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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>I.D n&#176; 787 : J'ai encore sa cendre sous les ongles (C. S.)</title>
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		<dc:date>2018-12-04T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Tricoit</dc:subject>
		<dc:subject>Stolowiki</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le livre n'est pas aimable, c'est aussi sa force. Et il n'y a pas de raison qu'il le soit, aimable : la vie n'a pas &#233;pargn&#233; Christophe Stolowicki, r&#233;cemment et depuis toujours, ni lui ni sa famille, apprendra-t-on au fil des pages ; et l'auteur &#8211; question de survie - se rebiffe, entend rendre coup pour coup. Dent pour dent, Deuil pour deuils, puisque tel est le titre de l'ouvrage, que publient les &#233;ditions LansKine. Et les premi&#232;res lignes, en forme de br&#232;ve, telle qu'elle fut d&#233;finie dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Tricoit-+.html" rel="tag"&gt;Tricoit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Stolowiki-+.html" rel="tag"&gt;Stolowiki&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le livre n'est pas aimable, c'est aussi sa force. Et il n'y a pas de raison qu'il le soit, aimable : la vie n'a pas &#233;pargn&#233; &lt;strong&gt;Christophe Stolowicki&lt;/strong&gt;, r&#233;cemment et depuis toujours, ni lui ni sa famille, apprendra-t-on au fil des pages ; et l'auteur &#8211; question de survie - se rebiffe, entend rendre coup pour coup. Dent pour dent, &lt;i&gt;Deuil pour deuils&lt;/i&gt;, puisque tel est le titre de l'ouvrage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;on oubliera que ce titre (certes, &#224; une lettre pr&#232;s) a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; utilis&#233; par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, que publient les &#233;ditions &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.editions-lanskine.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;LansKine&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Et les premi&#232;res lignes, en forme de &lt;i&gt;br&#232;ve&lt;/i&gt;, telle qu'elle fut d&#233;finie dans le livre pr&#233;c&#233;dent : &lt;i&gt;Rhizome&lt;/i&gt;, dont je rendais compte dans l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-670-Demeler-le-rhizome.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;670&lt;/a&gt;, nous invitent &#224; d&#233;poser tout espoir et illusion au seuil des &#233;vocations infernales qui vont suivre :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;J. Elle me remet ses clefs, papiers d'identit&#233;, porte-carte bleue, argent de poche comme entrant en prison, pour une tr&#232;s longue peine. Les bijoux regroup&#233;s depuis plusieurs jours.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de ces confessions impudiques qui composent ce livre, Christophe Stolowicki s'exprimera ainsi, par &#233;clats ou &lt;i&gt;br&#232;ves&lt;/i&gt;, entre aphorismes et po&#232;mes en prose, comme autant de &lt;i&gt;notes d'un carnet de damn&#233;&lt;/i&gt;, - en cette &#233;criture que de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale il a adopt&#233;, tant pour ses livres personnels que dans la r&#233;daction de ses accompagnements critiques. Plus cr&#251;ment peut-&#234;tre qu'&#224; l'ordinaire, dans la juste violence d'un r&#233;volt&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;J &#8211; trente ans peut-&#234;tre. Je m&#232;ne le deuil, elle s'est d&#233;rob&#233;e. On a coll&#233; sur le cercueil de maman une croix que je vais retirer avec indignation. Mon amie d'enfance, Anna, la premi&#232;re avec qui j'ai forniqu&#233; en des jeux innocents o&#249; je niquais du vent, du tergal, l'injurie de s'&#234;tre d&#233;rob&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette br&#232;ve, que je cite dans son int&#233;gralit&#233;, comme la pr&#233;c&#233;dente figure d&#232;s la premi&#232;re page du livre, soulignant le mouvement qui va animer la narration, laquelle glisse quasi insensiblement d'un deuil &#224; l'autre, de celui de J. (l'&#233;pouse ?) &#224; celui de la m&#232;re, &#224; la perte un peu plus loin de Christiane Tricoit&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#8211; Lire Christiane Tricoit (1945 &#8211; 2017) sur notre site (14 avril 2017).