<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://dechargelarevue.com/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>D&#233;charge</title>
	<link>https://www.dechargelarevue.com/</link>
	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://dechargelarevue.com/spip.php?id_mot=422&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>D&#233;charge</title>
		<url>https://dechargelarevue.com/local/cache-vignettes/L144xH106/siteon0-e530e.png?1776673350</url>
		<link>https://www.dechargelarevue.com/</link>
		<height>106</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 1036 : Pourquoi la porte de ma chambre devrait &#234;tre toujours ouverte</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-1036-Pourquoi-la-porte-de-ma-chambre-devrait-etre-toujours-ouverte.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/I-D-no-1036-Pourquoi-la-porte-de-ma-chambre-devrait-etre-toujours-ouverte.html</guid>
		<dc:date>2023-04-09T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Billon </dc:subject>
		<dc:subject>Rondin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;David Rondin : pas tout &#224; fait inconnue, cette signature. Encore faut-il revenir dix ans en arri&#232;re, jusqu'au n&#176; 121 de D&#233;charge (de mars 2004), pour la retrouver, sous ce qui constituait les pages choisies d'un jeune auteur, que nous accueillions alors pour la troisi&#232;me fois. Bien loin cependant de la ma&#238;trise de ce qui constitue son premier livre : Je garderai les yeux ouverts, aux &#233;ditions Cheyne, de l'emprise duquel j'ai eu du mal, oui j'avoue, &#224; me d&#233;gager, de l'esp&#232;ce d'envo&#251;tement (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Billon-+.html" rel="tag"&gt;Billon &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Rondin-+.html" rel="tag"&gt;Rondin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;David Rondin&lt;/strong&gt; : pas tout &#224; fait inconnue, cette signature. Encore faut-il revenir dix ans en arri&#232;re, jusqu'au &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-121.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;n&#176; 121 de &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (de mars 2004), pour la retrouver, sous ce qui constituait les pages choisies d'un jeune auteur, que nous accueillions alors pour la troisi&#232;me fois. Bien loin cependant de la ma&#238;trise de ce qui constitue son premier livre : &lt;i&gt;Je garderai les yeux ouverts&lt;/i&gt;, aux &lt;a href=&#034;https://www.cheyne-editeur.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions &lt;i&gt;Cheyne&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, de l'emprise duquel j'ai eu du mal, oui j'avoue, &#224; me d&#233;gager, de l'esp&#232;ce d'envo&#251;tement produit par l'&#233;criture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De fait, la situation de simple lecteur me convenait tout &#224; fait, et j'en serais volontiers rest&#233; l&#224;. Il a fallu que je me secoue pour me tirer de cet &#233;tat, prendre la distance n&#233;cessaire pour analyser ce qui me charmait et essayer de transmettre ce qui fait, &#224; mes yeux, la singularit&#233; d'une po&#233;sie sans cesse inventive, mouvante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car c'est bien cela qui frappe, ce mouvement qui l'anime, qui la rend si difficile &#224; cerner, &#224; d&#233;finir. Me revient, incongru, le souvenir d'une lecture r&#233;cente, celle des &lt;i&gt;Comptines de l'inexistence&lt;/i&gt; du po&#232;te, mais aussi philosophe, &lt;strong&gt;Alexandre Billon&lt;/strong&gt; (&lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-1031-D-un-Orphee-qui-aurait-fait-tomber-ses-lunettes.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; 1031&lt;/a&gt;), qui nous exposait en l'occasion la diff&#233;rence des conceptions du monde, selon Parm&#233;nide et selon H&#233;raclite. Les proses de David Rondin, toute proportion gard&#233;e, donne une illustration du &lt;i&gt;perp&#233;tuel changement&lt;/i&gt; cher au second de ces penseurs : jamais en effet, on ne se concentre longtemps sur un objet ou un &#233;v&#233;nement ; &#224; peine est-il &#233;voqu&#233; que l'attention glisse, &#224; la faveur d'un mot le plus souvent, d&#232;s la phrase suivante vers un objet ou un &#233;v&#233;nement autre, selon un encha&#238;nement assez proche du &lt;i&gt;bout de ficelle - selle de cheval&lt;/i&gt; de la comptine enfantine. &lt;strong&gt;Mariette Navaro&lt;/strong&gt;, directrice de la collection &lt;i&gt;Grands Fonds&lt;/i&gt; o&#249; para&#238;t l'ouvrage, parle plus noblement &lt;i&gt;d'une voix travaill&#233;e par la d&#233;rive et l'impermanence des choses&lt;/i&gt;, ce qui est fort bien dit. Il est temps, je crois, de justifier ces commentaires en reproduisant dans son int&#233;gralit&#233; un po&#232;me de David Rondin :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Carr&#233; de lumi&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ombres qu'une &#224; une je traverse. Ombres au parfum de pommes. Pommes du pommier qui s'all&#232;ge. Ombres &#224; peau cannel&#233;e. Ombres o&#249; e feu m'entretient de sujets br&#251;lants. Feu de couleur polychrome, qui tangue chaque fois que j'ouvre la bouche pour parler. Dans un carr&#233; d'herbe inond&#233; de lumi&#232;re je coupe trois quatre boutons d'or pour une chevelure inconnue. Non loin de l&#224;, c&#244;te &#224; c&#244;te, femme et homme discutant d'un bleu qui n'est peut-&#234;tre pas bleu mais vert. On les entend patauger dans de vagues divergences de points de vue. Jusqu'&#224; se disputer l'ossature de la mer. On a cach&#233; aux &#233;toiles le soir de leur naissance. Ce ne sont pas tant les mots, prononc&#233;s avec effroi et chaleur, qui manqu&#232;rent, qu'un sentiment de fraternit&#233;. Paysages aux aguets. Ces paysages ne connaissent rien &#224; la mati&#232;re lourde des lois humaines. Par tous les petits grains de sable port&#233;s les uns par les autres, doucement ils vibrent de leurs conciliabules. Lorsque s'ouvre en eux l'intervalle entre la femme et l'homme qui se rhabillent.