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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>I.D n&#176; 1146 : Il nous manque toujours quelque chose et c'est tant mieux (Alain Faure)</title>
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		<dc:date>2025-04-24T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Faure</dc:subject>
		<dc:subject>Georges</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La rubrique des Voix nouvelles l'accueillait ici m&#234;me en janvier 2021, avec de forts extraits d'un recueil in&#233;dit, alors intitul&#233; Le jour se l&#232;ve. C'est ce m&#234;me recueil, des mois plus tard (l'&#233;dition est aussi une affaire de patience), qui sous le titre d'Interminable escale, trouve aujourd'hui son port d'accueil : les &#233;ditions du Cactus in&#233;branlable, sp&#233;cialis&#233;es d&#233;cid&#233;ment dans les textes les plus inclassables, curieux et piquants &#224; souhait, comme il nous est promis. &lt;br class='autobr' /&gt; Alain Faure (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Faure-+.html" rel="tag"&gt;Faure&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Georges-+.html" rel="tag"&gt;Georges&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La rubrique des &lt;i&gt;Voix nouvelles&lt;/i&gt; l'accueillait ici m&#234;me en &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Voix-nouvelle-Alain-Faure.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;janvier 2021&lt;/a&gt;, avec de forts extraits d'un recueil in&#233;dit, alors intitul&#233; &lt;i&gt;Le jour se l&#232;ve&lt;/i&gt;. C'est ce m&#234;me recueil, des mois plus tard (l'&#233;dition est aussi une affaire de patience), qui sous le titre d'&lt;i&gt;Interminable escale&lt;/i&gt;, trouve aujourd'hui son port d'accueil : les &#233;ditions du &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://cactusinebranlableeditions.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cactus in&#233;branlable&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, sp&#233;cialis&#233;es d&#233;cid&#233;ment dans les textes les plus inclassables, curieux et piquants &#224; souhait, comme il nous est promis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alain Faure&lt;/strong&gt; appartient &#224; cette famille de po&#232;tes singuliers, alyriques, attach&#233;s &#224; une r&#233;alit&#233; mise &#224; nu, d&#233;cap&#233;e de ses attaches sentimentales, de ses illusions. Deux phrases tir&#233;es du texte d'ouverture donnent le ton, l'attaque :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Il nous manquera toujours quelque chose et c'est tant mieux. Cela s'appelle respirer.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;et la chute :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut jamais d&#233;sesp&#233;rer, il ne faut jamais esp&#233;rer, il faut &#234;tre juste &#234;tre l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La ligne de conduite est donn&#233;e, qu'Alain Faure va mettre en &#339;uvre en 132 s&#233;quences - des &lt;i&gt;micro-sc&#232;nes&lt;/i&gt;, dit la quatri&#232;me de couverture -, en des proses de diverses dimensions, d'une ligne ( &lt;i&gt;Nous vivons dans une cage ouverte&lt;/i&gt;) &#224; une page, o&#249; le quotidien est scrut&#233; d'un &#339;il d&#233;sabus&#233;, avec cette propension de mettre le cap sur le pire : - il y a du &lt;strong&gt;Jean-Pierre Georges&lt;/strong&gt; chez ce po&#232;te &#8230; ! Il nous para&#238;t en maintes occasions &#234;tre &#171; revenu de tout &#187;, comme on dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Comme mon frigo, ma t&#234;te d&#233;borde de trucs d&#233;gueulasses. Les filles ont l'impression que je marche avec mon slip sur la t&#234;te. Les hommes, les femmes, leurs pens&#233;es ne leur appartiennent plus et leurs r&#234;ves ont le mauvais go&#251;t de spots publicitaires pour appareils dentaires. Le chien s'est bless&#233; en l&#233;chant son ma&#238;tre, le policier s'est suicid&#233; en rentrant se coucher, l'Enfant J&#233;sus refuse de voir son p&#232;re, les &#233;coles ferment, les abattoirs prolif&#232;rent. Fid&#232;le, M&#233;dor pose son museau sur la botte de son ma&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;On rel&#232;vera &#224; sa juste valeur la qualit&#233; de l'humour, qui heureusement att&#233;nue la rage qui anime le po&#232;te, toujours partant pour d&#233;truire &lt;i&gt;tout &#233;difice qui prend de la hauteur&lt;/i&gt;, saisir au col la r&#233;alit&#233; et la secouer, afin de lui faire entendre raison, lui faire avouer je ne sais quoi :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
L'espoir au masculin, l'esp&#233;rance au f&#233;minin, voil&#224; un couple qui promet. Les amoureux y croient., ils n'avancent pas, non, ils se serrent l'un contre l'autre sous la bourrasque et la bourrasque les emporte. On fleurit les cimeti&#232;res, on arrose le b&#233;ton. Dieu dans son complet marron, tyrannie des rapports humains, cacophonie des voix, becs qui se tordent, dans la rue, plusieurs personnes se frappaient le front de stupeur. Fr&#233;missement d'un vol d'aisselles, &#224; quoi bon ces petits soleils, impuissants et sombres ? Et ce vide imb&#233;cile qui nous accompagne partout, o&#249; l'on s'enferre, quand bien m&#234;me deux trois passades amoureuses et autres d&#233;bandades. Le pays merveilleux c'est un r&#234;ve de gosses de biches.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le chaos &#233;puise, la paix fatigue&lt;/i&gt;, &#233;crit-il encore, comme pour nous achever. Alain Faure, un po&#232;te &#224; sang froid.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Alain Faure&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Interminable escale&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://cactusinebranlableeditions.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cactus In&#233;branlable&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#233;d. 80 p. 10&#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 982 : Un babillard r&#233;calcitrant</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-982-Un-babillard-recalcitrant.html</link>
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		<dc:date>2022-04-20T12:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Georges</dc:subject>
