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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>I.D n&#176; 746 : On ne va pas se disputer pour des d&#233;tails (Jakub Kornhauser)</title>
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		<dc:date>2018-04-19T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


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&lt;p&gt;Isabelle Macor travaille de longue date &#224; faire conna&#238;tre en France la po&#233;sie polonaise contemporaine, s'attachant particuli&#232;rement &#224; promouvoir ces deux grandes figures f&#233;minines que sont Wislawa Szymborska (pour m&#233;moire : Prix Nobel de litt&#233;rature 1996), et Ewa Lipska, dont elle faisait para&#238;tre l'an pass&#233; Lecteur d'empreintes digitales, chez Lanskine. C'est d'ailleurs pour la traduction de neuf po&#232;mes d'Ewa Lipska que son nom para&#238;t pour la premi&#232;re fois au sommaire d'une revue : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Les-I-D-.html" rel="directory"&gt;Les I.D&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Macor-+.html" rel="tag"&gt;Macor&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Szymborska-+.html" rel="tag"&gt;Szymborska&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Lipska-+.html" rel="tag"&gt;Lipska&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Kornhauser-+.html" rel="tag"&gt;Kornhauser&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isabelle Macor&lt;/strong&gt; travaille de longue date &#224; faire conna&#238;tre en France la po&#233;sie polonaise contemporaine, s'attachant particuli&#232;rement &#224; promouvoir ces deux grandes figures f&#233;minines que sont Wislawa Szymborska (pour m&#233;moire : Prix Nobel de litt&#233;rature 1996), et Ewa Lipska, dont elle faisait para&#238;tre l'an pass&#233; &lt;i&gt;Lecteur d'empreintes digitales&lt;/i&gt;, chez Lanskine. C'est d'ailleurs pour la traduction de neuf po&#232;mes d'Ewa Lipska que son nom para&#238;t pour la premi&#232;re fois au sommaire d'une revue : &lt;i&gt;Plein-Chant&lt;/i&gt;, en 1989 (Faut-il une nouvelle fois souligner l'importance cruciale des revues et des petits-&#233;diteurs ?). &lt;i&gt;La fabrique de levure&lt;/i&gt;, de &lt;strong&gt;Jakub Kornhauser&lt;/strong&gt;, prix Wislawa Szymborska 2016, est sa derni&#232;re publication, un ouvrage bilingue, toujours chez &lt;a href=&#034;https://www.editions-lanskine.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;LansKine&lt;/a&gt;,&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les po&#232;mes en prose qui constituent ce livre se distribuent en sept chapitres. Lesquels peuvent &#234;tre regroup&#233;s en un nombre plus restreint de th&#233;matiques : dans trois d'entre eux, l'&#233;vocation d'un monde disparu, monde de l'enfance, d'une Pologne marqu&#233;e par la pr&#233;sence juive d'avant la derni&#232;re guerre mondiale ; pour les autres, la r&#233;f&#233;rence constante et inspirante &#224; ce qui fut peinture d'avant-garde, de Soutine &#224; Malevitch, en passant par Klee et Ensor : il ne s'agit pas alors de d&#233;crire ou de commenter le tableau auquel le po&#232;me renvoie explicitement (le nom du peintre figure dans le titre), mais &#224; partir du choc &#233;motionnel premier, de s'en &#233;vader en une libre improvisation volontiers absurde, pince-sans-rire. Les moins attendus sont sans doute les po&#232;mes renvoyant &#224; Malevitch, &#339;uvre abstraite par excellence &#224; partir de laquelle s'&#233;crivent n&#233;anmoins des proses mettant en jeu des &#233;l&#233;ments r&#233;alistes, &#233;voquant quelque tranche de vie, qu'on croirait davantage transposer de tableaux de Chagall que de ceux du ma&#238;tre du supr&#233;matisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Carr&#233; rouge sur fond blanc( Malevitch)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Les derni&#232;res maisons rampaient vers la sortie, j'observais leur retraite derri&#232;re l'&#233;glise. Au deuxi&#232;me &#233;tage, on projetait un film, chaque jour le m&#234;me bien qu'avec une nouvelle fin chaque fois. Dans la charbonnerie des &#233;tag&#232;res de livres nous guettaient. Un jour j'en ai vol&#233; un, il avait une couverture noire et sentait le r&#234;ve encore chaud. Derri&#232;re la vitre on voit le tabernacle et une femme qui se coupe les ongles des orteils, sur les &#233;tag&#232;res &#8211; des rang&#233;es de livres identiques. Ce jour-l&#224;, le film s'est termin&#233; bien plus t&#244;t que d'habitude et j'ai d&#251; errer dans les rues d&#233;sertes. J'ai inspect&#233; chaque faille, cherchant des portes en fuite, des poign&#233;es en exil.