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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>Ivan &#352;trpka : &#034;Un fragment de for&#234;t&#034; (Chevaleresque) (Le Castor Astral)</title>
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		<dc:date>2019-09-23T11:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jacmo</dc:creator>


		<dc:subject>Strpka</dc:subject>

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&lt;p&gt;Ivan &#352;trpka est un grand &#233;crivain slovaque, qui s'est fait conna&#238;tre en 1964 avec le manifeste : Le Retour des anges et le groupe des &#171; coureurs solitaires &#187;, lequel proposait une po&#233;sie qui tend &#224; s'affranchir de l'esth&#233;tique r&#233;aliste socialiste locale de l'&#233;poque. L'auteur se verra interdit de publier par la suite, jusqu'au changement de r&#233;gime. &lt;br class='autobr' /&gt; Il n'est pas simple d'entrer dans l'&#233;criture d'un grand auteur &#233;tranger d'un coup, presque au d&#233;bott&#233;. Je m'en tiendrais &#224; quelques &#233;l&#233;ments (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Strpka-+.html" rel="tag"&gt;Strpka&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ivan &#352;trpka est un grand &#233;crivain slovaque, qui s'est fait conna&#238;tre en 1964 avec le manifeste : &lt;i&gt;Le Retour des anges&lt;/i&gt; et le groupe des &#171; coureurs solitaires &#187;, lequel proposait une po&#233;sie qui tend &#224; s'affranchir de l'esth&#233;tique r&#233;aliste socialiste locale de l'&#233;poque. L'auteur se verra interdit de publier par la suite, jusqu'au changement de r&#233;gime.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'est pas simple d'entrer dans l'&#233;criture d'un grand auteur &#233;tranger d'un coup, presque au d&#233;bott&#233;. Je m'en tiendrais &#224; quelques &#233;l&#233;ments r&#233;currents que j'ai rep&#233;r&#233;s au fil de la lecture. Et d'abord, l'importance de la photographie, plusieurs po&#232;mes d&#233;coulent d'un simple coup d'&#339;il sur un clich&#233;. Celle d'une enfant tenant dans ses bras &#171; un animal grave d'une laideur impr&#233;cise / et d'une ruse naus&#233;abonde &#187;. L'animal a disparu, elle le recherche. Mais l'auteur d'achever le texte : &#171; C'est l'&#233;poque o&#249; les enfants disparaissent soudainement, dans ces instants o&#249; sans pr&#233;venir ils &#244;tent / leur enfance / comme un v&#234;tement de trop petite taille. &#187; Une autre photo d'un couple dont il est, &lt;i&gt;l&#233;g&#232;rement opaque et floue. &lt;/i&gt; Avec ce titre de po&#232;me pas du tout en accord avec l'attitude placide, voire m&#233;lancolique, des deux &#234;tres : &#171; Aime-moi et mords-moi ! &#187; qui fait &#233;cho &#224; ce distique ailleurs dans le recueil : &lt;i&gt;Tu n'as personne &#224; mordre. / Et rien &#224; embrasser&lt;/i&gt;. Un troisi&#232;me texte enfin o&#249; l'on retrouve le th&#232;me de la disparition ; il y est en effet question de &#171; silhouettes sur les photographies &#187; qui s'effacent, et de gens qui &lt;i&gt;emm&#232;nent &#224; jamais leur portrait grandeur nature avec eux.&lt;/i&gt; Un autre ensemble d'images se tient au centre d'un triangle de trois mots qui r&#233;sonnent entre eux : nuit, silence, jour. Quelques extraits pour montrer cette connivence &#233;tonnante, o&#249; l'opposition tourne &#224; l'oxymore : &lt;i&gt;la fureur de l'obscurit&#233; claire&lt;/i&gt; ou bien &lt;i&gt;D'un tunnel &#224; l'autre, la clart&#233; du jour adopte la forme int&#233;rieure des secondes&lt;/i&gt; ou encore : &lt;i&gt;L'obscurit&#233; &#233;clipse notre voix.&lt;/i&gt; &#192; noter aussi le th&#232;me r&#233;current de la vague&lt;i&gt; Et l'obscure et imp&#233;n&#233;trable vague / engouffrera le &lt;i&gt;tout&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;. En opposition violente &#224; une immobilit&#233; d&#233;sincarn&#233;e : &lt;i&gt;Les mouvements se meuvent seuls, tout juste exclus de chaque &lt;i&gt;objet&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/i&gt; Enfin, autre caract&#233;ristique qui se situe en partie dans le style mitraillette du po&#232;te qui consiste par moments &#224; r&#233;p&#233;ter en phrases courtes et serr&#233;es : &lt;i&gt;Personne ne marche. Personne ne se retourne. Personne ne ferme les yeux. Personne n'attend personne &#224; l'arriv&#233;e&lt;/i&gt;. &#201;galement : &lt;i&gt;Rien n'a rien avec personne. / Rien ne doit avoir rien avec personne.&lt;/i&gt; Cette fa&#231;on d'aborder les choses confine &#224; un certain absurde avec des images singuli&#232;res comme celles-ci : &lt;i&gt;L'odeur f&#233;tide / de retard et d'attente s'incruste dans les coins.&lt;/i&gt; Et cette comparaison tout &#224; fait insolite : &lt;i&gt;&#8230;comme un chien sans chien&#8230;&lt;/i&gt; Ces quelques sujets sont loin de faire le tour d'une po&#233;sie riche et d&#233;concertante. Ce distique pour clore, levant une question fondamentale et universelle : &lt;i&gt;Les l&#232;vres sont muettes. / &#192; quoi ressemble le silence de ta langue ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;sentation et traduction : Silvia Majerska. Editions &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.castorastral.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Castor astral&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; : 15 &#8364;. 1, rue Franklin &#8211; 93310 Le Pr&#233; Saint-Gervais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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