		<dc:subject>Girerd</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le flux toujours montant des publications ambitionnant faire l'actualit&#233;, quelle choisir ? Celle-ci (le nom de l'auteur est connu et prestigieuses les &#233;ditions qui l'accueillent) plut&#244;t que celle-l&#224; (une po&#232;te inconnue, sur laquelle a pari&#233; une structure qui fait ses premiers pas) ? Le m&#234;me arbitraire, assur&#233;ment, dans un cas comme dans l'autre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et voil&#224; que l'ami Jean-Pierre Georges s'en m&#234;le, ce n'est certes pas dans ses habitudes d'ainsi intervenir &#8211; oh ! &#224; peine, un souffle et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le flux toujours montant des publications ambitionnant faire l'actualit&#233;, quelle choisir ? Celle-ci (le nom de l'auteur est connu et prestigieuses les &#233;ditions qui l'accueillent) plut&#244;t que celle-l&#224; (une po&#232;te inconnue, sur laquelle a pari&#233; une structure qui fait ses premiers pas) ? Le m&#234;me arbitraire, assur&#233;ment, dans un cas comme dans l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voil&#224; que l'ami &lt;strong&gt;Jean-Pierre Georges &lt;/strong&gt; s'en m&#234;le, ce n'est certes pas dans ses habitudes d'ainsi intervenir &#8211; oh ! &#224; peine, un souffle et de loin, un semblant de suggestion &#8211;, et s'en recommande pourtant bel et bien pour son livre &lt;i&gt;La bont&#233; du clos&lt;/i&gt;, paru au &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.letempsquilfait.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Temps qu'il fait&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, &lt;strong&gt;Laurent Girerd&lt;/strong&gt;, auteur que j'ai m&#233;connu jusqu'ici (5 livres chez le m&#234;me &#233;diteur &#8211; ah, quand m&#234;me &#8230; !), &#231;a tombe bien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il ne faut gu&#232;re de temps pour comprendre que Jean-Pierre Georges a reconnu dans cet auteur &#224; la parole pos&#233;e, concise, un fr&#232;re &#8211; en misanthropie serait peut-&#234;tre trop dire, - &lt;i&gt;un de ceux qui d&#233;fendent / leur steak de temps libre./ Sans d&#233;mordre&lt;/i&gt;, assur&#233;ment. Un personnage des plus r&#233;serv&#233;s, &lt;i&gt;faire &#233;talage allant contre sa religion&lt;/i&gt;, &#224; moins qu'il ne souffre d'un d&#233;faut de parole : les traits de caract&#232;re qu'il consent &#224; r&#233;v&#233;ler, du bout des l&#232;vres semble-t-il, en des po&#232;mes brefs, d&#233;passant rarement la limite du quatrain, en des formulations aigu&#235;s et volontiers sans &#233;clats, convergent :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Venues parcimonieuses&lt;br class='autobr' /&gt;
Ascension mesur&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cadre de vie d'un escargot&lt;br class='autobr' /&gt;
et des voyages sans vocif&#233;rer&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La photo de couverture ( sign&#233;e de &lt;strong&gt;Nathalie Girerd&lt;/strong&gt;) est &#233;loquente : deux chaises c&#244;te &#224; c&#244;te font face (enfin, pas tout &#224; fait) &#224; 7 autres group&#233;es, vides les unes comme les autres, en attente. D'une rencontre future (imaginons), de la prise de parole d'un auteur accompagn&#233; de son h&#244;te qui va le pr&#233;senter, d'une lecture de po&#233;sie (imaginons le pire) donn&#233;e par le po&#232;te lui-m&#234;me. L'instant saisi par la photographe est un instant de gr&#226;ce : rien encore ne s'est pass&#233;, aucune parole n'a &#233;t&#233; prononc&#233;e et le silence encore demeure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Silence auquel le po&#232;te voue un culte, condamnant par avance la moindre perturbation sonore : ( tour &#224; tour, au long des po&#232;mes)&lt;i&gt; le s&#232;che-cheveux du cinqui&#232;me, l'insomnie du r&#233;frig&#233;rateur, les borborygmes de la chasse d'eau, les gargouillis de la tuyauterie &lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Sans aller jusqu'au marteau-piqueur -&lt;br class='autobr' /&gt;
un moucheron remuant&lt;br class='autobr' /&gt;
dans le champ de vision :&lt;br class='autobr' /&gt;
agression&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;On comprend d&#232;s lors que, cons&#233;quent, le narrateur se tienne autant qu'il le peut &#224; l'&#233;cart de ses semblables et de leurs activit&#233;s bruyantes :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Agoras, sc&#232;nes, forums, &lt;br class='autobr' /&gt;
tous cirques tonitruants&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L'autoportrait que l'auteur dresse de lui-m&#234;me (bien oblig&#233; de conclure &#224; l'autoportrait, vu l'insistance, voire la complaisance, avec laquelle l'auteur revient sans cesse sur les m&#234;mes traits de caract&#232;re) est celui d'un ours en soci&#233;t&#233;, aux obligations de laquelle il se plie n&#233;anmoins, mais avec quelle mauvaise gr&#226;ce (si vous &#234;tes libraire, animateur d'une association de po&#233;sie, organisateur d'&#233;v&#232;nements litt&#233;raires, passez votre chemin : c'est le bide assur&#233; ! ) : &lt;i&gt;un qui n'ouvre la bouche / &#233;crivain morne, &#233;crivain louche&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Amput&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
de toute r&#233;partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paralys&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
par la verbosit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Au mieux, pr&#233;vient-il, s'il s'agit de tenir le r&#244;le de l'auteur charg&#233; de l'autopromotion, face au &lt;i&gt;manitou, &#233;crasant d'aisance&lt;/i&gt;, il restera quant &#224; lui&lt;i&gt; le faire-valoir, engonc&#233;/ dans le fauteuil qui s'enfonce&lt;/i&gt;. Assez satisfait de lui-m&#234;me au bout du compte - car tel est le paradoxe - d'ainsi s'exposer, d&#233;sarm&#233;, traqueur ou timide, mais conscient de la singularit&#233; qu'il affiche. Qu'il revendique :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Acte politique, antitotalitaire&lt;br class='autobr' /&gt;
que se retirer dans les t&#233;n&#232;bres &lt;br class='autobr' /&gt;
pour se repa&#238;tre d'un murmure&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Laurent Girerd &lt;/strong&gt; :&lt;i&gt; La bont&#233; du clos&lt;/i&gt; &#8211; Ed. &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.letempsquilfait.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Temps qu'il fait&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. 108 p. 15&#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 973 : Sans savoir jusqu'o&#249; l'on a pied</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-973-Sans-savoir-jusqu-ou-l-on-a-pied.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/I-D-no-973-Sans-savoir-jusqu-ou-l-on-a-pied.html</guid>
		<dc:date>2022-01-23T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Rougier</dc:subject>
		<dc:subject>Barr&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Lambersy</dc:subject>
