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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>I.D n&#176; 894 : Pour le Panth&#233;on, c'est non !</title>
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		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


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		<dc:subject>Rimbaud</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s Constantin Ka&#239;teris (Un &#171; dr&#244;le de m&#233;nage &#187; au Panth&#233;on, mis en ligne hier), et avant Yves Jouan, la mise au point de Fran&#231;ois Leperlier, auteur notamment de Destination de la po&#233;sie (&#233;dit. Lurlure) et de plusieurs essais sur Claude Cahun, et transmis par Ivar Ch'Vavar, qui invite tout un chacun &#224; le co-signer &#224; l'adresse chvavar@gmail.com. &lt;br class='autobr' /&gt; Fran&#231;ois Leperlier : Les ennemis jur&#233;s d'Arthur Rimbaud et de Paul Verlaine &lt;br class='autobr' /&gt; Une p&#233;tition fut ouverte en septembre 2020, patronn&#233;e par une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Ch-Vavar-186-+.html" rel="tag"&gt;ChVavar&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Verlaine-+.html" rel="tag"&gt;Verlaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Leperlier-+.html" rel="tag"&gt;Leperlier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Rimbaud-+.html" rel="tag"&gt;Rimbaud&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s &lt;strong&gt;Constantin Ka&#239;teris&lt;/strong&gt; (Un &#171; dr&#244;le de m&#233;nage &#187; au Panth&#233;on, mis en ligne hier), et avant &lt;strong&gt;Yves Jouan&lt;/strong&gt;, la mise au point de &lt;strong&gt;Fran&#231;ois Leperlier&lt;/strong&gt;, auteur notamment de &lt;i&gt;Destination de la po&#233;sie&lt;/i&gt; (&#233;dit. &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://lurlure.net/destination-po-sie&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lurlure&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;) et de plusieurs essais sur Claude Cahun, et transmis par&lt;strong&gt; Ivar Ch'Vavar&lt;/strong&gt;, qui invite tout un chacun &#224; le co-signer &#224; l'adresse chvavar@gmail.com.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fran&#231;ois Leperlier : Les ennemis jur&#233;s d'Arthur Rimbaud et de Paul Verlaine&lt;/h2&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Une p&#233;tition fut ouverte en septembre 2020, patronn&#233;e par une douzaine de ministres, pour demander s&#233;rieusement l'entr&#233;e conjointe d'Arthur Rimbaud et de Paul Verlaine au Panth&#233;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on consid&#232;re les nombreuses protestations qui n'ont pas tard&#233; &#224; s'exprimer, on peut juger que la plupart des contre-arguments ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s, avec une diligence dont on ne peut que se f&#233;liciter&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cf. entre autres, A. Borer (La Croix, 15.09.2020), N. MP Meyer (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La panth&#233;onisation des deux po&#232;tes, dont l'&#339;uvre et la vie marquent le plus complet d&#233;saveu de ce qu'elle repr&#233;sente, serait autant une bouffonnerie inepte qu'une formidable escroquerie intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224;, en 1927, les surr&#233;alistes ont d&#251; s'&#233;lever contre l'&#233;dification d'une statue de Rimbaud &#224; Charleville. A peu de choses pr&#232;s, le r&#233;quisitoire, qui met d&#233;j&#224; en cause la morale du ressentiment, pourrait &#234;tre resservi tel quel :&lt;i&gt; Il fut toujours contre tout ce qui est, vous faites semblant de l'avoir oubli&#233;. N'essayez pas de tricher : vous n'&#233;levez pas une statue &#224; un po&#232;te &#171; comme un autre &#187;, vous &#233;levez cette statue par rancune, par petitesse, par vengeance. Vous voulez r&#233;duire celui qui admirait &#171; le for&#231;at intraitable sur qui se referme toujours le bagne &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le drapeau va au paysage immonde &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'hypocrisie &#233;tend la hideur de sa main sur les hommes que nous aimons pour les faire servir &#224; la pr&#233;servation de ce qu'ils ont toujours combattu. &#171; Je ne comprends pas les lois ; je n'ai pas le sens moral, je suis une brute : vous vous trompez &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Permettez ! 