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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>I.D n&#176; 1043 : Ce qu'elles crient dans leur t&#234;te, t'entends pas ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Anselmet</dc:subject>
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		<dc:subject>Perigon</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A la faveur des lectures &#224; haute voix, toutes plus ou moins performances d&#233;sormais, s'est install&#233;e &#8211; le fait n'est certes pas nouveau -, une forme d'&#233;criture qui tend, peut-&#234;tre pas &#224; &#234;tre dominante, mais &#224; donner &#224; coup s&#251;r des gages d'une certaine modernit&#233;. Je la d&#233;crivais il y a peu chez Florentine Rey, par exemple (I.D n&#176;1038) comme un flux de paroles non ponctu&#233;, parmi lequel l'auteure s'appliquait &#224; pratiquer des pr&#233;l&#232;vements qui devenaient po&#232;mes. &#201;criture &#224; laquelle recourent, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Perigon-+.html" rel="tag"&gt;Perigon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A la faveur des lectures &#224; haute voix, toutes plus ou moins performances d&#233;sormais, s'est install&#233;e &#8211; le fait n'est certes pas nouveau -, une forme d'&#233;criture qui tend, peut-&#234;tre pas &#224; &#234;tre dominante, mais &#224; donner &#224; coup s&#251;r des gages d'une certaine modernit&#233;. Je la d&#233;crivais il y a peu chez &lt;strong&gt;Florentine Rey&lt;/strong&gt;, par exemple (&lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-1037-Quand-je-serai-grande-je-serai-feu-follet.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176;1038)&lt;/a&gt; comme un flux de paroles non ponctu&#233;, parmi lequel l'auteure s'appliquait &#224; pratiquer des pr&#233;l&#232;vements qui devenaient po&#232;mes. &#201;criture &#224; laquelle recourent, comme naturellement, de nombreuses voix &#233;mergentes. Pas toujours avec autant de s&#233;duction imm&#233;diate que chez &lt;strong&gt;Cl&#233;mence P&#233;rigon&lt;/strong&gt;, dans ce qui semble &#234;tre un premier livre : &lt;i&gt;Tu passes du il au elle au lit&lt;/i&gt; (titre, en revanche, un peu laborieux, non ?) :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;r&#234;ves de dessous modernes port&#233;s par un bonjour tristesse au visage &#233;maci&#233; aux sourcils trop &#233;pil&#233;s aux cheveux &#233;m&#233;ch&#233;s au cardigan &#224; la robe qui se soul&#232;ve facilement aux jambes les plus charmantes r&#234;ves de dessous lubriques et noirs sous une &#226;me riante les plus belles blondes jonglent avec leurs jambes&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Texte intrigant, d'une belle sensualit&#233;. Il m'est impossible de reproduire ici, ne disposant que d'une police et de possibilit&#233; de mise en page des plus ordinaires, l'abord d&#233;sorientant de ce livre, auto&#233;dit&#233; selon toute apparence, mais b&#233;n&#233;ficiant du savoir-faire des&lt;i&gt; &lt;a href=&#034;https://www.jardintypographique.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jardins typographiques&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. : imaginez des pages blanches au pied desquelles sourdent les textes comme autant de notes de bas de page auxquelles ils empruntent la taille, imprim&#233;s dans un corps maigre, exigeant de la part du lecteur ou de la lectrice une impeccable acuit&#233; visuelle. Tous sont brefs, r&#233;duits parfois &#224; une phrase unique :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Ces deux voix discordantes s'entrem&#234;lent aux branches tombent dos &#224; dos ou nues sur l'autre dans la p&#233;nombre on ne sait pas&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le rapprochement est tentant entre le parti-pris d'&#233;criture de Cl&#233;mence Perigon et celui de &lt;strong&gt;Christine Zhiri&lt;/strong&gt;, en son deuxi&#232;me opus : &lt;i&gt;J'elle et noix&lt;/i&gt;, aux &#233;ditions &lt;a href=&#034;http://www.plainepage.com/contact.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Plaine Page&lt;/a&gt;, et qui succ&#232;de &#224; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-183.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Vracquentaire&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, accueilli en 2019 dans la collection &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt;, sous une pr&#233;face de &lt;strong&gt;James Sacr&#233;&lt;/strong&gt;. L'une comme l'autre de nos auteures du jour &lt;i&gt;errent dans les banlieues de la pens&#233;e&lt;/i&gt;, Christine Zhiri se livrant, sans retenue quant &#224; elle, &#224; un flux de paroles chaotiques, en leur d&#233;bit ininterrompu - &lt;i&gt;fracas d'une course en d&#233;traque&lt;/i&gt;, pour reprendre le sous-titre de &lt;i&gt;Vracquentaire &lt;/i&gt; - et que la po&#232;te d&#233;finit cette fois comme expression d'une &lt;i&gt;dinguerie qui occupe toute ma bouche&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
et tu baragouines un charabia de mots qui emm&#234;lent les pieds et brouillent les yeux que je me rentre tout &#224; l'int&#233;rieur de moi et que tu peux pas me voir tu sais pas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et que tu sais pas la guerre dans mon corps et que tu sais pas la guerre dans ma t&#234;te que j'ai un champ de mines des bombes &#224; retardement qui crevassent mes r&#234;ves et que je cours toute la nuit avec les pieds qui me font tomber&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un premier monologue : &lt;i&gt;Tu sais pas&lt;/i&gt;, s'adresse apparemment &#224; un interlocuteur obstin&#233;ment muet, tenu pour responsable de la situation ( &lt;i&gt;et je crie tr&#232;s fort dans ma t&#234;te que tu n'entends pas&lt;/i&gt;), &#224; moins que la narratrice, en un d&#233;doublement de personnalit&#233;, ne s'en prenne qu'&#224; une part d'elle-m&#234;me, dans l'espoir de dompter les forces tumultueuses qui l'agitent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;je&lt;/i&gt; devient &lt;i&gt;elle &lt;/i&gt; dans la seconde partie : &lt;i&gt;Elle et noix&lt;/i&gt;, anim&#233;e par ailleurs d'une m&#234;me &lt;i&gt;dinguerie &lt;/i&gt; et t&#233;moignant d'une m&#234;me souffrance :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;mais le pire c'est le vide dans la t&#234;te qu'elle est pas oblig&#233;e de faire quoi elle ne sait pas alors le rire rentre dans la t&#234;te et quand m&#234;me &#231;a fait peur le vide qui force &#224; faire rien et qu'elle voudrait bien brasser en moulinets t&#234;te baiss&#233;e et qu'elle astique fort les planches d'un billot o&#249; les t&#234;tes roulent d&#233;capit&#233;es tellement vides qu'elles sont des cr&#226;nes&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Serions-nous revenus en ces lieux hospitaliers ( et tout autant inhospitaliers) o&#249; il y a peu nous entrainait &lt;strong&gt;Pierre Anselmet&lt;/strong&gt; en son livre &lt;i&gt;Na&#238;tre de col&#232;re&lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-1039-Un-tour-de-valse-chez-les-neuneus.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;(&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; 1040)&lt;/a&gt;, o&#249; chacun monologue enferm&#233; dans sa bulle, poursuivant son obsession, occup&#233; &#224; ses t&#226;ches obscures obstin&#233;ment ? Parall&#232;lement au discours d'Elle, affleure de loin en loin, en bas de page, signal&#233; par une &#233;criture en italique, un discours autre, de Lui, le casseur de noix. Effet d'&#233;tranget&#233; assur&#233; (et justification du titre, par la m&#234;me occasion) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;et &#224; ses coups de dents r&#233;p&#233;t&#233;s une noix r&#233;siste qu'il dit ah &#231;a c'est un peu fort de caf&#233; une noix qui fait la forte t&#234;te je m'en vais lui dire quoi je pense &#224; cette noix-l&#224; qu'il tripote entre ses doigts le regard en fouille dans les replis de la cervelle coqu&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Restent &#224; Christine Zhiri comme &#224; Cl&#233;mence Perigon &#224; &#233;prouver leur texte sur la sc&#232;ne, pour laquelle ils semblent avoir &#233;t&#233; &#233;crits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; :&lt;strong&gt; Cl&#233;mence P&#233;rigon&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Tu passes du il au elle au lit&lt;/i&gt;. A commander chez l'auteure ( 19&#8364;) 7 place Michel de l'Hospital &#8211; 63000 Clermont-Ferrand. clemenceperigon@gmail.com.