		<dc:subject>Georges</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Werner Lambersy a-t-il eu l'&#233;l&#233;gance de laisser sciemment derri&#232;re lui un dernier mot, une ultime espi&#232;glerie, pour nous consoler de son absence (voir sur ce site le Rep&#233;rage du 21 octobre) ? Rien ne l'indique formellement, mais tant cela lui ressemble que j'ai envie de le croire, &#224; r&#233;ception de D&#233;b&#226;cle, plaquette originale post mortem fournie en d&#233;cembre dernier par les Ateliers Rougier dans leur collection Ficelle et qui cl&#244;t la s&#233;rie des quatre livrets illustr&#233;s de L'Agendada de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Georges-+.html" rel="tag"&gt;Georges&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Werner Lambersy&lt;/strong&gt; a-t-il eu l'&#233;l&#233;gance de laisser sciemment derri&#232;re lui un dernier mot, une ultime espi&#232;glerie, pour nous consoler de son absence (voir sur ce site le &lt;i&gt;Rep&#233;rage &lt;/i&gt; du &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Werner-Lambersy-1941-2021.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;21 octobre&lt;/a&gt;) ? Rien ne l'indique formellement, mais tant cela lui ressemble que j'ai envie de le croire, &#224; r&#233;ception de &lt;i&gt;D&#233;b&#226;cle&lt;/i&gt;, plaquette &lt;i&gt;originale post mortem&lt;/i&gt; fournie en d&#233;cembre dernier par les &lt;a href=&#034;http://www.rougier-atelier.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ateliers Rougier&lt;/a&gt; dans leur collection &lt;i&gt;Ficelle &lt;/i&gt; et qui cl&#244;t la s&#233;rie des quatre livrets illustr&#233;s de &lt;i&gt;L'Agendada&lt;/i&gt; de Werner.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelle que soit l'intention, nous touche, nous trouble, cette suite d'aphorismes, d'un humour noir &#233;voquant la mort &#224; peu pr&#232;s &#224; chaque page (il est vrai que sans affirmation de sa proximit&#233; avec la mort un humour serait bien fade), plac&#233;e d'embl&#233;e sous le patronage de &lt;strong&gt;Jean-Pierre Georges&lt;/strong&gt; et accompagn&#233; tout le long des vignettes, en bandeaux et linogravures, d'&lt;strong&gt;Yves Barr&#233;&lt;/strong&gt; et son ordinaire salutaire irrespect. Werner Lambersy n'est pas en reste - donne l'exemple, pourrait-on dire :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La terre est pleine de morts : n'en jetez plus, il n'y a plus de place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort est un trou de m&#233;moire de l'&#233;ternit&#233; : certains pr&#233;tendent que &#231;a lui reviendra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article de la mort est un article ind&#233;fini devant un mot impronon&#231;able.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seuil le ciel la porte du soleil puis l'h&#244;tesse en robe de chambre noire&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sans doute, vu les circonstances, sont-ce ces tristes &#233;nonc&#233;s que l'on retient le plus volontiers, mais si l'on s'attache &#224; rendre compte avec moins d'a priori de l'int&#233;gralit&#233; du livret, il faut reconna&#238;tre que l'objet de ces maximes et r&#233;flexions est des plus vari&#233;s, saute de la note philosophique (&lt;i&gt;Les pattes de mouche de la philosophie sur le papier collant des id&#233;es&lt;/i&gt; ) &#224; la &lt;i&gt;rin&#231;ure&lt;/i&gt; gauloise (&lt;i&gt;Avant, on leur demandait d'enlever leur petite culotte, en covid 2020 c'est le masque&lt;/i&gt;), illustre de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale &lt;i&gt;la l&#233;gitime d&#233;fonce&lt;/i&gt; que &lt;i&gt;tout po&#232;te peut l&#233;gitimement revendiquer. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Tout reniement face &#224; une divinit&#233; c&#233;leste marque une trahison pour mon &#226;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire l'amour, c'est entrer dans les vagues sans savoir jusqu'o&#249; l'on a pied&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les anges ne portent pas de chaussures ; ils vont pied nu pour ne pas user l'azur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a rien au-dessus ni au-del&#224; de l'art : c'est ce rien qui m'int&#233;resse le plus&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#192; chacun d&#232;s lors de faire son choix parmi ce floril&#232;ge. Et &#224; pr&#233;sent qu'&lt;i&gt;Il faut fermer la parenth&#232;se que l'on a imprudemment ouverte en naissant&lt;/i&gt;, je laisse la parole &#224; l'&#233;diteur, &lt;strong&gt;Vincent Rougier&lt;/strong&gt; qui pr&#233;sentant ses v&#339;ux 2022, nous glisse que &#171; &lt;i&gt;Ficelle &lt;/i&gt; vit actuellement quelques difficult&#233;s &lt;i&gt;phynanci&#232;res &lt;/i&gt; &#187;, alors bienvenue aux nouveaux abonn&#233;s ! Il est certain que ces &#233;ditions originales, &lt;i&gt;&#233;dit&#233;es &#224; compte d'&#233;diteur&lt;/i&gt; tient-il &#224; souligner, m&#233;ritent notre attention et notre soutien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Werner Lambersy&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;D&#233;b&#226;cle&lt;/i&gt; &#8211; &lt;i&gt;L'Agendada&lt;/i&gt; 4. Montage et illustrations d'&lt;strong&gt;Yves Barr&#233;&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Ficelle &lt;/i&gt; n&#176; 147, aux &lt;a href=&#034;http://www.rougier-atelier.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ateliers Vincent Rougier&lt;/a&gt; (Les Forettes- 61380 Soligny-la Trappe) 40 p. 11&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;c&#233;demment, &#224; propos de Werner Lambersy, lire l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-799-Celle-qui-nous-attend-au-coin-de-la-rue.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;799&lt;/a&gt; et &#224; propos de ce que je consid&#232;re comme son chef-d'&#339;uvre : &lt;i&gt;Derni&#232;res nouvelles d'Ulysse&lt;/i&gt;, &#233;galement &#233;dit&#233; chez Rougier, l'I.D n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-564-Nous-sommes-Ulysse.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;564&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 930 : &#202;tre un homme m'a beaucoup co&#251;t&#233;</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-930-Etre-un-homme-m-a-beaucoup-coute.html</link>
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		<dc:date>2021-05-17T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Georges</dc:subject>