23 octobre 1927.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, l'entreprise d'aujourd'hui ne vise pas seulement &#224; rendre Rimbaud et Verlaine compatibles avec un monde qu'ils n'ont cess&#233; de rejeter ; elle n'e&#251;t certainement jamais germ&#233; si elle n'avait &#233;t&#233; surd&#233;termin&#233;e par des motifs et des enjeux d'un autre ordre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit express&#233;ment de tirer argument d'un rapport amoureux, et de satisfaire au d&#233;sir de voir entrer un couple homosexuel au Saint des saints de la R&#233;publique... On en est l&#224; ! Au risque de laisser penser que tout le reste n'est que pr&#233;texte ou litt&#233;rature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous sert un roman politiquement correct du temps d'un compagnonnage passionnel que Rimbaud d&#251;t fuir. On escamote les r&#234;veries et les conduites h&#233;t&#233;rosexuelles ou bisexuelles, aussi av&#233;r&#233;es chez l'un que chez l'autre. On &#233;carte soigneusement la diversit&#233; des amours de Verlaine, alternant les femmes et les hommes, port&#233; vers l'orgie, les prostitu&#233;es, les &#171; galopins aux yeux de tribade &#187;, ou les &#171; galopines &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Odilon, un gamin, mais mont&#233; comme un homme &#187; (Hombres) ; &#171; Jusqu'aux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, on refoule ses tentatives de &#171; f&#233;minicide &#187; (!) sur sa m&#232;re, puis sur sa femme, qui annon&#231;aient les coups de revolver de Bruxelles contre Rimbaud. Bizarrement, dans l'environnement sinistre et moralisateur que nous vivons, on s'attendrait plut&#244;t &#224; ce que notre cher Verlaine se retrouve dans le collimateur de &#171; balance ton porc &#187; plut&#244;t que dans la crypte du Panth&#233;on !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, il s'agit ici de faire avant tout valoir une cause et non d'&#233;tablir une v&#233;rit&#233;. On s'applique &#224; un exercice de d&#233;construction et de censure, qui ruine le sens et manipule les faits, sur fond de nihilisme intellectuel. Toute contestation, y compris la plus l&#233;gitime, la plus pertinente, se voit syst&#233;matiquement mise au compte de l'homophobie ! Chantage intol&#233;rable et pitoyable, qui finira par s'user comme le reste. On va m&#234;me jusqu'&#224; vouloir nous ahurir en pr&#233;tendant que les opposants &#224; la panth&#233;onisation des po&#232;tes r&#233;volt&#233;s sont rien moins que des supp&#244;ts de l'ordre moral ! Ces gens-l&#224;, que le ressentiment &#233;gare, sont pr&#234;ts &#224; n'importe quoi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quand l'orientation sexuelle est-elle cens&#233;e fournir un atout d&#233;cisif pour b&#233;n&#233;ficier des honneurs (s'ils en sont !) de la R&#233;publique&#8230; ? Verra-t-on bient&#244;t s'allonger ind&#233;finiment une liste de grands pr&#233;tendants o&#249;, pos&#233;e comme un crit&#232;re, la &#171; foi sexuelle &#187; (Claude Cahun) des uns sera mise en concurrence avec celle des autres ? Il faudra peut-&#234;tre que certains s'efforcent de surmonter leur sexe pour avoir les id&#233;es claires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, s'il y en a un qui se r&#233;jouit au cimeti&#232;re de Charleville, c'est bien Paterne Berrichon ! Voir son beau-fr&#232;re, absous de ses frasques, devenu bien respectable, encens&#233; par les autorit&#233;s et les nouveaux donneurs de le&#231;on de morale, le voir faire son entr&#233;e en grande pompe au Panth&#233;on, il n'e&#251;t jamais os&#233; y songer !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- cf. entre autres, A. Borer (&lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt;, 15.09.2020), N. MP Meyer (&lt;i&gt;Contrepoints&lt;/i&gt;, 14.09.2020), Collectif, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; (18 sept.2020), L. Rabouille (&lt;i&gt;Causeur&lt;/i&gt;, 19.09.2020), Christian Rioux (&lt;i&gt;Le Devoir&lt;/i&gt;, 24 septembre 2020),D. Saint-Amand (&lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 16.09.2020), J.