueil r&#233;flexif, voire all&#233;gorique sur la gen&#232;se d'une &#339;uvre litt&#233;raire. Il est une subtile invitation au voyage int&#233;rieur, toujours en mouvement, d'une cr&#233;atrice jamais rassasi&#233;e. Une belle r&#233;ussite. Vivement la suite !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Gorguine Valougeorgis &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;matin midi soir&lt;/i&gt;. Pr&#233;face de &lt;strong&gt;Jean-Louis&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Giovannoni&lt;/strong&gt;. Illustration de couverture : &lt;strong&gt;Sixn&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; 189 (co&#233;dition &lt;i&gt;Gros Textes / D&#233;charge&lt;/i&gt;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la m&#234;me collection : &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; n&#176; 190 : &lt;strong&gt;Sophie van der Pas&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Ricochets&lt;/i&gt;. Pr&#233;face de &lt;strong&gt;M&#233;r&#233;dith Le Dez&lt;/strong&gt;. Illustration de couverture : &lt;strong&gt;Tanguy Doholau&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
On s'abonne &#224; la collection &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; contre 20 &#8364; pour 4 livres dans l'ann&#233;e ( 45&#8364; avec l'abonnement &#224; la revue &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/i&gt;) au si&#232;ge de la revue : 11 rue G&#233;n&#233;ral Sarrail &#8211; 89000 Auxerre, ou par paypal : &lt;a href='https://dechargelarevue.com/-La-boutique-.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chacun des polders vaut 6 &#8364;.On se les procure au si&#232;ge de la revue, &#224; l'adresse ci-dessus ou &#224; la Boutique ouverte sur le site : &lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ou encore aux &#233;ditions Gros Textes : chez Yves Artufel : Fontfourane &#8211; 05380 Ch&#226;teauroux-les Alpes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un peu de l&#226;chet&#233; dans une vague de courage </title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Un-peu-de-lachete-dans-une-vague-de-courage.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/Un-peu-de-lachete-dans-une-vague-de-courage.html</guid>
		<dc:date>2020-03-17T05:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Jaffeux</dc:subject>
		<dc:subject>Autin-Grenier </dc:subject>
		<dc:subject>Dubost</dc:subject>
		<dc:subject>Ehret </dc:subject>
		<dc:subject>Renard</dc:subject>
		<dc:subject>Fabre-G</dc:subject>
		<dc:subject>Pessoa</dc:subject>
		<dc:subject>Laupin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un premier Courrier des lecteurs mis en ligne le 15 mars dernier rassemblait les commentaires suscit&#233;s par l'appr&#233;ciation louangeuse de notre revue par Thierry Radi&#232;re et que r&#233;sumait la phrase dont je faisais mon titre : D&#233;charge, revue de r&#233;f&#233;rence ? Ce second Courrier, propos&#233; &#224; la suite, tourne autour d'un sujet tout autre : celui du Courage, th&#233;matique je le rappelle de l'actuel Printemps des po&#232;tes, que je discutais dans l'I.D n&#176; 863 : Y aurait-il du courage &#224; &#233;crire un po&#232;me ? dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Jaffeux-+.html" rel="tag"&gt;Jaffeux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Autin-Grenier-+.html" rel="tag"&gt;Autin-Grenier &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Dubost-+.html" rel="tag"&gt;Dubost&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Ehret-+.html" rel="tag"&gt;Ehret &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Renard-+.html" rel="tag"&gt;Renard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Fabre-G-+.html" rel="tag"&gt;Fabre-G&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Pessoa-+.html" rel="tag"&gt;Pessoa&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Laupin-+.html" rel="tag"&gt;Laupin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un premier &lt;i&gt;Courrier des lecteurs &lt;/i&gt; mis en ligne le &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-une-revue-pleine-d-electricite-a-intensite-variable.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;15 mars&lt;/a&gt; dernier rassemblait les commentaires suscit&#233;s par l'appr&#233;ciation louangeuse de notre revue par &lt;strong&gt;Thierry Radi&#232;re&lt;/strong&gt; et que r&#233;sumait la phrase dont je faisais mon titre : &lt;i&gt;D&#233;charge, revue de r&#233;f&#233;rence ? &lt;/i&gt; Ce second &lt;i&gt;Courrier&lt;/i&gt;, propos&#233; &#224; la suite, tourne autour d'un sujet tout autre : celui du &lt;i&gt;Courage&lt;/i&gt;, th&#233;matique je le rappelle de l'actuel &lt;i&gt;Printemps des po&#232;tes&lt;/i&gt;, que je discutais dans l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; 863 : &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-863-Y-aurait-il-du-courage-a-ecrire-un-poeme.