		<dc:subject>Meskache</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quitte &#224; lui causer un vif d&#233;plaisir (d&#233;plaisir qui risque de ne pas lui d&#233;plaire : l'homme dans sa grande simplicit&#233; est compliqu&#233;), nous, &#224; D&#233;charge, on l'aime bien, ce Jean-Pierre Georges. Une vieille complicit&#233; nous lie, nous ne chercherons pas &#224; le cacher. Et les preuves sont l&#224;, de notre admiration : par deux fois, dans les num&#233;ros 175 &amp; 181, ont &#233;t&#233; propos&#233;es &#224; nos lecteurs des pages arrach&#233;es &#224; ce Pauvre h., qui para&#238;t aujourd'hui chez Tarabuste (nous ne voudriez pas qu'il se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Meskache-+.html" rel="tag"&gt;Meskache&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quitte &#224; lui causer un vif d&#233;plaisir (d&#233;plaisir qui risque de ne pas lui d&#233;plaire : l'homme dans sa grande simplicit&#233; est compliqu&#233;), nous, &#224; &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/i&gt;, on l'aime bien, ce &lt;strong&gt;Jean-Pierre Georges&lt;/strong&gt;. Une vieille complicit&#233; nous lie, nous ne chercherons pas &#224; le cacher. Et les preuves sont l&#224;, de notre admiration&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#8211; Jacques Morin publie quant &#224; lui sa note de lecture sur Poezibao : ici.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : par deux fois, dans les num&#233;ros &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-175.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;175&lt;/a&gt; &amp; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-no-181.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;181&lt;/a&gt;, ont &#233;t&#233; propos&#233;es &#224; nos lecteurs des pages arrach&#233;es &#224; ce &lt;i&gt;Pauvre h.&lt;/i&gt;, qui para&#238;t aujourd'hui chez &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.laboutiquedetarabuste.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tarabuste&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (nous ne voudriez pas qu'il se cherche un autre &#233;diteur, notre po&#232;te : &#231;a ne marche pas si mal : il fournit &lt;i&gt;ing&#233;nument &lt;/i&gt; soupirs et g&#233;missements, &lt;strong&gt;Djamel Meskache&lt;/strong&gt; en fait des livres.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Est-ce un drame qui se joue, un m&#233;lo, une com&#233;die ? Tout cela &#224; la fois : l'homme, - l'acteur, l'auteur du monologue - s'agite, se d&#233;m&#232;ne - pauvrement, il ne faut pas non plus exag&#233;rer : &lt;i&gt;Je suis le poisson rouge qui n'a toujours pas explor&#233; son bocal&lt;/i&gt; -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; mais quand m&#234;me :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;90 km &#224; v&#233;lo dans un brouillard gel&#233;. Je suis recouvert d'une cro&#251;te de glace. Tout cela ne sert &#224; rien et je suis fatigu&#233;. Je ne voyais aucune meilleure chose &#224; faire ce matin.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tout lui, &#231;a. Et &#231;a dure : depuis ce terrible aveu : &lt;i&gt;Je m'ennuie sur terre&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Le D&#233; bleu&lt;/i&gt; &#233;d.), comme si depuis lors, les livres qui ont suivi ( 2016 : &lt;i&gt;Jamais mieux&lt;/i&gt;, le pr&#233;c&#233;dent : voir l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-633-Sans-souffrance-notable.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;633&lt;/a&gt;) n'avaient d'autres vis&#233;es que de confirmer &#224; coups de notes, notules et jurements d'une bonne foi souvent prise de court l'affirmation inaugurale. Car tel est le drame (minuscule et cataclysmique tout &#224; la fois) : Jean-Pierre Georges croit prendre des notes sur une existence dont il est une fois pour toutes entendu qu'elle pr&#233;sente un int&#233;r&#234;t des plus limit&#233;s, les lecteurs s'obstinent &#224; les parcourir comme livres de pens&#233;es, une m&#233;ditation entre Pascal et Cioran, vous voyez ? Il se croit unique dans sa solitude, son pessimisme m&#233;lancolique, l'ironique ermite de Chinon : les lecteurs se reconnaissent dans ses propos comme dans un miroir.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;On t'a donn&#233; un costume de vivant tout neuf, et regarde dans quel &#233;tat tu l'as mis !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le temps de &lt;i&gt;Pauvre h.&lt;/i&gt; peut para&#238;tre immobile, puisque les jours se suivent et se r&#233;p&#232;tent dans leur insignifiance &lt;i&gt;( Prenons un jour comme un autre : celui de notre mort par exemple) &lt;/i&gt;. Quelques notations pourtant en font aussi un Journal : &lt;i&gt;aujourd'hui c'est la f&#234;te des voisins de la rue&lt;/i&gt; ; ou encore : 6 f&#233;vrier : &lt;i&gt;il a neig&#233; toute la journ&#233;e &#224; gros flocons&lt;/i&gt;. Et puis cette date, tout &#224; trac, &#224; mi-livre : page 105 d'un ouvrage qui en compte 210 :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce 15/02/17, &#224; 3h du matin, ma m&#232;re est morte. Je devrais m'en r&#233;jouir puisque j'attendais ce jour. Mais pas du tout. Une douleur sourde, au contraire. Une douleur devant l'irr&#233;versible, l'insoutenable avanc&#233;e du temps. (&#8230;) Ce n'est pas la mort de ma m&#232;re, c'est la mienne, celle de tous, c'est la mortitude. Je voyais d&#233;j&#224; dans chaque &#234;tre crois&#233; un mort, &#231;a ne va pas s'arranger.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un instant, mon esprit se brouille. Orphelin ne s'&#233;crit-il pas avec un h. ? Pauvre horphelin &#8230; ? Il est temps que j'arr&#234;te ma recension, l'esprit de Jean-Pierre Georges d&#233;teint, je me mets &#224; penser comme lui. Allez, une derni&#232;re pour la route ? Une rosserie destin&#233;e &#224; ses semblables en po&#233;sie, tenez :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Un b&#339;uf s'avance, lourdement entrav&#233;. Quand il s'approche, consternation : ce n'est pas un billot qu'il traine mais un crayon. Un po&#232;te !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Toujours sympa pour les copains, notre j.p g. !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#8211; &lt;strong&gt;Jacques Morin&lt;/strong&gt; publie quant &#224; lui sa note de lecture sur &lt;i&gt;Poezibao &lt;/i&gt; : &lt;a href=&#034;https://poezibao.typepad.com/poezibao/2021/05/note-de-lecture-jean-pierre-georges-pauvre-h-par-jacques-morin.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Jean-Pierre Georges&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Pauvre h&lt;/i&gt;. &lt;a href=&#034;http://www.laboutiquedetarabuste.com/fr/collections/doute-b-a-t/jean-pierre-georges/jean-pierre-georges-pauvre-h/338&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tarabuste&lt;/a&gt; &#233;d. ( rue du fort. 36170 Saint-Benoit du Sault). 201 p. 16&#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 694 : Ramenez-vous car tout est l&#224;</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no694-Ramenez-vous-car-tout.html</link>
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		<dc:date>2017-06-13T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Paulin</dc:subject>
		<dc:subject>Georges</dc:subject>