-L. Steinmetz (&lt;i&gt;L'humanit&#233;&lt;/i&gt;, 25.09.2020) , et la tribune de D. de Villepin (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; , 3 octobre 2020) .&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- &lt;i&gt;Permettez &lt;/i&gt; ! 23 octobre 1927.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- &#171; Odilon, un gamin, mais mont&#233; comme un homme &#187; (&lt;i&gt;Hombres&lt;/i&gt;) ; &#171; Jusqu'aux jolis t&#233;tins d'infante / De miss &#224; peine en pubert&#233; (...) &#187; (&lt;i&gt;Femmes&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : L'une des oeuvres majeures d'&lt;i&gt;Ivar Ch'Vavar&lt;/i&gt; vient d'&#234;tre republi&#233;e (3&#232;me &#233;dition) au &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lecorridorbleu.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Corridor bleu&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (52 rue Armand Adam de Villiers &#8211; Grands Bois &#8211; 97410 Saint-Pierre - &#206;le de La R&#233;union ), sous une pr&#233;face d'&lt;strong&gt;Yves di Manno&lt;/strong&gt;. 116 p. 14&#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 894 : Pour le Panth&#233;on, c'est non !</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-894-Pour-le-Pantheon-c-est-non.html</link>
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		<dc:date>2020-10-24T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Ka&#239;teris </dc:subject>
		<dc:subject>ChVavar</dc:subject>
		<dc:subject>Jouan</dc:subject>
		<dc:subject>Leperlier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La mis&#233;rable tentative de r&#233;cup&#233;ration de la vie et de l'&#339;uvre d'Arthur Rimbaud et Paul Verlaine, ce tripatouillage patrouillotique que repr&#233;sente la proposition de faire entrer conjointement les deux amants au Panth&#233;on, a provoqu&#233; un haut-le c&#339;ur quasi unanime chez les po&#232;tes et au bout du compte chez quiconque a une id&#233;e un peu claire de leur personnalit&#233;, de leurs id&#233;aux, de leur projet. Une premi&#232;re salve de protestations et de moqueries &#233;tait r&#233;unie dans l'I.D n&#176; 892, du 10 octobre : (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Kaiteris-+.html" rel="tag"&gt;Ka&#239;teris &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Ch-Vavar-186-+.html" rel="tag"&gt;ChVavar&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Jouan-+.html" rel="tag"&gt;Jouan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Leperlier-+.html" rel="tag"&gt;Leperlier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La mis&#233;rable tentative de r&#233;cup&#233;ration de la vie et de l'&#339;uvre d'&lt;strong&gt;Arthur Rimbaud&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Paul Verlaine&lt;/strong&gt;, ce tripatouillage patrouillotique que repr&#233;sente la proposition de faire entrer conjointement les deux amants au Panth&#233;on, a provoqu&#233; un haut-le c&#339;ur quasi unanime chez les po&#232;tes et au bout du compte chez quiconque a une id&#233;e un peu claire de leur personnalit&#233;, de leurs id&#233;aux, de leur projet. Une premi&#232;re salve de protestations et de moqueries &#233;tait r&#233;unie dans l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-892-Laissez-tomber-le-Pantheon.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;892&lt;/a&gt;, du 10 octobre :&lt;i&gt; Laissez tomber le Panth&#233;on&lt;/i&gt;. Ce recueil de prises de position semble aujourd'hui insuffisant, et je le compl&#232;te aujourd'hui par des messages et des textes arriv&#233;s depuis lors.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;taillons ce qui va suivre et fera l'objet de pas moins de trois publications, dans le cadre des I.D : Message de &lt;strong&gt;Constantin Ka&#239;teris&lt;/strong&gt; qui m'a permis en outre de rectifier le faux-pas commis avec la photographie que j'avais choisie pour illustrer l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-892-Laissez-tomber-le-Pantheon.