&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;mon &#233;ditrice princeps&lt;/i&gt;, &#233;crit-il &#224; une amie, avant que la m&#233;moire l'entraine vers le souvenir du grand-p&#232;re mort en Pologne d'un &lt;i&gt;av&#233;c&#233; &lt;/i&gt; durant l'occupation nazie, puis &#224; ce qui ressemble &#224; une damnation attach&#233;e de longue date &#224; la famille : remontant dans sa g&#233;n&#233;alogie il &#233;voquera plus loin ses&lt;i&gt; cinq ou six veuvages&lt;/i&gt; (par lesquelles le titre de &lt;i&gt;Deuil pour deuils&lt;/i&gt; est explicitement justifi&#233;), cons&#233;quentes &#224; cette p&#233;riode tragique de l'Histoire :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Deux g&#233;n&#233;rations apr&#232;s moi des descendants de rescap&#233; de la Shoah, et m&#234;me de m&#234;me g&#233;n&#233;ration que moi, impriment &#224; leur m&#233;moire le triple tour de cl&#233; qui n'appartient, incombe de mon passe d'impasse de la passe&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Christophe Stolowicki effectue ainsi un survol pr&#233;alable, exploratoire, de toute l'&#233;tendue de sa narration, (m&#234;me Pia le chat y fait sa place, &#233;gale &#224; celle des humains et des mortes) &#8211; nous n'en sommes alors qu'&#224; la page 11 sur les 84 de l'ouvrage &#8211; si bien que toutes ces silhouettes tendent &#224; se fondre d'abord en une seule, jusqu'&#224; ce que le r&#233;cit en un mouvement cyclique fasse retour sur chacune d'elles, pour pr&#233;ciser, approfondir, en un art de la reprise qui &#233;voque peu ou prou celui de John Coltrane, dans &lt;i&gt;My favorite thing &lt;/i&gt; par exemple. Sur cette musique, &lt;i&gt;son sanglot long d&#233;niaisant&lt;/i&gt;, il reviendra par la suite, comme sur tout autre sujet juste esquiss&#233; en un premier temps : j'ai choisi de reproduire un de ces passages pour donner id&#233;e de l'&#233;criture du po&#232;te, sophistiqu&#233;e, jusqu'&#224; &#234;tre alambiqu&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Deux pens&#233;es, je les &#233;noncerais platement, il vaut mieux attendre demain matin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re se dissipe lors de notre conversation o&#249; j'admire Son courage et Sa lucidit&#233;. La deuxi&#232;me, qui n'est pas la seconde, se d&#233;lite en rognures d'ongles aux angles aigus d'un saxo soprano ne pronon&#231;ant le mot juste qu'en ongul&#233;s d&#233;tours dans une onglerie son glougloutant enclos sans reprendre souffle &#8211; me met en garde de ne pas m'&#233;trangler comme Coltrane dans &lt;i&gt;The Promise&lt;/i&gt; ( &lt;i&gt;Coltrane live in Birdland&lt;/i&gt;, 1963) en digression d'une souffrance rapport&#233;e comme la t&#234;te du canard au sang dans le plat de service, dixit Proust, en allit&#233;rations lettristes &#224; illettrisme pr&#232;s de l'&#234;tre &#224; l'&#226;tre idol&#226;tre se d&#233;composant ; quand &lt;i&gt;Alabama &lt;/i&gt; qui le jouxte dit sobrement le tragique en reprises lentes d'un t&#233;nor sinon baryton oraison fun&#232;bre, plut&#244;t qu'en variations d&#233;sarticul&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois je souhaite &#233;go&#239;stement qu'elle abr&#232;ge sa souffrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a y est, la premi&#232;re, plut&#244;t angoisse que pens&#233;e, me revient. Celle, aux veilles de No&#235;l ou du Nouvel An quand le boulevard se vidait, la rue Gr&#233;goire de Tours y enfon&#231;ant son &#233;charde d'immeubles vieux sans une promeneuse jamais ; dont l'aile m'a glac&#233; derechef : son chat en terre des Vosges sans Elle dans la maison vide.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- on oubliera que ce titre (certes, &#224; une lettre pr&#232;s) a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; utilis&#233; par Robert Desnos.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#8211; Lire &lt;i&gt;Christiane Tricoit (1945 &#8211; 2017)&lt;/i&gt; sur notre site (&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Christiane-Tricoit-1945-2017.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;14 avril 2017&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Christophe Stolowicki&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.editions-lanskine.fr/livre/deuil-pour-deuils&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Deuil pour deuils&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Lanskine &#233;d. ( 39 Rue F&#233;lix Thomas, 44000 Nantes) 84 p. 14&#8364;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Du m&#234;me auteur &lt;/i&gt; : voir sur le site l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-670-Demeler-le-rhizome.