		<dc:subject>cummings</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Toujours plus &#233;conome, toujours plus d&#233;senchant&#233;, Etienne Paulin : vis-&#224; vis du monde qui l'entoure et l'accable aussi bien que par rapport &#224; la camelote (terme de la d&#233;dicace qu'il m'adresse), &#224; la vraie pacotille (pour m'en r&#233;f&#233;rer au texte) qu'il entend &#233;couler dans 30 Po&#232;mes (aux &#233;ditions Henry). &lt;br class='autobr' /&gt; On aurait presque honte de marquer le plaisir que l'on prend &#224; cette lecture, plaisir &#233;gal &#224; celle, prise certes de plus longue date, aux &#233;crits d'un Jean-Pierre Georges, avec lequel (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Toujours plus &#233;conome, toujours plus d&#233;senchant&#233;, &lt;strong&gt;Etienne Paulin&lt;/strong&gt; : vis-&#224; vis du monde qui l'entoure et l'accable aussi bien que par rapport &#224; la &lt;i&gt;camelote &lt;/i&gt; (terme de la d&#233;dicace qu'il m'adresse), &#224; &lt;i&gt; la vraie pacotille&lt;/i&gt; (pour m'en r&#233;f&#233;rer au texte) qu'il entend &#233;couler dans &lt;i&gt;30 Po&#232;mes&lt;/i&gt; (aux &#233;ditions Henry).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On aurait presque honte de marquer le plaisir que l'on prend &#224; cette lecture, plaisir &#233;gal &#224; celle, prise certes de plus longue date, aux &#233;crits d'un Jean-Pierre Georges, avec lequel Etienne Paulin partage d&#233;sormais plus d'un trait m&#233;lancolique. Jugez-en :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Tout allait mal et mes po&#232;mes&lt;br class='autobr' /&gt;
sentaient la sardine&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;ou encore&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Je suis au paradis de la tristesse : partout volette le temps mort &lt;br class='autobr' /&gt;
et le feu ne prend pas &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Qu'on ne s'y trompe pas, ces deux citations sont bel et bien extraites de&lt;i&gt; 30 Po&#232;mes&lt;/i&gt;. Et l'une et l'autre ont en commun d'ouvrir des po&#232;mes, tout un art, celui de&lt;i&gt; l'attaque &lt;/i&gt; qui est aussi, si j'en crois un r&#233;cent d&#233;bat sur France-Musique, ce qui fait la diff&#233;rence entre deux interpr&#233;tations orchestrales. M&#234;mement, entre deux &#233;critures. Ou pour suivre les conseils &#224; Etienne Paulin : &lt;i&gt;la phrase inchangeable / est mise &#224; la proue. &lt;/i&gt; Un autre exemple ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#244; les gens qui s'ennuient &lt;br class='autobr' /&gt;
et nettoient leurs vitres &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment, dira-t-on, cette po&#233;sie s'attarde &#224; des &lt;i&gt;riens &lt;/i&gt; ( &lt;i&gt;tes yeux disaient / &#171; rien presque &#187; et &#171; presque rien &#187;&lt;/i&gt;) comme il est not&#233; en cette page qui montre le narrateur, &lt;i&gt;un volume pos&#233; sur ses genoux &lt;/i&gt; et qui n'est autre qu'&lt;i&gt;un volume d'e./e. cummings&lt;/i&gt;, indication pr&#233;cieuse et &#233;clairante, d'autant plus que le recueil se referme sur un po&#232;me d&#233;di&#233; &#224; ce m&#234;me po&#232;te am&#233;ricain, justement admir&#233;, et auteur, rappelons-nous, de &lt;i&gt;58 + 58 po&#232;mes&lt;/i&gt;, titre auquel il est plus que probable que &lt;i&gt;30 po&#232;mes&lt;/i&gt; fasse &#233;cho.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Venez sourire un peu avant qu'on enfouisse&lt;br class='autobr' /&gt;
je m'&#233;tais trop avanc&#233;, voil&#224; ce qui arrive&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c'est la derni&#232;re chance de voir un homme&lt;br class='autobr' /&gt;
vous devriez en profiter, ramenez-vous car tout est l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Je ne vois aucune raison de r&#233;sister aux invites d'Etienne Paulin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Etienne Paulin&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;30 Po&#232;mes&lt;/i&gt;, (suivi de &lt;i&gt;Vers la vraie pacotille&lt;/i&gt;). Les &#233;crits du Nord / &lt;a href=&#034;http://www.editionshenry.com/index.php?id_article=471&amp;nouv=1&amp;PHPSESSID=af6afc30efd8a995d0da3c4178124f0f&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions Henry&lt;/a&gt;. 68 p. 10&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;c&#233;demment, du m&#234;me auteur et chez le m&#234;me &#233;diteur :&lt;i&gt; Le Derri&#232;re du ciel &lt;/i&gt; &#8211; Lire l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-560-Fredons-simagrees.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;560&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du m&#234;me auteur : &lt;i&gt; Tuf, Toc&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;polder &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-145.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;145&lt;/a&gt;). Lire aussi l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-538-Construction-d-un-lieu.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;538&lt;/a&gt; &#224; propos de &lt;i&gt;Contour du pi&#232;ge&lt;/i&gt; (Lanskine &#233;d.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 633 : Sans souffrance notable</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-633-Sans-souffrance-notable.html</link>
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		<dc:date>2016-05-12T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Georges</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qu'est-ce que je vais pouvoir dire que je n'ai jamais dit, &#224; propos de Jean-Pierre Georges ? De plus que ce que je disais d&#233;j&#224;, par exemple en rendant compte de son livre pr&#233;c&#233;dent (voir I.D n&#176; 281) ; de plus que vous-m&#234;me avez pens&#233;, lecteur, en lisant les pages qu'entre temps le po&#232;te a confi&#233;es &#224; D&#233;charge, pour ses num&#233;ros 160 &amp; 166 ? &#171; Jamais mieux &#187;, me souffle-t-il - appr&#233;ciation, qu'en effet on imagine volontiers port&#233;e &#224; l'encre rouge par l'ex-instituteur de Romorantin sur les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qu'est-ce que je vais pouvoir dire que je n'ai jamais dit, &#224; propos de &lt;strong&gt;Jean-Pierre Georges&lt;/strong&gt; ? De plus que ce que je disais d&#233;j&#224;, par exemple en rendant compte de son livre pr&#233;c&#233;dent (voir&lt;i&gt; I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-281-On-n-a-rien-sans-rire.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;281&lt;/a&gt;) ; de plus que vous-m&#234;me avez pens&#233;, lecteur, en lisant les pages qu'entre temps le po&#232;te a confi&#233;es &#224; &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/i&gt;, pour ses num&#233;ros &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-160.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;160&lt;/a&gt; &amp; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-166.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;166&lt;/a&gt; ? &#171; Jamais mieux &#187;, me souffle-t-il - appr&#233;ciation, qu'en effet on imagine volontiers port&#233;e &#224; l'encre rouge par &lt;i&gt;l'ex-instituteur de Romorantin&lt;/i&gt; sur les &#233;preuves de ce nouvel opus, pris en charge une fois de plus par &lt;i&gt;Tarabuste &lt;/i&gt; : &lt;i&gt;il avait quelque chose &#224; dire &#224; trois cents exemplaires&lt;/i&gt;, il faut croire, et &lt;i&gt;Jamais mieux&lt;/i&gt;, c'est le titre. Lequel immanquablement renvoie (indication offerte au passage par l'auteur lui-m&#234;me) &#224; son premier recueil, d'un temps o&#249; il &#233;crivait des po&#232;mes et non &lt;i&gt;ces pauvres notes&lt;/i&gt; (sic) :&lt;i&gt; O&#249; &#234;tre bien&lt;/i&gt; (au D&#233; bleu) : &lt;i&gt;Aujourd'hui, trente ans plus tard, question plus pr&#233;gnante que jamais&lt;/i&gt;, commente-t-il.