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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>Jean-Baptiste Pedini : Un monde &#224; nu (Cheyne)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacmo</dc:creator>


		<dc:subject>Pedini</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Deux parties se suivent pour former le recueil. La premi&#232;re est constitu&#233;e de po&#232;mes brefs avec souvent une ligne amorce et un petit paragraphe &lt;br class='autobr' /&gt; ou bien l'inverse un petit paragraphe puis une ligne s&#232;che conclusive, ou bien encore trois petits paragraphes &#233;gaux. Quant &#224; la seconde, ce ne sont que de courts carr&#233;s denses et massifs, invariablement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais peu importent les parties et les compositions, l'ensemble est remarquablement coh&#233;rent et traite de la m&#234;me mati&#232;re po&#233;tique. Qu'on peut (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Pedini-+.html" rel="tag"&gt;Pedini&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux parties se suivent pour former le recueil. La premi&#232;re est constitu&#233;e de po&#232;mes brefs avec souvent une ligne amorce et un petit paragraphe&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;ou bien l'inverse un petit paragraphe puis une ligne s&#232;che conclusive, ou bien encore trois petits paragraphes &#233;gaux. Quant &#224; la seconde, ce ne sont que de courts carr&#233;s denses et massifs, invariablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais peu importent les parties et les compositions, l'ensemble est remarquablement coh&#233;rent et traite de la m&#234;me mati&#232;re po&#233;tique. Qu'on peut tenter de d&#233;composer en plusieurs th&#232;mes qui se m&#233;langent chaque fois, comme diff&#233;rents ingr&#233;dients produisant la m&#234;me mixture. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord le principal une forte sensualit&#233; qui ne dit pas son nom, et qui aspire tous les mots alentour. Tel le d&#233;sir continu et farouche. C'est le vocabulaire du corps et l'impression forc&#233;e qu'une seule personne est destinataire de ces po&#232;mes, sans galvauder le mot, d'amour. Le tutoiement insiste, jusqu'au lecteur qui se sentirait de trop.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite le moment &#233;lu h&#233;site uniquement entre la nuit qui vient se pr&#233;lasser ou le petit matin qui ouvre un &#339;il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin le lieu privil&#233;gi&#233; reste la chambre, mais restitu&#233; en plein centre du monde ; il sera question de ciel, de terre, d'air et de soleil&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Souvent je r&#234;ve de d&#233;faire les agrafes de l'horizon.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre, &#224; relire le recueil, la seconde partie &#171; Apr&#232;s le monde &#187; s'opposerait somme toute &#224; la premi&#232;re d'o&#249; est tir&#233; le titre g&#233;n&#233;ral &#171; Un monde &#224; nu &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une tendance au d&#233;senchantement perce dans ces paragraphes bien ordonn&#233;s. Avec cet envoi juste &#224; la fin : &lt;i&gt;Le d&#233;sir est un saut hors du monde.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; L'ombre, l'obscurit&#233;, bout&#233;es jusques l&#224;, semblent menacer de nouveau...&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Sous la table ensoleill&#233;e, la terre promise&lt;br class='autobr' /&gt;
est une gicl&#233;e d'apparences. La cendre&lt;br class='autobr' /&gt;
colle aux palais mais le feu est &#233;teint&lt;br class='autobr' /&gt;
au-del&#224; des collines. Un nuage monte&lt;br class='autobr' /&gt;
de nos bassins. Sous la grande table de&lt;br class='autobr' /&gt;
lumi&#232;re, la mort nous fait du pied.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;17 &#8364;. Au Bois de Chaumette - 07320 Devesset.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jean-Baptiste Pedini / Vincent Motard-Avargues : Comme le fleuve au paysage (&#201;ditions de l'Aigrette)</title>
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		<dc:date>2020-12-20T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacmo</dc:creator>


		<dc:subject>Pedini</dc:subject>
		<dc:subject>Motard-Avargues</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il pourrait s'agir d'un river-movie quelque part. Le fleuve dans ce recueil en effet reste essentiel, comme dans le titre tir&#233; d'un vers de Baudelaire. &lt;br class='autobr' /&gt; On serait cependant plus pr&#232;s d'Emaz pour le coup que de l'auteur des &#171; Fleurs du Mal &#187;. Par l'atomisation du vers, par exemple. Le flou, l'ambigu&#239;t&#233;, l'&#224;-peu-pr&#232;s, le g&#233;n&#233;ral aussi. Le fleuve est donc central, dans sa liquidit&#233;, son courant, son mouvement. Les images se renvoient d'un bout &#224; l'autre de l'ensemble : que regarde le ciel / (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Motard-Avargues-+.html" rel="tag"&gt;Motard-Avargues&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il pourrait s'agir d'un &lt;i&gt;river-movie&lt;/i&gt; quelque part. Le fleuve dans ce recueil en effet reste essentiel, comme dans le titre tir&#233; d'un vers de Baudelaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On serait cependant plus pr&#232;s d'Emaz pour le coup que de l'auteur des &#171; Fleurs du Mal &#187;. Par l'atomisation du vers, par exemple. Le flou, l'ambigu&#239;t&#233;, l'&#224;-peu-pr&#232;s, le g&#233;n&#233;ral aussi. Le fleuve est donc central, dans sa liquidit&#233;, son courant, son mouvement. Les images se renvoient d'un bout &#224; l'autre de l'ensemble : &lt;i&gt;que regarde le ciel / quand les eaux ne se retournent plus&lt;/i&gt; et plus loin dans ce jeu de miroirs, il est question de : &lt;i&gt;les reflets resserr&#233;s / du ciel.&lt;/i&gt; Ou bien au tout d&#233;but : &lt;i&gt;des berges apatrides&lt;/i&gt; reprises en &#233;cho &#224; la fin par &lt;i&gt;des berges anonymes&lt;/i&gt;&#8230; Mais l'&#233;coulement, le passage induisent illico le temps, qui rev&#234;t plus pr&#233;cis&#233;ment ici la forme pass&#233;e du souvenir : &lt;i&gt;jusqu'&#224; peu d'eau / dans les mains jointes / du fleuve&#8230;&lt;/i&gt; L'autre &#233;l&#233;ment qui fait l'interm&#233;diaire et le lien entre l'aspect fluvial concret et la m&#233;moire immat&#233;rielle intervient ensuite : &lt;i&gt;et les mots restent / l&#224; / suspendus &#224; la langue&lt;/i&gt;, avec cette restriction finalement &#233;loquente : &lt;i&gt;m&#234;me si silence / m&#234;me quand mots / hame&#231;onn&#233;s&lt;/i&gt; ou comme il est dit plus loin, pour consolider le ciment : &lt;i&gt;c'est l'eau / qui tord la langue // rompt un emb&#226;cle / de mots&lt;/i&gt;. Cette note est loin d'&#233;puiser toutes les entr&#233;es possibles du recueil. &#192; chaque lecteur d'exp&#233;rimenter les siennes, le texte compos&#233; de petites strophes comme des pierres pour traverser, garde sa part d'&#233;nigme, d'autant qu'il a &#233;t&#233; &#233;crit &#224; quatre mains, ce qui ajoute certainement de la complexit&#233; au sens. Jean-Baptiste Pedini et Vincent Motard-Avargues tentent au fond de d&#233;finir ce qu'ils nomment : &lt;i&gt;le liquide venteux du vivre.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;13 &#8364;. Galerie Le 10 : 10 rue du Refuge - 13002 Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 851 : 8 Mai, 11 heures 10</title>