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;670&lt;/a&gt;, &#224; propos de &lt;i&gt;Rhizome&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la revue &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; : on retiendra les contributions de Christophe Stolowicki aux &lt;i&gt;Ruminations &lt;/i&gt; des num&#233;ros &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-174.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;174&lt;/a&gt; sur : &lt;i&gt;Un monde nouveau&lt;/i&gt;, d'Yves di Manno et Isabelle Garon, &amp; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-176.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;176&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;Pourquoi on aime &#231;a, la po&#233;sie&lt;/i&gt;. Il est &#233;galement le pr&#233;facier du &lt;i&gt;polder &lt;/i&gt; 164 : &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-164.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Newton et Milo&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de &lt;strong&gt;Patrick Le Divenah&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rencontrer Yannick Torlini </title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Rencontrer-Yannick-Torlini.html</link>
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		<dc:date>2018-06-21T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Torlini</dc:subject>
		<dc:subject>Suel</dc:subject>
		<dc:subject>Vazquez</dc:subject>
		<dc:subject>Stolowiki</dc:subject>
		<dc:subject>Caroux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En septembre 2014, Un matin tu t'es assise, de Yannick Torlini dont les premiers &#233;crits, parus en revue, avaient forc&#233; l'attention (voir l'I.D n&#176; 504), &#233;tait accueilli dans la collection Polder. Un Po&#232;me express de Lucien Suel en couverture, une pr&#233;face de Laura Vazquez, soulignaient s'il en &#233;tait besoin la modernit&#233; de cette &#233;criture, un long lent non moins lancinant monocorde po&#232;me, distendu, litanique, tout en redites, sassements, reprises, commentera Christophe Stolowiki dans le n&#176; 29, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Suel-+.html" rel="tag"&gt;Suel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Vasquez-+.html" rel="tag"&gt;Vazquez&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Stolowiki-+.html" rel="tag"&gt;Stolowiki&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Caroux-+.html" rel="tag"&gt;Caroux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En septembre 2014,&lt;i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-161.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Un matin tu t'es assise&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de &lt;strong&gt;Yannick Torlini&lt;/strong&gt; dont les premiers &#233;crits, parus en revue, avaient forc&#233; l'attention (voir l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-504-Haut-debit.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;504&lt;/a&gt;), &#233;tait accueilli dans la collection &lt;i&gt;Polder&lt;/i&gt;. Un &lt;i&gt;Po&#232;me express&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Lucien Suel &lt;/strong&gt; en couverture, une pr&#233;face de &lt;strong&gt;Laura Vazquez&lt;/strong&gt;, soulignaient s'il en &#233;tait besoin la modernit&#233; de cette &#233;criture, &lt;i&gt;un long lent non moins lancinant monocorde po&#232;me, distendu, litanique, tout en redites, sassements, reprises&lt;/i&gt;, commentera &lt;strong&gt;Christophe Stolowiki &lt;/strong&gt; dans le n&#176; 29, des &lt;i&gt;Cahiers Critiques de Po&#233;sie&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Disons que depuis lors, le contact semblait perdu avec l'auteur, qui entre temps publiait avec assiduit&#233; chez les &#233;diteurs qui donnent du lustre &#224; une jeune carri&#232;re : d'&lt;i&gt;Al Dante&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Nous avons march&#233;&lt;/i&gt; avait paru dans une quasi simultan&#233;it&#233; avec &lt;i&gt;un matin tu t'es assise&lt;/i&gt;) &#224; &lt;i&gt;Tarmac &lt;/i&gt; en 2017, en passant par&lt;i&gt; Isabelle Sauvage&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Derri&#232;re la salle de bain&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le dernier t&#233;l&#233;gramme&lt;/i&gt;. Parmi les petits bonheurs apport&#233;s par le dernier March&#233; de la po&#233;sie de Paris, la visite sur le stand Vincent Rougier o&#249; les productions &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; &#233;taient invit&#233;es, de Yannick Torlini, accompagn&#233; d'&lt;strong&gt;Emmanuel Caroux&lt;/strong&gt; l'&#233;diteur de son nouveau livre : &lt;i&gt;&#194;pr&#232;s&lt;/i&gt;, lequel prend place dans l'ambitieux catalogue &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://lurlure.