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Y aurait-il du courage &#224; &#233;crire un po&#232;me ?&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; dans le m&#234;me temps o&#249; j'examinais l'anthologie propos&#233;e par &lt;i&gt;le Castor Astral&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;Nous, avec le po&#232;me comme seul courage&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Diverses r&#233;actions ont suivi : si Marie-Florence Ehret a &lt;i&gt;juste &lt;/i&gt; souhait&#233; &lt;i&gt;partager &lt;/i&gt; des nuances quant &#224; l'interpr&#233;tation du titre de l'anthologie, Sylvie Fabre G nous apporte des pr&#233;cisions suppl&#233;mentaires, rappelant au passage que l'ouvrage du &lt;i&gt;Castor astral&lt;/i&gt; n'est pas le seul &#224; avoir &#233;t&#233; suscit&#233; par la th&#233;matique du &lt;i&gt;Printemps des po&#232;tes&lt;/i&gt;, et nous invitant &#224; prendre en consid&#233;ration l'oeuvre de Patrick Laupin (&lt;i&gt;C'est tellement important de l'entendre et de le lire&lt;/i&gt;, &#233;crit-elle) ; tandis que Philippe Jaffeux et Louis Dubost s'interrogent comme je l'avais fait sur la pertinence de ce th&#232;me du &lt;i&gt;Courage&lt;/i&gt;. Mais donnons leur la parole :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie-Florence Ehret : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;J'ai assist&#233; &#224; la pr&#233;sentation de l'ouvrage &#224; la Maison de la po&#233;sie. Et j'ai aim&#233; (certains po&#232;mes/po&#232;tes plus que d'autres) mais j'ai entendu ce beau titre bien autrement que vous ne l'interpr&#233;tez : du seul po&#232;me je tire courage &#224; vivre, la po&#233;sie comme seule source d'espoir (c'est plus plat comme formule, le mot courage est plus vif, plus fort)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sylvie Fabre G. :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;] je viens de lire ton papier sur le th&#232;me du courage. Oui c'est casse-gueule mais on peut toujours le d&#233;tourner quand on ne se sent pas l&#233;gitime par rapport aux po&#232;tes qui subissent la guerre et toutes formes d'oppression dans certains pays o&#249; &#233;crire, comme pour les po&#232;tes du XX&#176; si&#232;cle en URSS par exemple ( je viens de relire les &#233;crits d'&lt;strong&gt;A. Akhmatova&lt;/strong&gt;...) met en p&#233;ril toute leur vie. Toutefois m&#234;me dans nos pays nous avons besoin de courage pour affronter le monde tel qu'il va et nos propres douleurs comme les douleurs de l'autre. La po&#233;sie pour moi est une aide et une r&#233;sistance au d&#233;sespoir ou &#224; l'&#224; quoi bon. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai particip&#233; &#224; l'anthologie &lt;i&gt;Doucet &lt;/i&gt; sur la demande de &lt;strong&gt;Thierry Renard&lt;/strong&gt; [ &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.editions-brunodoucey.com/courage-dix-variations-sur-le-courage-et-un-chant-de-resistance/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Courage ! Dix variations sur le courage et un chant de r&#233;sistance&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;], je crois qu'il n'est pas dupe non plus par rapport au th&#232;me mais comme toujours chacun en fait ce qu'il veut, c'est le propre de toute anthologie. J'ai choisi quant &#224; moi de donner un po&#232;me de &lt;i&gt;La maison sans vitres&lt;/i&gt; &#233;crit sur la po&#233;sie de &lt;strong&gt;Patrick Laupin&lt;/strong&gt; car pour moi sa parole t&#233;moigne d'une r&#233;sistance absolue &#224; l'&#233;crasement des faibles en notre soci&#233;t&#233;, il redonne une voix &#224; tous ceux &#224; qui on a vol&#233; la leur, et en particulier aux enfants pour qui il a publi&#233; &lt;i&gt;Le courage des oiseaux &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;L'Alphabet des oubli&#233;s&lt;/i&gt;, magnifiques oeuvres qui redonnent de l'espoir, y compris dans la n&#233;cessit&#233; absolue de la langue, dans l'intense pouvoir de l'&#233;nonciation dont parlait jadis &lt;strong&gt;Breton&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe Jaffeux : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Je me suis pr&#233;cipit&#233; sur ta chronique &#171; Y aurait-il du courage &#224; &#233;crire un po&#232;me ? &#187;, car c'est une question qui me taraude depuis longtemps et &#224; laquelle je n'ai jamais trouv&#233; de r&#233;ponse. Quoiqu'il en soit je te remercie beaucoup d'avoir mentionn&#233; mon nom.