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On saluera donc d'abord la constance du propos. D'autant plus tangible si l'on ajoute cet autre titre en forme de constat des plus p&#233;remptoires :&lt;i&gt; Je m'ennuie sur terre&lt;/i&gt; (une mani&#232;re de chef d'&#339;uvre, au &lt;i&gt;D&#233; bleu &lt;/i&gt; &#233;galement). A l'&#233;vidence l'ennui demeure la grande affaire, un art que Jean-Pierre Georges pratique avec talent et quasi passion, &#224; contre-pied de la d&#233;ploration de Paul Val&#233;ry selon lequel :&lt;i&gt; Nous ne savons plus f&#233;conder l'ennui&lt;/i&gt;, - citation parmi d'autres qui &#233;maillent l'ouvrage. Oui, &lt;i&gt;Jamais mieux &lt;/i&gt; est &#224; son tour &lt;i&gt;un beau morceau pour l'ennui.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, ce myst&#232;re : comment peut-on &#234;tre durablement int&#233;ress&#233; par ces &#233;clats d&lt;i&gt;'une vie de petit &#233;pargnant po&#232;te&lt;/i&gt; ? D'o&#249; vient le plaisir, jubilatoire, &#224; lire ces pages d&#233;sesp&#233;rantes, &#224; se r&#233;galer de cette &lt;i&gt;insatisfaction &lt;/i&gt; permanente, &lt;i&gt;&#224; coltiner comme un for&#231;at de lieu en lieu et de jour en jour &lt;/i&gt; ? De l'acuit&#233; du regard d'abord, port&#233; sur les autres (avec une attention particuli&#232;re pour ce qui ressemble de pr&#232;s ou de loin &#224; un po&#232;te) et davantage encore sur soi-m&#234;me :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;pas question de renoncer &#224; raconter &#171; les choses honteuses &#187; ou &#224; les habiller de sorte qu'elles deviennent presque convenables. Les contorsions, les oripeaux litt&#233;raires, les aff&#233;teries, la fameuse pudeur ! L'in&#233;vitable biens&#233;ance ! Que je trouve si affligeants chez les autres... Pouah, &#233;masculation. La derni&#232;re chose dont j'ai besoin&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ensuite parce que :&lt;i&gt; en d&#233;pit des apparences, la vie triomphe, c'est la r&#232;gle, &#8230; que vous le voulez ou non&lt;/i&gt;. La vie ? Qu'il traverse, reconna&#238;t-il presque &#224; regrets, &lt;i&gt;sans souffrance notable&lt;/i&gt;. Qui m&#234;me lui procure, de loin en loin, des petits bonheurs. Li&#233;s au sexe, le plus souvent : &lt;i&gt;une belle &#233;rection&lt;/i&gt; du matin ici ; et l&#224; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Mon d&#233;sir de passer ma langue sur son sexe se fit d'un coup si imp&#233;rieux que je ne compris pas pourquoi cinq minutes plus t&#244;t nul besoin de cet ordre ne se faisait sentir.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Entre autres bonheurs, la bicyclette, &lt;i&gt;mon cheval de fer (enfin mon monocoque en fibre de carbone)&lt;/i&gt; sur laquelle il s'&#233;lance &#224; ses risques et p&#233;rils (je vous laisse d&#233;couvrir la notable p&#233;rip&#233;tie qui bousculera la monotonie de son existence) &lt;i&gt;sur la derni&#232;re voie vicinale du bonheur&lt;/i&gt;, et le sport en g&#233;n&#233;ral, pour lequel il ne craint, pas plus qu'ailleurs, d'avouer ses faiblesses, - avec une science assez pr&#233;cise de la provocation :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Hier soir, il a suffi que onze jeunes gars robustes et d&#233;cid&#233;s passent trois buts &#224; l'Ukraine pour que je m'endorme soulag&#233; et quasi heureux. (Dans la s&#233;rie : &lt;i&gt;Est-on peu de choses&lt;/i&gt; &#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Un tout jeune coureur italien rivalise avec les meilleurs montagnards dans le Tour de France, &#231;a m'est &#233;gal. Qu'un jeune Fran&#231;ais en fasse autant et me voil&#224; transport&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Faut-il en rire ou en pleurer ? On sort d'un livre de Jean-Pierre Georges comme d'un film de Charlot : heureux d'avoir souffert avec ce mis&#233;rable, de s'&#234;tre sorti en sa compagnie des emb&#251;ches de la vie. &lt;i&gt;Et surtout n'oublions pas d'&#233;clater de rire&lt;/i&gt;, - comme lui-m&#234;me le conseille avec un zeste de cruaut&#233; &#224; un malheureux solliciteur qu'il vient de rabrouer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La place du rire dans cette prose reste une fort s&#233;rieuse question, que pour aujourd'hui je me contente de poser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Jean-Pierre Georges&lt;/strong&gt; :&lt;i&gt; Jamais mieux&lt;/i&gt; &#8211; &lt;a href=&#034;http://www.laboutiquedetarabuste.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tarabuste &#232;d&lt;/a&gt;. (rue du Fort &#8211; 36170 &#8211; Saint-Benoit du Sault). 160 p. 15&#8364;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des extraits de cet ouvrage ont &#233;t&#233; publi&#233;s dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-160.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;160&lt;/a&gt; et &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-166.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;166&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du m&#234;me auteur, chez le m&#234;me &#233;diteur : &lt;i&gt;L'Eph&#233;m&#232;re dure toujours&lt;/i&gt;. Voir l'I.D n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-281-On-n-a-rien-sans-rire.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;281&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 281 : On n'a rien sans rire</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-281-On-n-a-rien-sans-rire.html</link>
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		<dc:date>2010-09-06T07:14:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Autin-Grenier </dc:subject>