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette libre improvisation, tout &#224; fait caract&#233;ristique de la mani&#232;re de David Rondin, est pr&#233;lev&#233;e dans la premi&#232;re partie de l'ouvrage : &lt;i&gt;Paysages aux aguets&lt;/i&gt;. Mais c'est dans la seconde : &lt;i&gt;Quelqu'un&lt;/i&gt;, qu'on trouve ce qui pourrait &#234;tre une des phrases-cl&#233;s de l'ensemble, en ouverture &#224; l'un des fragments qui la constituent :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;QUELQU' UN A SANS DOUTE &#233;t&#233; t&#233;moin de quelque chose de presque impossible &#224; raconter. Peut-&#234;tre que c'est l'une des raisons qui m'am&#232;ne &#224; parler pour ne rien dire. La porte de ma chambre devrait &#234;tre toujours ouverte au cas o&#249;. Ouverte &#224; quelqu'un. (...)&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#192; vous, lecteur, d'oser entrer. On y est fort bien accueilli, les citations propos&#233;es au cours de cette chronique, vous auront, je l'esp&#232;re, persuad&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;David Rondin&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;https://www.cheyne-editeur.com/livre/productidn/2256075/je-garderai-les-yeux-ouvertsdavid-rondin&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt; : &lt;i&gt; Je garderai les yeux ouverts &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, aux &#233;ditions Cheyne (Au bois de Chaumette &#8211; 07320 Devesset) 60 p. 17&#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 1031 : D'un Orph&#233;e qui aurait fait tomber ses lunettes</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-1031-D-un-Orphee-qui-aurait-fait-tomber-ses-lunettes.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/I-D-no-1031-D-un-Orphee-qui-aurait-fait-tomber-ses-lunettes.html</guid>
		<dc:date>2023-02-20T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Desseigne</dc:subject>
		<dc:subject>Billon </dc:subject>
		<dc:subject>Lahu</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pas eu de nouvelles d'Alexandre Billon depuis 2017 et ses Lettres d'une &#238;le (relire l'I.D n&#176; 700), aux &#233;ditions p.i.sage int&#233;rieur, qui lui valut &#224; la suite le prix des D&#233;couvreurs. On le retrouve, apr&#232;s tous ces mois &#233;coul&#233;s, fid&#232;le &#224; lui-m&#234;me, dans le m&#234;me registre d'impertinence et de d&#233;sinvolture (je rapprochais alors cette po&#233;sie de celle de Roger Lahu, remarque tout autant &#224; propos aujourd'hui qu'hier) en ces Comptines de l'inexistence, chez Gros Textes, sur un fond infini de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Desseigne-+.html" rel="tag"&gt;Desseigne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Billon-+.html" rel="tag"&gt;Billon &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Lahu-+.html" rel="tag"&gt;Lahu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pas eu de nouvelles d'&lt;strong&gt;Alexandre Billon&lt;/strong&gt; depuis 2017 et ses &lt;i&gt;Lettres d'une &#238;le &lt;/i&gt; (relire l'&lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-700-Effort-de-comprehension.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; 700&lt;/a&gt;), aux &#233;ditions &lt;i&gt;p.i.sage int&#233;rieur&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#8211; Collection qui s'est brusquement interrompue &#224; la suite de graves (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui lui valut &#224; la suite le &lt;i&gt;prix des D&#233;couvreurs&lt;/i&gt;. On le retrouve, apr&#232;s tous ces mois &#233;coul&#233;s, fid&#232;le &#224; lui-m&#234;me, dans le m&#234;me registre d'impertinence et de d&#233;sinvolture (je rapprochais alors cette po&#233;sie de celle de &lt;strong&gt;Roger Lahu&lt;/strong&gt;, remarque tout autant &#224; propos aujourd'hui qu'hier) en ces &lt;i&gt;Comptines de l'inexistence&lt;/i&gt;, chez &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://grostextes.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gros Textes&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, sur un fond infini de tristesse que tentent de masquer des grimaces, o&#249;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;On fait contre mauvaise fortune, quoi ?&lt;br class='autobr' /&gt;
bon c&#339;ur !&lt;br class='autobr' /&gt;
Et par la force des choses (tr&#232;s musculeuses d&#233;sormais les choses)&lt;br class='autobr' /&gt;
on aime le vide - on aime les morts et les possibles, les impossibles, on aime les absences et les creux, le noir et puis le n&#233;ant&lt;br class='autobr' /&gt;
n&#233;ant n&#233;ant !&lt;br class='autobr' /&gt;
On joue avec&lt;br class='autobr' /&gt;
et on chantera de tr&#232;s jolies comptines parfois&lt;br class='autobr' /&gt;
de quoi ?&lt;br class='autobr' /&gt;
D'inexistence, papa.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette citation, des plus &#233;clairantes sur ce qui nous attend dans le recueil, je n'ai pas eu &#224; la chercher bien loin : elle figure d&#232;s la page 7, en conclusion du premier po&#232;me, &lt;i&gt;Petit feu&lt;/i&gt;, avec cette &#233;criture caract&#233;ristique, non d&#233;cant&#233;e, charriant ses approximations, ses reniements (l'auteur rature, mais ne gomme pas), o&#249; sous le po&#232;te perce le philosophe (&#224; moins que ce soit le contraire) expliquant d'embl&#233;e aux nuls que nous sommes la diff&#233;rence entre ces deux types de pens&#233;e que sont celle de Parm&#233;nide et celle d'H&#233;raclite. De la m&#234;me eau, quasiment &#224; la fin du livre, le po&#232;me : &lt;i&gt;Par empathie petit&lt;/i&gt;, ne manque pas non plus d'ambition, qui entend &lt;i&gt;expliquer l'argument ontologique de Saint Anselme de Canterbury&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la loufoquerie pour masquer les larmes (relevons simplement le titre de quelques po&#232;mes pour soutenir cette affirmation ; du &lt;i&gt;Portrait de la bombe nucl&#233;aire en barbe &#224; papa&lt;/i&gt; jusqu'&#224; &lt;i&gt;Th&#233;ologie d'allumettes&lt;/i&gt; lequel, comme quelques autres, est assez remarquable en ce qu'il se r&#233;sume &#224; son seul titre !). &#192; proprement parler, des &lt;i&gt;gamineries&lt;/i&gt;, - derri&#232;re lesquelles se dissimule une sensibilit&#233; &#224; vif, - terme assez justifi&#233; puisqu'il s'agit principalement, semble-t-il, de continuer un dialogue avec le p&#232;re mort, ce &lt;i&gt;papa&lt;/i&gt; que l'on questionne sur &lt;i&gt;l'inexistence, le vide, l'absence et le n&#233;ant&lt;/i&gt;, (dont on porte aussi &lt;i&gt;le slip vert&lt;/i&gt; qu'il vous a l&#233;gu&#233;), auquel on ne cesse de rendre des comptes.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Tu &#233;tais si vivant qu'on se demande comment tu as pu mourir&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu &#233;tais si mort (aussi parfois) qu'on se demande comment tu as pu tenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu &#233;tais bien au chaud entre les deux en fait &lt;br class='autobr' /&gt;
