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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>Voix nouvelle : Jean-Jacques Brouard</title>
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		<dc:date>2021-08-05T06:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Michaux</dc:subject>
		<dc:subject>Brouard</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous &#233;tions il y a peu &#224; Znamenkoye (Tch&#233;tch&#233;nie), en compagnie d'Arnoldo Feuer (I.D n&#176; 945). Avec Jean-Jacques Brouard, nous sommes tout autant mais autrement d&#233;pays&#233;s, le po&#232;te nous servant de guide pour un Voyage en Anthropie dans lequel, si l'on se fie au texte inaugural de ce recueil in&#233;dit de proses, on se retrouve sans trop savoir pourquoi, ni du chemin qu'il a fallu suivre pour y arriver : &lt;br class='autobr' /&gt; Un beau matin, on se r&#233;veille et on y est, sans avoir vraiment voulu y &#234;tre. C'est comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/-Reperage-.html" rel="directory"&gt;Rep&#233;rage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Michaux-+.html" rel="tag"&gt;Michaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://dechargelarevue.com/+-Brouard-+.html" rel="tag"&gt;Brouard&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous &#233;tions il y a peu &#224; Znamenkoye (Tch&#233;tch&#233;nie), en compagnie d'&lt;strong&gt;Arnoldo Feuer&lt;/strong&gt; (I.D n&#176; &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-945-Notre-agent-en-Tchetchenie.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;945&lt;/a&gt;). Avec&lt;strong&gt; Jean-Jacques Brouard&lt;/strong&gt;, nous sommes tout autant mais autrement d&#233;pays&#233;s, le po&#232;te nous servant de guide pour un &lt;i&gt;Voyage en Anthropie &lt;/i&gt; dans lequel, si l'on se fie au texte inaugural de ce recueil in&#233;dit de proses, on se retrouve sans trop savoir pourquoi, ni&lt;i&gt; du chemin qu'il a fallu suivre pour y arriver&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Un beau matin, on se r&#233;veille et on y est, sans avoir vraiment voulu y &#234;tre. C'est comme &#231;a. Inutile de discuter. Aucun retour en arri&#232;re n'est possible. Il vous faut rester en Anthropie malgr&#233; les peines, les chagrins, les irritations, les piq&#251;res de moustiques, les spasmes, les bruits et les mauvaises odeurs. Certes, tout n'est pas noir en Anthropie : il y a l'amour, l'amiti&#233;, les plaisirs de la table, les sourires, la beaut&#233;, les caresses du vent, l'&#233;clat des regards, les jeux de l'esprit. Mais le prix &#224; payer pour ses rares morceaux de choix est bien lourd : la haine, la guerre, la torture, la solitude, l'ennui, la peur, le crime et l'indiff&#233;rence. Tout ce qui est insupportable et qu'il faut cependant supporter. Il le faut, bon gr&#233; mal gr&#233;, il le faut. Vous me direz, l'Anthropie n'est pas un univers compl&#232;tement clos. On peut en sortir, il existe une porte, oui. Il en existe une, mais elle donne sur l'informe et qui donc a vraiment envie de se fondre au N&#233;ant ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tout n'est donc pas enviable en ce pays, en cela il ne diff&#232;re gu&#232;re de celui o&#249; nous-m&#234;mes sommes condamn&#233;s &#224; vivre. La meilleure indication quant &#224; le situer tient sans doute dans cette phrase d'&lt;strong&gt;Henri Michaux,&lt;/strong&gt; plac&#233;e en exergue : en &lt;i&gt;L'espace, mais vous ne pouvez concevoir, cet horrible en dedans-en dehors qu'est le vrai espace&lt;/i&gt;, - Henri Michaux qui, &#224; l'&#233;vidence et sans qu'il soit besoin d'insister, sert de tuteur &#224; la d&#233;marche exploratrice de l'auteur et stimule son imagination personnelle pour entra&#238;ner le lecteur dans un univers parall&#232;le &#224; celui d'&lt;i&gt;Ailleurs &lt;/i&gt; ou de &lt;i&gt;Mes propri&#233;t&#233;s&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voix nouvelle, assur&#233;ment que celle de Jean-Jacques Brouard, en ce que les r&#233;f&#233;rences renvoyant &#224; ses productions sont rares aussi bien sur internet qu'aux sommaires de nos revues habituelles de po&#233;sie (R&#233;cemment, in &lt;i&gt;La Vie multiple&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#8211; chez Daniel Malbranque - 3 rue Ambroise Par&#233;, 24100 Bergerac&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, cependant). Le paradoxe est que l'auteur, &lt;i&gt;ivre de vie, d'humour, de livres et de verbe&lt;/i&gt;, affiche quant &#224; lui avec insistance une bibliographie &#233;tonnamment fournie : une dizaine de romans, six ou sept recueils de nouvelles, une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre (&lt;i&gt;La Horsaine&lt;/i&gt;, en cours de r&#233;p&#233;tition, signale-t-il) et nombre de recueils de po&#233;sie, dont ce &lt;i&gt;Voyage en Anthropie&lt;/i&gt;, premier ouvrage &#224; &#234;tre propos&#233; &#224; l'&#233;dition. Et ce graphomane d'expliquer pa&lt;i&gt;r le manque de temps&lt;/i&gt; cette propension &#224; laisser ses &#233;crits dans les tiroirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profitons de l'aubaine, de la permission de sortie d&#233;livr&#233;e &#224; ce &lt;i&gt;Voyage en Anthropie&lt;/i&gt;, dont on trouvera d'autres extraits dans un prochain &lt;i&gt;D&#233;charge&lt;/i&gt;. En attendant, deux destinations parmi les 64 qui sont propos&#233;es :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;A Glandoula, on attend patiemment. On ne sait pas ce qu'on attend, mais on attend. On attend en regardant l'eau filer sous les arches des ponts. On attend en observant les gestes lents des p&#234;cheurs de boglues, en examinant les dessins compliqu&#233;s du sable entre les bras du fleuve huileux, en balayant le ciel d'un &#339;il terne, en laissant couler son regard sur le grand fleuve calme. Parfois, sur les eaux glauques passe un cadavre poignard&#233;. Alors, l&#224;, on n'attend plus ! C'est le toll&#233;, la d&#233;bandade, le tumulte, la fureur, le tohu-bohu, le branlebas, l'hallali ! On se jette en avant, on envahit les rues, on &#233;cume les patios, on investit les places et les lieux publics, on fouille les sous-sols, on fouille les combles, on sonde les murs, on bat la campagne, on cherche l'intrus, qui que ce soit, le horsain, l'intrus, l'original, le pas-comme-nous. Ce n'est peut-&#234;tre pas lui qui a commis le meurtre, mais l'assassin est sans doute &#224; des kilom&#232;tres en amont - Vous rendez vous compte ! Qui aura le courage de remonter le courant pour ch&#226;tier le vrai coupable ? Alors, il vaut mieux s'en prendre &#224; l'&#233;tranger, au dernier arriv&#233;, &#224; l'hurluberlu, ou, &#224; d&#233;faut, au premier venu, m&#234;me s'il a l'air comme vous et moi... C'est par l&#224; qu'il se trahit !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#192; M&#233;diator, les noctambules sont s&#233;dentaires, contrairement &#224; la coutume ancestrale. Assis sur des sortes de poufs &#224; dossier, ils fixent des bo&#238;tes lumineuses qui diffusent pendant la nuit des images artificielles qui ne ressemblent &#224; rien de ce qui existe r&#233;ellement dans le monde. Au petit matin, ces veilleurs excentriques sont trop ext&#233;nu&#233;s pour sortir et s'exposer au soleil de la R&#233;alit&#233;. Aussi s'endorment-ils pour aussit&#244;t se mettre &#224; r&#234;ver de choses vraies et &#224; des personnages en chair et en os.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A M&#233;diator, les gens normaux se moquent des noctambules, car ils savent trop bien que les noctambules perdent leur temps &#224; croire en des chim&#232;res. La R&#233;alit&#233; n'existe pas : elle est un pur produit de synth&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#8211; chez Daniel Malbranque - 3 rue Ambroise Par&#233;, 24100 Bergerac&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Jean-Jacques Brouard&lt;/strong&gt; m&#232;ne parall&#232;lement &#224; sa production litt&#233;raire une activit&#233; picturale qu'il signe &lt;strong&gt;Maho&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Derni&#232;re &lt;i&gt;Voix nouvelle&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; pr&#233;sent&#233;e dans cette rubrique : &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Voix-nouvelle-Gracia-Bejjani.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Gracia Bejjani&lt;/a&gt;. Pr&#233;c&#233;demment : &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Voix-nouvelle-Carole-Naggar.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Carole Naggar&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Voix-nouvelle-Helene-Miguet.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;H&#233;l&#232;ne Miguet&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Voix-nouvelle-Georges-Oucif.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Georges Oucif&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://dechargelarevue.com/I-D-no-924-Voix-nouvelle-Florence-Trocme.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Florence Trocm&#233;&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Voix-nouvelle-Jean-Francois-Coutureau.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Jean-Fran&#231;ois Coutureau&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Voix-nouvelle-Alain-Faure.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Alain Faure&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://dechargelarevue.com/Voix-nouvelle-Arthur-Fousse.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Arthur Fousse&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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