A propos de Décharge 183

« Un numéro chaleureux et près du corps » (Christian Degoutte)

publié le 17 février 2020 , par Claude Vercey dans Accueil> Repérage

 
 

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Alors ce n°183 ? Lu voici quelques temps. Voyons ! Quelles sont les pages que j’ai cornées ? Christian Degoutte, toujours dans ce numéro 179 de Verso, déjà évoqué ici même en Repérage le 29 janvier dernier à propos de Décharge 182, referme sa Revue des revues en examinant le numéro 183.

Lequel a également retenu l’attention de Georges Cathalo, dans la chronique qu’il a récemment ouverte sur Terre à ciel. Je reproduis sa note de lecture dans les Petites coupures, à consulter dans la colonne de gauche de notre page d’accueil. L’histoire ne dit pas si Georges Cathalo corne les pages des ouvrages dont il entend rendre compte.

Christian Degoutte : En salade

Stéphane Casenobe, dans le n°183 de Décharge, donne un bon paquet de ses stèles gravées (c’est comme ça qu’il appelle ses poèmes en lettres capitales). [...] Le langage est le seul monde où je peux exister. J’écris plutôt pour devenir moi-même. On est déjà envahi par les autres… : c’est Ariana Daniele : elle est argentine et répond aux questions d’Y-Jacques Bouin.

Une fille retire de sa robe / les jupons de givre, le chèvrefeuille / le linge où dorment les loutres / les insectes dans le crêpe noir de l’aisselle, Jean-Pierre Otte : si vous n’aimez pas les belges (Izoard, Savitskaya, etc.), c’est pas pour vous. Un autre belge, mais de Bordeaux (comme Michel Valprémy), c’est Joël Cornuault Je t’appelle Heure des malices / quand les poissons chantent aux meunières / L’horizon est sans couteau…  . Cl. Vercey présente ses livres Tes prairies tant et plus, éd Pierre Mainard et Dromomanie, éd Bleu autour. A lire absolument, comme dit notre Wexler en chef.

Au-dessus des collines s’étire une étamine opalescente, je frôle un carré de peau / qui tressaille dans ton sommeil… : une série de 10 poèmes de Liliane Reynal. Encore ! Sinon, une première volée de Ruminations tisonnées par Cl Vercey : L’émotion la poésie : il y est surtout question d’émotion maîtrisée (ah comme c’est beurk le pathos ! J’ajouterais bien « le pathos des autres », mais faut pas trop jouer avec ça) : je retiens les contributions d’Alexis Pelletier, de Guillaume Decourt. A suivre…

Bref, un n° 183 chaleureux et près du corps. Même Michel Baglin qui est mort, à qui ses amis rendent de touchants hommages : Je rends grâce aux iles blondes des lampes de chevet / aux heures de paix dorant lentement au four des soirs d’ambre / près du corps d’une femme qui se love dans sa nudité pour la nuit / et s’absente au bruit d’aile des pages tournées  (extrait de L’Alcool des vents, éd Rhubarbe. Un livre que j’aime à rouvrir…)


Repères  : Verso 179 : Ici et Ailleurs (chez Alain Wexler - Le Genetay - 69480 Lucenay – 6 € le numéro). Voir la recension de ce numéro sur C’est vous parce que c’est bien, le site dédié aux revues par Patrice Maltaverne.

De Georges Cathalo : lire Les Intercalaires, sur notre site (série n° 3, à la date du 13 février) et les Itinéraires non-balisés sur Terre à ciel.

Vous n’êtes pas abonné à Décharge et voulez cependant vous procurer ce numéro 183, par exemple ? La Boutique est désormais ouverte... Mais pour ne rien rater, l’abonnement, c’est quand même plus sûr !

 

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