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		<dc:date>2019-11-26T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Pedini</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avant m&#234;me de percevoir l'&#233;v&#232;nement majeur, bouleversant, qui se produisit &#224; cette date, - &#233;v&#233;nement annonc&#233; cependant d&#232;s les premiers vers : ce huiti&#232;me jour / du mois de mai / comment ne pas le voir ... -, et qui d&#233;clencha l'&#233;criture de Mai sur la peau, que Jean-Baptiste Pedini publie dans la collection Cordes tiss&#233;es, des &#233;ditions Inclinaison, c'est bien la d&#233;licatesse de l'expression qui d'embl&#233;e m'a arr&#234;t&#233;, et s&#233;duit. &lt;br class='autobr' /&gt; Puis l'on comprend que sous ce lyrisme l&#233;ger se coule un r&#233;cit, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avant m&#234;me de percevoir l'&#233;v&#232;nement majeur, bouleversant, qui se produisit &#224; cette date, - &#233;v&#233;nement annonc&#233; cependant d&#232;s les premiers vers : &lt;i&gt;ce huiti&#232;me jour / du mois de mai / comment ne pas le voir ... &lt;/i&gt; -, et qui d&#233;clencha l'&#233;criture de &lt;i&gt;Mai sur la peau&lt;/i&gt;, que &lt;strong&gt;Jean-Baptiste Pedini &lt;/strong&gt; publie dans la collection &lt;i&gt;Cordes tiss&#233;es&lt;/i&gt;, des &#233;ditions &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.inclinaison.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inclinaison&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, c'est bien la d&#233;licatesse de l'expression qui d'embl&#233;e m'a arr&#234;t&#233;, et s&#233;duit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Puis l'on comprend que sous ce lyrisme l&#233;ger se coule un r&#233;cit, dont le d&#233;roul&#233; nous entrainera dans ce qu'on peut consid&#233;rer comme un seul po&#232;me, organis&#233; cependant en une suite de huitains aux vers brefs, au souffle court qui correspond &#224; celui de l'attente inqui&#232;te, dont bient&#244;t on d&#233;couvrira l'objet. Mais l'&#233;motion &#8211; mais oui, on est entr&#233; avec le couple &#224; la maternit&#233; &#8211; est tout au long heureusement contr&#244;l&#233;e par la forme et la musicalit&#233; de l'&#233;criture, est sublim&#233;e pour ce qui serait sinon une po&#233;sie de plus du quotidien, notion qui sert de camouflage et de cache-mis&#232;re &#224; la banalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, ce fameux 8 mai on assiste &#224; un accouchement, rapport&#233; du point de vue de l'homme :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Temps long du travail&lt;br class='autobr' /&gt;
et l&#224; &#224; ne rien faire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;partager la douleur&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; d&#233;faut de la soulager&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;serrer fort une main&lt;br class='autobr' /&gt;
dire quelques mots idiots&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;mais &#224; pr&#233;sent&lt;br class='autobr' /&gt;
plus l'heure de se taire.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Comme l'&#233;vocation reste au niveau du ressenti, les impressions sont &#224; la fois pr&#233;cises et confuses : assiste-t-on comme je tends &#224; le penser, &#224; la naissance de jumeaux qui se serait produite &#224; 10 heures 52 pour l'un et 11 heures 10 pour le second ? Au final on peut dire &lt;i&gt;p&#232;re m&#232;re / deux enfants / &lt;/i&gt; et aussi, cons&#233;quemment :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Peur de ne pas &#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; la hauteur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et de ne pas voir dans l'oeil&lt;br class='autobr' /&gt;
de ces enfants&lt;br class='autobr' /&gt;
une lumi&#232;re blanche&lt;br class='autobr' /&gt;
les traits grossiers de l'aube&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le visage d&#233;j&#224; lourd&lt;br class='autobr' /&gt;
d'un p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sans doute serait-il pr&#233;matur&#233; de tirer des conclusions quant &#224; l'&#233;volution du po&#232;te au terme d'un petit livre de 40 pages. Il semble cependant que distance soit prise avec le veilleur m&#233;lancolique qui s'est jusqu'ici exprim&#233;, plut&#244;t dans des proses d'ailleurs, de &lt;i&gt;Prendre part &#224; la nuit&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;polder &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-153.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;153&lt;/a&gt; (en 2012) &#224; &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-719-D-une-fenetre-ouverte.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Trouver refuge&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; en 2017, aux &#233;ditions Cheyne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Jean-Baptiste Pedini&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.inclinaison.fr/livre.php?indexlivre=93&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mai sur la peau&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Collection : &lt;i&gt;Cordes tiss&#233;es&lt;/i&gt;. Editions &lt;i&gt;Inclinaison &lt;/i&gt; ( 46 rue Jean Jaur&#232;s &#8211; 79200 Parthenay). 40 p. 3&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;c&#233;demment, l'&lt;i&gt;I.D &lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-719-D-une-fenetre-ouverte.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;719&lt;/a&gt; avait rendu compte de &lt;i&gt;Trouver refuge&lt;/i&gt;. Quant &#224; &lt;i&gt;Prendre part &#224; la nuit&lt;/i&gt;, on se le procure contre 6&#8364; &#224; l'adresse de la revue &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; : 4 rue G&#233;n&#233;ral Sarrail &#8211; 89000 Auxerre. A la m&#234;me adresse, on s'abonne &#233;galement &#224; la collection &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt;. Plus amples informations : &lt;strong&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Baptiste Pedini est &#233;galement pr&#233;sent au sommaire de &lt;i&gt;Contre-all&#233;es&lt;/i&gt; 39 /40, &lt;i&gt;revue du mois&lt;/i&gt; en &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Contre-allees-39-40.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;octobre 2019&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 719 : D'une fen&#234;tre ouverte sur l'enfance</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-719-D-une-fenetre-ouverte.html</link>