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christine Zhiri &lt;/strong&gt; :&lt;i&gt; J'elle et noix&lt;/i&gt; . &#201;ditions &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.plainepage.com/contact.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Plaine page&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; ( Zone d'Int&#233;r&#234;t Po&#233;tique - 185 Rue des Tanneurs - 83670 Barjols) 70 p. 10&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me auteure : &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-183.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Vracquentaire&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt; Fracas d'une course en d&#233;traque&lt;/i&gt;. Pr&#233;face :&lt;strong&gt; James Sacr&#233;&lt;/strong&gt;. Couverture : &lt;strong&gt;Janna Zhiri&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt; n&#176; 183 : 8&#8364; (dont 2&#8364; de port) &#224; l'adresse de la revue &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; 11 rue G&#233;n&#233;ral Sarrail - 89000 Auxerre).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> I.D n&#176; 1040 : Un tour de valse chez les neuneus</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-1039-Un-tour-de-valse-chez-les-neuneus.html</link>
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		<dc:date>2023-04-30T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Anselmet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rire avant le suicide : vous cueille direct la premi&#232;re phrase (premi&#232;re frappe) du livre, le cinqui&#232;me de Pierre Anselmet, Na&#238;tre de col&#232;re, aux &#233;ditions du Cygne. L'occasion aussi d'avoir des nouvelles de ce po&#232;te attachant : les plus r&#233;centes dataient du 22 septembre 2021 et de l'I.D n&#176; 955, o&#249; je rendais compte de Soli, publi&#233; chez Stellamaris. &lt;br class='autobr' /&gt; Encore une fois, l'on reste entre soulagement, - celui de constater que contre vents et mar&#233;es Pierre Anselmet poursuit sa d&#233;marche (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Rire avant le suicide&lt;/i&gt; : vous cueille direct la premi&#232;re phrase (premi&#232;re frappe) du livre, le cinqui&#232;me de &lt;strong&gt;Pierre Anselmet&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Na&#238;tre de col&#232;re&lt;/i&gt;, aux &lt;a href=&#034;http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-pierre-anselmet.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&#233;ditions du Cygne&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. L'occasion aussi d'avoir des nouvelles de ce po&#232;te attachant : les plus r&#233;centes dataient du 22 septembre 2021 et de l'&lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-955-De-Baudelaire-a-Booba.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; 955&lt;/a&gt;, o&#249; je rendais compte de &lt;i&gt;Soli&lt;/i&gt;, publi&#233; chez &lt;i&gt;Stellamaris&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Encore une fois, l'on reste entre soulagement, - celui de constater que contre vents et mar&#233;es Pierre Anselmet poursuit sa d&#233;marche d'&#233;criture et d'&#233;dition ; celui, plus simplement, de le savoir vivant et plus enrag&#233; que jamais (on l'aura compris, &lt;i&gt;Na&#238;tre de col&#232;re&lt;/i&gt; commence par l'&#233;vocation d'une tentative de suicide) - et consternation &#224; l'&#233;nonc&#233; des &#233;preuves qu'il a travers&#233;es et surmont&#233;es, sur lesquelles il revient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa courte bio, en 4&#232;me de couverture, est on ne peut plus explicite : &lt;i&gt;C'est &#224; l'&#226;ge de 17 ans qu'il a eu son premier coup de folie&lt;/i&gt;, est-il rapport&#233;.&lt;i&gt; S'en suivront de nombreux s&#233;jours en psychiatrie... S&#233;jours durant lesquels on lui diagnostiquera un trouble &#171; Borderline &#187;,ou en fran&#231;ais&#171; &#201;tat limite &#187;&lt;/i&gt;. Les livres pr&#233;c&#233;dents n'en ont pas fait myst&#232;re, ont tir&#233; mati&#232;re d'une vie tourment&#233;e, inaugur&#233;e par une &lt;i&gt;enfance traumatisante&lt;/i&gt;, selon ses dires, et dont ses &#233;crits ont port&#233; t&#233;moignage d&#232;s le premier recueil : &lt;i&gt;Les Nerfs sauvages&lt;/i&gt;, &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-147.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;polder&lt;/i&gt; n&#176; 147&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;journal de souffrance et d'initiation litt&#233;raire, sous influence, d&#233;clar&#233;e (Pollock, action writing) ou non (Artaud, Van Gogh)&lt;/i&gt;, selon le &lt;i&gt;Cahier Critique de Po&#233;sie&lt;/i&gt; que publiait &#224; l'&#233;poque la &lt;i&gt;Maison de po&#233;sie&lt;/i&gt; marseillaise.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Mais voil&#224; qu'un jour on se r&#233;veille... La t&#234;te en vrac... Mal foutu... Cass&#233; en mille morceaux... Dans des draps de 2012... On est &#224; l'h&#244;pital... Intub&#233;... R&#233;anim&#233; de force... Lavage d'estomac... Des courbatures... Conscience toujours... Sorti d'affaire... Rat&#233;... On est en vie... Un psychiatre vient, propose quelques jours en psychiatrie... Pour se reposer... Prendre le temps... On accepte... Adapt&#233;... Adapt&#233; depuis longtemps... Pas pass&#233; loin, encore une fois... Mais en vie... Malgr&#233; tout... Invincible c&#339;ur de b&#339;uf... De la trempe des guerriers !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ainsi rena&#238;t-il, apr&#232;s le suicide rat&#233;. &lt;i&gt;Un &#234;tre de col&#232;re&lt;/i&gt;, toujours &#8211; pour jouer avec les mots du titre. Le fragment ci-dessus donne le ton et le tempo, avec ce hal&#232;tement si caract&#233;ristique marqu&#233; par les points de suspension. Suit le r&#233;cit d'un s&#233;jour en h&#244;pital psychiatrique, rapport&#233; par bribes, au rythme des affleurements de la conscience, tant&#244;t dans une froide distance, avec v&#233;h&#233;mence tant&#244;t, dans une langue volontiers populaire, et toujours avec bienveillance, teint&#233;e d'ironie certes parfois, quand le narrateur se penche sur ses compagnons d'infortune : Christian, &lt;i&gt;beau b&#233;b&#233; de 125 kilos&lt;/i&gt; ; le bon Paulo &lt;i&gt;qui voit des fant&#244;mes&lt;/i&gt;, Momo le Belge : &lt;i&gt;Enferm&#233;... Sangl&#233;... Piqu&#233;...&lt;/i&gt; ; Jojo l'gratteur et combien d'autres accident&#233;s de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;R&#233;veil &#224; 8h... En sursaut... On &#233;merge... On a bav&#233; sur l'oreiller... On dirait du sperme dans la barbe mal taill&#233;e... Les couloirs sont exigus... Pilotage automatique jusqu'&#224; la pharmacie... On attend le traitement... Entre dans la pi&#232;ce, s'assied, tend la main... Un cachet tombe sur le lino... Bleu sur bleu... Tant pis... On le retrouvera bien un jour...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi matin c'est petit pain au lait... D&#233;ca, lait, confiture, miel, c&#233;r&#233;ales... &#199;a d&#233;jeune en silence... On a les plaisirs qu'on peut...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis la Terrasse... Cendrier qui d&#233;borde... Clopes &#224; moiti&#233; fum&#233;es... CBD... CPC... Centre Pour Cingl&#233;s... Dosto&#239;evski... Et l'autre, la petite, la voil&#224; encore partie... On la cherche... L'unit&#233; est en &#233;moi... On appelle &#224; droite, &#224; gauche... 20 ans et d&#233;j&#224; scarifi&#233;e... Sacrifi&#233;e sur l'autel des trouducs... Harcel&#233;e mille fois... En cours... Sur internet... Marre de tout... Ch&#232;re &#226;me... Tout ira mieux tu verras... La vingtaine c'est de la merde... Tu verras... Le temps, c'est tout...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la valse des neuneus...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Je laisse chacun et chacune plonger plus avant dans les profondeurs, tourments et d&#233;sirs, de cette &lt;i&gt;&#226;me&lt;/i&gt; que Pierre Anselmet expose, met &#224; nu, en une &lt;i&gt;totale ind&#233;cence&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Na&#238;tre prend du temps, parfois toute une vie&lt;/i&gt;, note-t-il dans les derni&#232;res pages de son po&#232;me. Est-il sur la bonne voie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je me fais violence&lt;/i&gt;, dit un r&#233;cent courriel, &lt;i&gt;et j'essaie de promouvoir mon bouquin malgr&#233; ma tendance &#224; rester seul dans mon petit monde... Je fais donc une session signature, en mars, dans une librairie vichyssoise... Une lecture le 5 avril... Puis une autre en mai...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Pierre Anselmet &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-pierre-anselmet.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Na&#238;tre de col&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. &#201;ditions du Cygne ( 4, rue Vulpian - 75013 Paris). 86 pages. 12&#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>I.D n&#176; 957 : Sortie de route</title>
