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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>Sur une authentique bicyclette d'&#171; Avant-guerre &#187; aux roues voil&#233;es</title>
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		<dc:date>2024-04-26T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Talhouarn</dc:subject>
		<dc:subject>Cessiecq-Duprat</dc:subject>

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&lt;p&gt;Revenons &#224; nos Polders, voil&#224; un moment qu'ils n'ont pas fait l'actualit&#233;, &#224; l'exception de la note de service du : &#171; Je suis en manque &#187;, qui fut ma foi fort bien entendue. J'y reviendrai. Mais saluons auparavant la copieuse note de lecture que M&#233;lanie Cessiecq-Duprat consacre &#224; Avant-Guerre, d'Arnaud Talhouarn, 200&#7497; num&#233;ro de la collection Polder, un livre tout en mouvement, que le 10 avril dernier elle explorait pour les lecteurs de Poesibao, et qui fournira la mati&#232;re principale de cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Talhouarn-+.html" rel="tag"&gt;Talhouarn&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Cessiecq-Duprat-+.html" rel="tag"&gt;Cessiecq-Duprat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Revenons &#224; nos &lt;i&gt;Polders&lt;/i&gt;, voil&#224; un moment qu'ils n'ont pas fait l'actualit&#233;, &#224; l'exception de la note de service du : &#171; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Collection-Polder-Je-suis-en-manque.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Je suis en manque&lt;/a&gt; &#187;, qui fut ma foi fort bien entendue. J'y reviendrai. Mais saluons auparavant la copieuse note de lecture que &lt;strong&gt;M&#233;lanie Cessiecq-Duprat&lt;/strong&gt; consacre &#224; &lt;i&gt;Avant-Guerre&lt;/i&gt;, d'&lt;strong&gt;Arnaud Talhouarn&lt;/strong&gt;, 200&#7497; num&#233;ro de la collection &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt;, un &lt;i&gt;livre tout en mouvement,&lt;/i&gt; que le 10 avril dernier elle explorait pour les lecteurs de &lt;a href=&#034;https://www.poesibao.fr/arnaud-talhouarn-avant-guerre-lu-par-melanie-cessiecq-duprat/#more-4594&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Poesibao&lt;/a&gt;, et qui fournira la mati&#232;re principale de cette chronique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un mot auparavant sur le &lt;i&gt;manque&lt;/i&gt; &#233;voqu&#233; ci-dessus. Je dirai clairement que l'inqui&#233;tude alors exprim&#233;e est aujourd'hui effac&#233;e. Merci &#224; tous ceux qui ont r&#233;agi : la deuxi&#232;me livraison semestrielle 2024 des &lt;i&gt;Polders &lt;/i&gt; est d&#233;sormais assur&#233;e. Quant &#224; celle du premier semestre, les 201 &amp; 202 (on en reparlera bient&#244;t plus pr&#233;cis&#233;ment), ils sont pour l'heure en fabrication dans l'antre de Fontfourane, entre les mains d'&lt;strong&gt;Yves Artufel&lt;/strong&gt;, et seront diffus&#233;s comme &#224; l'habitude, dans la premi&#232;re quinzaine de mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La parole d&#233;sormais &#224; M&#233;lanie Cessiecq-Duprat &#224; propos d'&lt;i&gt;Avant-guerre&lt;/i&gt; d'Arnaud Talhouarn :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;face, r&#233;dig&#233;e par &lt;strong&gt; Guillaume Decourt&lt;/strong&gt;, nous annonce des po&#232;mes qui &#171; regardent &#187;, &#171; disent une volont&#233; d'&#234;tre intens&#233;ment &#187; m&#234;me s'ils &#171; se confrontent &#224; cette impossibilit&#233; premi&#232;re &#187;. &#171; Ils n'ont pas peur du vide &#187; mais &#171; attendent une r&#233;ponse humaine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier chapitre intitul&#233; &lt;i&gt;Entr&#233;e imminente&lt;/i&gt;, nous place d&#232;s le d&#233;but dans une forme d'urgence &#8212; celle de l'&#233;criture qui pousse l'auteur &#224; se lancer, &#224; &#171; faire [s]on entr&#233;e &#187; &#8212; mais aussi celle de la posture dans laquelle on se trouve propuls&#233; de lecteur &#224; spectateur, face &#224; une sc&#232;ne (celle du jeu litt&#233;raire ?) qui fait de l'auteur le &#171; h&#233;ros de cette pi&#232;ce qui a d&#233;j&#224; d&#233;but&#233; &#187;. Indiquant qu'il &#171; entend le murmure de voix &#187;, sans trancher sur le fait qu'il s'agisse des n&#244;tres ou de celles qui lui dictent ses mots, Arnaud Talhouarn semble conscient de se pr&#234;ter &#224; un jeu, celui d'acteur endossant ici le r&#244;le d'&#233;crivain (le h&#233;ros) de sa propre histoire qu'il met en sc&#232;ne, donne &#224; lire et &#224; voir, sans pour autant se prendre pour quelqu'un (car bien que h&#233;ros, il demeure anonyme). Conscient aussi, &#224; travers ce murmure, cette rumeur qui lui parvient d'un public invisible et pourtant bien pr&#233;sent m&#234;me s'il sera diff&#233;r&#233;, incarn&#233; par chaque potentiel lecteur, que le jugement rendu, une fois le livre lu, finira par se joindre au brouhaha ambiant dont il n'aura en effet qu'un lointain &#233;cho, quelques bribes, comme celles que je livre ici. Ce premier chapitre affirme aussi que le texte n'est pas connu d'avance, qu'il lui sera transmis par on ne sait quel canal ou puissance