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		<dc:date>2017-11-08T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Pedini</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qui chercherait &#224; mesurer l'&#233;tat d'esprit d&#233;pressif contemporain serait bien avis&#233; de lire les proses de Trouver refuge que Jean-Baptiste Pedini publie chez Cheyne &#201;diteur : m&#234;me s'il est loin de n'&#234;tre que cela, le livre t&#233;moigne d'abord d'un profond d&#233;senchantement devant ce qu'on d&#233;signera, en un terme vague et englobant, suffisamment suggestif n&#233;anmoins, comme la vie : &lt;br class='autobr' /&gt; Tous les jours c'est pareil. La m&#233;lancolie nous pr&#233;c&#232;de d'un pas. [&#8230;] Elle est cet arri&#232;re-go&#251;t latent. Elle est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qui chercherait &#224; mesurer l'&#233;tat d'esprit d&#233;pressif contemporain serait bien avis&#233; de lire les proses de &lt;i&gt;Trouver refuge&lt;/i&gt; que &lt;strong&gt;Jean-Baptiste Pedini&lt;/strong&gt; publie chez Cheyne &#201;diteur : m&#234;me s'il est loin de n'&#234;tre que cela, le livre t&#233;moigne d'abord d'un profond d&#233;senchantement devant ce qu'on d&#233;signera, en un terme vague et englobant, suffisamment suggestif n&#233;anmoins, comme &lt;i&gt;la vie&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Tous les jours c'est pareil. La m&#233;lancolie nous pr&#233;c&#232;de d'un pas. [&#8230;] Elle est cet arri&#232;re-go&#251;t latent. Elle est l'arrachement. Le bouquet paquet&#233; de ronces. Le saccage dedans. Les souvenirs plum&#233;s avant que l'oiseau s'&#233;lance.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pas de r&#233;volte ici, mais une acceptation, un fatalisme : &lt;i&gt;on fait avec&lt;/i&gt;, dit un po&#232;me. M&#234;me : &lt;i&gt;parfois on se dit que c'est mieux comme &#231;a&lt;/i&gt;. Que faire ? Sombrer ? Pas d'issue ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La vie est froide alors on coupe quelques po&#232;mes en mani&#232;re de b&#251;ches. On se r&#233;chauffe un peu&lt;/i&gt;. Le po&#232;me comme planche de salut, o&#249; &lt;i&gt;trouver refuge&lt;/i&gt;, comme le sugg&#232;re le titre. De fait, cette lassitude m&#233;lancolique qui est bien le sentiment dominant, provient du regret d'une enfance qui s'&#233;loigne inexorablement. &lt;i&gt;Tous les jours on le sait. Elle&lt;/i&gt; [la m&#233;lancolie]&lt;i&gt; d&#233;pose &#224; nos pieds la d&#233;pouille chaude de l'enfance&lt;/i&gt;. Ainsi le po&#232;te est condamn&#233; &#224; une qu&#234;te vaine, celle des &lt;i&gt;d&#233;bris d'une enfance qu'au sol plus personne ne cherche&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a cependant quelque chose de miraculeux dans cette po&#233;sie : Jean-Baptiste Pedini reste ce styliste qui nous a s&#233;duit d&#232;s &lt;i&gt;Prendre part &#224; la nuit&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-153.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;polder &lt;/i&gt; n&#176; 153&lt;/a&gt;) et&lt;i&gt; Passant l'&#233;t&#233;&lt;/i&gt; (chez Cheyne), et davantage encore dans&lt;i&gt; Le Ciel d&#233;pos&#233; l&#224;&lt;/i&gt;. L'Arri&#232;re-Pays &#233;d. (cf : &lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-643-Le-presque-et-l-a-peine.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;643&lt;/a&gt;) : il tire tout le parti possible de ce qui pourrait ressembler &#224; un naufrage ; l'&#233;criture par sa rigueur, sa concision, contredit la tentation de &lt;i&gt;l&#226;cher prise&lt;/i&gt;, et sa prose se rigidifie autour de ces verbes &#224; l'infinitif dont il use si volontiers, qui donne &#224; ses phrases un caract&#232;re de sentences, comme autant de rep&#232;res dans une existence, &lt;i&gt;o&#249; on reste l&#224;, spectateur d'un road-movie sans int&#233;r&#234;t&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;C&#233;der &#224; la lenteur de l'aube. Rembobiner les bandes grises. Les heures pass&#233;es &#224; grignoter un peu de place sur l'attente. Les mots dits par politesse. L'ennui tout simplement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire du silence un courant d'air. Laisser un soleil timide monter sur l'appui de la fen&#234;tre. Sur les corps en bataille que les rideaux masquent &#224; peine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trouver refuge dans un matin d&#233;fait.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;A l'instar de Fran&#231;oise Vignet, scrutant le monde depuis &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/A-l-ecart-a-l-ecoute-Francoise.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;son talus&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Journal de mon talus - Rep&#233;rage du 6 novembre.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; le monde qu'&#233;voque le po&#232;te est &#233;troit, comme &lt;i&gt;le chemin qu'il parcourt : triste, bizarrement r&#233;tr&#233;ci, calibr&#233; pour tenir dans un soir &#233;triqu&#233;&lt;/i&gt;, et les terres &lt;i&gt;pauvres &lt;/i&gt; qui l'entourent. Le paysage prend la couleur de son humeur. De ses peurs. Que reste-il &#224; faire ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Rester au chevet des souvenirs. D&#232;s lors, vivre en arri&#232;re. Faire de la solitude une fen&#234;tre ouverte sur l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Journal de mon talus - &lt;i&gt;Rep&#233;rage &lt;/i&gt; du 6 novembre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; :&lt;strong&gt; Jean-Baptiste Pedini&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Trouver refuge&lt;/i&gt;. Un bel essai introductif de &lt;strong&gt;Jean-Claude Dubois&lt;/strong&gt;. Ed. Cheyne (au Bois de Chaumette &#8211; 07320 Deveset) 60 p. 17&#8364;. De Jean-Baptiste Pedini, chez le m&#234;me &#233;diteur : &lt;i&gt; Passant l'&#233;t&#233;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du m&#234;me auteur, dans la Collection &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-153.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Prendre part &#224; la nuit&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, pr&#233;face de Jean-Christophe Belleveaux - 6&#8364; - Cliquer l'onglet &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/-La-collection-Polder-.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Polder&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, sur notre site. Achat du livre et abonnement &#224; la collection : &lt;strong&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours du m&#234;me auteur : &lt;i&gt;Le Ciel d&#233;pos&#233; l&#224;&lt;/i&gt;. L'Arri&#232;re-Pays &#233;d (voir l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-643-Le-presque-et-l-a-peine.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;643&lt;/a&gt;). Sur &lt;i&gt;Il y a ici le vent&lt;/i&gt; (La porte &#233;d.), lire l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-518-Composer-le-paysage.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;518&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jean-Baptiste Pedini, en Angle mort</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Jean-Baptiste-Pedini-en-Angle-mort.html</link>