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		<dc:date>2021-09-27T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Anselmet</dc:subject>
		<dc:subject>Maltaverne</dc:subject>
		<dc:subject>Ruhlmann</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une premi&#232;re catastrophe inaugurerait toute existence humaine : la naissance. Apr&#232;s quoi l'on serait engag&#233; dans une plus ou moins longue ligne droite de souffrance et d'un d&#233;sespoir dont Patrice Maltaverne ne s'est pas remis. L'objet qui lui para&#238;t concentrer tout le malheur des hommes est l'automobile en sa fatalit&#233; bruyante, de conserves enferm&#233;es / sous son couvercle de t&#244;le , quand elle n'est pas mortelle. Et le po&#232;te d'entonner le chant fun&#232;bre de La voiture accident&#233;e du futur, chez (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Ruhlmann-+.html" rel="tag"&gt;Ruhlmann&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une premi&#232;re catastrophe inaugurerait toute existence humaine : la naissance. Apr&#232;s quoi l'on serait engag&#233; dans une plus ou moins longue ligne droite de souffrance et d'un d&#233;sespoir dont&lt;strong&gt; Patrice Maltaverne&lt;/strong&gt; ne s'est pas remis. L'objet qui lui para&#238;t concentrer tout le malheur des hommes est l'automobile en sa fatalit&#233; bruyante, &lt;i&gt;de conserves enferm&#233;es / sous son couvercle de t&#244;le &lt;/i&gt; , quand elle n'est pas mortelle. Et le po&#232;te d'entonner le chant fun&#232;bre de &lt;i&gt;La voiture accident&#233;e du futur&lt;/i&gt;, chez &lt;a href=&#034;http://urticalitblog.blogspot.com/2020/09/la-voiture-accidentee-du-futur-de.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Urtica&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette fascination de Patrice Maltaverne pour la voiture est de longue date : on n'intitule pas sans raison&lt;i&gt; Traction-Brabant &lt;/i&gt; le po&#233;zine qu'on lance ( c'&#233;tait en 2004) dans la m&#234;l&#233;e des revues, comme le remarque justement &lt;strong&gt;Walter Ruhlman &lt;/strong&gt; dans la pr&#233;face, o&#249; est &#233;voqu&#233;e &lt;i&gt;la lubie&lt;/i&gt; de l'auteur &lt;i&gt;pour la m&#233;canique&lt;/i&gt;. Confirmation de cette fascination / r&#233;pulsion avec la parution au &lt;a href=&#034;http://lecitrongareeditions.blogspot.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Citron-Gare&lt;/a&gt;, la collection que Patrice Maltaverne dirige, d'une anthologie de po&#232;mes publi&#233;s majoritairement en revues - dont &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/i&gt;, comme il para&#238;t aller de soi (dans nos num&#233;ros 91 &amp; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-121.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;121&lt;/a&gt;, pour &#234;tre pr&#233;cis) - sous le titre on ne peut plus explicite :&lt;i&gt; Le T&#234;te-&#224;-queue de la jeunesse posthume&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car dans l'imaginaire de Patrice Maltaverne la voiture fait davantage de t&#234;te-&#224;-queue, de sorties de route, qu'elle ne roule paisiblement sur une voie rapide, comme il reste malgr&#233; tout d'usage : le po&#232;te va jusqu'&#224; sugg&#233;rer, comble sans doute de sa jouissance :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Il faudrait laisser &lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes les voitures &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur les lieux de l'accident&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans les visions qu'il nous impose au fil des po&#232;mes du recueil, &lt;i&gt;Les pneus de la voiture d&#233;collent / Et la machine se s&#233;pare instantan&#233;ment / Du corps de son conducteur pris au pi&#232;ge&lt;/i&gt;, ou : &lt;i&gt;Il n'a pas frein&#233; assez vite / sur le goudron tremblant / Au gril de l'imaginaire&lt;/i&gt;. D&#232;s lors&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Il ne reste plus qu'&#224; ressentir &lt;br class='autobr' /&gt;
Encore et toujours &lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;sence meurtri&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
de la cylindr&#233;e &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le temps est bien r&#233;volu de la c&#233;l&#233;bration de l'automobile reine, ou m&#234;me d'une nostalgie pour &lt;i&gt;la bagnole toujours b&#234;te / qui tire toujours vers les vacances&lt;/i&gt;. Fin de r&#232;gne : l'ouvrage qui nous est propos&#233; dresse en vers irr&#233;guliers un tombeau &#224; l'endroit de ce qu'il convient de consid&#233;rer d&#233;sormais comme &lt;i&gt;un tombeau roulant&lt;/i&gt;, avant de finir comme &lt;i&gt;&#233;pave&lt;/i&gt;, laquelle plus encore que le moment m&#234;me de l'accident, procure &#224; l'auteur un frisson esth&#233;tique devant ce qu'il en reste, &#224; &lt;i&gt;la perfection d'une statue involontaire&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur cette th&#233;matique automobile, Patrice Maltaverne semble s'adonner &#224; des libres improvisations qu'il d&#233;livre apparemment telles quelles, dans leur imperfection et leur brutalit&#233; non exemptes de dissonances, dont on pourrait trouver des &#233;quivalences dans le free-jazz, assez proches en d&#233;finitive des &lt;i&gt;Soli &lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Pierre Anselmet&lt;/strong&gt; que je chroniquais r&#233;cemment (&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; 955), mais &#224; l'image aussi de son po&#233;zine &lt;i&gt;Traction-Brabant&lt;/i&gt; dont il pr&#233;serve soigneusement la pr&#233;sentation anarchique. Une po&#233;sie grin&#231;ante, une noirceur d'un mauvais go&#251;t assum&#233; : je reproduis en son int&#233;gralit&#233; ci-dessous un bel exemple :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Mon aire de jeux ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces parkings de supermarch&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
O&#249; il s'agit de rep&#233;rer &lt;br class='autobr' /&gt;
La voiture qui ne fonctionne plus&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La blessure invisible&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui coule du pare-brise en poussi&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces pneus d&#233;gonfl&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme celle d'une brouette&lt;br class='autobr' /&gt;
Ou d'un v&#233;lo pire que couch&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aimerais conna&#238;tre l'histoire&lt;br class='autobr' /&gt;
De son propri&#233;taire enfui dans les feuilles d'automne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bient&#244;t quelques insectes &lt;br class='autobr' /&gt;
Un sac de serpent&lt;br class='autobr' /&gt;
Et de la mousse&lt;br class='autobr' /&gt;
S'agrippent au moteur&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec cette obsession de chercher la lumi&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant &#233;crasante&lt;br class='autobr' /&gt;