		<dc:subject>Georges</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Faisons le point : &#171; Le travail &#233;reinte, le loisir ennuie, l'amour tourmente, la vie tue. &#187;. Bon. Ceci &#233;tant &#233;tabli, que faire - pour qui, comme Jean-Pierre Georges &#034;a tout connu : l'amour, le sport, la po&#233;sie, la mer, la montagne, les petits restaurants, les t&#226;ches &#233;c&#339;urantes, l'ennui accablant, l'infinie tristesse &#187; ? Comment RE-VIVRE ?&#034; &lt;br class='autobr' /&gt; L'&#201;ph&#233;m&#232;re dure toujours titre son dernier ouvrage (aux &#233;ditions Tarabuste) mani&#232;re de r&#233;pondre &#224; la question existentielle pos&#233;e ci-dessus. Titre qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Faisons le point : &#171; &lt;i&gt;Le travail &#233;reinte, le loisir ennuie, l'amour tourmente, la vie tue. &lt;/i&gt; &#187;. Bon. Ceci &#233;tant &#233;tabli, que faire - pour qui, comme&lt;strong&gt; Jean-Pierre Georges&lt;/strong&gt; &#034;&lt;i&gt;a tout connu : l'amour, le sport, la po&#233;sie, la mer, la montagne, les petits restaurants, les t&#226;ches &#233;c&#339;urantes, l'ennui accablant, l'infinie tristesse &#187; ? Comment RE-VIVRE ?&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#201;ph&#233;m&#232;re dure toujours&lt;/i&gt; titre son dernier ouvrage (aux &#233;ditions &lt;i&gt;Tarabuste&lt;/i&gt;) mani&#232;re de r&#233;pondre &#224; la question existentielle pos&#233;e ci-dessus. Titre qui irr&#233;sistiblement me fait penser &#224; ceux de Pierre Autin-Grenier. Le rapprochement n'est pas si hasardeux, l'un et l'autre partagent le m&#234;me regard vrillant et d&#233;sabus&#233; sur le monde et sur eux-m&#234;mes ; mais tandis que Pierre Autin-Grenier fait d&#233;sormais un d&#233;tour par la fiction, Jean-Pierre Georges rar&#233;fie son propos, m&#234;me si au final l'un et l'autre s'entendent pour soupirer &#224; l'unisson : &#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=312&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;C'est tous les jours comme &#231;a&lt;/a&gt; &lt;/i&gt; &#187;. En exag&#233;rant (bien s&#251;r !) un peu, c'est &#224; Beckett que Jean-Pierre Georges me fait de plus en plus penser, moins dans la mani&#232;re d'&#233;crire ou par son pessimisme humoreux que par une &#233;l&#233;gance &#224; ne pas &#233;crire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Car il n'&#233;crit plus. Du moins l'affirme-t-il avec force. Et si on lui oppose la r&#233;elle &#233;paisseur de son livre (130 pages), compos&#233;s certes d'aphorismes et de notes dont les plus courtes comptent trois mots (voire deux), il l&#232;ve les yeux au ciel, s'exasp&#232;re : ce n'est pas au po&#232;te qu'on apprend ce que c'est qu'&lt;i&gt;&#233;crire &lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; &lt;strong&gt;Je me suis remis &#224; ce bureau que j'avais d&#233;laiss&#233; depuis trois ans au moins. Certes pas pour &#233;crire, mais pour retrouver la posture, le papier sous la lampe, la compl&#232;te inanit&#233; et les heures de nuit se d&#233;posant sans bruit comme la neige ou la poussi&#232;re&lt;/strong&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel &#233;crivain il aurait pu &#234;tre, soupirera cependant le lecteur devant cette page unique, prose d'une exceptionnelle longueur (26 lignes !), o&#249; il rapporte avec un d&#233;lectation communicative le passage du Tour de France dans le Berry. &#171; &lt;i&gt; Une courte r&#233;mission &lt;/i&gt; &#187;, s'excuse-t-il. Volontiers on la lui pardonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Hypoth&#232;se, dont le c&#244;t&#233; saugrenu ne manquera pas d'amuser l'auteur : n'est-ce pas un fragment d'autobiographie qu'il s'efforce ainsi de pas livrer au lecteur, &#233;tant bien entendu qu'il n'y a gu&#232;re de genre litt&#233;raire plus pr&#233;somptueux et ridicule que l'autobiographie, et que le d&#233;couragement prendra quiconque songerait &#224; &#233;riger un si d&#233;risoire monument : &#034;&lt;i&gt;Pourquoi ne suis-je pas capable de m'&#233;puiser sur un travail inutile comme tout le monde ?&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, quasi par m&#233;garde, perce la trame d'une vie. Terrible et banale. Terrible parce que banale, tout &#233;pisode soigneusement masqu&#233;, noy&#233; parmi les consid&#233;rations et les culbutes du clown triste : ainsi assiste-t-on &#224; la d&#233;ch&#233;ance du p&#232;re, &#224; &lt;i&gt;l'homologation &lt;/i&gt;du divorce de l'auteur, &#224; la naissance de son nouvel amour, (&#171; &lt;i&gt;Aucune naissance ne m'int&#233;resse, sauf peut-&#234;tre la naissance des seins&lt;/i&gt; &#187;), &#224; l'assistanat qu'il apporte &#224; sa m&#232;re (&#171; &lt;i&gt;Mon sauveur, dit-elle ... &lt;/i&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxe et miracle de ces pages, tellement marqu&#233;es par cette &lt;i&gt;forme d'amour&lt;/i&gt; qu'est &lt;i&gt;le d&#233;nigrement&lt;/i&gt;, le lecteur n'y suffoque pas, mais en ressort revigor&#233; comme apr&#232;s une douche froide, avec gant de crin. Et je signale, &#224; toute fins utiles, que le rire n'est pas &#233;tranger &#224; notre soi disant misanthrope ( il n'est pas impossible, en certaines circonstances, de le croiser devisant au milieu de ses &lt;i&gt;semblables&lt;/i&gt;), oui, il rit, Jean-Pierre Georges. Fort, - &#224; gorge d&#233;ploy&#233;e. Capable de &#231;a : en douteriez-vous ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.dechargelarevue.com/id/?art=330" class="spip_out"&gt;http://www.dechargelarevue.com/id/?...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt; : &lt;strong&gt;Jean-Pierre Georges&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;L'&#201;ph&#233;m&#232;re dure toujours &lt;/i&gt;&#8211; Tarabuste &#233;diteur (rue du fort &#8211; 36 170 &#8211; St Benoit du Sault &#8211; 13&#8364; -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des extraits de ce livre &#233;taient parue dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt;n&#176; 138 &#8211; Juin 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les amoureux d'aphorismes se porteront sur les &lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=258&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;220&lt;/a&gt; (Alexis Pelletier) ; &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=259&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;221&lt;/a&gt; ( &#034;Les filiales Lichtenberg)&#034; &amp; &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=269&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;230&lt;/a&gt; (&lt;a href=&#034;http://biloba.over-blog.com/article-raphaele-bruyere-55163631-comments.html#anchorComment&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rapha&#235;le Bruy&#232;re&lt;/a&gt; ).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 220 : De la pens&#233;e Mlash</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-220-De-la-pensee-Mlash.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/I-D-no-220-De-la-pensee-Mlash.html</guid>
		<dc:date>2009-11-19T06:59:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Georges</dc:subject>