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;892 &lt;/a&gt; ; &lt;i&gt;bras d'honneur&lt;/i&gt; adress&#233; par &lt;strong&gt;Yves Jouan &lt;/strong&gt; aux initiateurs de la p&#233;tition et aux ministres de la culture qui la soutiennent, prise de position de &lt;strong&gt;Fran&#231;ois Leperlier &lt;/strong&gt; et &#224; laquelle&lt;strong&gt; Ivar Ch'Vavar&lt;/strong&gt; appelle &lt;i&gt;amis et camarades &lt;/i&gt; &#224; se rallier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Constantin Ka&#239;teris : Un &#034;Dr&#244;le de m&#233;nage&#034; au Panth&#233;on ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;(courriel du 21 octobre 2020)&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de Verlaine et Rimbaud &#034;en couple&#034; au Panth&#233;on est en effet grotesque et aurait bien fait rire les int&#233;ress&#233;s !&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais contrairement &#224; ce que pensent certains de ceux qui vous ont &#233;crit, ce n'est pas une initiative gouvernementale (on ne pr&#234;te qu'aux riches comme dirait Macron), mais une proposition de 3 zozos qui ont envoy&#233; une tribune au &lt;i&gt;Monde &lt;/i&gt; qui devait manquer de copie ce jour-l&#224; pour l'avoir publi&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis all&#233; voir de plus pr&#232;s comment cette id&#233;e leur &#233;tait venue. Notons tout d'abord que tous trois ont &#233;t&#233; des porte-plumes de premiers ministres, de &lt;i&gt;gauche &lt;/i&gt; comme de &lt;i&gt;droite&lt;/i&gt;, bien introduits dans la sph&#232;re politico-m&#233;diatique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Donc on apprend que l'id&#233;e leur est venue (peut-&#234;tre autour d'une bouteille d'absinthe) de leur propre aveu &#224; l'automne 2019, apr&#232;s avoir d&#233;couvert, oh surprise ! que Rimbaud &#233;tait enterr&#233; &#224; Charleville. Sachant que ces jeunes gens ont entre 40 et 60 ans, cela donne une id&#233;e de la fraicheur de leurs connaissances. Et ils ont d&#251; se dire que ce serait une bonne id&#233;e pour faire parler d'eux. S'ils leur reste encore des neurones disponibles apr&#232;s ce bel effort intellectuel, ils auraient pu &#233;crire &#224; la ministre de la culture pour protester contre la supression tacite du march&#233; de la po&#233;sie de Saint-Sulpice.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au fait, la photo de Verlaine et Rimbaud qui illustre l'&lt;i&gt;ID&lt;/i&gt; sur votre site est un faux, un montage entre une photo am&#233;ricaine du d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle et deux photos de Paul et Arthur.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;(Dont acte. Sans envoyer la photo &#224; la poubelle - je l'avais choisie, je la garde, tant pis pour moi - j'en ai cependant rectifi&#233; la l&#233;gende.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A suivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I.D n&#176; 847 : L'art attrap&#233; par la queue</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/I-D-no-847-L-art-attrape-par-la-queue.html</link>
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		<dc:date>2019-10-28T07:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Cauda</dc:subject>
		<dc:subject>Jimenez</dc:subject>
		<dc:subject>Leperlier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Profession de foi, de Jacques Cauda, aux &#233;ditions Tinbad, n'est pas une lecture de tout repos. Et la mise en garde, que constitue la premi&#232;re ligne, n'est pas vaine : J'ai toujours d&#233;test&#233; tout le monde, &#224; l'exception du monde &#233;crit, du monde de la prose et de la po&#233;sie. Manque en v&#233;rit&#233; une exception &#224; cette d&#233;testation : lui-m&#234;me. Jacques Cauda s'aime beaucoup, porte &#224; l'&#233;gard de lui-m&#234;me une admiration que le lecteur peine parfois &#224; partager. &lt;br class='autobr' /&gt; Quoi qu'il en soit, et si j'ai bien failli (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Profession de foi&lt;/i&gt;, de &lt;strong&gt;Jacques Cauda&lt;/strong&gt;, aux &#233;ditions &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.editionstinbad.com/tinbad-recit&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tinbad&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, n'est pas une lecture de tout repos. Et la mise en garde, que constitue la premi&#232;re ligne, n'est pas vaine :&lt;i&gt; J'ai toujours d&#233;test&#233; tout le monde, &#224; l'exception du monde &#233;crit, du monde de la prose et de la po&#233;sie&lt;/i&gt;. Manque en v&#233;rit&#233; une exception &#224; cette d&#233;testation : lui-m&#234;me. Jacques Cauda s'aime beaucoup, porte &#224; l'&#233;gard de lui-m&#234;me une admiration que le lecteur peine parfois &#224; partager.