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		<dc:date>2016-12-22T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Pedini</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;M&#233;fiez-vous des angles morts, tout automobiliste conna&#238;t la consigne. Et pour le po&#232;te, que repr&#233;sente un angle mort ? Dans la mesure o&#249; il se doit, et tout artiste tout autant, de s'int&#233;resser &#224; ce qui &#233;chappe &#224; l'attention commune, il lui revient en effet d'explorer les Angles morts, ce vers quoi nous entra&#238;ne Jean-Baptiste Pedini, dans cette plaquette qu'apr&#232;s Il y a le vent (I.D n&#176; 518) il publie &#224; La Porte. &lt;br class='autobr' /&gt; Comment &#231;a commence, l'&#233;criture d'un po&#232;me ? Moment d&#233;cisif sans doute, mais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Pedini-+.html" rel="tag"&gt;Pedini&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;M&#233;fiez-vous des angles morts, tout automobiliste conna&#238;t la consigne. Et pour le po&#232;te, que repr&#233;sente un&lt;i&gt; angle mort&lt;/i&gt; ? Dans la mesure o&#249; il se doit, et tout artiste tout autant, de s'int&#233;resser &#224; ce qui &#233;chappe &#224; l'attention commune, il lui revient en effet d'explorer les &lt;i&gt;Angles morts&lt;/i&gt;, ce vers quoi nous entra&#238;ne &lt;strong&gt;Jean-Baptiste Pedini&lt;/strong&gt;, dans cette plaquette qu'apr&#232;s&lt;i&gt; Il y a le vent&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-518-Composer-le-paysage.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;518&lt;/a&gt;) il publie &#224; &lt;i&gt;La Porte&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment &#231;a commence, l'&#233;criture d'un po&#232;me ? Moment d&#233;cisif sans doute, mais auquel il n'y a pas lieu non plus de s'attarder : il s'effacera sous l'&#233;criture m&#234;me. C'est du moins, semble-t-il, la th&#232;se qui sous-tend les po&#232;mes de ce livret, et Jean-Baptiste Pedini de s'efforcer de revenir &#224; ce premier instant, &#224; ce qui provoque ce &lt;i&gt;commencement&lt;/i&gt; et comment d&#232;s lors &#231;a se passe : &lt;i&gt;Se saisir / de mots tordus&lt;/i&gt; ;&lt;i&gt; tourner langue / en petits matins brefs&lt;/i&gt;. Par la suite, &lt;i&gt;&#231;a se r&#233;p&#232;te comme &#233;chos&lt;/i&gt;, m&#234;me si &lt;i&gt;on conna&#238;t &#231;a par c&#339;ur&lt;/i&gt;. La marque du po&#232;te est dans cette tonalit&#233; d&#233;sabus&#233;e, un &#233;l&#233;gant d&#233;senchantement devant ce qui chez d'autres, - Henri Droguet par exemple, dans &lt;i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Catalogue-provisoirement-definitif.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Palimpsestes et rigodons&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (Potentille &#232;d. ) - est cause de la plus vive exaltation. Je vous laisse en juger par ce po&#232;me qui cl&#244;t&lt;i&gt; Angles morts&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Des charges &lt;br class='autobr' /&gt;
si lourdes &#224; porter&lt;br class='autobr' /&gt;
les mots&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#231;a n'a pas l'air&lt;br class='autobr' /&gt;
comme &#231;a&lt;br class='autobr' /&gt;
de peser sur le ventre&lt;br class='autobr' /&gt;
non&lt;br class='autobr' /&gt;
les nuages continuent &lt;br class='autobr' /&gt;
d'aller et venir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;on leur fait m&#234;me &lt;br class='autobr' /&gt;
la courte &#233;chelle&lt;br class='autobr' /&gt;
Parfois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;non&lt;br class='autobr' /&gt;
&#231;a n'a l'air de rien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;juste un tour&lt;br class='autobr' /&gt;
de passe-passe&lt;br class='autobr' /&gt;
pour nettoyer la bouche&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;plier les courbes&lt;br class='autobr' /&gt;
travesties en faux-plat&lt;br class='autobr' /&gt;
en colline&lt;br class='autobr' /&gt;
en chuchotements&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#231;a s'interpose&lt;br class='autobr' /&gt;
entre les blancs&lt;br class='autobr' /&gt;
les chutes et le silence&lt;br class='autobr' /&gt;
la r&#233;serve&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;un ciel mena&#231;ant ruine&lt;br class='autobr' /&gt;
qui tient&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Jean-Baptiste Pedini &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Angles morts&lt;/i&gt; &#8211; La porte &#233;d. (Yves Perrine, 215 rue Mo&#239;se Bohuin, 02000- Laon). 24 p. 4&#8364;. Abonnement : 22&#8364; les 6 livrets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les &#233;ditions &lt;i&gt;La Porte&lt;/i&gt; : Lire dans les &lt;i&gt;Rep&#233;rages &lt;/i&gt; le &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Catalogue-provisoirement-definitif.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Catalogue provisoirement d&#233;finitif des &#233;ditions La Porte&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rappel &lt;/strong&gt; : de Jean-Baptiste Pedini :&lt;i&gt; Prendre part &#224; la nuit.&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-153.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;153&lt;/a&gt;. 6&#8364;, &#224; l'adresse de la revue ( 4 rue de la Boucherie &#8211; 89240 &#8211; Egleny). Abonnement &#224; quatre polders : cliquer &lt;strong&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 643 : Le presque et l'&#224; peine </title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-643-Le-presque-et-l-a-peine.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/I-D-no-643-Le-presque-et-l-a-peine.html</guid>
		<dc:date>2016-07-19T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Pedini</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Parfois il y a un bruit &#187;. Le premier po&#232;me du Ciel d&#233;pos&#233; l&#224; de Jean-Baptiste Pedini (l'Arri&#232;re-Pays &#233;d.) s'ouvre sur cette &#233;nonciation du silence, suffisamment symptomatique de l'attention port&#233;e par l'auteur aux petits riens, pour que j'aie envisag&#233; de l'emprunter comme titre &#224; ce billet. A ceci pr&#232;s que, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, le po&#232;te est moins sensible aux ph&#233;nom&#232;nes sonores qu'aux changements de la lumi&#232;re, aux transparences des ciels vers lesquels, de nuit comme de jour, avec (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Parfois il y a un bruit &#187;. Le premier po&#232;me du &lt;i&gt;Ciel d&#233;pos&#233; l&#224;&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Jean-Baptiste Pedini&lt;/strong&gt; (l'Arri&#232;re-Pays &#233;d.) s'ouvre sur cette &#233;nonciation du silence, suffisamment symptomatique de l'attention port&#233;e par l'auteur aux petits riens, pour que j'aie envisag&#233; de l'emprunter comme titre &#224; ce billet. A ceci pr&#232;s que, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, le po&#232;te est moins sensible aux ph&#233;nom&#232;nes sonores qu'aux changements de la lumi&#232;re, aux transparences des ciels vers lesquels, de nuit comme de jour, avec une pr&#233;f&#233;rence pour les nuances de l'aube et des matins, il para&#238;t avoir le regard braqu&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'art de Jean-Baptiste Pedini, depuis ses premiers livres ( &lt;i&gt;Prendre part &#224; la nuit&lt;/i&gt;, - &lt;i&gt;polder &lt;/i&gt; n&#176; 153, et &lt;i&gt;Passant l'&#233;t&#233;&lt;/i&gt;, chez Cheyne, qu'ont prolong&#233;s &lt;i&gt;Pistes noires&lt;/i&gt;, chez Henry et&lt;i&gt; Il y a ici le vent&lt;/i&gt;, &#224; La Porte) est un art de la prose de plus en plus &#233;pur&#233; : n'en restent, dans &lt;i&gt;Le Ciel d&#233;pos&#233; l&#224;&lt;/i&gt;, que quelques lignes, quatre &#224; cinq courtes phrases, - dans un balancement qui r&#233;pond aux vers de la&lt;i&gt; Chanson douce&lt;/i&gt; de Paul Verlaine :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Elle est discr&#232;te, elle est l&#233;g&#232;re :&lt;br class='autobr' /&gt;