envie de te serrer&lt;br class='autobr' /&gt;
tr&#232;s fort bien l&#224;, au chaud, oui, entre les deux en fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On disait que j'&#233;tais un Orph&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
papa&lt;br class='autobr' /&gt;
qui aurait fait tomber&lt;br class='autobr' /&gt;
ses lunettes par terre.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Puis entrent en sc&#232;ne, &#224; la mi-recueil, et ramenant le narrateur &#224; plus de r&#233;alit&#233; : Jonas (le fils, 4 ans) et Ana&#239;s, l'&#233;pouse, l'aim&#233;e, l'un et l'autre &#233;voqu&#233;s d&#232;s les premiers &#233;crits de Alexandre Billon, alors que je le pr&#233;sentais comme &lt;i&gt;Voix nouvelle &lt;/i&gt; (in &lt;i&gt;Rep&#233;rage&lt;/i&gt; du &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Avec-Alexandre-Billon-regarder-la.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;26 septembre 2016&lt;/a&gt;). Amoureux aujourd'hui encore, il &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re, elle, ne joue vraiment qu'avec ce qui existe &#224; peine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(comme nous dans mon c&#339;ur :&lt;br class='autobr' /&gt;
comme nous avec notre amour.)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#8211; Collection qui s'est brusquement interrompue &#224; la suite de graves probl&#232;mes de sant&#233; de son &#233;ditrice, &lt;strong&gt;Sophie Desseigne&lt;/strong&gt;, par ailleurs po&#232;te, auteur de &lt;i&gt;La vie comme elle va&lt;/i&gt;, &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-176.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;n&#176; 176&lt;/a&gt; de la collection &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Alexandre Billon&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Comptines de l'inexistence&lt;/i&gt;. &#201;ditions &lt;a href=&#034;https://grostextes.fr/publication/comptines-de-linexistence/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Gros Textes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (en la cave de Fontfourane &#8211; 05380 Ch&#226;teauroux-les Alpes) 102 p. 8&#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ecrit(s) du Nord 35/ 36</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Ecrit-s-du-Nord-35-36.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/Ecrit-s-du-Nord-35-36.html</guid>
		<dc:date>2019-12-18T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>LeBoel</dc:subject>
		<dc:subject>Baglin</dc:subject>
		<dc:subject>Kew&#232;s</dc:subject>
		<dc:subject>Billon </dc:subject>
		<dc:subject>Guenane</dc:subject>
		<dc:subject>Dorim</dc:subject>
		<dc:subject>Wittman</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sur le march&#233; de la po&#233;sie de Paris, en juin, une certaine inqui&#233;tude souvenez-vous r&#233;gnait autour de la p&#233;rennit&#233; des &#233;ditions Henry : l'imprimerie auxquelles elles &#233;taient &#233;troitement li&#233;es d&#233;posait le bilan, et elles devaient en cons&#233;quence d&#233;m&#233;nager d'abord (nouvelle adresse : ci-dessous), &#233;viter &#224; leur tour de baisser pavillon (de rendre l'&#226;me, &#224; proprement parler). La r&#233;ception r&#233;cente de trois nouveaux titres (Marcel Migozzi, Maria Desm&#233;e, Evelyne Morin), accompagn&#233;s du num&#233;ro 35/36 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-LeBoel-+.html" rel="tag"&gt;LeBoel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Baglin-+.html" rel="tag"&gt;Baglin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Kewes-+.html" rel="tag"&gt;Kew&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Billon-+.html" rel="tag"&gt;Billon &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Guenane-+.html" rel="tag"&gt;Guenane&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Dorim-+.html" rel="tag"&gt;Dorim&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Wittman-+.html" rel="tag"&gt;Wittman&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sur le march&#233; de la po&#233;sie de Paris, en juin, une certaine inqui&#233;tude souvenez-vous r&#233;gnait autour de la p&#233;rennit&#233; des &#233;ditions &lt;i&gt;Henry &lt;/i&gt; : l'imprimerie auxquelles elles &#233;taient &#233;troitement li&#233;es d&#233;posait le bilan, et elles devaient en cons&#233;quence d&#233;m&#233;nager d'abord (nouvelle adresse : ci-dessous), &#233;viter &#224; leur tour de baisser pavillon (de &lt;i&gt;rendre l'&#226;me&lt;/i&gt;, &#224; proprement parler). La r&#233;ception r&#233;cente de trois nouveaux titres (&lt;strong&gt;Marcel Migozzi&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Maria Desm&#233;e&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Evelyne Morin&lt;/strong&gt;), accompagn&#233;s du num&#233;ro &lt;a href=&#034;https://www.editionshenry.com/index.php?id_article=545&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;35/36&lt;/a&gt; des &lt;i&gt;Ecrits du Nord&lt;/i&gt;, nous rassure, au moins provisoirement. J'ai choisi aujourd'hui de vous parler de la revue, &#224; laquelle j'ai fait jusqu'ici peu d'&#233;chos, alors que je rends compte assez r&#233;guli&#232;rement des livres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trois parties, nettement distinctes, composent le volume : deux accueillent des in&#233;dits, po&#232;mes pour l'une, nouvelles pour l'autre, tandis que la partie centrale rend hommage &#224; &lt;strong&gt;Michel Baglin&lt;/strong&gt;, r&#233;cemment disparu, - &#224; l'instar de &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-no-183.