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, et si j'ai bien failli refermer le livre apr&#232;s les premi&#232;res pages, d&#233;j&#224; lass&#233; par l'obsession des &lt;i&gt;femmes nues aux cuisses ouvertes&lt;/i&gt;, il n'en reste pas moins que j'ai men&#233; ma lecture jusqu'au bout, rendant ainsi hommage &#224; la puissance d'&#233;vocation de cette &#233;criture, &#224; ce r&#233;cit d'une vie, r&#233;ussie &#8211; si l'on en juge par le niveau de satisfaction exprim&#233;e par cette &lt;i&gt;Confession impudique&lt;/i&gt;, selon un titre que l'auteur aurait volontiers confisqu&#233;, me semble-t-il, &#224;&lt;strong&gt; Richard Millet&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vie de po&#232;te, au fond, comme r&#233;cemment le rappelait &lt;strong&gt;Fran&#231;ois Leperlier&lt;/strong&gt; citant &lt;strong&gt;Juan Ramon Jimenez&lt;/strong&gt; dans &lt;i&gt;Destination de la po&#233;sie&lt;/i&gt; (aux &#233;ditions &lt;i&gt;Lurlure&lt;/i&gt;) : &lt;i&gt;Ecrire n'est qu'une pr&#233;paration pour ne plus &#233;crire, pour l'&#233;tat de gr&#226;ce po&#233;tique, intellectuel ou sensitif. Devenir soi-m&#234;me po&#233;sie, non plus po&#232;te&lt;/i&gt;. Pour Jacques Cauda cette pr&#233;paration &#224; l'art de vie aura grandement d&#233;bord&#233; la seule activit&#233; litt&#233;raire puisque, &lt;i&gt;artiste polymorphe &lt;/i&gt; comme lui-m&#234;me se d&#233;finit. il est &#233;galement cin&#233;aste et peintre, philosophe et po&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#226;bleur, suffisant, &#233;gocentr&#233;. On dira que c'est la loi du genre, qui veut qu'on se d&#233;peigne tel qu'on est. Mais n'est-ce pas plut&#244;t tel qu'on souhaiterait para&#238;tre ? Ainsi, se repr&#233;sente-t-il sur la couverture m&#234;me de ce bouquin, en &lt;i&gt;Gilles&lt;/i&gt; de Watteau, lequel &#8211; avez-vous remarqu&#233; ? -&lt;i&gt; bande sous son pantalon blanc&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Moi cauda du latin cauda &#171; la queue &#187; car malsain de corps et d'esprit et malsain de queue dit cauda dit aussi le v&#233;n&#233;neux moi qui ne croit qu'au mal car malsain de queue au bout d'un corps qui ne croit en rien ni au nom du p&#232;re ni au sain d'esprit moi au nom du fiste je dis ici en toute innocence que je suis comme la fl&#232;che du Parthe d&#233;coch&#233;e &#224; cheval sur la queue du cheval c'est-&#224;-dire en cauda forc&#233;ment v&#233;n&#233;neux [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;ducteur c'est le mot favori de cauda le Parthe il aime les femmes les voir nues les cuisses ouvertes le sexe ouvert le bouton du clitoris qui chuinte sous ses doigts adroits pour les pointes des seins il met la bouche et un peu du bout des dents qui mordille la pointe qui grossit comme le bouton du clitoris qui grossit en m&#234;me temps sous ses doigts qui chuintent humides gliss&#233;s dans la culotte qu'il sait bient&#244;t tomb&#233;e comme un cadavre touch&#233; par sa fl&#232;che qui transperce le corps qui tombe amoureusement sur les pieds de l'aim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette citation vaut, je crois, tout commentaire. Cette autofiction ne manque ni de style, ni de souffle, et le r&#233;cit devient, en de nombreux passages, prose po&#233;tique, &#233;pop&#233;e d'une virilit&#233; s&#251;re de ses droits ; qui s'affirme essentiellement par la conqu&#234;te des femmes, prostitu&#233;es et &lt;i&gt;femmes honn&#234;tes&lt;/i&gt;, com&#233;diennes et mod&#232;les, mais pas seulement : par un constant m&#233;pris pour le reste de l'humanit&#233;, ce&lt;i&gt; troupeau b&#234;lant&lt;/i&gt;. Jacques Cauda cultive avec ostentation le mauvais genre, s'efforce de se montrer digne de sa r&#233;putation de &lt;i&gt;voyou&lt;/i&gt;. De fait, il tire non sans brio, dans une f&#233;roce nostalgie, les derni&#232;res fus&#233;es d'une &#233;poque qu'on peut esp&#233;rer r&#233;volue, celle d'une domination masculine sans partage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Jacques Cauda&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Profession de foi&lt;/i&gt;. Edition &lt;a href=&#034;https://www.editionstinbad.com/tinbad-recit&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tinbad&lt;/a&gt;. (127 Bd Raspail &#8211; 75006 Paris).140 p. 18&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Cauda, dessinateur et po&#232;te, est pr&#233;sent dans de nombreuses revues, en particulier dans &lt;i&gt;Nouveaux D&#233;lits&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Traction-Brabant&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-163.