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;Un lecteur fran&#231;ais ne sera gu&#232;re d&#233;pays&#233; par cette po&#233;sie en prose qui rappelle par exemple le &lt;i&gt;Cornet &#224; D&#233;&lt;/i&gt; de Max Jacob par son caract&#232;re insolite, onirique, fantasque. Outre l'&#233;vocation d'un monde ancien, typiquement polonais, le c&#244;t&#233; singulier de cette po&#233;sie vient de l'&#233;criture, ce recours &#224; des phrases ind&#233;pendantes, juxtapos&#233;es, l'une semblant se substituer &#224; l'autre pour la rectifier. Jacob Kornhauser &#233;crit des po&#232;mes comme un pr&#233;pos&#233; aux &#233;critures, - de bonne volont&#233;, appliqu&#233;, s&#233;rieux, mais d&#233;pass&#233; par le monde fluctuant dont il est tenu de rendre compte, - livre ses rapports : &lt;i&gt;C'est &#224; cette &#233;poque que j'ai vu pour la derni&#232;re fois la fille des voisins, E. et d'ailleurs c'&#233;tait plut&#244;t H.&lt;/i&gt; (in &lt;i&gt;L'ann&#233;e du vent&lt;/i&gt;). Faute de mieux, le narrateur ramasse les on-dit, (&lt;i&gt;c'est du moins ce qu'a dit mon p&#232;re qu'on ne peut pas toujours croire sur parole&lt;/i&gt;), et le t&#233;moin qu'il est cens&#233; &#234;tre se trouve rarement au bon moment au bon endroit : dans &lt;i&gt;Maison &#224; Kwapinka&lt;/i&gt;, quand l'incident (&lt;i&gt;Le couvercle du piano a coup&#233; deux doigts &#224; quelqu'un&lt;/i&gt; !) se d&#233;roule dans la synagogue, le po&#232;te n'y est pas : &lt;i&gt;car &#224; c&#244;t&#233; de la briqueterie se jouait un match de la quatri&#232;me division de foot.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer, et go&#251;ter un po&#232;me dans son int&#233;gralit&#233;, issu du dernier chapitre : &lt;i&gt;Maisons polonaises &lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maison &#224; Zerwana&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; de la pharmacie il y a un attroupement, mon p&#232;re s'est enferm&#233; au grenier en signe de protestation et fait des mots crois&#233;s. On a asphalt&#233; la route qui traverse la for&#234;t mais les employ&#233;s de la commune n'ont pas l'air d'en avoir connaissance. On n'a pas r&#233;ussi &#224; se mettre d'accord sur le panneau qui porte le nom de la localit&#233;. &#199;a n'a de toute fa&#231;on pas d'importance &#8211; me convainc l'un des habitants, monsieur T. On ajoutera les c&#233;dilles &#224; la craie, on ne va pas se disputer pour des d&#233;tails. Par la m&#234;me occasion on arrachera l'amiante du toit de la pharmacie, on d&#233;logera les mites de l'officine. Quelqu'un explique que nous m&#233;ritons de nouveaux panneaux indicateurs et trottoirs, mais &#231;a, c'est apr&#232;s la messe.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Jacob Kornhauser&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt; La fabrique de levure&lt;/i&gt;. Traduction et pr&#233;sentation &lt;strong&gt;Isabelle Macor&lt;/strong&gt;. &lt;a href=&#034;https://www.editions-lanskine.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;LansKine&lt;/a&gt; &#233;d. (39 Rue F&#233;lix Thomas, 44000 Nantes) 102 p. 14&#8364;&lt;br class='autobr' /&gt;
De la m&#234;me traductrice : &lt;strong&gt;Ewa Lipska&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Lecteur d'empreintes digitales&lt;/i&gt;, chez Lanskine. Et aux &#233;ditions &lt;a href=&#034;http://www.greges.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gr&#232;ges&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;Suppliques&lt;/i&gt;, d'&lt;strong&gt;Ursula Koziol&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Decharge-129.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;129&lt;/a&gt; pr&#233;sentait en Mars 2006 &lt;i&gt;Cinq po&#232;tes polonais&lt;/i&gt;, dans la traduction de &lt;strong&gt;Jacques Burko&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Jerzy Ficowski&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Zbigniew Herbert&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Piotr Sommer&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Tomasz Rozyski&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Hacek Dehnel&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur Jacques Burko, voir aussi l'&lt;i&gt;I.D&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-103-La-locomotive-a-perdu.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;103 &lt;/a&gt; : &lt;i&gt;La locomotive a perdu son traducteur&lt;/i&gt;. Voir aussi l'&lt;i&gt;I.D &lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-198-Polonais-au-marche.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;198 &lt;/a&gt; : &lt;i&gt;Polonais au march&#233;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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