D'encadrer ce portrait de famille&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans famille&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce vitrail d&#233;croch&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
En plein d&#233;sert&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne n'y voit de religion&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais l'absence de dieu se dessine&lt;br class='autobr' /&gt;
Derri&#232;re les vitrines&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En route vers le Crash final et d&#233;finitif, semble-t-il ...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#233;rage &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Patrice Maltaverne&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;La voiture accident&#233;e du futur&lt;/i&gt;. Illustration de couverture : &lt;strong&gt;Andy Amstrong&lt;/strong&gt;. Ed. &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://urticalitblog.blogspot.com/2020/09/la-voiture-accidentee-du-futur-de.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Urtica&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (- par ch&#232;que &#224; l'ordre de &lt;strong&gt;Walter Ruhlmann&lt;/strong&gt; - 60, rue du Prieur&#233; - 76540 &#201;cretteville-sur-mer ou wruhlmann@laposte.net ). 50 p. 10&#8364;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Du m&#234;me auteur&lt;/strong&gt; : : &lt;i&gt;Le T&#234;te-&#224;-queue de la jeunesse posthume&lt;/i&gt;. Ed. &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://lecitrongareeditions.blogspot.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Citron-Gare&lt;/a&gt; &lt;/i&gt; ( (1 rue des Couvents &#8211; 57950 Montigny-l&#232;s Metz ) 82 p. 10&#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>I.D n&#176; 955 : De Baudelaire &#224; Booba</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-955-De-Baudelaire-a-Booba.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Anselmet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On ne publie pas impun&#233;ment par deux fois un auteur dans la collection dont on est responsable sans ressentir pour cet auteur un attachement particulier. Sans l'avoir jamais rencontr&#233;, notez bien, pour ce qui concerne Pierre Anselmet, dont se sont succ&#233;d&#233; Les Nerfs sauvages, polder n&#176; 147 au second semestre 2010, et Les Nuages, polder n&#176; 158 au printemps 2013, date &#224; partir de laquelle il ne donna plus signe de vie, ou pour le moins d'une quelconque activit&#233; litt&#233;raire, po&#233;tique, picturale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On ne publie pas impun&#233;ment par deux fois un auteur dans la collection dont on est responsable sans ressentir pour cet auteur un attachement particulier. Sans l'avoir jamais rencontr&#233;, notez bien, pour ce qui concerne &lt;strong&gt;Pierre Anselmet&lt;/strong&gt;, dont se sont succ&#233;d&#233; &lt;i&gt;Les Nerfs sauvages&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;polder &lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-147.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;147&lt;/a&gt; au second semestre 2010, et &lt;i&gt;Les Nuages&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;polder &lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-158.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;158&lt;/a&gt; au printemps 2013, date &#224; partir de laquelle il ne donna plus signe de vie, ou pour le moins d'une quelconque activit&#233; litt&#233;raire, po&#233;tique, picturale m&#234;me puisque &#233;galement il peignait, aussi rageusement que dans son &#233;criture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et voil&#224; qu'il r&#233;appara&#238;t, aussi brusquement qu'il avait rompu, avec un nouveau recueil, de 100 pages, ce qui de fait force l'attention : &lt;i&gt;Soli&lt;/i&gt;. Aux &#233;ditions &lt;a href=&#034;https://editionsstellamaris.blogspot.com/p/portail.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Stellamaris&lt;/a&gt;, dont je d&#233;couvre l'existence pour l'occasion, bien que les activit&#233;s de cette maison aient d&#233;marr&#233; en 2012 et que son catalogue propose aujourd'hui quelque quatre cents titres, sur des registres les plus divers, avec une forte dominante (aux deux tiers, indique l'&#233;diteur) po&#233;tique. Pourquoi Pierre Anselmet dont les liens, avec la petite &#233;dition, &#233;taient loin d'&#234;tre insignifiants, est-il all&#233; proposer son manuscrit &#224; un &#233;diteur encore plus obscur, de bonne volont&#233; semble-t-il, mais pour qui le probl&#232;me de la diffusion para&#238;t le moindre des soucis, s'en remettant &#224; la capacit&#233; de l'auteur &#224; promouvoir son propre ouvrage, qu'il a dans certains cas en partie financ&#233;, comme le laissent appara&#238;tre certaines indications du contrat&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Proposer aux auteurs un contrat &#233;quilibr&#233; dans les droits et obligations des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, il y a une certaine amertume &#224; voir Pierre Anselmet passer de &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; en &lt;i&gt;Stellamaris &lt;/i&gt; : nos ouvrages, si modestement diffus&#233;s qu'ils soient (mais ils le sont !), n'ont-ils pas la pr&#233;tention ( pas toujours vaine, force est de le constater) &lt;i&gt;d'&#234;tre un tremplin vers des aventures &#233;ditoriales plus ambitieuses&lt;/i&gt; : rat&#233;, pour le coup !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Soli &lt;/i&gt; s'inscrit sans rupture par ses th&#232;mes et son &#233;criture dans la lign&#233;e de &lt;i&gt;Nuages &lt;/i&gt; et des &lt;i&gt;Nerfs&lt;/i&gt; sauvages, en sa premi&#232;re partie particuli&#232;rement, &#233;crits en longs po&#232;mes de vers libres, et qui permet un survol des mis&#232;res et gal&#232;res v&#233;cues par le narrateur, d&#232;s l'enfance o&#249; il subit les brutalit&#233;s du p&#232;re, re&#231;oit &lt;i&gt;la trempe du papa &lt;/i&gt; &#224; cause &lt;i&gt;du lit tremp&#233; &lt;/i&gt; (&lt;i&gt;dieu te prot&#232;ge comme il peut / mais parfois papa est trop fort&lt;/i&gt; ) et jusqu'&#224; &lt;i&gt;La grande d&#233;ception &lt;/i&gt; (titre de cette premi&#232;re partie), que peut &#234;tre le lot de l'amour, &#224; la sortie d'une adolescence marqu&#233;e par l'alcool et les drogues, par des s&#233;jours en h&#244;pital psychiatrique.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
J'&#233;tais tellement perdu que je redevenais sauvage&lt;br class='autobr' /&gt;
je ne me lavais plus&lt;br class='autobr' /&gt;
et passais mes journ&#233;es &#224; penser mon espace&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; poncer mon esprit&lt;br class='autobr' /&gt;
nuan&#231;ant le monde &#224; l'infini&lt;br class='autobr' /&gt;
passant de songe en songe&lt;br class='autobr' /&gt;
seul assez souvent&lt;br class='autobr' /&gt;
un peu &#224; c&#244;t&#233; de mes amis&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; deux doigts d'&#234;tre vivant&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; vraiment pas loin&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; juste un souffle d'&#234;tre gai&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pierre Anselmet s'avance sans masque, ne se m&#233;nage gu&#232;re : ses autoportraits sont cruels et crus : il y a &#224; l'&#233;vidence une forme de jouissance &#224; s'exposer, avec ses manques et ses faiblesses, comme l'enfant qu'il dit &#234;tre demeur&#233;, qui provoque tout en souhaitant &#234;tre aim&#233;, ressent &lt;i&gt;des besoins d'&#234;tre acclam&#233;s&lt;/i&gt;, y compris quand &lt;i&gt;l'enfant fait place &#224; l'aim&#233;&lt;/i&gt;. Alors,&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;l'enfant que j'&#233;tais est ici bien empot&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
inquiet&lt;br class='autobr' /&gt;
trop g&#234;n&#233; d'&#234;tre tout nu&lt;br class='autobr' /&gt;
sans cesse &#224; l'aff&#251;t du moindre d&#233;samour&lt;br class='autobr' /&gt;
l'amant que je suis est l'enfant que je fus&lt;br class='autobr' /&gt;