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;163&lt;/a&gt; a publi&#233; deux beaux po&#232;mes, et l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-679-Des-culs-et-des.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;679&lt;/a&gt;, intitul&#233;&lt;i&gt; Des culs et des couleurs&lt;/i&gt;, &#224; r&#233;ception des &lt;i&gt;Jouets rouges&lt;/i&gt;, propose une mani&#232;re d'avant-propos &#224; l'article d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Louis-Fran&#231;ois Delisse (1931 - 2017)</title>
		<link>https://dechargelarevue.com/Louis-Francois-Delisse-1931-2017.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dechargelarevue.com/Louis-Francois-Delisse-1931-2017.html</guid>
		<dc:date>2017-02-10T08:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Delisse</dc:subject>
		<dc:subject>ChVavar</dc:subject>
		<dc:subject>Albarracin</dc:subject>
		<dc:subject>Leperlier</dc:subject>
		<dc:subject>Odartchenko</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ivar Ch'Vavar, lui-m&#234;me alert&#233; par l'&#233;ditrice C&#233;cile Odartchenko, nous apprend la mort de Louis-Fran&#231;ois Delisse &#224; Paris, dans la nuit du 6 au 7 f&#233;vrier dernier : &#171; Louis-Fran&#231;ois, homme du Nord, de Roubaix, n&#233; sur la fronti&#232;re, homme de la Grande Picardie Mentale, homme d'Afrique, traducteur du haoussa, du songha&#239;, entre autres langues, de l'espagnol aussi, grand po&#232;te... Les lecteurs du Jardin ouvrier ne peuvent pas l'avoir oubli&#233;, car sa contribution &#224; la revue a &#233;t&#233; tr&#232;s importante. &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ivar Ch'Vavar, lui-m&#234;me alert&#233; par l'&#233;ditrice C&#233;cile Odartchenko, nous apprend la mort de &lt;strong&gt;Louis-Fran&#231;ois Delisse&lt;/strong&gt; &#224; Paris, dans la nuit du 6 au 7 f&#233;vrier dernier : &#171; Louis-Fran&#231;ois, homme du Nord, de Roubaix, n&#233; sur la fronti&#232;re, homme de &lt;i&gt;la Grande Picardie Mentale&lt;/i&gt;, homme d'Afrique, traducteur du haoussa, du songha&#239;, entre autres langues, de l'espagnol aussi, grand po&#232;te... Les lecteurs du&lt;i&gt; Jardin ouvrier&lt;/i&gt; ne peuvent pas l'avoir oubli&#233;, car sa contribution &#224; la revue a &#233;t&#233; tr&#232;s importante. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;vocation de Louis-Fran&#231;ois Delisse me ram&#232;ne des ann&#233;es en arri&#232;re, plus pr&#233;cis&#233;ment fin 2009, &#224; r&#233;ception du volume qui lui fut d&#233;di&#233;, sous une longue pr&#233;face de Laurent Albarracin, dans la collection&lt;i&gt; Pr&#233;sence de la po&#233;sie&lt;/i&gt; aux &lt;a href=&#034;http://les.vanneaux.free.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;ditions des Vanneaux&lt;/a&gt;. Je recopie ici la partie centrale de ce qui constitua &#224; l'&#233;poque l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-211-Romancero-de-l-homme.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;211 &lt;/a&gt; :&lt;i&gt; Romancero de l'homme maigre&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; Certaines &#339;uvres, parmi les plus saisissantes, sont-elles appel&#233;es &#224; demeurer secr&#232;tes ? Ce secret, il revient au lecteur, si enthousiaste qu'il soit, de le respecter. Pire, il est certaines pages, d'embl&#233;e tellement sid&#233;rantes, qu'il devient impossible de poursuivre au-del&#224; des premi&#232;res bribes entrevues : on aime ces livres, bien que les tenant soigneusement ferm&#233;s. &#201;trange paradoxe, dont je peux cependant t&#233;moigner. La beaut&#233; est terrible, comme Rilke a su l'&#233;noncer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que