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce probl&#232;me a peut-&#234;tre besoin d'&#234;tre compris par une contradiction. Je pense &#224; &lt;strong&gt;Pessoa &lt;/strong&gt; qui &#233;crivait &#171; Ce livre est celui de ma l&#226;chet&#233; &#187; et qui associe parfois l'acte d'&#233;crire &#224; une &#171; faiblesse &#187;. Il n'emp&#234;che que son &#339;uvre est colossale et que surtout, elle est support&#233;e par l'id&#233;e que les lettres mettent d'abord &#224; notre disposition des moyens de nous vaincre. En ce qui me concerne, je ne sors pas de cette perspective nietzsch&#233;enne qui suppose que la seule v&#233;ritable moyen d'&#233;crire (courageusement) consiste toujours &#224; &#233;crire contre soi-m&#234;me. L'id&#233;e que nous ne sommes pas des sujets mais &#171; des champs de batailles &#187; o&#249; se rencontrent une multiplicit&#233; de pulsions stimulantes. Bref, il y a, &#224; mon avis, du courage &#224; &#233;crire un po&#232;me (un anti-po&#232;me ou autre chose) lorsque celui-ci est d'abord &#233;crit contre soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis Dubost : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; (&#8230;) au d&#233;bott&#233;, apr&#232;s visite du site &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/i&gt;. Je ne sais pourquoi, sans doute par tr&#232;s mauvais esprit, j'ai associ&#233; ce &#171; Courage &#187; encens&#233; par le Printemps des Po&#232;tes &#224; &lt;i&gt; La po&#233;sie sauvera le monde &lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Jean-Pierre Sim&#233;on&lt;/strong&gt; : on se je la joue &#8220;h&#233;ro&#239;que&#8220; un peu trop facilement, &#231;a me rappelle les incessants &#171; le d&#233; bleu, ce courageux &#233;diteur &#187; qu'on me balan&#231;ait &#224; tire-larigot &#8212; le &#8220;on&#8221; n'en lisait bien s&#251;r aucun livre ! &#8212; et que je ne prenais pas tous les jours comme un compliment !&lt;br class='autobr' /&gt;
Bref ! j'ai ressorti des&lt;i&gt; Radis bleus&lt;/i&gt; de l'ami &lt;strong&gt;Pierre Autin-Grenier &lt;/strong&gt; cette formule (p. 292) &#224; rebrousse-poil qui fait imploser cette si rassurante bonne conscience consensuelle :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; Soyons juste : ce qui manque, le plus souvent, ce n'est pas le courage, c'est un peu de l&#226;chet&#233; .&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.castorastral.com/livre/nous-avec-le-poeme-comme-seul-courage/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nous, avec le po&#232;me comme seul courage&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Anthologie r&#233;unie et pr&#233;sent&#233;e par &lt;strong&gt;Jean-Yves Reuzeau&lt;/strong&gt;. Ed. Le Castor Astral. 400 p. 15&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;a href=&#034;https://www.editions-brunodoucey.com/courage-dix-variations-sur-le-courage-et-un-chant-de-resistance/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Courage ! Dix variations sur le courage et un chant de r&#233;sistance&lt;/a&gt; &lt;/i&gt;. Anthologie de 88 auteurs, &#233;tablie par Bruno Doucet et Thierry Renard. Ed. Bruno Doucet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#339;uvres de &lt;strong&gt;Patrick Laupin &lt;/strong&gt; sont publi&#233;es &#224; &lt;a href=&#034;http://www.larumeurlibre.fr/auteurs/patrick_laupin&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la Rumeur libre&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A para&#238;tre&lt;/strong&gt;, de &lt;strong&gt;Philippe Jaffeux&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Pages&lt;/i&gt;, aux &#233;ditions &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.plainepage.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Plaine Page&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Selon l'auteur, &lt;i&gt;Pages &lt;/i&gt; &lt;i&gt;est compos&#233; avec 52 (2x26) pages qui tentent d'articuler l'imm&#233;diatet&#233; des images (po&#233;sie spatiale) avec celle de la musique. 52 repr&#233;sente aussi le nombre de semaines dans une ann&#233;e. La galerie &#171; Les Frangines &#187; &#224; Toulon exposait depuis le 26/02/ 2019 une page diff&#233;rente (format affiche) chaque semaine jusqu'&#224; 26/02/2020&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
