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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>I.D n&#176; 890 : M&#233;fie-toi de l'enfant qui t'observe</title>
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		<dc:date>2020-09-26T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Lartault</dc:subject>
		<dc:subject>Opalka</dc:subject>

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&lt;p&gt;Chacun conna&#238;t (devrait conna&#238;tre) l'&#339;uvre de Roman Opalka, la suite des nombre qu'il transcrit inlassablement sur sa toile. En ce que l'anime une semblable volont&#233; &#224; marquer par un acte artistique la fuite monotone du temps, je ferais volontiers d'Isabelle Lartault la petite s&#339;ur de Roman Opalka, elle qui depuis 40 ans salue chaque ann&#233;e par 9 textes de deux pages apparemment semblables, d'un m&#234;me gabarit du moins, Les Grandes Occasions (c'est aussi le titre du livre, aux &#233;ditions Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Lartault-+.html" rel="tag"&gt;Lartault&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Opalka-+.html" rel="tag"&gt;Opalka&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chacun conna&#238;t (devrait conna&#238;tre) l'&#339;uvre de &lt;strong&gt;Roman Opalka&lt;/strong&gt;, la suite des nombre qu'il transcrit inlassablement sur sa toile. En ce que l'anime une semblable volont&#233; &#224; marquer par un acte artistique la fuite monotone du temps, je ferais volontiers d'&lt;strong&gt;Isabelle Lartault&lt;/strong&gt; la petite s&#339;ur de Roman Opalka, elle qui depuis 40 ans salue chaque ann&#233;e par 9 textes de deux pages apparemment semblables, d'un m&#234;me gabarit du moins, &lt;i&gt;Les Grandes Occasions&lt;/i&gt; (c'est aussi le titre du livre, aux &#233;ditions &lt;i&gt;Les Archives modernes&lt;/i&gt;), qui vont du Jour de l'An (&lt;i&gt;Bonne Ann&#233;e, dit papa, &lt;/i&gt; ...) &#224; No&#235;l (&lt;i&gt;Joyeux No&#235;l ! dit papa,&lt;/i&gt; &#8230;) en honorant au passage l'Anniversaire, P&#226;ques, le Mariage (variante de 2001 :&lt;i&gt; Vivent les Pacs&#233;s ! dit papa,&lt;/i&gt; ...), la f&#234;te des M&#232;res, la f&#234;te des P&#232;res, la Naissance (Oh ! &lt;i&gt;le Beau B&#233;b&#233; ! dit papa&lt;/i&gt;,...) et la Mort (&lt;i&gt;Sinc&#232;res Condol&#233;ances, dit Monsieur Mulot, &lt;/i&gt; ...). Chacun de ces textes est d'abord destin&#233; &#224; &#234;tre donn&#233; en lecture publique par un interpr&#232;te, ou deux, ou dans une version chorale, ou ... etc, selon les possibilit&#233;s du moment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ainsi, dans un premier temps, une pratique de performeuse. Et tous les vingt ans, l'auteure rassemble en un livre de 360 pages (comme quiconque le d&#233;duira ais&#233;ment) l'ensemble de ses &#233;crits. Devant moi, en cette fin septembre, le volume des&lt;i&gt; Grandes occasions 2000 - 2020&lt;/i&gt;, sous une couverture dont le kitch du lettrage rappelle celui des menus de communions ou des faire-parts de mariage ( de jadis ?), tout &#224; fait identique aux &lt;i&gt;Grandes Occasions 1980 - 2000&lt;/i&gt;, dont j'avais fait la mati&#232;re de mes &lt;i&gt;Ruminations &lt;/i&gt; il y a vingt ans, en septembre 2000, dans &lt;i&gt;D&#233;charge &lt;/i&gt; 107. (Pas s&#251;r que je puisse &#224; nouveau dans vingt ans assurer le service apr&#232;s-vente !