Un frisson d'eau sur de la mousse !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Jean-Baptiste Pedini serait-il peintre qu'il s'adonnerait, me semble-t-il, &#224; l'aquarelle :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le matin tousse discr&#232;tement. La lumi&#232;re entre au goutte-&#224;-goutte pour surprendre l'enfance. Pour l'&#233;touffer dans son sommeil avec un grand ciel blanc. Alors tout est pauvre. Tout manque. Quelqu'un ouvre la fen&#234;tre et cette fois on ne dort pas. On fait semblant.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ces po&#232;mes se traversent sur la pointe des pieds, en retenant son souffle. &lt;i&gt;Pri&#232;re de ne pas d&#233;ranger&lt;/i&gt;, aurait d&#251; figurer en guise d'avertissement &#224; la t&#234;te du recueil, comme s'il s'agissait de prendre en compte ce fait qu'un observateur, par sa seule observation, perturbe la v&#233;rit&#233; de la sc&#232;ne, voire que par un faux mouvement, une pr&#233;sence excessive, il risque de faire s'&#233;vanouir les p&#226;les souvenirs et leurs fant&#244;mes. Ces brefs instantan&#233;s surprennent des ombres, que le pronom &lt;i&gt;On &lt;/i&gt; rend au mieux, substitut d'un &lt;i&gt;je &lt;/i&gt; incertain ou d'un groupe mal d&#233;fini de personnes, c'est selon. Parfois, &lt;i&gt;quelqu'un&lt;/i&gt;. Mais plut&#244;t, au fil des notations : &lt;i&gt;on est l&#224;&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;on attend que quelque chose se passe&lt;/i&gt; ; et &lt;i&gt;le ciel bruni&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;on fuit &#231;a aussi. On reste au seuil. On s'en tient l&#224;.&lt;/i&gt; Dans tout les cas, &lt;i&gt;c'est peu&lt;/i&gt; : un l&#233;ger pr&#233;l&#232;vement du r&#233;el, ou de son reflet.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Une lucarne s'ouvre dans le ciel. Des silhouettes s'y faufilent sans que personne ne les remarque. D'ailleurs on ne s'en soucie pas. Le lave-linge tourne avec du calcaire plein le ventre. L'enfance reflue, c'est toujours &#231;a. Qu'ils la cadenassent leur lucarne.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; :&lt;strong&gt; Jean-Baptiste Pedini &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Le Ciel d&#233;pos&#233; l&#224;&lt;/i&gt;. &lt;a href=&#034;http://larri&#232;repays.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Arri&#232;re-Pays&lt;/a&gt; &#233;d. (1 rue de Bennwihr &#8211; 32360 &#8211; J&#233;gun). 52 p. 9&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du m&#234;me auteur, dans la Collection &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; : &lt;i&gt;Prendre part &#224; la nuit&lt;/i&gt;, pr&#233;face de Jean-Christophe Belleveaux - 6&#8364; - Cliquer l'onglet &lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Polder&lt;/a&gt;, sur notre site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi les&lt;i&gt; I.D &lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-518-Composer-le-paysage.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;518&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;Composer le paysage&lt;/i&gt;, et n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-584-Reveries-au-bord-du.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;585&lt;/a&gt; &amp; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-585-bis-Reveries-au-bord-du.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;585 bis&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;R&#234;veries au bord du fleuve. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 585 : R&#234;veries au bord du fleuve </title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-584-Reveries-au-bord-du.html</link>
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		<dc:date>2015-09-23T05:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Pedini</dc:subject>
		<dc:subject>Motard-Avargues</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comme le fleuve au paysage, recueil encore in&#233;dit, a &#233;t&#233; &#233;crit conjointement par Vincent Motard-Avargues et Jean-Baptiste Pedini : de ce fait, je citerai &#224; la suite deux po&#232;mes, pariant sans pouvoir le garantir que j'offrirai ainsi un texte de chaque auteur. Qui &#233;crit quoi ? Le leur demander, ou m&#234;me me livrer &#224; des hypoth&#232;ses, serait rompre le jeu et je ne m'y risquerai pas. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette &#233;criture &#224; deux, sans &#234;tre fr&#233;quente, n'est cependant pas une raret&#233; : il y a peu, Val&#233;rie Canat de Chizy (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Comme le fleuve au paysage&lt;/i&gt;, recueil encore in&#233;dit, a &#233;t&#233; &#233;crit conjointement par &lt;strong&gt;Vincent Motard-Avargues&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Jean-Baptiste Pedini &lt;/strong&gt; : de ce fait, je citerai &#224; la suite deux po&#232;mes, pariant sans pouvoir le garantir que j'offrirai ainsi un texte de chaque auteur. Qui &#233;crit quoi ? Le leur demander, ou m&#234;me me livrer &#224; des hypoth&#232;ses, serait rompre le jeu et je ne m'y risquerai pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette &#233;criture &#224; deux, sans &#234;tre fr&#233;quente, n'est cependant pas une raret&#233; : il y a peu, Val&#233;rie Canat de Chizy et C&#233;cile Guivarch, dans &lt;i&gt;Le Bruit des abeilles&lt;/i&gt; (La Porte &#233;d.), s'adonnaient &#224; cet exercice &#224; quatre mains (expression peut-&#234;tre inexacte &#224; la r&#233;flexion, que n&#233;anmoins je m'autorise, vu &#224; la propension quasi g&#233;n&#233;rale &#224; &#233;crire sur un clavier plut&#244;t qu'&#224; la plume), ou &lt;i&gt;&#233;criture en miroir&lt;/i&gt;, selon la jolie expression employ&#233;e dans cette plaquette. Et l'on trouve dans le &lt;i&gt;Choix de D&#233;charge&lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-166.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;166&lt;/a&gt; des po&#232;mes &#233;crits en commun par Ga&#235;l Pietquin &amp; Josyane Hubert, extrait de&lt;i&gt; Proie autant que pluie &lt;/i&gt; (in&#233;dit pour l'heure), o&#249; les auteurs se diff&#233;rencient par l'emploi de caract&#232;res, droits pour l'un, italiques pour l'autre, proc&#233;d&#233; gr&#226;ce auquel appara&#238;t qu'un auteur intervient volontiers dans le corps du po&#232;me de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun indice de la sorte dans ce &lt;i&gt;Fleuve au paysage&lt;/i&gt; de Vincent Motard-Avargues et de Jean-Baptiste Pedini, dont on penser qu'ils s'en tiennent &#224; une simple alternance, page &#224; page, dans un dialogue engag&#233; entre deux riverains de cette Garonne qui les fascine, au bord duquel ils vivent l'un et l'autre, qui &lt;i&gt;les relie&lt;/i&gt;, comme me l'&#233;crit Jean-Baptiste Pedini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un premier po&#232;me :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Sur le visage&lt;br class='autobr' /&gt;
impassible&lt;br class='autobr' /&gt;
du fleuve&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;une bouche&lt;br class='autobr' /&gt;