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lurlure&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, pr&#232;s de &lt;i&gt;&lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-685-La-voix-passe-par-la.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Fen&#234;tre&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de Boris Wolowiec, et &lt;i&gt;Cadavre Grand m'a racont&#233;&lt;/i&gt;, d'Ivar Ch'Vavar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On devra patienter un peu avant que je rende compte de ce fort dense &lt;i&gt;&#194;pr&#232;s&lt;/i&gt; (oui, il y a bien un accent circonflexe sur le A.) Pour l'heure, et pour marquer le renouement avec le po&#232;te d'&lt;i&gt;Un matin tu t'es assise&lt;/i&gt;, le fragment d'un in&#233;dit : &lt;i&gt;Il y aurait une langue&lt;/i&gt;, dont on lira une plus longue suite dans un prochain &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/i&gt; ; et la pr&#233;face que donnait nagu&#232;re Laura Vasquez pour le &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; pourrait une nouvelle fois introduire cette po&#233;sie qui &lt;i&gt;&#233;voque le mouvement sans fin de la langue, du rythme, du d&#233;ploiement du rythme qui va comme un fleuve, qui avance, qui brille, comme un fleuve, qui traverse les terres. Avec toujours la sensation de ce mouvement, celui du corps bien s&#251;r (&#8230;)&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le monde ne dit rien, dirait-il. et pourtant je m'acharne et j'&#233;choue dans les significations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le monde ne dit rien. ce serait l'ultime effort, l'imaginer ainsi. ni mort ni v&#233;ritablement vivant, lui, dans toute sa peau et tous ses tremblements. toujours dans cet entre-deux du doute, de la question, du d&#233;sespoir de la viande qui se d&#233;couvre capable de parler. d'appeler chaque ombre dans la nuit, dans le pi&#232;ge du nom et de l'accumulation. entassant le sens et l'intention. comptant, d&#233;nombrant chaque partie de soi, de ce qui reste ou restera, apr&#232;s. je ne pourrais que l'imaginer ainsi, dans l'&#233;ternit&#233; absolue de la chair qui se disloque, pourrit, redevient chair et langage sans cesse, sans pouvoir cesser. j'imaginerais sa fatigue lourde, dense, &#233;touffante et comme faite de sables &#8211; pourtant constitutive des &#234;tre de paroles, de leur mal&#233;diction, celle d'agr&#233;ger le monde jusqu'&#224; l'oubli de soi. l'imaginer ainsi serait toujours l'ultime effort. celui qu'il ne faudrait jamais abandonner, malgr&#233; tout le d&#233;sir de ceux qui n'ont plus rien que ce l&#224;, le d&#233;sir. malgr&#233; tout. et le reste qui ne tient pas. cette vie ne fait pas un homme serait la phrase r&#233;sonant dans chacune de ses pens&#233;es. cette vie ne fait pas un homme, regarde. regarde comme les mains, les ongles, les dents, s'acharnent. regarde. regarde comme il faudrait dispara&#238;tre, enfin. et dans sa lutte il n'aurait de cesse de cesser, toujours tr&#232;s pr&#232;s de r&#233;ussir. et pourtant je continue, et pourtant je recommence dirait-il encore. apr&#232;s tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le monde ne dit rien, mais je continue. car c'est seulement du corps et de sa p&#233;rennit&#233; qu'il s'agit. car c'est seulement une histoire de luttes que je raconte. &lt;br class='autobr' /&gt;
[...]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Yannick Torlini &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;&#194;pr&#232;s&lt;/i&gt;. &lt;a href=&#034;http://lurlure.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Editions Lurlure&lt;/a&gt; (6 Chemin des Poissonniers &#8211; 14000 &#8211; Caen). 110 p. 15&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la bibliographie incompl&#232;te qui y figure, on ajoutera : &lt;i&gt;Un matin tu t'es assise&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Polder &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Polder-161.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;n&#176; 161&lt;/a&gt;. Une co&#233;dition &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/i&gt; / &lt;i&gt;Gros Texte&lt;/i&gt;, et qu'on peut commander contre 6&#8364; &#224; l'adresse de &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; : 4 rue de la boucherie - &#8211; 89240 &#8211; Egleny ) ; ou par paypal : &lt;a href='https://dechargelarevue.com/S-abonner.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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