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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>I.D n&#176; 581 : Relire l'oubli</title>
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		<dc:date>2015-08-31T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Fargier-Caruso</dc:subject>
		<dc:subject>Gyr</dc:subject>

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&lt;p&gt;Un lent d&#233;paysage, de Mireille Fargier-Caruso, aux &#233;ditions Bruno Doucey, se parcourt comme il est donn&#233; parfois de feuilleter un album de photographies anciennes. Ces photos ne vous concernent pas, ni vous, ni votre famille ; mais la voix qui commente et les accompagne, t&#233;nue mais juste et bien plac&#233;e, vous permet d'entrer dans un pass&#233; autre ; les sc&#232;nes qui s'animent, vous les retrouvez &#224; votre tour vivantes dans vos propres souvenirs ; au final ces inconnus ressemblent &#224; s'y m&#233;prendre &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Fargier-Caruso-+.html" rel="tag"&gt;Fargier-Caruso&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Gyr-+.html" rel="tag"&gt;Gyr&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un lent d&#233;paysage&lt;/i&gt;, de&lt;strong&gt; Mireille Fargier-Caruso&lt;/strong&gt;, aux &#233;ditions Bruno Doucey, se parcourt comme il est donn&#233; parfois de feuilleter un album de photographies anciennes. Ces photos ne vous concernent pas, ni vous, ni votre famille ; mais la voix qui commente et les accompagne, t&#233;nue mais juste et bien plac&#233;e, vous permet d'entrer dans un pass&#233; autre ; les sc&#232;nes qui s'animent, vous les retrouvez &#224; votre tour vivantes dans vos propres souvenirs ; au final ces inconnus ressemblent &#224; s'y m&#233;prendre &#224; ceux qui peuplent votre pass&#233; et votre enfance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De prime abord, le projet de Mireille Fargier-Caruso est modeste : ne nous entra&#238;ne pas en des espaces inexplor&#233;s, ne bouscule en rien l'&#233;tat de l'&#233;criture po&#233;tique actuelle. Il creuse un terrain familier, un terreau d'enfance bouscul&#233;, fatalement bouscul&#233; au cours des ann&#233;es, par les accidents de la vie, mais fondamentalement heureux. Je tiens &#224; souligner ce point : douloureuses parfois, nostalgiques il se peut, les &#233;vocations auxquelles donne lieu ce livre, savent aussi demeurer sereines, ce qui n'est pas fr&#233;quent. Ainsi cet &lt;i&gt;autre &#233;t&#233;&lt;/i&gt;, quand&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La maison calmement respire&lt;br class='autobr' /&gt;
Persiennes entreb&#226;ill&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur la douceur des siestes&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Une femme se retourne sur son pass&#233;, fait de sa vie la mati&#232;re de sa po&#233;sie, comme le d&#233;finissent d'embl&#233;e &#224; la fois l'&#233;clairant exergue de Bernard No&#235;l et le premier po&#232;me : le recueil sera constitu&#233; &lt;i&gt;du retour inlassablement / Des images /L'une /Puis l'autre // Arr&#234;t sur visages // Ainsi relire l'oubli.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Relire l'oubli&lt;/i&gt;, on ne saurait mieux dire. D'o&#249; surgissent des souvenirs personnels &#224; l'auteur, mais qui sont aussi autant d'images arch&#233;typales, que d&#233;s lors chacun peut s'approprier pour retrouver sa propre enfance, que ce soit le d&#233;sir entrevu entre le p&#232;re et la m&#232;re le temps d'un tango, magnifique po&#232;me o&#249; la fillette de cinq ans &lt;i&gt;vole sur leur visage le d&#233;sir son &#233;merveillement&lt;/i&gt;, ou cette sc&#232;ne, tragique, de rupture, que beaucoup ont &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; vivre, o&#249; il s'agit d'accompagner un parent quittant d&#233;finitivement sa maison. Sc&#232;ne dont il me semble qu'aucun po&#232;me n'avait jusqu'ici pris en charge, sc&#232;ne cruciale que l'insistance de l'auteur et la place dans le recueil d&#233;signent comme d&#233;clencheuse du processus de rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ne peut plus bien se tenir droite. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ne bouge pas les mains devant les yeux&lt;br class='autobr' /&gt;
Assise sur la chaise manteau ferm&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle attend&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Va venir la chercher c'est s&#251;r&lt;br class='autobr' /&gt;
doit quitter ses affaires &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus prudent plus sage de d&#233;cider pour elle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attendre comme avant qu'ils l'emm&#232;nent (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est comme &#231;a&lt;/i&gt;, ai-je envie de commenter, reprenant sciemment un titre de Georges Godeau. &#171; C'est la vie &#187;, et Mireille Fargier-Caruso, dans ce&lt;i&gt; Lent d&#233;paysage&lt;/i&gt;, sait mieux que quiconque, avec &#233;motion et sobri&#233;t&#233;, en exposer les le&#231;ons.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Mireille Fargier-Caruso&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Un lent d&#233;paysage&lt;/i&gt;. (Ed. Bruno Doucey) &#8211; 86 p. 13, 50&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; 162, Brigitte Gyr nous proposait une introduction &#224; l'&#339;uvre de Mireille Fargier-Caruso : avec des po&#232;mes in&#233;dits de cette derni&#232;re &amp; interview.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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