s'ouvre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;siphon d'ombres&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la peau chocolat&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
se ride alors&lt;br class='autobr' /&gt;
et sombre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le fond&lt;br class='autobr' /&gt;
s'offre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;lit d'ombres&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce qui dort&lt;br class='autobr' /&gt;
ou meurt&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;lude les ans&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la mort&lt;br class='autobr' /&gt;
s'ouvre et s'offre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;territoire d'ombres.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;( demain, la suite de cette chronique.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> I.D n&#176; 585 bis : R&#234;veries au bord du fleuve </title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-585-bis-Reveries-au-bord-du.html</link>
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		<dc:date>2015-09-23T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Pedini</dc:subject>
		<dc:subject>Motard-Avargues</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Toujours extrait de Comme le fleuve au paysage, de Jean-Baptiste Pedini et Vincent Motard-Avargues (voir l'I.D n&#176; 585), et sans savoir lequel des deux en est l'auteur, un second po&#232;me : &lt;br class='autobr' /&gt; Ciel p&#226;le sans couleurs &lt;br class='autobr' /&gt;
le matin d&#233;gringole juste l&#224; sous nos yeux &lt;br class='autobr' /&gt;
tout sent le renferm&#233; et l&#224;-bas il y a ces bruits de pas incessants &lt;br class='autobr' /&gt;
le va et vient des jours sur le canal lat&#233;ral &lt;br class='autobr' /&gt;
peut-&#234;tre en soi &lt;br class='autobr' /&gt;
l'alternance certainement de la nuit noire et d'autres creux &lt;br class='autobr' /&gt;
alors on reste assis dos contre dos (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Toujours extrait de &lt;i&gt;Comme le fleuve au paysage&lt;/i&gt;, de Jean-Baptiste Pedini et Vincent Motard-Avargues (voir l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-584-Reveries-au-bord-du.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;585&lt;/a&gt;), et sans savoir lequel des deux en est l'auteur, un second po&#232;me :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Ciel p&#226;le&lt;br class='autobr' /&gt;
sans couleurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le matin d&#233;gringole&lt;br class='autobr' /&gt;
juste l&#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
sous nos yeux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tout sent le renferm&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
et l&#224;-bas&lt;br class='autobr' /&gt;
il y a ces bruits de pas&lt;br class='autobr' /&gt;
incessants&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le va et vient des jours&lt;br class='autobr' /&gt;
sur le canal lat&#233;ral&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;peut-&#234;tre en soi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;l'alternance certainement&lt;br class='autobr' /&gt;
de la nuit noire&lt;br class='autobr' /&gt;
et d'autres creux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;alors on reste assis&lt;br class='autobr' /&gt;
dos contre dos&lt;br class='autobr' /&gt;
en attendant l'orage&lt;br class='autobr' /&gt;
le claquement de la pluie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;on reste l&#224;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;en attendant un peu &lt;br class='autobr' /&gt;
de densit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;A Jean-Baptiste Pedini, s'attache un d&#233;but de notori&#233;t&#233; : gu&#232;re apr&#232;s la publication de &lt;i&gt;Prendre part &#224; la nuit&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;polder &lt;/i&gt; n&#176; 153), lui &#233;tait attribu&#233; le Prix de la vocation, qui lui valut d'entrer aux &#233;ditions Cheyne, avec &lt;i&gt;Passant l'&#233;t&#233;&lt;/i&gt;. Depuis &lt;i&gt;Pistes noires &lt;/i&gt; a &#233;t&#233; publi&#233; par les &#233;ditions Henry, et les plaquettes &lt;i&gt;Pleins Phares&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Il y a ici le vent &lt;/i&gt; (voir l'I.D n&#176; 518) propos&#233;es par &lt;i&gt;La Porte&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vincent Motard-Avargues est de ces auteurs en devenir auxquels nous pr&#234;tons une oreille attentive : les &lt;i&gt;Choix de D&#233;charge&lt;/i&gt; l'ont accueilli r&#233;guli&#232;rement ces trois derni&#232;res ann&#233;es. Quatre livres publi&#233;s, chez &lt;i&gt;&#201;clats d'Encre&lt;/i&gt;, aux &#233;ditions de la Crypte et aux &#233;ditions du Cygne dont le dernier &lt;i&gt;Je de l'ego&lt;/i&gt; en 2015 (note critique de Jacmo dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; 166) ; et 5 plaquettes, dont 4 aux &#233;ditions &lt;i&gt;Encres vives&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : Dans &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/i&gt;, on lit &lt;i&gt;Vincent Motard-Avargues&lt;/i&gt; dans les num&#233;ros &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-156.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;156&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-160.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;160&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-165-935.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;165&lt;/a&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous recommandons : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cequireste.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ce qui reste&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, site tenu par Vincent Motard-Avargues, et accueillant aux voix &#233;mergentes de la po&#233;sie d'aujourd'hui.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mise au point&lt;/strong&gt; (de Vincent Motard-Avargues) : &lt;i&gt;Ce qui reste &lt;/i&gt; est dirig&#233;e depuis 6 mois par S&#233;bastien de Cornuaud Marcheteau, lequel vient d'&#234;tre juste rejoint par la po&#232;te C&#233;cile A. Holdban.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Baptiste Pedini&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Prendre part &#224; la nuit&lt;/i&gt; (polder n&#176; 153). 6&#8364;, &#224; l'adresse de la revue,4 rue de la Boucherie, 89240 &#8211; Egleny. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur cet auteur, lire l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-518-Composer-le-paysage.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;518&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;Composer le paysage&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 528 : Bienveillance du po&#232;te</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-528-Bienveillance-du-poete.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/I-D-no-528-Bienveillance-du-poete.html</guid>
		<dc:date>2014-10-21T08:13:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Pedini</dc:subject>
		<dc:subject>Harkness</dc:subject>
		<dc:subject>Cathalo</dc:subject>
		<dc:subject>Farines</dc:subject>