		<dc:subject>Pelletier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mlash : Encycl. Onomatop&#233;e marquant l'impact d'un projectile, genre tomate m&#251;re ou tarte cr&#233;meuse, s'&#233;crasant sur un visage, le pare-brise d'une voiture officielle, le bouclier d'un CRS. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bruit d'une pens&#233;e percutante, dans l'instant o&#249; elle touche juste. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par ex. Personnage pratiquant cette pens&#233;e, qu'Alexis Pelletier a mis en circulation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Exemple de pens&#233;e mlash : &#171; Le cheval a-t-il conscience de bander ? &#187; (version f&#233;minine : Que sont les r&#232;gles d'une jument ?) &lt;br class='autobr' /&gt; Je ne saurais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mlash &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Encycl&lt;/i&gt;. Onomatop&#233;e marquant l'impact d'un projectile, genre tomate m&#251;re ou tarte cr&#233;meuse, s'&#233;crasant sur un visage, le pare-brise d'une voiture officielle, le bouclier d'un CRS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bruit d'une pens&#233;e percutante, dans l'instant o&#249; elle touche juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par ex&lt;/i&gt;. Personnage pratiquant cette pens&#233;e, qu'&lt;a href=&#034;http://www.ac-rouen.fr/rectorat/profession_action-culturelle/domaine_lecture/biblio/biblio_pelletier.php&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Alexis Pelletier &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; a mis en circulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exemple de pens&#233;e mlash : &#171; &lt;i&gt;Le cheval a-t-il conscience de bander ?&lt;/i&gt; &#187; (version f&#233;minine :&lt;i&gt; Que sont les r&#232;gles d'une jument ?) &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;p&gt; Je ne saurais cependant parler de Mlash avec autant de comp&#233;tence que je le souhaiterais. Ma seule r&#233;f&#233;rence, suffisamment intrigante et convaincante au demeurant pour que j'en fasse l'objet de cet &lt;i&gt;Itin&#233;raire de D&#233;lestage, &lt;/i&gt;est une r&#233;cente &lt;a href=&#034;http://www.rougier-atelier.com/&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Ficelle &lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (nov. &amp; d&#233;c. 2009) : &lt;i&gt;Encore un petit Mlash&lt;/i&gt;, qui &#224; l'&#233;vidence vient augmenter la geste d'un personnage d&#233;j&#224; solidement &#233;tabli, par deux volumes (au moins) parus aux &#201;ditions &lt;i&gt;Tarabuste &lt;/i&gt; : &lt;i&gt;Tout Mlash &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;Mlash ou encore&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Judicieuse, la pens&#233;e de ce Mlash. Jugez-en : &#171; &lt;i&gt;Acc&#233;der &#224; un pouvoir devrait &#234;tre passible d'emprisonnement &lt;/i&gt; &#187; : pareille proposition, d&#232;s qu'on y songe, para&#238;t des plus raisonnables. Au point qu'on serait curieux de savoir si Alexis Pelletier partage ou non la pens&#233;e mlash. Si oui, pourquoi se camoufle-t-il derri&#232;re une fiction ? Crainte de heurter les bien-pensants de l'&#233;poque : &#171; &lt;i&gt;Le spectacle de la nature / para&#238;t toujours vide&lt;/i&gt; &#187;, et en surench&#233;rissant : &#171; &lt;i&gt;Comment s'extasier d'une montagne ou d'une plage ?&lt;/i&gt; &#187; Ou d'&#234;tre enferm&#233; dans une forme plaisante et sentencieuse, alors que par ailleurs, il s'applique &#224; prendre &lt;i&gt;Quelques mesures dans l'&#233;poque &lt;/i&gt;(Voix d'encre &#233;d.), sur un registre autrement s&#233;rieux, que le &lt;i&gt;Menuet &lt;/i&gt;donn&#233; &lt;i&gt;en prime&lt;/i&gt; dans cette m&#234;me &lt;i&gt;Ficelle &lt;/i&gt;donne &#224; entendre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il y a du Jean-Pierre Georges dans ce Mlash. Quel a &#233;crit : &#171; &lt;i&gt;Je passe des heures &#224; ne rien faire&lt;/i&gt; &#187; ? Si je note ce rapprochement, c'est que j'ai vu ces deux po&#232;tes se c&#244;toyer, en juillet dernier, aux premi&#232;res rencontres de &lt;a href=&#034;http://poesie.baz.free.fr/poetes.html&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bazoches&lt;/a&gt; : se sont-ils alors reconnus ? Ont-ils fraternis&#233; ? L'un et l'autre ne seraient accord&#233;s, je crois, sur ce point :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Refuser une nouvelle exp&#233;rience sexuelle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ne tient pas seulement d'un manque de curiosit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c'est d'une in&#233;l&#233;gance fondamentale. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt; Jean-Pierre Georges, je le note au passage, n'arr&#234;te pas de me surprendre. Non seulement il a accept&#233;, apr&#232;s quelques tergiversations certes, sans lesquelles il n'aurait pas &#233;t&#233; lui-m&#234;me, de pr&#233;facer de mon dernier livre, - mais le voil&#224; qui se risque &#224; r&#233;diger chronique dans le r&#233;cent &lt;i&gt;Poil au Genou&lt;/i&gt; (n&#176; 26, du 30 octobre 2009), nous introduisant &#224; l'&#339;uvre de Lichtenberg. Mais insister serait de mauvais go&#251;t : &#171; &lt;i&gt;Laissons tranquillement cro&#238;tre l'herbe sur le sujet. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;p&gt; De qui, dites-moi, ce dernier conseil ? De Lichtenberg &#224; Mlash court &#224; l'&#233;vidence le fil d'une m&#234;me pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt; : J'aurais davantage parler de ces &lt;a href=&#034;http://www.rougier-atelier.com/&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Ficelles &lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (7 &#8364; - Les Forettes &#8211; 61380 &#8211; Soligny-la -Trappe), que tire avec go&#251;t Vincent Rougier et dont en outre me sont parvenues, en un temps tr&#232;s court, les contributions de Thomas Vinau, Luce Guilbaud et Jo&#235;l Bastard, si elles n'allaient &#234;tre plac&#233;es sous les &lt;i&gt;Phares &lt;/i&gt;de Georges Cathalo, dans le num&#233;ro de &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt;actuellement sous presse. Aux abonn&#233;s, la primeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;i&gt;Mlash ou encore&lt;/i&gt;&#034; d'Alexis Pelletier : 15&#8364;, Ed. Tarabuste, Rue du Fort 36170 &#8211; Saint-Beno&#238;t-du-Sault.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Du Poil aux Genoux&#034; : revuette gratuite et distrayante (pour personnes s&#233;rieuses), qu'on se procure aupr&#232;s de &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=239&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Genevi&#232;ve Peigne&lt;/a&gt; et Jean-Fran&#231;ois Seron &#8211; Rue du Bourg &#8211; 58190 &#8211; Bazoches-en-Morvan. (Quelques beaux timbres sont toutefois les bienvenus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=25&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jean-Pierre Georges&lt;/a&gt; , on lira le &lt;i&gt;&#034;Moi chronique&#034;&lt;/i&gt; (&lt;a href=&#034;http://www.dessertdelune.be/&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Carnets du Dessert de Lune&lt;/a&gt; ), et la pr&#233;face &#224; &#034;Mes escaliers &#034; de Claude Vercey (chez le m&#234;me &#233;diteur).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.dechargelarevue.com/id/?art=258" class="spip_out"&gt;http://www.dechargelarevue.com/id/?...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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