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;183&lt;/a&gt;, tandis que &lt;i&gt;Spered Gouez&lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Spered-Gouez-no-25.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;n&#176; 25&lt;/a&gt; lui consacrait son &#233;ditorial. On retrouve dans ce dossier certains de nos complices : &lt;strong&gt;Georges Cathalo&lt;/strong&gt; &#233;voque &lt;i&gt;l'aventure &lt;/i&gt; &lt;i&gt;Texture&lt;/i&gt;, &lt;strong&gt;Alain Kewes&lt;/strong&gt; pr&#233;sente le nouvelliste, &lt;strong&gt;Fran&#231;ois de Corni&#232;re&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Pierre Dhainaut &lt;/strong&gt; lui adressent un po&#232;me, dans un dossier ouvert par &lt;strong&gt;Max Alhau&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Un homme, un &#233;crivain&lt;/i&gt;) et referm&#233; par &lt;strong&gt;Werner Lambersy&lt;/strong&gt;.&lt;i&gt; Michel Baglin se savait-il tant aim&#233; ?&lt;/i&gt;, s'interroge &lt;strong&gt;Gu&#233;nane&lt;/strong&gt; dans un r&#233;cent courriel. &lt;i&gt;Qui reprendra Texture avant que l'espace ne s'efface&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pertinente question, &#224; laquelle une poign&#233;e de compagnons de route proposent une premi&#232;re r&#233;ponse en lan&#231;ant &lt;i&gt;l'Association litt&#233;raire Texture et des Amis de Michel Baglin&lt;/i&gt;, dans le but de&lt;i&gt; conserver vivante l'&#339;uvre litt&#233;raire du po&#232;te et de contribuer &#224; son rayonnement&lt;/i&gt;. Les premi&#232;res mesures viseront &#224; &lt;i&gt;la sauvegarde du site &#171; revue-texture &#187; &#224; la DRAC et &#224; la BNF, &#224; la cr&#233;ation d'un blog d&#233;di&#233;, d'une journ&#233;e-hommage le 4 avril 2020 &#224; Seilh, d'un Prix de Po&#233;sie Michel-Baglin&lt;/i&gt;, si j'en crois les d&#233;clarations d'intention du bureau fra&#238;chement constitu&#233; (voir ci-dessous &lt;i&gt;Rep&#232;res&lt;/i&gt;, pour informations compl&#233;mentaires).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons &#224; &lt;i&gt;Ecrits du Nord&lt;/i&gt;, dont les caract&#233;ristiques sont typiquement celle de la revue d'&#233;diteur, qui se constitue dans ses pages ce qu'on pourrait appeler une &lt;i&gt;&#233;curie&lt;/i&gt;, en offrant &#224; des po&#232;tes, d&#233;butants pour la plus grande partie (mais pas seulement, comme le prouve la pr&#233;sence de &lt;strong&gt;James Sacr&#233;&lt;/strong&gt; ou de &lt;strong&gt;Marilyse Leroux&lt;/strong&gt;), un terrain de galops d'essai. Il n'est pas &#233;tonnant d&#232;s lors qu'on retrouve un certain nombre de &lt;i&gt;Voix&lt;/i&gt;, que de notre c&#244;t&#233; nous avons qualifi&#233;es de &lt;i&gt;nouvelles &lt;/i&gt; en les rep&#233;rant sur le site ou retenues dans le &lt;i&gt;Choix de D&#233;charge&lt;/i&gt; : l'ordre alphab&#233;tique, auquel se plie le floril&#232;ge de ces po&#232;mes va ainsi d'&lt;strong&gt;Alexandre Billon&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#8211; voir le Rep&#233;rage du 26 septembre 2016. Depuis Alexandre Billon a publi&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224;&lt;strong&gt; Fran&#231;oise Wittman,&lt;/strong&gt; que le num&#233;ro &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-no-182.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;182&lt;/a&gt; de &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; a pr&#233;c&#233;demment accueillie et qui donne ici un texte des plus &#233;tonnants : &lt;i&gt;Les invit&#233;s du gourdin&lt;/i&gt;. En voici les premi&#232;res lignes :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Dans la gorge les mots&lt;br class='autobr' /&gt;
derri&#232;re les dents le gourdin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gourdin danse partout dans la bouche , le gourdin veille et il assomme tous les mots qu'il voit franchir le seuil de la gorge. &lt;br class='autobr' /&gt;
Car les mots sont laids. &lt;br class='autobr' /&gt;
Derri&#232;re les dents serr&#233;es, &#231;a saigne.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;On rel&#232;ve au passage les noms de &lt;strong&gt;Marie-Anne Bruch&lt;/strong&gt;, d'&lt;strong&gt;Eric Jaumier&lt;/strong&gt; (pr&#233;sent dans le &lt;i&gt;Choix de D&#233;charge&lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-no-184.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;184&lt;/a&gt;), &lt;strong&gt;Sophie van der Pas&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Emmanuelle Rodrigu&#232;s &lt;/strong&gt; &#224; laquelle &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-no-184.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;184&lt;/a&gt; a accord&#233; une large place, significative. Et &lt;strong&gt;Nicolas Jaen&lt;/strong&gt; comme &lt;strong&gt;Denis Hamel &lt;/strong&gt; de s'immiscer dans la partie &lt;i&gt;Nouvelles&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puisque notre r&#244;le est de d&#233;couverte, donnons un coup de projecteur sur &lt;strong&gt;Carlos Dorim&lt;/strong&gt;, po&#232;te non r&#233;pertori&#233; je crois dans notre propre revue, familier en revanche des &#233;ditions &lt;i&gt;Henry &lt;/i&gt; o&#249; il a plusieurs fois publi&#233;, &#224; la faveur de son po&#232;me &lt;i&gt;J'&#233;cris pour les morts&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
J'&#233;cris pour les morts&lt;br class='autobr' /&gt;
et ceux qui ne sont pas encore n&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
les morts&lt;br class='autobr' /&gt;
m'&#233;coutent me parlent&lt;br class='autobr' /&gt;
ils savent que j'&#233;cris pour eux&lt;br class='autobr' /&gt;
les pas encore n&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
attendent&lt;br class='autobr' /&gt;
Impatience f&#233;brile &lt;br class='autobr' /&gt;
un je ne sais quoi&lt;br class='autobr' /&gt;
leur secret&lt;br class='autobr' /&gt;
notre secret&lt;br class='autobr' /&gt;
j'&#233;cris pour les vivants&lt;br class='autobr' /&gt;