		<dc:subject>LeBoel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Parmi les maisons d'&#233;dition, les &#233;ditions Henry comptent aujourd'hui parmi les plus dynamiques, et Georges Cathalo n'a manqu&#233; de les saisir dans ses Phares et de saluer leur patient labeur au service d'un militantisme d&#233;fricheur (D&#233;charge 160). Je suis quant &#224; moi sensible &#224; la convergence entre les choix de Jean Le Bo&#235;l qui dirige ces &#233;ditions et les n&#244;tres, que ce soit pour accueillir les auteurs qui actuellement, &#224; nos yeux, importent (Alain Wexler, Luce Guilbaud, C&#233;cile Guivarch) ou (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-LeBoel-+.html" rel="tag"&gt;LeBoel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parmi les maisons d'&#233;dition, les &lt;a href=&#034;http://www.editionshenry.com/index.php?id_dossier=2&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions Henry&lt;/a&gt; comptent aujourd'hui parmi les plus dynamiques, et Georges Cathalo n'a manqu&#233; de les saisir dans ses &lt;i&gt;Phares &lt;/i&gt;et de saluer &lt;i&gt;leur patient labeur au service d'un militantisme d&#233;fricheur &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt;160). Je suis quant &#224; moi sensible &#224; la convergence entre les choix de &lt;strong&gt;Jean Le Bo&#235;l&lt;/strong&gt; qui dirige ces &#233;ditions et les n&#244;tres, que ce soit pour accueillir les auteurs qui actuellement, &#224; nos yeux, importent (Alain Wexler, Luce Guilbaud, C&#233;cile Guivarch) ou donner leur chance &#224; des voix que la collection &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt;a aid&#233; &#224; faire &#233;merger : nagu&#232;re &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=630#formcomment&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Amandine Marembert&lt;/a&gt; , Etienne Paulin ou Romain Fustier ; &#224; pr&#233;sent &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=438#formcomment&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Val&#233;rie Harkness&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=621#formcomment&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jean-Baptiste Pedini&lt;/a&gt; qui publient &lt;i&gt;Lundi&lt;/i&gt;, pour la premi&#232;re, &lt;i&gt;Pistes noires&lt;/i&gt; pour le second.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la m&#234;me livraison &#233;ditoriale de ce 4&#232;me trimestre 2014 : &lt;i&gt;Le M&#233;mo d'Amiens&lt;/i&gt;, de Jean-Louis Rambour ; &lt;i&gt;Des villes, parfois &#8230;&lt;/i&gt;, de Chantal Dupuy-Dunier ; &lt;i&gt;La feuill&#233;e des mots&lt;/i&gt;, de Georges Cathalo ; &lt;i&gt;Suite de fugue&lt;/i&gt;, de Patricia Castex Menier. Quelle remarquable moisson ! (Ayez au passage une pens&#233;e pour le lecteur critique, sur lequel d&#233;gringole cette avalanche de titres, tous plus attirants les uns que les autres...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins je repousserai le moment de faire &#233;cho &#224; ces nouveaut&#233;s pour rendre justice au po&#232;te Jean Le Bo&#235;l, comme quelque peu auparavant je me suis attard&#233; sur l'&#339;uvre po&#233;tique de Jacques Br&#233;mond ( &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=619#formcomment&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; 517&lt;/a&gt; ). Il est toujours &#233;mouvant de songer &#224; ceux-l&#224; qui font passer leurs &#233;crits au second plan, que l'on ne reconna&#238;t plus que par leurs fonctions d'&#233;diteur et que les livres des autres finissent par &#233;clipser. Ainsi Jean Le Bo&#235;l, que je d&#233;couvre &#224; l'occasion de &lt;i&gt;Cl&#244;tures&lt;/i&gt;, qu'il publie dans ses propres collections, sous une de ces vignettes si caract&#233;ristiques et d&#233;sormais reconnaissables d'Isabelle Cl&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Regarder le monde et accueillir la lumi&#232;re&lt;/i&gt;, dit un vers qui entend d&#233;finir cette po&#233;sie &#233;vocatrice et nostalgique, qui nous ram&#232;ne d'abord &#224; une enfance paysanne, dans un mouvement somme toute assez familier, proche d'un Jean-Pierre Farines poussant &lt;i&gt;Le Portail gris-bleu&lt;/i&gt; de la maison familiale (&lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=512#formcomment&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;I.D n&#176; 437&lt;/a&gt; ). Pour Jean Le Bo&#235;l, retour au &lt;i&gt;Hameau&lt;/i&gt;, aux activit&#233;s de la ferme, aux travaux du jardin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les seules choses que les hommes sachent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;vivent dans les plantes et dans les b&#234;tes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;est-il par la suite affirm&#233;. Ce qui me touche chez ce po&#232;te adepte de ce qu'on pourrait nommer &lt;i&gt;une ligne claire&lt;/i&gt;, c'est, nonobstant &lt;i&gt;l'&#233;clat born&#233; de nos vies&lt;/i&gt;, la constante bienveillance avec laquelle cette po&#233;sie bien temp&#233;r&#233;e pose son regard sur le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;celui qui marche fait le tour de son corps&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;il est en soi montagnes et gouffres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; s'il s'arr&#234;te il resserre en soi les lointains&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et l'horizon s'&#233;puise dans ses soifs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; o&#249; que ses pas le portent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;son sang parcourt les m&#234;mes veines&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; celui qui s'&#233;loigne chante encore la loi commune&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;au-del&#224; des cairns en dehors des chemins &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; la poussi&#232;re aussi il la partage comme les mots&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;fleur fragile entre l'herbe et le ciel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Jean Le Bo&#235;l &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Cl&#244;tures &lt;/i&gt;&#8211; Editions Henry ( Parc d'activit&#233;s de Campigneulles - 62170 Montreuil-sur-Mer ). 78 p. 10&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les &#233;ditions Henry : Georges Cathalo &#8211; &lt;i&gt;Phares dans la nuit&lt;/i&gt; &#8211; &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/abonnements.htm&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt;&lt;/a&gt; n&#176; 160.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>I.D n&#176; 518 : Composer le paysage</title>
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		<dc:date>2014-07-28T09:43:49Z</dc:date>
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		<dc:subject>Pedini</dc:subject>