or j'ai toujours jou&#233; seul&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me partie expose &lt;i&gt;Ce qui survient&lt;/i&gt; et cherche &#224; faire la mise au point sur la situation actuelle de l'auteur, &lt;i&gt;en adaptant la po&#233;sie &#224; notre &#233;poque&lt;/i&gt;, selon les termes du texte liminaire (dans lequel on reconna&#238;t sans peine la lettre qui accompagnait l'envoi du manuscrit &#224; l'&#233;diteur, reproduite telle quelle, ce qui interroge sur le s&#233;rieux de l'entreprise &#233;ditoriale.). Dans les faits, cette &lt;i&gt;adaptation &lt;/i&gt; est tentative de croisement entre l'&#233;criture d&#233;chir&#233;e, hurlante, folle, que les premiers lecteurs pla&#231;aient volontiers du c&#244;t&#233; d'Artaud et de Van Gogh ( cf :&lt;i&gt; I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-374-Toujours-sur-les-Nerfs.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;374&lt;/a&gt;), quand ce n'&#233;tait de celui d'Albert Ayler, et la r&#233;gression impos&#233;e par le rap : lourde scansion &#224; la place du rythme et tyrannie de la rime : on peut douter que cette orientation aille dans le sens de l'&#233;volution de l'art po&#233;tique :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
je me suis ouvert depuis lors j'essaie d'&#234;tre au-dessus des blocages&lt;br class='autobr' /&gt;
de Damso &#224; Flaubert de C&#233;line &#224; Booba veux que mots soient braquage&lt;br class='autobr' /&gt;
niquer l'game et partir en laissant derri&#232;r' soi rien qu'un tas de ratages&lt;br class='autobr' /&gt;
preuve qu'on a v&#233;cu le bonheur est instant la tristesse est voyage&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;-&lt;i&gt; Proposer aux auteurs un contrat &#233;quilibr&#233; dans les droits et obligations des deux parties, avec une avance de fonds minime, ou nulle selon l'option choisie&lt;/i&gt;, y lit-on. Mais il est juste aussi de se fonder sur le t&#233;moignage des auteurs qui nient, pour ceux que j'ai pu consulter, avoir &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; pratiquer peu ou prou ce qui pourrait ressembler &#224; un compte d'auteur. La question reste ouverte.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res&lt;/strong&gt; :&lt;strong&gt; Pierre Anselmet &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Soli&lt;/i&gt;. &#201;ditions &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://editionsstellamaris.blogspot.com/p/portail.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Stellamaris&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; ( 1 rue Louis Veuillot &#8211; 29200 Brest) 100 p. 20&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la collection &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; : du m&#234;me auteur, &lt;i&gt;Les Nerfs sauvages&lt;/i&gt;, polder n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-147.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;147&lt;/a&gt; (pr&#233;sent&#233; par&lt;strong&gt; Patrice Maltaverne&lt;/strong&gt;) et &lt;i&gt;Les Nuages&lt;/i&gt;, polder n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-158.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;158&lt;/a&gt; (pr&#233;face de &lt;strong&gt;Yannick Torlini&lt;/strong&gt;) : 6&#8364; chacun &#224; l'adresse de la revue ( 11 rue g&#233;n&#233;ral Sarrail &#8211; 89000 Auxerre), aux &#233;ditions &lt;i&gt;Gros Textes &lt;/i&gt; ou (pour le second livret seulement) &#224; la Boutique ouverte sur le site : &lt;a href='https://dechargelarevue.com/-La-boutique-.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne rien rater de l'&#233;mergence d&#232;s aujourd'hui des po&#232;tes de demain : on s'abonne. Tarifs et conditions d'abonnement : &lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Polders vus de l'igloo</title>
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		<dc:date>2015-04-04T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Dudouit</dc:subject>
		<dc:subject>Anselmet</dc:subject>
		<dc:subject>Ferdinande</dc:subject>
		<dc:subject>Deheppe</dc:subject>
		<dc:subject>Damon</dc:subject>
		<dc:subject>Allonneau </dc:subject>
		<dc:subject>Camac</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans la Bouquinerie du n&#176; 99 de l'Igloo sous le Dune, objet du prochain l'I.D (n&#176; 556, &#224; para&#238;tre), Guy Ferdinande se livre au d&#233;pouillement m&#233;thodique des livres qui lui sont adress&#233;s, ce qui n'est pas si fr&#233;quent et dont on doit lui avoir gr&#233;. Parmi eux, les polders 155 &#224; 160 : tous, il faut bien le dire, ne trouvent pas &#233;galement gr&#226;ce aupr&#232;s de ce critique aux jugements de p&#232;re s&#233;v&#232;re, tranchants et compr&#233;hensifs, d&#233;routants parfois aussi. &lt;br class='autobr' /&gt; Ainsi, de Samuel Dudouit, les po&#232;mes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Ferdinande-+.html" rel="tag"&gt;Ferdinande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Deheppe-+.html" rel="tag"&gt;Deheppe&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Camac-+.html" rel="tag"&gt;Camac&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;la Bouquinerie&lt;/i&gt; du n&#176; 99 de &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Dans-L-Igloo-ca-sent-le-100.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;l'Igloo sous le Dune&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, objet du prochain l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; (n&#176; 556, &#224; para&#238;tre), &lt;strong&gt;Guy Ferdinande&lt;/strong&gt; se livre au d&#233;pouillement m&#233;thodique des livres qui lui sont adress&#233;s, ce qui n'est pas si fr&#233;quent et dont on doit lui avoir gr&#233;. Parmi eux, les &lt;i&gt;polders &lt;/i&gt; 155 &#224; 160 : tous, il faut bien le dire, ne trouvent pas &#233;galement gr&#226;ce aupr&#232;s de ce critique aux jugements de p&#232;re s&#233;v&#232;re, tranchants et compr&#233;hensifs, d&#233;routants parfois aussi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ainsi, de &lt;strong&gt;Samuel Dudouit&lt;/strong&gt;, les po&#232;mes d'&lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-160.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Acoustique blanche m&#234;l&#233;s de terre&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; lui semblent &lt;i&gt;proc&#233;d&#233;s formels&lt;/i&gt; pour dissimuler &lt;i&gt;de la prose sous roche&lt;/i&gt;, voire &lt;i&gt;du roman&lt;/i&gt;. R&#233;serves aussi vis-&#224;-vis de &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-156.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Un jour on a jamais rien vu&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de&lt;strong&gt; Simon Allonneau&lt;/strong&gt;, dont il note cependant la jeunesse pour lui accorder &lt;i&gt;le b&#233;n&#233;fice d'un d&#233;bit qui ne manque pas de coffre&lt;/i&gt;, et des &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-158.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Nuages&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Pierre Anselmet&lt;/strong&gt;, &#224; qui il est reproch&#233;&lt;i&gt; un penchant morbide pour le v&#233;cu&lt;/i&gt; : reste que ce po&#232;te &lt;i&gt;a incontestablement un moteur qui pulse doubl&#233; d'un feu int&#233;rieur, le sens du vers&lt;/i&gt; aussi, ce qui somme toute n'est pas si mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Engag&#233;e la po&#233;sie de &lt;strong&gt;Muri&#232;le Camac&lt;/strong&gt; ? Cette question, suscit&#233;e par la pr&#233;face &#224; &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-155.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Vitres ouvertes&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, semble l'avoir davantage &#233;chauff&#233; que les po&#232;mes eux-m&#234;mes : il leur accorde cependant que&lt;i&gt; les sujets tir&#233;s de la mati&#232;re premi&#232;re diverse et quotidienne qui donne lieu &#224; des tableautins de faits divers ne se bouclent pas mais au contraire restent ouverts&lt;/i&gt;. Volontiers Guy Ferdinande s'&#233;gare ainsi sur des chemins de traverse ; discuter du bien-fond&#233; d'une pr&#233;face dans notre collection en est un qu'il aura assez souvent emprunt&#233; (et dans ce m&#234;me article, il va r&#233;it&#233;rer &#224; propos de la pr&#233;face au polder de Gr&#233;goire Damon).