ce petit groupe &#233;trange&lt;br class='autobr' /&gt;
qui apprend &#224; aimer la vie&lt;br class='autobr' /&gt;
j'&#233;cris pour les humains&lt;br class='autobr' /&gt;
si la terre est leur sel&lt;br class='autobr' /&gt;
la parole est leur vent&lt;br class='autobr' /&gt;
de pluie&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#8211; voir le &lt;i&gt;Rep&#233;rage &lt;/i&gt; du &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-653-Une-longue-plainte-un.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;26 septembre&lt;/a&gt; 2016. Depuis Alexandre Billon a publi&#233; &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-700-Effort-de-comprehension.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Lettres d'une &#238;le&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;/i&gt; aux &#233;ditions &lt;i&gt;p.i.sage int&#233;rieur&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : Nouvelle adresse des &#233;ditions &lt;a href=&#034;http://www.editionshenry.com/index.php?id_dossier=14&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Henry&lt;/a&gt; : Jean Le Bo&#235;l - 74, route de Wailly - Le Bahot - 62180 Verton&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous souhaitez adh&#233;rer &#224; l'&lt;i&gt;association des Amis de Michel Baglin&lt;/i&gt;, faire parvenir un ch&#232;que de 10 &#8364; ( 15 &#8364; pour les couples - 30&#8364; pour les bienfaiteurs), r&#233;dig&#233; &#224; l'ordre de : &lt;i&gt;Association Litt&#233;raire Texture&lt;/i&gt;, au tr&#233;sorier &lt;strong&gt;Guy Bernot&lt;/strong&gt;, 4 impasse Louise Michel - 31270 Frouzins.). Renseignements compl&#233;mentaires aupr&#232;s de Georges Cathalo (georges.cathalo@orange.fr), Jacques Iban&#232;s (jacques.ibanes@orange.fr) ou le tr&#233;sorier Guy Bernot (guyb31@gmail.com).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dossier &lt;i&gt;Hommage &#224; Michel Baglin &lt;/i&gt; dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-no-183.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;183&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;Passerelles&lt;/i&gt;, par Alain Kewes, Avec les contributions de Georges Cathalo, Patricia Castex-Menier, Philippe Mathy, Jacqueline Saint-Jean, Jean-Pierre Lemaire, Marilyse Leroux, Michel Fievet, Adeline Baldacchino, Werner Lambersy, Jacques Ibanez. Tout renseignement pour se procurer le num&#233;ro contre 8&#8364; : &lt;strong&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 826 : Lumi&#232;res de l'instant </title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-825-Lumiere-de-l-instant.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/I-D-no-825-Lumiere-de-l-instant.html</guid>
		<dc:date>2019-06-22T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Moreno</dc:subject>
		<dc:subject>Bohi</dc:subject>
		<dc:subject>Gratas </dc:subject>
		<dc:subject>Billon </dc:subject>
		<dc:subject>CastexMenier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quelques mots d'actualit&#233;s, avant de faire plus pr&#233;cis&#233;ment &#233;cho au livre de Marc Gratas : L'Autre Part (Les Ecrits du Nord, &#233;ditions Henry), prix des Trouv&#232;res 2018 &#8211; et de la ville du Touquet. Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;es, les &#233;ditions La T&#234;te &#224; l'envers nous informent de l'attribution du prix Mallarm&#233; 2019 &#224; Claudine Bohi pour Na&#238;tre c'est longtemps. L'I.D n&#176; 792 : Voir le jour pr&#233;sentait ce livre : il n'est pas d&#233;plaisant pour qui se livre &#224; l'exercice funambulesque de la critique de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Moreno-+.html" rel="tag"&gt;Moreno&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Bohi-+.html" rel="tag"&gt;Bohi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Gratas-+.html" rel="tag"&gt;Gratas &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Billon-+.html" rel="tag"&gt;Billon &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-CastexMenier-+.html" rel="tag"&gt;CastexMenier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelques mots d'actualit&#233;s, avant de faire plus pr&#233;cis&#233;ment &#233;cho au livre de&lt;strong&gt; Marc Gratas&lt;/strong&gt; :&lt;i&gt; &lt;a href=&#034;http://www.editionshenry.com/index.php?id_article=536&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Autre Part&lt;/a&gt; &lt;/i&gt; (Les Ecrits du Nord, &#233;ditions Henry), &lt;i&gt;prix des Trouv&#232;res&lt;/i&gt; 2018 &#8211; et de la ville du Touquet. Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;es, les &#233;ditions &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.editions-latetalenvers.com/#naitre_c_est_longtemps.nB&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La T&#234;te &#224; l'envers&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; nous informent de l'attribution du &lt;i&gt;prix Mallarm&#233;&lt;/i&gt; 2019 &#224; &lt;strong&gt;Claudine Bohi &lt;/strong&gt; pour &lt;i&gt;Na&#238;tre c'est longtemps&lt;/i&gt;. L'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-792-Voir-le-jour.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;792&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;Voir le jour&lt;/i&gt; pr&#233;sentait ce livre : il n'est pas d&#233;plaisant pour qui se livre &#224; l'exercice funambulesque de la critique de se sentir de temps &#224; autre confirm&#233; dans ses choix. Par ailleurs, le &lt;i&gt;prix des D&#233;couvreurs&lt;/i&gt;, dont on rappelle qu'il est d&#233;cern&#233; par un jury compos&#233; de centaines de lyc&#233;ens, revient &#224; &lt;i&gt;Lettres d'une &#238;le&lt;/i&gt; (aux &#233;ditions &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.p-i-sageinterieur.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;p.i.sage int&#233;rieur&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;) d'&lt;strong&gt;Alexandre Billon&lt;/strong&gt;, dont les lecteurs de ce site (voir le &lt;i&gt;Rep&#233;rage &lt;/i&gt; du &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Avec-Alexandre-Billon-regarder-la.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;26 septembre 2016&lt;/a&gt;). et de &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-173.