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&lt;p&gt;Avec Il y a ici le vent, Jean-Baptiste Pedini passe &#224; son tour par La Porte, &#233;tape quasi oblig&#233;e d&#233;sormais, pour auteur en qu&#234;te de reconnaissance. C'est tout &#224; l'honneur d'Yves Perrine d'avoir su imposer, par la justesse de ces choix et la qualit&#233; de ses r&#233;alisations, une collection somme toute modeste, de plaquettes au format de carte de visite, dont au fond elles jouent plus ou moins le r&#244;le - qui s'exp&#233;dient facilement, &#224; peu de frais, comme une lettre &#224; la poste, pour reprendre la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Pedini-+.html" rel="tag"&gt;Pedini&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;Il y a ici le vent&lt;/i&gt;, &lt;strong&gt;Jean-Baptiste Pedini&lt;/strong&gt; passe &#224; son tour par &lt;i&gt;La Porte&lt;/i&gt;, &#233;tape quasi oblig&#233;e d&#233;sormais, pour auteur en qu&#234;te de reconnaissance. C'est tout &#224; l'honneur d'Yves Perrine d'avoir su imposer, par la justesse de ces choix et la qualit&#233; de ses r&#233;alisations, une collection somme toute modeste, de plaquettes au format de carte de visite, dont au fond elles jouent plus ou moins le r&#244;le - qui s'exp&#233;dient facilement, &#224; peu de frais, &lt;i&gt;comme une lettre &#224; la poste&lt;/i&gt;, pour reprendre la formule que Fran&#231;ois de Corni&#232;re s'&#233;tait appropri&#233;e jadis pour &lt;i&gt;La Corde Raide&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour ne pas remonter aux origines - exercice difficile, tant Yves Perrine para&#238;t r&#233;pugner &#224; laisser des traces, ne publie par exemple aucun catalogue, pas m&#234;me une liste r&#233;capitulative des auteurs retenus &#8211; on se rappellera avoir vu passer nagu&#232;re des opuscules de Gu&#233;nane et Michel Lamart, de Werner Lambersy et Chantal Dupuy-Dunier (&lt;i&gt;Et l'orchestre joue sur le pont qui s'incline&lt;/i&gt;), si bien que pour les voix nouvelles m&#234;l&#233;es &#224; ces auteurs de r&#233;f&#233;rence la collection joue un r&#244;le d'acc&#233;l&#233;rateur de notori&#233;t&#233;. Et j'ai eu le plaisir de constater que cet &#233;cr&#233;mage, au rythme de six titres par an, retenait volontiers les choix de notre propre collection &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; : Amandine Marembert et Romain Fustier en particulier, mais aussi &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=464#formcomment&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;tienne Paulin&lt;/a&gt; en 2013 avec &lt;i&gt;Mort d'un p&#233;tale&lt;/i&gt;, Jean-Baptiste Pedini enfin qui apr&#232;s &lt;i&gt;Prendre part &#224; la nuit &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt;n&#176; 153) et &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?commentaires=507#formcomment&#034; target=&#034;_blank&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Passant l'&#233;t&#233;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (Cheyne &#233;d.), y glisse son troisi&#232;me opus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de sa minceur (dix pages de po&#232;mes), &lt;i&gt;Il y a ici le vent&lt;/i&gt; m&#233;rite l'attention, en ce qu'il indique une sensible &#233;volution de l'&#233;criture vers une plus grande int&#233;riorisation. Jusqu'ici, les courtes proses, auxquelles Pedini est rest&#233; fid&#232;le, &#233;quivalaient &#224; &lt;i&gt;des moments pris sur le vif, dans la banalit&#233; triste de la vie&lt;/i&gt;, pour citer Teklal N&#233;guib, qui vient de rendre compte de &lt;i&gt;Prendre part &#224; la nuit&lt;/i&gt; dans la webrevue qu'elle dirige : &lt;a href=&#034;http://issuu.com/l.artenloire/docs/lartloire_6/90&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;L'art en Loire&lt;/i&gt; n&#176;6&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cet &lt;i&gt;ici &lt;/i&gt;r&#233;it&#233;ratif, pos&#233; d&#232;s le titre :&lt;i&gt; il y a ici le vent&lt;/i&gt; semble vou&#233;, comme les ouvrages pr&#233;c&#233;dents, &#224; un relev&#233; d'instants et de lieux attachants ; mais on s'aper&#231;oit assez vite que le paysage &#233;voqu&#233; ne pr&#233;existe pas &#224; sa description : il ne se constitue qu'au moment de l'&#233;criture, dont il est peu ou prou la m&#233;taphore, et se compose d'&#233;l&#233;ments disparates, souvent fuyants : &lt;i&gt;la rivi&#232;re&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;les ombres&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;le vent&lt;/i&gt;, que le po&#232;te s'efforce d'organiser, de ma&#238;triser. Et &lt;i&gt;peut-&#234;tre que c'est &#224; soi qu'on se heurte le plus&lt;/i&gt;, est-il justement remarqu&#233;. De fait, plus qu'&#224; la nature, c'est bien aux mots que le po&#232;te a &#224; faire : &lt;i&gt;on se sert des mots &#224; la mani&#232;re de cales, mais ce n'est qu'un rafistolage, du bricolage de fin de cycle qui ne tient pas&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des travaux auxquels se livre le modeste hercule, le po&#232;me final donne un clair aper&#231;u :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On joue toujours avec le m&#234;me tas de brindilles. On m&#233;lange, on assemble, on entasse. On dissimule sous la mousse et rien n'est plus envahissant que l'ordre. C'est &#231;a, il faut ranger la chambre et frotter fort l'&#233;corce, regarder dans les trous du feuillage si le ciel tient bon. Malgr&#233; l'&#233;tat de si&#232;ge et les corps qui s'ab&#238;ment la-haut. Les pi&#233;tinements sont si nombreux quand personne n'est l&#224; pour en fermer les portes et les fen&#234;tres. N'importe qui s'y glisse et on joue mal et faux, et les brindilles rompent alors qu'il reste un peu de temps. C'est &#231;a, il y a ici le vent qui vient, la rivi&#232;re qui se tait, la terre qui lentement durcit entre les mots.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de peu que le recueil ne se close sur ce qui &#233;tait sa phrase initiale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.dechargelarevue.com/id/?art=621" class="spip_out"&gt;http://www.dechargelarevue.com/id/?...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Jean-Baptiste Pedini&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Il y a ici le vent&lt;/i&gt; &#8211; &lt;i&gt;La porte&lt;/i&gt; &#233;d. 3, 80&#8364;. (6 num&#233;ros /an : 21&#8364;, chez Yves Perrine, 215 rue Mo&#239;se Bodhuin, 02 000 &#8211; Laon.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappel : du m&#234;me auteur, &lt;i&gt;Prendre part &#224; la nuit &lt;/i&gt;&#8211; &lt;i&gt;polder &lt;/i&gt;n&#176; 153 ( Pr&#233;face de Jean-Christophe Belleveaux) : 6&#8364; - Cliquer l'onglet &lt;a href=&#034;http://www.dechargelarevue.com/polder.htm&#034;&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Polder&lt;/a&gt; , sur notre site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A propos de cet ouvrage : &lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt;Teklal N&#233;guib&lt;/strong&gt; in &lt;a href=&#034;http://issuu.com/l.artenloire/docs/lartloire_6/90&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;L'art en Loire&lt;/i&gt; n&#176;6&lt;/a&gt; . &lt;a href=&#034;http://issuu.com/l.artenloire/docs/lartloire_6/90&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://issuu.com/l.artenloire/docs/lartloire_6/90&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s coup&lt;/strong&gt; : Lire en commentaire ci-dessous la contribution de &lt;strong&gt;Cedric Landri&lt;/strong&gt;, auteur lui-m&#234;me des &lt;i&gt;Echanges de Libellules&lt;/i&gt;, dans la collection &lt;i&gt;La Porte&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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