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, de &lt;strong&gt;Laurent Deheppe&lt;/strong&gt;, dont il craint cependant qu&lt;i&gt;'il ne tr&#233;buche sur l'&#233;cueil toujours possible de la joliesse&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-157.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les Carottes fra&#238;ches&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; ont droit &#224; des louanges, pour leur &lt;i&gt;tournure &lt;/i&gt; (sic) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; Voil&#224; une &#233;criture fleurant la retenue, le go&#251;t des belles choses (&#171; entre nous deux Mozart &#187;) un sens descriptif perspicace, un soup&#231;on de sentiment tragique ce qu'il faut d'ineffable, et je parie que d'autres manuscrits trouveront tr&#232;s vite porte ouverte chez nombre de petits &#233;diteurs de po&#233;sie.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et &lt;i&gt;le claquement de langue&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Gr&#233;goire Damon&lt;/strong&gt;, dans &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-159.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La Danse de Saint-Gilles&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, l'a aussi favorablement impressionn&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La forme po&#232;me pour faire cracher le morceau &#224; la rudesse de la tache &#224; la mine et &#224; son corr&#233;lat, l'inanit&#233; de la langue, est pertinente, &#231;a vient du dedans et &#231;a se sent.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Rien ne vaut bien s&#251;r la lecture int&#233;grale de l'article : c'est dans la revue &lt;i&gt;L'igloo sous le Dune &lt;/i&gt; n&#176; 99. Des chroniques &lt;i&gt;pas toujours tendres, mais qui ont au moins le m&#233;rite d'&#234;tre franches&lt;/i&gt;, &#233;crit &#224; son propos Patrice Maltaverne sur son blog, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://cestvousparcequecestbien.blogspot.fr/2015/03/comme-un-terrier-dans-ligloo-dans-la.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;c'est vous parce que c'est bien&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; : vous &#234;tes pr&#233;venus !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="950." class="spip_out"&gt;Dans l'Igloo, &#231;a sent le 100&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; :&lt;i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Dans-L-Igloo-ca-sent-le-100.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'Igloo sous la Dune&lt;/i&gt; n&#176; 99&lt;/a&gt;, chez Dan &amp; Guy Ferdinande, 67 rue de l'&#233;glise, 59840 - Lompret. 110 pages. 10&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;i&gt;Polders &lt;/i&gt; valent 6&#8364; pi&#232;ce. On &lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;s'abonne&lt;/a&gt; pour 20&#8364; les quatre livres de l'ann&#233;e, &#224; l'adresse de &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; - 4 rue de la boucherie - 89240 - Egleny.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 522</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-522.html</link>
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		<dc:date>2014-09-09T08:04:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Lejard</dc:subject>
		<dc:subject>Throo</dc:subject>
		<dc:subject>Baglin</dc:subject>
		<dc:subject>Tixier</dc:subject>
		<dc:subject>Anselmet</dc:subject>
		<dc:subject>Ha-Minh-Tu</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La chronique Droit de suite s'exerce dans D&#233;charge &#224; l'endroit des auteurs publi&#233;s jadis ou nagu&#232;re dans la collection Polder : certains d'entre eux sans doute se perdent en route, s'arr&#234;tent d'&#233;crire ou s'&#233;cartent de la publication qui les a soutenus &#224; leur d&#233;but ; pour d'autres, c'est nous qui les avons perdus de vue, jusqu'&#224; ce que l'occasion se pr&#233;sente de croiser &#224; nouveau leur chemin. Ce qui vient d'advenir, pour ce qui me concerne, avec la po&#232;te Bernadette Throo : le fil se renoue (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Ha-Minh-Tu-+.html" rel="tag"&gt;Ha-Minh-Tu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La chronique&lt;i&gt; Droit de suite&lt;/i&gt; s'exerce dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt;&#224; l'endroit des auteurs publi&#233;s jadis ou nagu&#232;re dans la collection &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; : certains d'entre eux sans doute se perdent en route, s'arr&#234;tent d'&#233;crire ou s'&#233;cartent de la publication qui les a soutenus &#224; leur d&#233;but ; pour d'autres, c'est nous qui les avons perdus de vue, jusqu'&#224; ce que l'occasion se pr&#233;sente de croiser &#224; nouveau leur chemin. Ce qui vient d'advenir, pour ce qui me concerne, avec la po&#232;te &lt;strong&gt;Bernadette Throo&lt;/strong&gt; : le fil se renoue vingt ans plus tard, &#224; r&#233;ception de son dernier livre, &lt;i&gt;Le Cristal des heures&lt;/i&gt;, que viennent de publier les &#233;ditions du&lt;i&gt; Sac &#224; Mots&lt;/i&gt;, qui lui sont fid&#232;les depuis &lt;i&gt;Mais souviens-toi du Paradis&lt;/i&gt;, en 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Nuageux avec &#233;claircies&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;polder &lt;/i&gt;n&#176; 84, date de 1995. Bernadette Throo, qui avait publi&#233; &lt;i&gt;Matines&lt;/i&gt;, en 1956 chez &lt;i&gt;Seghers&lt;/i&gt;, sortait alors d'un long silence, gr&#226;ce &#224; &lt;i&gt;Contre-silence&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;L'Apr&#232;s-toi&lt;/i&gt; &#8211; 1990) et &#224; &lt;i&gt;L'Impatiente&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;D'une enfance&lt;/i&gt; &#8211; 1994). &#171; J'ai lu &lt;i&gt;Nuageux avec &#233;claircie&lt;/i&gt; comme un bonheur, obscur parfois, cinglant, mais d'une chaleur extr&#234;me, simple et fragile. &#187;, &#233;crira Roland Tixier, en pr&#233;face (publi&#233;e dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt;84).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reviendra &#224; Ghislaine Lejard d'examiner &lt;i&gt;Le Cristal des heures&lt;/i&gt; dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt;164 (&#224; para&#238;tre en d&#233;cembre), o&#249; Michel Baglin suivra la trajectoire de la po&#232;te &#224; travers ses principaux titres. Ici, je m'en tiendrai pour ma part &#224; un rapprochement entre &lt;i&gt;Nuageux avec &#233;claircies &lt;/i&gt;et le dernier livre, auquel invitent d'embl&#233;e les partis-pris typographiques peu communs, un rien d&#233;routants, de l'un et l'autre ouvrages : co&#239;ncidence ou exigence de l'auteur ? Le fait est qu'ils sont tous deux imprim&#233;s en italiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;N'&#234;tre qu'un instant de lumi&#232;re
&lt;p&gt;dans le cristal des heures.&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En deux vers s'&#233;claire le titre de l'&#339;uvre r&#233;cente ; et ils suffisent pour marquer l'attitude g&#233;n&#233;rale de l'auteure, la place modeste qu'elle entend occuper, en retrait de l'agitation du monde, &lt;i&gt;r&#234;veuse sur un banc&lt;/i&gt; : l'objet de ses m&#233;ditations, qui nourrissent ses po&#232;mes, est essentiellement le temps, aussi bien pr&#233;sent, dont elle sait go&#251;ter les dons les plus simples, &lt;i&gt;l'heure entre toute l&#233;g&#232;re&lt;/i&gt; d'un &lt;i&gt;Petit matin &#224; Flavigny&lt;/i&gt;, envier le &lt;i&gt;nuage &lt;/i&gt;qui &lt;i&gt;d&#233;rive au pur bonheur du vent&lt;/i&gt;, que pass&#233; o&#249; l'entra&#238;nent la nostalgie et la cruelle lucidit&#233; : &lt;i&gt;le monde o&#249; je suis n&#233;e s'&#233;croule pierre &#224; pierre.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la relecture du &lt;i&gt;polder&lt;/i&gt;, il appara&#238;t que la po&#233;tique de Bernadette Throo &#233;tait d&#233;j&#224; en place : versification, - soit, un vers libre que sous-tend le rythme alexandrin - et th&#233;matique : la premi&#232;re partie du&lt;i&gt; Cristal des jours&lt;/i&gt;, qui s'organise selon le calendrier, de &lt;i&gt;D&#233;but janvier &lt;/i&gt;&#224; &lt;i&gt;Cr&#233;puscule en novembre&lt;/i&gt;, r&#233;pond au &lt;i&gt;Petit almanach clopin clopant&lt;/i&gt;, seconde partie de &lt;i&gt;Nuageux avec &#233;claircies&lt;/i&gt;. Et d&#233;j&#224;, elle entendait affronter sans illusion, sans excessive d&#233;sesp&#233;rance non plus, l'&#339;uvre du temps : apr&#232;s avoir d&#233;nonc&#233; comme &lt;i&gt;sottise&lt;/i&gt; l'envie de &lt;i&gt;se boucher les oreilles / pour ne pas entendre les dieux / d&#233;chirer la fragile &#233;toffe&lt;/i&gt;, elle &#233;non&#231;ait alors une &lt;i&gt;Petite sagesse portative&lt;/i&gt;, qui me semble la caract&#233;riser encore aujourd'hui :&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Il ne faut pas dormir