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;173&lt;/a&gt; ont eu la primeur des premiers textes publi&#233;s, &#224; la faveur de ses &lt;i&gt;Po&#232;mes de plage&lt;/i&gt; extraits d'un recueil jumeau du manuscrit r&#233;compens&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Marc Gratas a suivi une trajectoire assez comparable &#224; celle d'Alexandre Billon : lui aussi fut retenu - c'&#233;tait le &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Voix-nouvelle-Marc-Gratas.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;6 mai 2016&lt;/a&gt; - dans la rubrique&lt;i&gt; Voix nouvelle&lt;/i&gt;, pour le m&#234;me manuscrit aujourd'hui r&#233;compens&#233;, intitul&#233; en ce temps : &lt;i&gt;Inexprim&#233;&lt;/i&gt;, dont je publiais les premi&#232;res pages. Je qualifiais alors cet ensemble po&#233;tique d'&lt;i&gt;introspectif et m&#233;ditatif&lt;/i&gt;, et je ne saurais mieux dire aujourd'hui : Marc Gratas est par excellence le po&#232;te de l'instant, - ou de l'instantan&#233; ; et &lt;strong&gt;Patricia Castex Menier&lt;/strong&gt;, pr&#233;sidente du jury pour cette ann&#233;e et pr&#233;faci&#232;re du recueil, de saluer &lt;i&gt;cette facult&#233; de surprendre le r&#233;el et tout &#224; la fois de se laisser surprendre par elle&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ternit&#233; r&#233;side &lt;br class='autobr' /&gt;
dans l'imm&#233;diatet&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;dit un po&#232;me. Et un autre :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Maintenant &lt;br class='autobr' /&gt;
est l'intensit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce qui peut se r&#233;sumer par ce po&#232;me, que cette fois je cite dans son int&#233;gralit&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Lorsque &lt;br class='autobr' /&gt;
seul&lt;br class='autobr' /&gt;
reste l'instant &lt;br class='autobr' /&gt;
nu&lt;br class='autobr' /&gt;
au-dedans&lt;br class='autobr' /&gt;
alors vient &lt;br class='autobr' /&gt;
la lumi&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il est tentant d'&#233;tablir une &#233;quivalence entre la fulgurance de l'expression po&#233;tique de Marc Gratas et le geste pictural qu'&#233;galement il pratique, dont la couverture d'&lt;i&gt;'&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-173.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Ici commence la fronti&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de &lt;strong&gt;Pierre Moreno&lt;/strong&gt; (polder n&#176; 173) fournit un bon exemple. Mais ces instants privil&#233;gi&#233;s, qui illuminent le parcours de l'artiste, ne se donnent pas sans peine, sans un effort pour les faire advenir : &lt;i&gt;inlassablement / remplacer le fini / par un autre commencement&lt;/i&gt;. Tout cela d&#233;finit au fond un mode de vie, une sagesse :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Arracher &lt;br class='autobr' /&gt;
une strate apr&#232;s l'autre&lt;br class='autobr' /&gt;
les scories&lt;br class='autobr' /&gt;
d'une alt&#233;ration&lt;br class='autobr' /&gt;
sans cesse r&#233;activ&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
De ces lambeaux&lt;br class='autobr' /&gt;
faire un feu de joie&lt;br class='autobr' /&gt;
Savoir qu'au-del&#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
d'une expansion infinie&lt;br class='autobr' /&gt;
du corps&lt;br class='autobr' /&gt;
aim&#233; pour ce qu'il est &lt;br class='autobr' /&gt;
il n'y a pas de v&#233;rit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
nouvelle&lt;br class='autobr' /&gt;
mais une r&#233;alit&#233; sans &#226;ge&lt;br class='autobr' /&gt;
si belle et si d&#233;sirable&lt;br class='autobr' /&gt;
que rien n'y ressemble&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Marc Gratas&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.editionshenry.com/index.php?id_article=536&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Autre Part&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Ed. Les Ecrits du Nord /Ed. Henry. (Parc d'activit&#233;s de Champigneulles &#8211; 62170 Montreuil sur Mer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des extraits de ce recueil ont paru pr&#233;c&#233;demment (sous le titre : &lt;i&gt;Inexprim&#233;&lt;/i&gt;) dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-172.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;172&lt;/a&gt; et sur le site (&lt;i&gt;Voix nouvelle&lt;/i&gt; du &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Voix-nouvelle-Marc-Gratas.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;6 Mai 2016&lt;/a&gt;). Auparavant, des extraits du &lt;i&gt;P&#233;ristyle de verre&lt;/i&gt;, dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-163.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;163&lt;/a&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une gravure de Marc Gratas illustre la couverture du &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-173.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;173&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;Ici commence la fronti&#232;re&lt;/i&gt;, de &lt;strong&gt;Pierre Moreno&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;sur &lt;strong&gt;Alexandre Billon &lt;/strong&gt; : on conna&#238;tra mieux ce po&#232;te en lisant sa contribution aux &lt;i&gt;Ruminations &lt;/i&gt; de &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-176.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;177&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;Pourquoi on aime &#231;a, la po&#233;sie&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 700 : Effort de compr&#233;hension jaune p&#226;le avec des p&#233;tales blancs</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-700-Effort-de-comprehension.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/I-D-no-700-Effort-de-comprehension.html</guid>
		<dc:date>2017-08-06T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Billon </dc:subject>