sup&#233;rieure, un moyen venu d'ailleurs (le souffle du souffleur ou de l'inspiration) rejoignant probablement ce que tout auteur a parfois la sensation d'exp&#233;rimenter dans son processus d'&#233;criture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le chapitre suivant, &lt;i&gt;Roulement &#224; billes&lt;/i&gt;, pass&#233; une nouvelle &#233;vocation de l'acteur-&#233;crivain &#224; travers cette constatation r&#233;sign&#233;e : &#171; Il &#233;tait fatal que tu sois le h&#233;ros de cette existence qui, &#224; tout prendre, est encore la tienne &#187;, on d&#233;couvre une machine &#171; difficile &#224; man&#339;uvrer &#187;, &#171; articul&#233;[e] avec les roues voil&#233;es d'une inqui&#233;tude naturelle (c'en est une) et un sens surd&#233;velopp&#233; de l'autod&#233;rision (c'est l'autre) &#187; : &#171; une authentique bicyclette fran&#231;aise &#187;. Elle nous laisse deviner qu'on ne doit pas s'attendre aux grands moyens pour &#234;tre transport&#233;s, mais seulement &#224; ce qui &#171; avance, pourtant &#187; et traverse toutes sortes de sc&#232;nes &#224; port&#233;e d'humain, concr&#232;tes ou abstraites, depuis &lt;i&gt;La couleur rouge&lt;/i&gt; (titre du troisi&#232;me chapitre) aux mouvements de &lt;i&gt;Tourbillons&lt;/i&gt; (titre du dernier), en passant par les &lt;i&gt;Retours en enfance&lt;/i&gt; sur cette terre bretonne qui &#171; garde une partie de sa puissance &#187; mais o&#249; il &#171; ne reviendra pas &#187;, comme il &#171; ne reviendra jamais nulle part &#187; ; les &lt;i&gt;Abords du fleuve&lt;/i&gt; o&#249; finissent peut-&#234;tre tous les fragments qu'il aura laiss&#233; &#171; retomber dans les marges rendues soigneusement invisibles du texte &#8216;fini' &#187; ; la &lt;i&gt;Ballade de celui qui f&#234;te le d&#233;part &lt;/i&gt; en &#171; allant d'un pas plus s&#251;r, dans la direction qu'une main d&#233;signait &#187; ; et les &lt;i&gt;Heures perdues&lt;/i&gt; &#224; observer les &#171; cartographie des veines &#187; sur un &#171; avant-bras dont l'int&#233;rieur est tourn&#233; vers le ciel &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ensuivent donc, &#224; travers les chapitres qui courent au-del&#224; du deuxi&#232;me, des allers-retours entre autobiographie et observation du monde ext&#233;rieur, avec des changements d'&#233;chelle o&#249; l'on passe de plans d'ensembles (sur des paysages, des lieux, des situations) &#224; des gros plans (sur des d&#233;tails mat&#233;riels, des personnes ou des &#233;l&#233;ments de la nature) qui nous font voyager aussi bien dans l'espace que dans le temps. L'image de la &#171; bicyclette fran&#231;aise &#187; est d'ailleurs aussi une machine &#224; parcourir le temps &#8212; celui de l'histoire, de l'existence &#8212; avec ses deux roues l&#233;g&#232;rement d&#233;fectueuses puisque &#171; voil&#233;es &#187; (&#233;voquant les voiles d'un bateau &#8212; un vaisseau &#8212;, qui renforcent l'id&#233;e du voyage et celle du transport m&#233;taphorique) mais qui restent indissociables puisque reli&#233;es au m&#234;me engrenage, celui d'un r&#233;el mat&#233;riel o&#249; les &#171; incidents techniques [sont] ind&#233;pendants de notre volont&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'empruntant souvent un ton fataliste et malgr&#233; l'aspect fragmentaire de la forme, l'ensemble est r&#233;ussi parce qu'il contient une fluidit&#233; dans son cheminement, un mouvement o&#249; l'auteur s'autorise &#224; explorer librement divers pans de cette existence dont il semble parfois le premier surpris, comme s'il &#233;tait &#224; la fois dedans &#8212; acteur actif &#8212; et &#224; c&#244;t&#233;, ou en dehors &#8212; observateur plus que spectateur &#8212;, se questionnant souvent sur ce qu'il vit ou se moquant de lui-m&#234;me, avec quelques moments d'affirmation d'o&#249; surgissent des certitudes revigorantes.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Arnaud Talhouarn&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Avant-guerre&lt;/i&gt;, pr&#233;face de &lt;strong&gt;Guillaume Decourt&lt;/strong&gt;, couverture de &lt;strong&gt;Nolween Camenen&lt;/strong&gt;, Polder 200, &#233;dit&#233; par &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Gros Textes&lt;/i&gt;, 2023, 54 p., 7&#8364;. On se procure ce livre contre 7&#8364; (port compris) &#224; l'adresse de la revue &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; ( 11 rue G&#233;n&#233;ral Sarrail - 89000 Auxerre) ou &#224; la boutique ouverte sur le site : &lt;strong&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/-La-boutique-.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'abonne &#224; la collection &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; contre 24 &#8364; pour l'ann&#233;e (ou quatre opuscules) &#224; l'adresse de &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/i&gt;, ch&#232;que &#224; l'ordre de &#034;&lt;i&gt;les Palefreniers du r&#234;ve&lt;/i&gt;&#034; ou par &lt;i&gt;Paypal &lt;/i&gt; : Tout renseignement sur l'onglet : &lt;i&gt;S'abonner&lt;/i&gt; : &lt;strong&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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