pendant que tes jours passent &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; mais jouer les yeux grands ouverts
le m&#233;lodrame de la vie
avec les fautes de go&#251;t du destin
ses r&#233;p&#233;titions maladroites les mots qui flanchent et ce petit bouquet de fleurs bleues
aux entr'actes.&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.dechargelarevue.com/id/?art=625" class="spip_out"&gt;http://www.dechargelarevue.com/id/?...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Bernadette Throo&lt;/strong&gt; :&lt;i&gt; Le Cristal des heures&lt;/i&gt; &#8211; Editions &lt;i&gt;Sac &#224; mots&lt;/i&gt; (La Rotte des Bois &#8211; 44810 &#8211; La Chevallerais) 86 p. Prix non indiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;polder &lt;/i&gt;n&#176; 84 &lt;i&gt;Nuageux avec &#233;claircies&lt;/i&gt;, de Bernadette Throo, est &#233;puis&#233;. Se reporter cependant &#224; l'anthologie &lt;i&gt;Polder deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration&lt;/i&gt; dont il reste quelques exemplaires 8&#8364;, &#224; l'adresse de &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/i&gt;, 4 rue de la Boucherie, 89240 - Egleny.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derniers &lt;i&gt;polders &lt;/i&gt;disponibles : &lt;strong&gt;Yannick Torlini&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Un matin tu t'es assise&lt;/i&gt; (n&#176; 161), et &lt;strong&gt;Nicolas Gonzal&#232;s &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Voleurs de sable&lt;/i&gt; (n&#176; 162). 6&#8364; l'exemplaire. Abonnement pour l'ann&#233;e : 20&#8364;, &#224; l'adresse ci-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chroniques &lt;i&gt;Droit de suite&lt;/i&gt; : dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt;163 : &lt;strong&gt;Pierre Anselmet&lt;/strong&gt; ; dans le 162 : &lt;strong&gt;R&#233;gine Ha Minh Tu&lt;/strong&gt;. Dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt;164 (&#224; para&#238;tre) : Po&#232;mes in&#233;dits de Bernadette Throo. Lecture et commentaires de Ghislaine Lejard et Michel Baglin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 374 : Toujours sur les Nerfs</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-374-Toujours-sur-les-Nerfs.html</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Anselmet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Prolongeons l'I.D n&#176; 373 avec le po&#232;me promis de Pierre Anselmet , po&#232;me-charni&#232;re, dit l'auteur, une sorte d'appendice aux &#171; Nerfs sauvages &#187; (Polder 147) et qu'il me sugg&#232;re d'intituler Les M&#232;res sauvages, passant ainsi, par le jeu des initiales, de Haine &#224; Aime &#8230; : &lt;br class='autobr' /&gt; tu arrives dans mon nouveau chez-moi la bouche pinc&#233;e les doigts bien au chaud dans les paumes &lt;br class='autobr' /&gt;
tu sens l'encens le papier d'arm&#233;nie les yeux &#233;carquill&#233;s tu contemples mon int&#233;rieur en hochant parfois la t&#234;te &lt;br class='autobr' /&gt;
voil&#224; un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Anselmet-+.html" rel="tag"&gt;Anselmet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Prolongeons l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-373-De-la-critique.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;373&lt;/a&gt; avec le po&#232;me promis de &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=264&amp;categorie=ID&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Pierre Anselmet&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; , &lt;i&gt;po&#232;me-charni&#232;re&lt;/i&gt;, dit l'auteur, &lt;i&gt;une sorte d'appendice aux &#171; Nerfs sauvages &#187;&lt;/i&gt; (Polder &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-147.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;147&lt;/a&gt;) et qu'il me sugg&#232;re d'intituler &lt;i&gt;Les M&#232;res sauvages&lt;/i&gt;, passant ainsi, par le jeu des initiales, de &lt;i&gt;Haine &lt;/i&gt;&#224; &lt;i&gt;Aime &lt;/i&gt;&#8230; :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; tu arrives dans mon nouveau chez-moi&lt;br class='autobr' /&gt;
la bouche pinc&#233;e les doigts&lt;br class='autobr' /&gt;
bien au chaud dans les paumes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tu sens l'encens&lt;br class='autobr' /&gt;
le papier d'arm&#233;nie&lt;br class='autobr' /&gt;
les yeux &#233;carquill&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
tu contemples mon int&#233;rieur en hochant &lt;br class='autobr' /&gt;
parfois la t&#234;te&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;voil&#224; un an et demi&lt;br class='autobr' /&gt;
que tu n'as pas &#233;mis &lt;br class='autobr' /&gt;
le moindre son &lt;br class='autobr' /&gt;
la moindre parole&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tu me regardes et tes l&#232;vres remuent presque&lt;br class='autobr' /&gt;
tant elles r&#234;vent &lt;br class='autobr' /&gt;
de prononcer un mot&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;une phrase, puis deux, puis&lt;br class='autobr' /&gt;
une longue logorrh&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
car je sais que si tu te mets &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; parler &lt;br class='autobr' /&gt;
tu plongeras en toi&lt;br class='autobr' /&gt;
et finiras par t'y perdre vaste personne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; m&#232;re unique, je te pardonne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et tu ressors de chez-moi&lt;br class='autobr' /&gt;
le visage grave le buste droit&lt;br class='autobr' /&gt;
les doigts &lt;br class='autobr' /&gt;
toujours bien au chaud dans les paumes&lt;br class='autobr' /&gt;
comme si tu ne voulais pas les perdre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et je vois &lt;br class='autobr' /&gt;
tes cheveux gris s'&#233;loigner&lt;br class='autobr' /&gt;
puis ton dos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; puis ta pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pierre Anselmet - &lt;i&gt;in&#233;dit &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.dechargelarevue.com/id/?art=442" class="spip_out"&gt;http://www.dechargelarevue.com/id/?...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;&#034;Les Nerfs sauvages&#034;&lt;/i&gt;, de Pierre Anselmet &#8211; Pr&#233;face de Patrice Maltaverne. 68 pages. Coll. Polder &#8211; 6&#8364; - &#224; l'adresse de D&#233;charge, 4 rue de la Boucherie - 89240 &#201;gleny.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire &#233;galement : l'I.D n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-373-De-la-critique.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;373&lt;/a&gt; : De la critique &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Informations &lt;/strong&gt; : Il est confirm&#233; que le 30&#232;me &lt;a href=&#034;http://poesie.evous.fr/Le-30e-marche-de-la-Poesie.html&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;March&#233; de la po&#233;sie&lt;/a&gt; se d&#233;roulera &#224; Paris place St Sulpice du jeudi 14 au dimanche 17 Juin. Invit&#233; d'honneur : Singapour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Polder 147</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Polder-147.html</link>
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		<dc:date>2010-10-13T06:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renaud</dc:creator>