		<dc:subject>Lahu</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Encore les vagues / Le noir des vagues sous l'eau de vif-argent &#8230; &#187;. Lettres d'une &#238;le, premier livre publi&#233; d'Alexandre Billon, aux &#233;ditions p.i sage int&#233;rieur, nous ram&#232;ne au bord de la mer, l&#224; m&#234;me o&#249; nous l'avions nagu&#232;re rencontr&#233; (billet de rep&#233;rage du 26- 09- 2016), en ces Po&#232;mes de plage, recueil in&#233;dit dont j'avais appr&#233;ci&#233; l'art de se tenir &#224; distance du sujet trait&#233;, dans une ironie l&#233;g&#232;re et bien venue. Lettres d'une &#238;le en est le recueil jumeau et poss&#232;de les m&#234;mes (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Billon-+.html" rel="tag"&gt;Billon &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Lahu-+.html" rel="tag"&gt;Lahu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Encore les vagues / Le noir des vagues sous l'eau de vif-argent &#8230; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;p. 97 : Questions-r&#233;ponses&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;Lettres d'une &#238;le&lt;/i&gt;, premier livre publi&#233; d'&lt;strong&gt;Alexandre Billon&lt;/strong&gt;, aux &#233;ditions &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://p-i-sageinterieur.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;p.i sage int&#233;rieur&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, nous ram&#232;ne au bord de la mer, l&#224; m&#234;me o&#249; nous l'avions nagu&#232;re rencontr&#233; (billet de &lt;i&gt;rep&#233;rage&lt;/i&gt; du &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Avec-Alexandre-Billon-regarder-la.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;26- 09- 2016&lt;/a&gt;), en ces&lt;i&gt; Po&#232;mes de plage&lt;/i&gt;, recueil in&#233;dit dont j'avais appr&#233;ci&#233; l'art de se tenir &#224; distance du sujet trait&#233;, dans une ironie l&#233;g&#232;re et bien venue.&lt;i&gt; Lettres d'une &#238;le &lt;/i&gt; en est le recueil jumeau et poss&#232;de les m&#234;mes qualit&#233;s, dont cette &#233;l&#233;gante d&#233;sinvolture, qui me fait songer (tout d'un coup c'est &#233;vident) &#224; la po&#233;sie de Roger Lahu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N'emp&#234;che, de m&#234;me que l'enfant avait le souhait de &lt;i&gt;ranger le monde&lt;/i&gt; (peut-&#234;tre moins de &lt;i&gt;ranger sa chambre&lt;/i&gt;), il n'aurait sans doute pas &#233;t&#233; inutile de faire un peu de rangement dans le manuscrit luxuriant de ces&lt;i&gt; Lettres d'une &#238;le&lt;/i&gt;, ensemble assez h&#233;t&#233;roclite, de bric et de broc, de style et de tonalit&#233; diff&#233;rents. Ainsi je trouve malhabile d'&#234;tre cueilli de mani&#232;re fort abrupt par &lt;i&gt;Arithm&#233;tique&lt;/i&gt;, po&#232;me digne sans doute du &lt;i&gt;chercheur en philosophie &lt;/i&gt; qu'est &#233;galement l'auteur, mais qui exige d'embl&#233;e une note explicative en fin d'ouvrage sur la logique de Fregge, alors que deux pages plus loin fait contrepoint ce &lt;i&gt;R&#234;ve &lt;/i&gt; tout simple de trois vers :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;J'aimerais bien un jour&lt;br class='autobr' /&gt;
Observer de tr&#232;s pr&#232;s une petite mouche&lt;br class='autobr' /&gt;
Eternuer.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Mais il est &#233;galement vrai, quitte &#224; sembler me contredire, qu'il y a quelque chose d'&#233;minemment sympathique, &#224; chiner &#224; travers le recueil. D'autant que malgr&#233; tout, s'impose peu &#224; peu la th&#233;matique majeure de ces &lt;i&gt;Lettres&lt;/i&gt;. De quoi parle un philosophe lorsqu'il s'arrache &#224; la philosophie, que Jules Renart se substitue &#224; Aristote ou Epicure ? D'amour, - n'est-ce pas &#233;tonnant ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Faire &#233;clater dans sa bouche un mot comme un &#171; je t'aime &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pas comme un grain de raisin, alors non&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme une tomate :&lt;br class='autobr' /&gt;
Une pleine tomate bien m&#251;re.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quel po&#232;te alors, d&#232;s qu'il &#233;voque Ana&#239;s (&lt;i&gt;J'&#233;cris pour mieux te voir&lt;/i&gt;), Jonas le fils, &#224; qui est adress&#233; la &lt;i&gt;Complainte des parents qui sont de vieux rockers&lt;/i&gt; (l'art des titres, j'en parle souvent, ici je suis servi !), en un amour qui englobe la nature, la vague et la mer, les arbres et le vent :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi les arbres sont-ils beaux ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Les arbres sont beaux parce qu'ils ont le visage du vent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais pourquoi le vent est-il beau&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce qu'il pr&#234;te son visage aux arbres dans le vent. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et l'on se retire de ce livre satisfait comme apr&#232;s ce &lt;i&gt;Festin doux&lt;/i&gt;, que j'aurais aim&#233;, si j'en avais eu la place, cit&#233; dans son int&#233;gralit&#233;, festin abord&#233; avec appr&#233;hension, inutile au final (&lt;i&gt;Non, &#231;a s'est bien pass&#233;. Et on n'a m&#234;me pas eu peur qu'ils ne viennent pas ou que &#231;a se passe mal&lt;/i&gt;), dont je retiens la derni&#232;re strophe pour &#233;galement conclure ce billet :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Et c'&#233;tait bon, d'une joie sans pr&#233;tention, d'une joie aux c&#226;pres et aux citrons, et une bonne sauce tomate au piment et aux herbes, pour les patates.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;p. 97 : &lt;i&gt;Questions-r&#233;ponses&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : Le titre de cet &lt;i&gt;Itin&#233;raire de D&#233;lestage &lt;/i&gt; est emprunt&#233; &#224; un po&#232;me d'&lt;strong&gt;Alexandre Billon &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Lettres d'une &#238;le&lt;/i&gt;. Coll. &lt;a href=&#034;http://p-i-sageinterieur.fr/collections/collection-3-14-g-de-po%C3%A9sie&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;3,14 g de po&#233;sie&lt;/a&gt;. Editions p.i. Sage int&#233;rieur ( 11 rue Moli&#232;re &#8211; 21000 &#8211; Dijon) &#8211; 120 p. 10&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, dans la m&#234;me collection, vient de para&#238;tre : de &lt;strong&gt;Christine Billard &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Pollen de la parole&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Avec Alexandre Billon, regarder la mer</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Avec-Alexandre-Billon-regarder-la.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/Avec-Alexandre-Billon-regarder-la.html</guid>