ce ph&#233;nom&#232;ne, dont j'ignore s'il est partag&#233; par d'autres lecteurs, me frappe pr&#233;cis&#233;ment &#224; propos de Louis-Fran&#231;ois Delisse, n'est peut-&#234;tre pas un hasard, tant sa vie semble s'organiser sous ce que le poncif romantique d&#233;signerait comme une mal&#233;diction. Po&#232;te maudit ? &#171; Voici un po&#232;te &#226;g&#233; (il est n&#233; en 1931) &#8230; d&#233;tenteur d'une &#339;uvre &#233;clatante et non entendue, dont la reconnaissance ne d&#233;passe gu&#232;re un cercle restreint d'amateurs, qui aura eu une trajectoire assez fulgurante et durable pour alimenter ce qu'il faut bien appeler une l&#233;gende de po&#232;te. &#187; (L. Albarracin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si d&#232;s 1961 Ren&#233; Char et Henri Michaux le saluent, - il est alors publi&#233; par Guy L&#233;vis Mano - le silence retombe assez vite. Les raisons en sont assez clairement discern&#233;es dans l'ouvrage auquel, plut&#244;t que de le paraphraser, je renvoie : plus d'une cl&#233; est fournie pour comprendre l'&#339;uvre, dont le destin est tellement li&#233; &#224; la vie, aventureuse et difficile ; et l'analyse de la po&#233;sie, - le rapprochement avec celle de Malcolm de Chazal me para&#238;t particuli&#232;rement judicieux, - y est &#233;clairante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; partir de 1980, gr&#226;ce &#224; Fran&#231;ois Leperlier, que le nom de Louis-Fran&#231;ois Delisse fera retour, dans le cercle restreint toutefois des revues surr&#233;alisantes du &lt;i&gt;Ch&#226;teau-lyre&lt;/i&gt;, du &lt;i&gt;Grand Nord &lt;/i&gt; de Guy Ferdinande et de ses &#233;ditions du &lt;i&gt;Rewidiage&lt;/i&gt;, des &#233;ditions &lt;i&gt;Myrrdin &lt;/i&gt; de Peuchmaurd. Dans la trajectoire sans cesse bris&#233;e, &#233;clat&#233;e en diverses publications parfois confidentielles, d'une &#339;uvre qui reste en partie in&#233;dite, le pr&#233;sent album, &#233;tude et anthologie, me para&#238;t d'un &#224;-propos particuli&#232;rement aigu : il condense les donn&#233;es &#233;parses, fait le point, installe Louis-Fran&#231;ois Delisse &#224; sa juste place dans notre histoire, &#224; port&#233;e de l'admiration du plus grand nombre.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Laurent Albarracin&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Louis-Fran&#231;ois Delisse&lt;/i&gt;. Volume n&#176;7 de la collection &lt;i&gt;Pr&#233;sence de la po&#233;sie&lt;/i&gt; aux &lt;a href=&#034;http://les.vanneaux.free.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;ditions des Vanneaux&lt;/a&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
De &lt;strong&gt;Louis&#8211;Fran&#231;ois Delisse&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Trois po&#233;sies tomb&#233;es de paysage&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;Mango&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Fourche &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Ch&#232;vre&lt;/i&gt;, suivi de&lt;i&gt; Proc&#232;s de la fleur &lt;/i&gt; (version d&#233;finitive) ont &#233;t&#233; publi&#233;es dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-138.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;138&lt;/a&gt; de Juin 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa biographie, Delisse recommandait (voir &lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-215-Louis-Francois-Delisse.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;215&lt;/a&gt;) de se r&#233;f&#233;rer &#224; Poezibao, &lt;a href=&#034;http://poezibao.typepad.com/poezibao/2009/09/louisfran%C3%A7ois-delisse-po%C3%A8te-couleurs-de-lhomme-par-fran%C3%A7oisxavier-farine.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;article du 24.09.09&lt;/a&gt; que, m'&#233;crivait-il, &lt;i&gt; j'ai r&#233;dig&#233; au t&#233;l&#233;phone avec Fran&#231;ois-Xavier Farine pour sa partie bio-blibliographique qui donne les sites o&#249; trouver mes principaux ouvrages&lt;/i&gt;. On compl&#233;tera avec l'article &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Fran%C3%A7ois_Delisse&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;wikipedia&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



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