		<dc:subject>Anselmet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pr&#233;face : Patrice Maltaverne &lt;br class='autobr' /&gt;
Seul
&lt;br class='autobr' /&gt;
Parfaitement d&#233;sesp&#233;r&#233; mais
&lt;br class='autobr' /&gt;
Tellement gav&#233; d'ironie
&lt;br class='autobr' /&gt;
Que j'en oublie de pleurer &lt;br class='autobr' /&gt;
(Pens&#233;e 1 - Pierre Anselmet) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Pierre n'a de cesse de rechercher &#224; travers ses textes la cl&#233; du bonheur, un sens &#224; sa vie actuelle, en d&#233;tricotant les m&#233;andres d'une histoire familiale tourment&#233;e. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
(Pr&#233;face)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-La-collection-Polder-.html" rel="directory"&gt;La collection Polder&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Anselmet-+.html" rel="tag"&gt;Anselmet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;face : &lt;strong&gt;Patrice Maltaverne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul&lt;br class='autobr' /&gt;
Parfaitement d&#233;sesp&#233;r&#233; mais&lt;br class='autobr' /&gt;
Tellement gav&#233; d'ironie&lt;br class='autobr' /&gt;
Que j'en oublie de pleurer&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&lt;i&gt;Pens&#233;e &lt;/i&gt; 1 -&lt;strong&gt; Pierre Anselmet&lt;/strong&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pierre n'a de cesse de rechercher &#224; travers ses textes la cl&#233; du bonheur, un sens &#224; sa vie actuelle, en d&#233;tricotant les m&#233;andres d'une histoire familiale tourment&#233;e. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Pr&#233;face)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En savoir plus&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-374-Toujours-sur-les-Nerfs.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;374&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;Toujours sur les Nerfs&lt;/i&gt; &amp; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-225-Rouge-Bourgogne.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;225&lt;/a&gt; :&lt;i&gt; Rouge Bourgogne&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du m&#234;me auteur : &lt;i&gt;Nuages &lt;/i&gt; (&lt;i&gt;polder &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-158.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;158&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 225 : Rouge Bourgogne</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-225-Rouge-Bourgogne.html</link>
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		<dc:date>2009-12-13T18:11:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Anselmet</dc:subject>
		<dc:subject>Sacr&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A partir du 15 Janvier, la Bourgogne voit rouge, non pas tant dans les vitrines des magasins de fringues ( le rouge, sur le noir dominant depuis plusieurs ann&#233;es, y est fort pr&#233;sent, avez-vous remarqu&#233; ?), ni au fond des verres ( le ph&#233;nom&#232;ne y est constant), mais dans les biblioth&#232;ques partenaires du Festival Temps de Paroles. &#171; &#171; Le mot rouge convient parfaitement pour tout dire &#187;, a affirm&#233;, peut-&#234;tre imprudemment, James Sacr&#233; : le po&#232;te y sera est pris au mot. &lt;br class='autobr' /&gt; La d&#233;monstration (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Anselmet-+.html" rel="tag"&gt;Anselmet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Sacre-+.html" rel="tag"&gt;Sacr&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A partir du 15 Janvier, la Bourgogne voit rouge, non pas tant dans les vitrines des magasins de fringues ( le rouge, sur le noir dominant depuis plusieurs ann&#233;es, y est fort pr&#233;sent, avez-vous remarqu&#233; ?), ni au fond des verres ( le ph&#233;nom&#232;ne y est constant), mais dans les biblioth&#232;ques partenaires du Festival &lt;i&gt;Temps de Paroles.&lt;/i&gt; &#171; &#171; &lt;strong&gt;Le mot &lt;/i&gt;rouge &lt;i&gt;convient parfaitement pour tout dire&lt;/strong&gt; &#187;, a affirm&#233;, peut-&#234;tre imprudemment, &lt;strong&gt;James Sacr&#233; :&lt;/strong&gt; le po&#232;te y sera est pris au mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La d&#233;monstration int&#233;ressera Dijon, la C&#244;te d'Or et toute la Bourgogne ( programme &#224; d&#233;couvrir bient&#244;t sur le site de l'association organisatrice &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lavoixdesmots.fr/index.php?cat=Temps-de-paroles&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Voix des Mots&lt;/a&gt; )&lt;/i&gt;. A Chalon-sur-Sa&#244;ne (c&#233;dons au chauvinisme local), &lt;i&gt;&#201;crivains en sc&#232;ne&lt;/i&gt; fait &#233;v&#233;nement &#224; la biblioth&#232;que municipale o&#249; quatre romanciers, le samedi 30 Janvier, liront, d&#233;battront, s'&#233;gratigneront peut-&#234;tre, sous l'&#339;il arbitral d'Alexandre Gefen. Autour de l'&#233;v&#233;nement, &lt;a href=&#034;http://www.impulsions.org/&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le collectif Impulsions&lt;/a&gt; et ses complices font monter la fi&#232;vre : projection du film &lt;i&gt;United Red Army &lt;/i&gt; ; lecture et d&#233;gustation de rouge en librairie, rencontres avec Luce Guilbaud &#224; la B.M de St Marcel, avec James Sacr&#233; &#224; celle de St R&#233;my.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Et les &#201;ditions du &lt;a href=&#034;http://www.letempsdescerises.net/&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Temps des Cerises&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (goutez l'&#224;-propos !) mettront &#224; profit toute cette agitation pour lancer une anthologie : &lt;i&gt;Et si le rouge n'existait pas &lt;/i&gt; ? On comprendra que dans un tel contexte tout ce qui est rouge m'arr&#234;te, comme ce po&#232;me de &lt;strong&gt;Pierre Anselmet&lt;/strong&gt;, jeune auteur quasi inconnu, dont le rouge Pollock me fait songer au &lt;i&gt;Rouge Rothko&lt;/i&gt;, de Fran&#231;oise Ascal (&lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=226&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;I.D n&#176; 194&lt;/a&gt; ) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Je viens de voir le film de Jackson Pollock&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'instant&lt;br class='autobr' /&gt;
Et ce&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette f&#233;brilit&#233; c'est quelque chose &lt;br class='autobr' /&gt;
Du jamais vu ! &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est mon corps &lt;br class='autobr' /&gt;
Mon putain de corps qui danse &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui r&#234;ve&lt;br class='autobr' /&gt;
Et qui mousse et me noie sous des tonnes de questions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Et pleure &lt;br class='autobr' /&gt;
Et me saute au cou&lt;br class='autobr' /&gt;
Et Pollock est pur g&#233;nie &lt;br class='autobr' /&gt;
Et mon corps vient de lui dire merci&lt;br class='autobr' /&gt;
En explosant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je sais tout &#224; pr&#233;sent&lt;br class='autobr' /&gt;
Moi &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui n'y connais rien en peinture &lt;br class='autobr' /&gt;
Mon corps sait tout&lt;br class='autobr' /&gt;
Mon corps est un visionnaire&lt;br class='autobr' /&gt;
Est une couleur&lt;br class='autobr' /&gt;
Est une touche &lt;br class='autobr' /&gt;
Est un grand bombardement de gouache et de sang&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il pisse rouge &lt;br class='autobr' /&gt;
Il se lave dans l'oc&#233;an &lt;br class='autobr' /&gt;
Il se tord et c'est &#224; &#231;a que doit ressembler l'art :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; A un tas d'organes color&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; (Les miens &lt;br class='autobr' /&gt;
de pr&#233;f&#233;rence)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Pierre Anselmet &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.dechargelarevue.com/id/?art=264" class="spip_out"&gt;http://www.dechargelarevue.com/id/?...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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