		<dc:date>2016-09-26T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Billon </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui il pleut. L'automne s'est vraiment install&#233;. Ce matin, les lampes vont rester longtemps allum&#233;es. Peut-&#234;tre est-ce le bon moment pour revenir sur la plage de cet &#233;t&#233;, publier du moins les premi&#232;res pages de ces Po&#232;mes de plage, extraits d'un manuscrit in&#233;dit que m'adresse Alexandre Billon, dont j'ai toutes les raisons de penser qu'il s'agit l&#224; des premiers textes propos&#233;s &#224; des lecteurs. &lt;br class='autobr' /&gt; Voix nouvelle, sans doute, comme il nous pla&#238;t de faire d&#233;couvrir ici. Mais, &#224; l'&#233;vidence, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Billon-+.html" rel="tag"&gt;Billon &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui il pleut. L'automne s'est vraiment install&#233;. Ce matin, les lampes vont rester longtemps allum&#233;es. Peut-&#234;tre est-ce le bon moment pour revenir sur la plage de cet &#233;t&#233;, publier du moins les premi&#232;res pages de ces&lt;i&gt; Po&#232;mes de plage&lt;/i&gt;, extraits d'un manuscrit in&#233;dit que m'adresse &lt;strong&gt;Alexandre Billon&lt;/strong&gt;, dont j'ai toutes les raisons de penser qu'il s'agit l&#224; des premiers textes propos&#233;s &#224; des lecteurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voix nouvelle, sans doute, comme il nous pla&#238;t de faire d&#233;couvrir ici. Mais, &#224; l'&#233;vidence, l'auteur ne s'est pas pr&#233;cipit&#233; &#224; faire lire ses premiers essais d'&#233;criture, ne s'y est risqu&#233; qu'apr&#232;s s'&#234;tre assur&#233; une certaine ma&#238;trise qui s'exprime d'abord, &#224; mes yeux, par une mise &#224; distance de son sujet, une ironie l&#233;g&#232;re et bien venue.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Po&#232;mes de plage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je compte les reflets sur la mer&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'y arriverai pas&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis content.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Haut sur une &#238;le ou un rocher &lt;br class='autobr' /&gt;
Roi d'un caillou&lt;br class='autobr' /&gt;
Roi de rien&lt;br class='autobr' /&gt;
Et le soleil est chaud&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt; Pour bien regarder la mer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour bien regarder la mer il faut&lt;br class='autobr' /&gt;
Penser &#224; toutes les souffrances du monde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux morts injustes, aim&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Aux c&#339;urs qu'on a divis&#233;s &#224; coups de b&#234;che&lt;br class='autobr' /&gt;
Et au grand calme de la mer comme il r&#233;pond : vague, &lt;br class='autobr' /&gt;
vague, vague. . . parfaite &#233;ternit&#233; des vagues&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux mille &#233;chos de silence d'un oiseau &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui vole au loin&lt;br class='autobr' /&gt;
Allume, &#233;teint le temps &lt;br class='autobr' /&gt;
Oublie et recommence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et au grand calme de la mer,&lt;br class='autobr' /&gt;
Royaume sans roi, &lt;br class='autobr' /&gt;
Ni souvenir de roi&lt;br class='autobr' /&gt;
Conqu&#234;te incessante : sans jamais de d&#233;part&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; son indiff&#233;rence &#224; tout &lt;br class='autobr' /&gt;
Si douce :&lt;br class='autobr' /&gt;
Consolatrice.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Comme si elle &#233;tait faite de toutes les larmes du monde
&lt;br /&gt;&#8212; vos larmes n'y pourront rien changer &lt;br class='autobr' /&gt;
Et que cela &#233;tait beau&lt;br class='autobr' /&gt;
Et bon : &lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; tout&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : Pr&#233;c&#233;demment, sur ce &lt;i&gt;Magnum&lt;/i&gt;, nous avons pr&#234;t&#233; attention aux &lt;i&gt;Voix nouvelles&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Marie-Fran&#231;oise Ghesquier&lt;/strong&gt; (Rep&#233;rage du &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Voix-nouvelle-Marie-Francoise.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;4 septembre&lt;/a&gt;), &lt;strong&gt;Fabien Pio &lt;/strong&gt; ( Rep&#233;rage du &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Encore-un-peu-de-Fabien-Pio.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;12 septembre&lt;/a&gt;), &lt;strong&gt;Estelle Fenzy&lt;/strong&gt; (In&#233;dits du &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Suivre-Estelle-Fenzy.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;22 septembre&lt;/a&gt; ), &lt;strong&gt;Lancelot Roumier &lt;/strong&gt; (I.D n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-640-On-voulait-manger-la.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;640&lt;/a&gt;),&lt;strong&gt; Marc Gratas&lt;/strong&gt; (Rep&#233;rage du &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Voix-nouvelle-Marc-Gratas.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;6 Mai&lt;/a&gt; dernier ), &lt;strong&gt;Claire Kalfon&lt;/strong&gt; (Rep&#233;rage du &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Voix-nouvelle-Claire-Kalfon.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;23 avril&lt;/a&gt;). Sans oublier celles pr&#233;sent&#233;es chaque trimestre dans&lt;i&gt; le Choix&lt;/i&gt; de la revue &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