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais c'est toujours la m&#234;me chose ! &#187; : refrain connu. Au vrai, les textes rel&#232;vent tous en effet de la m&#234;me matrice, mais outre le plaisir de la r&#233;p&#233;tition, il s'agit aussi d'appr&#233;cier les variations apport&#233;es par l'actualit&#233; de l'ann&#233;e. &#171; &#199;a, un enfant pourrait le faire &#187;, autre refrain et tr&#232;s-ordinaire balourdise &#224; propos de l'art contemporain, mais qui s'av&#232;re en l'occurrence &#234;tre une observation d'une grande justesse. Car c'est bien l'&#233;ternel enfant qui continue de s'exprimer en d&#233;pit des ann&#233;es qui passent, avec sa m&#234;me cruelle lucidit&#233;, une na&#239;vet&#233; qu'on dit d&#233;sarmante devant le spectacle des adultes en goguette, - immuable et implacable voix d'enfant , de la petite derni&#232;re pr&#233;cis&#233;ment, toujours sacrifi&#233;e au moment de la distribution des cadeaux et des tendresses :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;(&lt;i&gt;Anniversaire 2008&lt;/i&gt;) Papa et maman avait offert &#224; ma s&#339;ur Jen une mini-jupe et des leggings en dentelle (&lt;i&gt;un pendentif avec son pr&#233;nom&lt;/i&gt;, l'ann&#233;e suivante), mon fr&#232;re C&#233;dric un slim avec des strass (&lt;i&gt;des boucles d'oreille avec son signe&lt;/i&gt;), mon fr&#232;re Tim le top de la tecktonik ( &lt;i&gt;un bracelet avec ses initiales)&lt;/i&gt; et moi du gloss &#224; la glue pour le glam (&lt;i&gt;un tatouage avec une t&#234;te de mort&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il est clair qu'ils lui sortent par les yeux, &#224; la petite, ces moments de r&#233;jouissance et de bamboches, o&#249; la famille singe les fastes de la bourgeoisie, sortant pour l'occasion &lt;i&gt;la belle nappe qui pend et le beau service qui ne sert pas tous les jours et les beaux verres qui tombent tout de suite et ls beaux couteaux qui co&#251;tent cher et qui coupent pas.&lt;/i&gt; Et elle se venge du spectacle offert et elle &#171; rapporte &#187; : que pour oublier (toujours en 2008) &lt;i&gt;et la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale et les gr&#232;ves en particulier et Sarkozy intraitable et la Guadeloupe r&#233;volt&#233;e et la r&#233;cession et les plans de relance et la Chine et le ch&#244;mage et ce qu'on nous fait avaler&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;tout le monde a beaucoup mang&#233;, mang&#233;, mang&#233; et aussi grossi, grossi, grossi parce que c'est un jour exceptionnel et tr&#232;s joli et tr&#232;s joyeux et qu'il faut en profiter, profiter, profiter, parce qu'on ne sait jamais ce que demain, et les hommes ont jou&#233; &#224; celui qui en boirait le plus, le plus, plus, plus, buvaient buvaient et alignaient les bouteilles et s'entassaient les cadavres et tout le monde applaudissait et tout le monde &#233;tait tr&#232;s content et chantait et fumait et rotait et racontait des histoires qu'il ne faut pas et les boutons craquaient, les chemises et les pantalons s'ouvraient, et il y avait du vin, du vin et du vin partout, sur la nappe, sur les habits, et tout le monde &#233;tait tr&#232;s content, tr&#232;s joyeux, tr&#232;s gentil, tr&#232;s joli, tr&#232;s dr&#244;le, dr&#244;le, tr&#232;s heureux, heureux, heureux et tr&#232;s exceptionnel.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ingratitude des enfants, ah l&#224; ! l&#224; ! mon bon monsieur, ma bonne dame ! En plus qu'on ne souhaite &#224; aucun parent de voir sa prog&#233;niture devenir artiste ! Ou po&#232;te, ou performeuse &#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Isabelle Lartault&lt;/strong&gt; :&lt;i&gt; Les Grandes occasions 2000 - 2020.&lt;/i&gt; Ed. Les &lt;i&gt;Archives modernes&lt;/i&gt;. (Pour se procurer ce livre, prendre contact avec l'auteure : 119 rue de la R&#233;union &#8211; 75010 Paris. isabelle.lartault@gmail.com ) 35&#8364; + 8&#8364; de frais de poste. Disponible &#224; la librairie Yvon Lambert, 14, rue des Filles-du-Calvaire - 75004 Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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